Sabancaya (Pérou / Peru)

drapeau-francaisDans son dernier bulletin (26 décembre 2016 – 1er janvier 2017) en date du 2 janvier 2017, l’Ingemmet indique que la sismicité est modérée et globalement stable par rapport à la semaine précédente sur le Sabancaya. On observe toutefois une diminution des événements associés à une ascension du magma. Lors des explosions, la colonne de gaz et de cendre s’élève en général à 4500 mètres au-dessus du cratère et dérive ensuite sur une quarantaine de kilomètres. On a observé une déformation de  4 mm dans la partie NE du volcan. Les émissions de SO2 atteignent une moyenne de 2700 tonnes par jour. Le Sabancaya reste en alerte Orange.

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drapeau-anglaisIn its latest update (26 December 2012 – 1 January 2017) released on 2 January2017, Ingemmet indicates that seismicity on Sabancaya is moderate and quite stable compared with the previous week. However, one observes a decrease in the events associated with magma ascent. During the explosions, the gas and ash column usually rises up to 4,500 metres above the crater before drifting over about 40 km. A 4-mm deformation has been recorded in the NE part of the crater. SO2 emissions reach an average of 2,700 tonnes per day. The alert level is kept at Orange on Sabancaya.

sabancaya-blog

Explosion avec panache de cendre il y a quelques minutes sur le Sabancaya.

2016, année la plus chaude de tous les temps en Alaska // 2016, the warmest year ever in Alaska

drapeau-francaisSelon les données préliminaires publiées par le National Weather Service, 2016 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans la majeure partie de l’Alaska.  Ce qui est particulièrement frappant en 2016, c’est l’étendue affectée par le réchauffement de la température. Utqiaġvik (anciennement Barrow), Kotzebue, Nome, Bethel, King Salmon, Anchorage, Kodiak, Yakutat et Juneau figurent parmi les localités qui ont enregistré l’année la plus chaude de tous les temps. [NDLR : Il faisait 20°C sous abri à Juneau vers la mi-septembre et j’ai dû acheter des t-shirts pour remplacer mes chemises !]
Certains endroits ont non seulement battu des records, mais les ont même pulvérisés avec des écarts jamais observés en climatologie. Utqiaġvik – la localité la plus septentrionale de l’Alaska – se situait en 2016 en moyenne 2 degrés au-dessus de 1998, l’année du précédent record. À Nome, 2016 a été la première année où la température moyenne a été au-dessus de zéro, avec 32,5 ° F (0,27 ° C).
Cette chaleur à grande échelle est due à plusieurs facteurs : Un phénomène El Niño très prononcé l’hiver dernier, des températures de surface de l’océan restées élevées près de l’Alaska et une très faible couverture de glace de mer. Certains secteurs de la Mer de Béring orientale et de l’Océan Pacifique nord ont connu les températures de surface les plus chaudes jamais enregistrées au printemps et en été.
Certains de ces facteurs sont différents cet hiver. Cette année, le phénomène El Niño a été remplacé par La Niña, censé ne pas générer un temps aussi chaud pendant aussi longtemps. Malgré cette évolution, la surface occupée par la glace de mer reste très faible et la température de surface de l’océan reste plus chaude que la normale, en particulier dans la Mer de Béring. Une série de perturbations orageuses ont fait remonter de l’air chaud vers le nord du Détroit de Béring. En conséquence, les localités de la région de North Slope en Alaska, qui connaissent habituellement des températures très froides, se sont retrouvées au-dessus de zéro le 1er janvier 2017. Ce jour-là, Utqiaġvik a atteint 36 ° F (2,2°C), établissant le record de tous les temps pour un début janvier.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglais2016 was the warmest year on record in much of Alaska, according to preliminary data released by the National Weather Service.What’s especially striking about the year is how widespread the warmth was. Locations in every corner of the state broke records that date back to the 1940s or before: Utqiaġvik (formerly called Barrow), Kotzebue, Nome, Bethel, King Salmon, Anchorage, Kodiak, Yakutat and Juneau were among the communities recording their warmest year ever.

Some places not only broke previous records but smashed them by what are considered big margins in the world of climate science. Utqiaġvik – the northernmost municipality – was 2 degrees warmer on average in 2016 than it was in 1998, the previous warmest year. In Nome, 2016 was the first calendar year in which the average temperature has been above freezing, at 32.5°F (0,27°C).

