Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée // Papua-New-Guinea) : Intensification de l’activité et évacuations

L’Observatoire Volcanologique de Rabaul a informé la Protection Civile à Madang que le niveau d’alerte du Manam a été élevé à 3. Cela signifie que les habitants de l’île doivent être évacuées. L’activité volcanique a augmenté dimanche soir, avec des explosions et des émissions de cendre plus intenses.
Certains habitants de Manam sont retournés dans l’île après des conflits avec les propriétaires fonciers sur le continent. La plupart d’entre eux étaient originaires des villages de Baliau et de Dugulava. Les autorités locales ont commencé à transférer des femmes et des enfants vers le dispensaire Potsdam à Bogia.
Le volcan est entré en éruption vers 19 heures le 16 avril 2017 alors que les habitants de Manam étaient en train de dîner.
Source: The National.

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The Rabaul Volcanic Observatory has informed the Disaster Office officials in Madang that the alert level for Manam volcano has been raised to three. This means that people on the island have to be evacuated. Activity at the volcano increased on Sunday, with more explosions and ash emissions.
Some Manam people had moved back to the island after conflicts with landowners on the mainland. Most of them were from Baliau and Dugulava villages. Local authorities have begun moving women and children to the Potsdam Care Centre in Bogia.
The volcano started erupting at about 7 pm on April 16th 2017 while the Manam islanders were having dinner.

Source: The National.

Le Manam en 2017 (Crédit photo: NASA)

Cleveland (Iles Aléoutiennes / Alaska)

Les dernières images satellites montrent qu’un nouveau dôme de lave est en train de croître dans le cratère sommital du Cleveland. Le dôme a commencé à grandir après l’explosion du 31 mars dernier. Des températures de surface en légère hausse sont observées sur les images satellites depuis quelques semaines. La première indication visuelle de la nouvelle croissance du dôme a été observée sur les images satellites le 15 avril, avec la présence d’un petit monticule au fond du cratère du 31 mars. Le 23 avril, ce monticule avait atteint 45 mètres de diamètre. La croissance du dôme s’est produite sans sismicité apparente. Suite à cette présence d’un dôme de lave dans le cratère du Cleveland, l’AVO  décidé de faire passer la couleur de l’alerte aérienne à ORANGE et l’alerte volcanique à VIGILANCE.

Source : AVO.

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Recent satellite images show a new lava dome has been extruded in the summit crater of Cleveland. The dome began growing sometime after the most recent explosion on March 31st. Slightly elevated surface temperatures have been observed in satellite images for the past couple of weeks. The first visual indication of new dome growth was observed in satellite images on April 15th with the presence of a small mound deep in the March 31st crater. By April 23rd, this mound had grown to 45 metres in diameter. Dome growth has occurred with no obvious detectable seismicity. The presence of a growing lava dome in the summit crater of Cleveland prompts AVO to raise the Aviation Colour Code to ORANGE and the Volcano Alert Level to WATCH.

Source: AVO.

L’Océan Arctique, la poubelle de la planète // The Arctic Ocean, the garbage dump of the planet

