Nouvelle éruption de Nishinoshima (Japon) // New eruption of Nishinoshima Volcano (Japan)

Selon l’Agence Météorologique Japonaise (JMA), une nouvelle éruption a commencé sur le volcan de l’Ile Nishinoshima le 20 avril 2017. On a observé l’émission d’un panache de couleur blanche près du cratère au centre de l’île, ainsi que d’une coulée de lave. L’éruption a été repérée par un avion de la Garde côtière japonaise vers 14 h 25 (heure locale), ce qui a conduit les autorités à émettre une alerte pour les navires à proximité. Selon le VAAC de Tokyo, le panache de cendre atteignait 2,4 km d’altitude mais il n’était pas visible sur les images satellites et la couleur de l’alerte aérienne n’a pas été modifiée. Cependant, il est possible que l’éruption se poursuive et il est demandé à la population de ne pas approcher à moins de 1,5 km du cratère
La dernière éruption de Nishinoshima a eu lieu en novembre 2015.
Sources: The Watchers, The Japan Tmes.

Même sans savoir lire le japonais, on comprend le message de cette vidéo!

http://www.asahi.com/articles/ASK4P32L5K4PULBJ001.html?ref=line_digest

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According to the Japan Meteorological Agency (JMA), a new eruption started at Nishinoshima volcano on April 20th, 2017. It was characterized by the ejection of white smoke from the vicinity of the crater in the center of the island and a lava flow. The eruption was spotted by Japanese Coast Guard aircraft at about 14:25 (local time), prompting authorities to issue an alert to vessels passing nearby. According to the Tokyo VAAC, the volcanic ash was reaching 2.4 km a.s.l. but the plume was not visible in satellite imagery and the Aviation Colour Code was not raised. However,  there is a possibility the eruption will continue and people are warned not to approach within 1.5 km of the crater

The last eruption of Nishinoshima took place in November 2015.

Sources: The Watchers, The Japan Times.

Even if you can’t read Japanese, you’ll understand the message in this video:

http://www.asahi.com/articles/ASK4P32L5K4PULBJ001.html?ref=line_digest

Vue de l’éruption de 2015 (Source: NASA)

Etna : Retour au calme ? // Mt Etna : End of the effusive episode ?

L’épisode effusif observé pendant la journée du 19 avril semble toucher à sa fin comme le montrent le tremor éruptif et les images des webcams. S’agit-il d’un retour au calme définitif ou d’une simple pause de quelques jours ? Seul le volcan connaît la réponse.

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It seems that the eruptive episode observed on April 19th 2017 is coming to an end, as shown by the tremor and the webcam images. Is it a definitive stop of the eruption or a few days’ pause? Mt Etna is the only one to know the answer.

La webcam de l’association L.A.V.E., postée sur la Schiena dell’Asino, montre parfaitement l’évolution de la situation.

Les cratères cachés de la Lune // The Moon’s hidden craters

Un article récemment publié dans The New Scientist nous apprend que la Lune dissimule des cratères sous sa surface. Les cartes de sa gravité confirment l’existence d’anciens cratères qui, depuis leur naissance, ont été recouverts par des coulées de lave et par le manteau lunaire au cours de son soulèvement.
En combinant les données de cartographie gravimétrique avec leurs propres modèles mathématiques, un chercheur à l’Université Purdue de West Lafayette (Indiana) et ses collègues ont confirmé l’existence de deux cratères sous la surface de la Lune. L’un d’eux  est totalement enfoui sous la Mer de la Tranquillité.
Les astronomes connaissent l’existence de ces cratères enfouis depuis très longtemps, quasiment depuis le début de l’étude de la Lune. En 2016, un chercheur de l’Université de l’Arizona et ses collègues ont utilisé des données fournies par la mission GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) de la NASA pour trouver des preuves de l’existence de plus de 100 cratères enfouis sous des étendues de basalte émises par d’anciennes éruptions volcaniques.
La mission GRAIL se composait de deux satellites, baptisés Ebb et Flow – Le Flux et le Reflux – qui sont restés pendant neuf mois en orbite autour de la Lune en 2012. La mesure de petits changements dans leur accélération a permis aux scientifiques de cartographier la gravité de la Lune. Cela donne un aperçu des variations de la densité de sa surface et de sa partie interne. Les mesures effectuées pendant la mission GRAIL ont également révélé des vallées de rift enterrées, des structures sous les anciens volcans et d’autres formations façonnées par l’activité volcanique.
L’un des cratères, que l’équipe scientifique a baptisé Earhart, présente un diamètre d’environ 200 kilomètres. Situé dans la partie nord-est du côté proche de la lune, il est presque complètement masqué par un impact ultérieur et des coulées de lave émises par la suite. Il a probablement été créé par un impact d’astéroïde il y a environ trois milliards d’années, après qu’une croûte se soit formée à la surface de la Lune, mais avant qu’elle ait refroidi de manière significative. On estime que l’astéroïde a creusé un cratère de 40 ou 50 kilomètres de profondeur, qui a ensuite été rempli à la fois par les coulées de lave des volcans et le manteau de la Lune qui poussait la croûte.
L’équipe de chercheurs a découvert un autre cratère enfoui, légèrement plus petit, de 160 kilomètres de diamètre, qu’ils ont appelé Anomalie d’Ashoka.
Une analyse plus approfondie de ces cratères enfouis donnera probablement davantage d’informations sur la surface lunaire qui se cache sous les vastes plaines de dépôts volcaniques.

Source: The New Scientist.

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An article recently published in The New Scientist infirms us that the Moon conceals craters beneath its surface. Maps of its gravity have confirmed the existence of hidden, ancient craters, long since filled in by lava flows and rising lunar mantle.

By combining gravity-mapping data with their own mathematical models, a researcher at Purdue University in West Lafayette, Indiana, and his colleagues have confirmed the existence of two underground craters, one completely buried beneath the Sea of Tranquility.

Astronomers have known about these buried craters since the early days of lunar science

Last year, a researcher at the University of Arizona and his colleagues used data from NASA’s Gravity Recovery and Interior Laboratory (GRAIL) mission to find evidence of more than 100 craters buried beneath seas of basalt formed by ancient volcanic eruptions.

GRAIL consisted of twin spacecraft, called Ebb and Flow, that orbited the moon for nine months in 2012. Measuring small changes in their acceleration allowed scientists to map the moon’s gravity. That in turn gives insights into variations in the density of the lunar surface and interior. Measurements from GRAIL also revealed buried rift valleys, structures underneath ancient volcanoes and other formations caused by volcanic activity.

One crater, which the team call Earhart, measures around 200 kilometres in diameter. Located in the north-eastern part of the moon’s near side, it is almost completely masked by a later impact and subsequent lava flooding. It was probably created by an asteroid impact around three billion years ago, after the moon formed a crust but before it significantly cooled. It is estimated that the asteroid made a crater 40 or 50 kilometres deep, which was then filled in by a combination of lava flow from volcanoes and the moon’s mantle pushing up the thin crust.

The team also discovered a slightly smaller buried crater, 160 kilometres in diameter, which they called the Ashoka Anomaly.

Further analysis of these buried craters could reveal more about the lunar surface beneath the vast plains of volcanic deposits.

Source: The New Scientist.

Vues de la Mer de la Tranquillité (Source: NASA)