The widespread warmth was the result of multiple factors all pointing in the same direction: a strong El Niño last winter, persistently warm ocean surface temperatures near Alaska and very low sea ice coverage. Parts of the Eastern Bering Sea and North Pacific Ocean saw the warmest ocean surface temperatures on record during the spring and summer.

Some of those factors are different this winter. This year the El Niño system has been replaced by La Niña, which tends not to bring persistently warm weather. Despite this evolution, the sea ice remains very low and ocean surface temperatures are still warmer than normal, especially in the Bering Sea. A series of storms pumping warm air north of the Bering Strait meant every community on Alaska’s usually very cold North Slope was above freezing on the first day of 2017.

On Sunday, Utqiaġvik reached 36° F (2.2°C), tying an all-time January record.

Source: Alaska Dispatch News.

weather

Source: National Weather Service.

Kilauea (Hawaii): Effondrement du delta de lave // Collapse of the lava delta

drapeau-francaisComme je l’ai écrit précédemment, des fractures avaient été observées dans le delta construit par l’entrée de lave la plus à l’est sur le site de Kamokuna, avec un risque d’effondrement.
Un tel effondrement a eu lieu la veille du Nouvel An quand tout un pan du delta de 11 hectares formé par la coulée de lave 61g a disparu dans l’océan vers 14h45, avec abondance de projections incandescentes et la formation de grosses vagues qui ont érodé une partie de la falaise littorale et du point d’observation aménagé pour les touristes. Les rangers en service le Jour de l’An ont indiqué que des craquements continuaient à émaner de toute la zone instable.
En conséquence, le site de Kamokuna a été fermé le temps que les rangers et les scientifiques du HVO contrôlent la situation.

En dépit de la fermeture, cinq visiteurs se sont glissés sous la corde de sécurité et ont parcouru la falaise côtière vers 19 heures le jour de la Saint-Sylvestre. Les rangers ont dû les poursuivre pour les obliger à faire demi-tour. Un quart d’heure plus tard, la partie de la falaise où se trouvaient ces personnes s’est effondrée dans l’océan!
Le point d’observation restera fermé tant que la situation ne se sera pas stabilisée. L’accès au Parc des Volcans côté Kalapana a été fermé aussi. Heureusement, il n’y avait pas d’avions ou de bateaux dans le secteur au moment de l’effondrement, ni de visiteurs sur le delta proprement dit, malgré son interdiction d’accès. Comme l’a dit un ranger: «Si quelqu’un avait été à proximité de l’effondrement, que ce soit sur terre, en mer ou en l’air, il y aurait sûrement eu des morts. Une restriction de vol temporaire de 300 mètres au-dessus du niveau de la mer a été mise en place sur le site de Kamokuna.
Source: Big Island Now, avec des photos de l’événement :

http://bigislandnow.com/2017/01/01/delta-collapse-closes-kamokuna-ocean-entry/

Voici une petite vidéo:

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drapeau-anglaisAs I put it before, cracks had been observed in the lava delta built by the easternmost Kamokuna entry, with the risk of collapses.

This collapse happened on New Year’s Eve when a large section of the 11-hectare lava delta formed by the 61g lava flow disappeared into the ocean around 2:45 p.m. on December 31st 2016, launching showers of volcanic rock into the air and creating a flurry of large waves that eroded away a portion of the older sea cliff and viewing area. Rangers on duty New Year’s Day reported that loud cracks continue to be heard throughout the unstable area.

As a result, the Kamokuna ocean entry was closed as park rangers and HVO scientists survey the area. Despite the closure, five visitors ducked beneath the white rope closure line and made a beeline for the coastal cliffs around 7 p.m. on New Year’s Eve. Rangers had to chase after them before they turned around. Within 15 minutes, the section of cliff where the visitors were standing crashed into the ocean!

The lava viewing area will remain closed until it is determined safe to reopen. The Kalapana access to the park was closed too. Fortunately, there were no aircraft or boats in the area at the time of the collapse, nor were any visitors on the delta itself, which is closed for public safety. As one ranger said: “Had anyone been close by on land, water or air, lives would have surely been lost.”

There is a temporary flight restriction of 300 metres above ground level at the Kamokuna ocean entry.