Une étude dont les résultats ont été publiés en avril 2017 dans la revue Science Advances démontre qu’une grande partie du plastique déversé par notre société dans les océans de la planète termine sa course dans les eaux de l’Océan Arctique sous l’influence du puissant système de courants qui l’entraînent dans les mers à l’est du Groenland et au nord de la Scandinavie. L’étude a été réalisée par des chercheurs d’universités de huit pays: Danemark, France, Japon, Pays-Bas, Arabie saoudite, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis.
En 2013, dans le cadre d’une circumnavigation de sept mois dans l’Océan Arctique, les scientifiques ont observé un grand nombre de petits morceaux de plastique dans les mers du Groenland et de Barents, là même où la branche terminale du Gulf Stream achemine les eaux de l’Atlantique vers le nord. Les chercheurs affirment que ce n’est que le début de la migration du plastique vers les eaux de l’Arctique car il n’y a qu’une soixantaine d’années que nous utilisons le plastique industriellement ; son utilisation et sa production n’ont fait qu’augmenter depuis. Les chercheurs estiment qu’environ 300 milliards de petits morceaux de plastique sont en suspension dans les eaux de l’Arctique en ce moment, et ils sont probablement en dessous de la vérité. Ils pensent qu’il y a encore davantage de plastique sur les fonds marins.
Plusieurs facteurs confirment l’idée que le plastique est entré dans les eaux de l’Arctique par l’intermédiaire des courants océaniques plutôt que par la pollution locale. Tout d’abord, l’Arctique a une très faible population qui ne contribue guère à la présence d’autant de déchets. Comme il faut beaucoup de temps au plastique pour parcourir le monde grâce aux courants océaniques, l’étude conclut que les déchets actuels proviennent en grande partie d’Amérique du Nord et d’Europe où ils ont été déversés dans l’Océan Atlantique. En outre, l’aspect altéré du plastique et la petite taille des morceaux laissent supposer qu’il a parcouru les mers pendant des décennies en se décomposant en cours de route. Les auteurs de l’étude n’ont pas trouvé beaucoup de plastique dans l’Océan Arctique au-delà des mers du Groenland et de Barents, ce qui confirme que les courants sont responsables de sa présence. Le plastique s’est accumulé là où les eaux atlantiques qui se dirigent vers le nord plongent dans les profondeurs de l’Arctique. Les mers du Groenland et de Barents contiennent 95 pour cent du plastique de l’Arctique. La mer de Barents est une zone de pêche importante pour le cabillaud, le haddock, le hareng et d’autres espèces. Une question cruciale sera de savoir dans quelles proportions le plastique affecte ces poissons.
Le système de circulation des eaux de l’Atlantique – responsable de ce transport du plastique – fait partie d’un système océanique « thermohalique » beaucoup plus vaste, basé sur la température et la teneur en sel des océans et dans lequel les eaux froides et salées plongent dans l’Atlantique Nord avant de revenir vers le sud à des profondeurs importantes.
Dans la mesure où notre société déverse actuellement 8 millions de tonnes de plastique dans l’océan chaque année, il est extrêmement important de comprendre comment les courants répartissent ce plastique à l’échelle de la planète. Dans des études scientifiques précédentes, les chercheurs ont constaté que le plastique se déplace lentement dans les océans du monde mais tend à s’attarder dans cinq courants océaniques circulaires dans les océans subtropicaux des hémisphères nord et sud. Un de ces courants se trouve dans l’Atlantique, et il se dirige vers l’Arctique !
Alors que l’Arctique devient de plus en plus accessible en raison de la fonte de la glace liée au changement climatique, on craint que davantage de plastique arrive dans cette région du globe en raison de l’ouverture de nouveaux couloirs de circulation pour les navires. On risque fort de trouver de plus en plus de plastique dans les courants de surface.
Source: The Washington Post.

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A study whose results were published in April 2017 in the journal Science Advances demonstrates that drifts of floating plastic that humans have dumped into the world’s oceans are flowing into the waters of the Arctic as a result of a powerful system of currents that deposits waste in the icy seas east of Greenland and north of Scandinavia. The study was performed by researchers from universities in eight nations: Denmark, France, Japan, the Netherlands, Saudi Arabia, Spain, the United Kingdom and the United States.

In 2013, as part of a seven-month circumnavigation of the Arctic Ocean, scientists documented a profusion of tiny pieces of plastic in the Greenland and Barents seas, where the final limb of the Gulf Stream system delivers Atlantic waters northward. The researchers say this is just the beginning of the plastic migration to Arctic water as it has only been about 60 years since we started using plastic industrially, and the usage and the production has been increasing ever since. So, most of the plastic that we have disposed in the ocean is still now in transit to the Arctic. The researchers estimate that about 300 billion pieces of tiny plastic are suspended in the Arctic waters right now, although the amount could be higher. And they think there is even more plastic on the seafloor.

Several factors support the idea that the plastic entered these waters via ocean currents rather than local pollution. First, the Arctic has a very small population that is unlikely to directly contribute so much waste. Because it takes such a long time for plastic to travel across the world in ocean currents, the study concludes that the current waste is largely the work of North Americans and Europeans, who dumped it in the Atlantic. Also, the aged and weathered state of the plastic, and the tiny size of the pieces found, suggested that it had travelled the seas for decades, breaking down along the way. The study didn’t find much plastic in the rest of the Arctic Ocean beyond the Greenland and Barents seas, also suggesting that currents were to blame. The plastic had accumulated where the northward-flowing Atlantic waters plunge into the Arctic depths. The Greenland and Barents seas contain 95 percent of the Arctic’s plastic. The Barents Sea happens to be a major fishery for cod, haddock, herring and other species. A key question will be how the plastic is affecting these animals.

The ocean circulation system in the Atlantic responsible for this plastic transport is part of a far larger « thermohaline » ocean system driven by the temperature and salt content of oceans. It is also often called an « overturning » circulation because cold, salty waters sink in the North Atlantic and travel back southward at deep ocean depths.

As humans now put 8 million tons of plastic in the ocean annually, learning how such currents affect the plastic’s global distribution is a key scientific focus. Researchers previously found that plastic slowly travels the world’s oceans but tends to linger in five circular ocean currents in the subtropical oceans in both the northern and southern hemispheres. One of those currents is located in the Atlantic, which then feeds the Arctic.

As the Arctic becomes more accessible because of ice melt linked to climate change, it is feared more plastic could wash in due to the opening of passageways for vessels and plastics in surface currents.

Source: The Washington Post.

Allons-nous continuer à souiller l’Arctique? (Photo: C. Grandpey)