Source : Big Island Now, with photos of the event :

http://bigislandnow.com/2017/01/01/delta-collapse-closes-kamokuna-ocean-entry/

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Photo: C. Grandpey

 

L’année 2017 moins chaude que 2016 ?// Will 2017 be less hot than 2016 ?

drapeau-francaisNous ne sommes pas en mesure de prévoir le temps une semaine à l’avance, mais certaines structures météorologiques font déjà des prévisions sur les tendances globales pour 2017.
Ainsi, selon le British Met Office, la température à l’échelle de la planète devrait diminuer quelque peu en 2017, après les nouveaux records de chaleur enregistrés cette année. Il faut rappeler qu’en 2016, le réchauffement climatique d’origine humaine a été légèrement amplifié par le phénomène El Niño dans l’océan Pacifique. El Niño apparaît toutes les quelques années et peut perturber le temps dans le monde entier. Après l’influence d’El Niño sur le climat en 1998, il a fallu attendre 2005 pour avoir une année avec les mêmes records de chaleur.
Se référant à de nouvelles données informatiques, le British Met Office indique que l’année prochaine ne battra probablement pas des records, mais sera encore une année très chaude. Il serait faux d’interpréter cette baisse des températures, provoquée par la disparition d’El Niño, comme un signe de la fin du réchauffement climatique.
Le Met Office prévoit que 2017 sera probablement la troisième année la plus chaude depuis que des relevés de température ont commencé au milieu du 19ème siècle, derrière 2016 et 2015. Parmi les signes de réchauffement, il y a la glace de mer qui a atteint son niveau le plus bas de tous les temps, que ce soit dans l’océan Arctique et autour de l’Antarctique, selon les données diffusées à la mi-décembre par le National Snow and Ice Data Center aux États-Unis.
Selon le Met Office, la température moyenne sur Terre pour 2017 devrait se situer à environ 0,75 degrés Celsius au-dessus de la moyenne de 14°C pour la période 1961-1990. 2016 dépasse actuellement cette moyenne de 0,86°C, en sachant que El Niño représente environ 0,2°C du réchauffement, ce qui est beaucoup moins que l’excès de chaleur généré par les gaz à effet de serre.
De son côté, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), basée à Genève, a déclaré que 2016 était en passe d’être l’année la plus chaude jamais enregistrée, devant 2015. L’OMM affirme que l’accumulation des gaz à effet de serre d’origine anthropique dans l’atmosphère est à l’origine des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations et de l’élévation du niveau de la mer d’environ 20 cm au cours du dernier siècle.

Source : Presse britannique.

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drapeau-anglaisWe are not able to predict the weather one week in advance, but some meteorological structures are already making predictions about global tendencies for 2017.

According to the British Met Office, world temperatures are likely to somewhat decline in 2017, after this year’s new records of heat. One should remember that in 2016, man-made global warming was slightly boosted by a natural El Niño event in the Pacific Ocean. El Niño happens every few years and can disrupt the weather worldwide. After a powerful El Niño in 1998, it took until 2005 for a year to match that year’s record heat.

Referring to new computer data, the British Met Office indicates that next year is not likely to be a record but will still be a very warm year. It would be wrong to interpret the expected 2017 dip, prompted by the end of El Niño, as a sign of an end of global warming.

The Met Office has projected that 2017 is likely to be the third warmest year since records began in the mid-19th century, behind 2016 and 2015. Among signs of warming, sea ice in both the Arctic Ocean and around Antarctica is at record lows, according to mid-December data by the U.S. National Snow and Ice Data Center.

According to the Met Office, global average temperatures for 2017 are expected be about 0.75 degree Celsius above the long-term 1961-1990 average of 14°C. 2016 is so far 0.86°C above average, with El Niño accounting for about 0.2°C of the warming, far less than the extra heat from human-generated greenhouse gases.

Separately, the Geneva-based World Meteorological Organization (WMO) said 2016 was on track to be the warmest on record, ahead of 2015. The WMO says the build-up of human-created greenhouse gases in the atmosphere is causing ever more harmful heat waves, droughts, floods and a rise in global sea levels of about 20 cm in the past century.

Source: British news media.

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glacier-melting-02

Même si les températures baissent quelque peu en 2017, la glace de mer continuera à diminuer et les glaciers continueront à reculer.

(Photos: C. Grandpey)