Le mois de mai le plus chaud ! // The warmest month of May !

C’est officiel: le mois de mai 2020 a été le mois de mai le plus chaud sur Terre au vu de 141 années de relevés de température. Il poursuit une tendance au réchauffement qui pourrait faire de 2020 l’année la plus chaude de la planète.
Le Goddard Institute for Space Studies de la NASA a constaté que les températures à l’échelle de la plnète en mai 2020 étaient de 1,02°C supérieures à la moyenne de 1951-1980, 0,06°C au-dessus du précédent record de chaleur de mai 2016.

D’autres agences climatiques arrivent à la même conclusion.
Les relevés de la NOAA montrent que les températures à la surface de la terre et des océans en mai étaient égales à celles du mois de mai 2016 qui était déjà le plus chaud de la planète dans les archives remontant à 1880.
L’agence européenne Copernicus C3S) a constaté que la température de mai 2020 dépassait de 0,05°C le précédent record de mai 2016.
Berkeley Earth, une agence indépendante à but non lucratif, a également constaté que les températures globales de mai 2020 étaient les plus élevées jamais enregistrées dans leur base de données de 171 ans datant de 1850.

Mai 2020 a été le 425ème mois consécutif et le 44ème mois de mai consécutif pendant lequel les températures à l’échelle de notre planète ont été supérieures à la moyenne dans la base de données de la NOAA.
Certaines parties du nord de la Russie ont connu des températures jusqu’à 10 degrés Celsius supérieures à la moyenne.

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It is official: May 2020 was Earth’s warmest May in at least 141 years of temperature records. It is continuing a warming trend that could make 2020 the planet’s warmest year.

NASA’s Goddard Institute for Space Studies found May 2020 global temperatures were 1.02°C above the 1951-1980 average, 0.06°C above the previous record warmest May in 2016.

Other analyses have come to a similar conclusion.

NOAA’s analysis found May’s global land and ocean temperatures tied 2016 for the planet’s warmest May in records dating to 1880.

The European agency Copernicus (C3S) found May 2020 was 0.05°C warmer than the previous record-warmest May in 2016.

Berkeley Earth, an independent non-profit agency, also found May’s global temperatures set a record in their 171-year database dating to 1850.

May 2020 marked the 425th straight month and 44th straight May that global temperatures have been above average in NOAA’s database.

Parts of northern Russia, were up to 10 degrees Celsius warmer than average.

Anomalies thermiques par rapport à la période 1951-1980 (Source : NASA.)

2016, année la plus chaude de tous les temps en Alaska // 2016, the warmest year ever in Alaska

drapeau-francaisSelon les données préliminaires publiées par le National Weather Service, 2016 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans la majeure partie de l’Alaska.  Ce qui est particulièrement frappant en 2016, c’est l’étendue affectée par le réchauffement de la température. Utqiaġvik (anciennement Barrow), Kotzebue, Nome, Bethel, King Salmon, Anchorage, Kodiak, Yakutat et Juneau figurent parmi les localités qui ont enregistré l’année la plus chaude de tous les temps. [NDLR : Il faisait 20°C sous abri à Juneau vers la mi-septembre et j’ai dû acheter des t-shirts pour remplacer mes chemises !]
Certains endroits ont non seulement battu des records, mais les ont même pulvérisés avec des écarts jamais observés en climatologie. Utqiaġvik – la localité la plus septentrionale de l’Alaska – se situait en 2016 en moyenne 2 degrés au-dessus de 1998, l’année du précédent record. À Nome, 2016 a été la première année où la température moyenne a été au-dessus de zéro, avec 32,5 ° F (0,27 ° C).
Cette chaleur à grande échelle est due à plusieurs facteurs : Un phénomène El Niño très prononcé l’hiver dernier, des températures de surface de l’océan restées élevées près de l’Alaska et une très faible couverture de glace de mer. Certains secteurs de la Mer de Béring orientale et de l’Océan Pacifique nord ont connu les températures de surface les plus chaudes jamais enregistrées au printemps et en été.
Certains de ces facteurs sont différents cet hiver. Cette année, le phénomène El Niño a été remplacé par La Niña, censé ne pas générer un temps aussi chaud pendant aussi longtemps. Malgré cette évolution, la surface occupée par la glace de mer reste très faible et la température de surface de l’océan reste plus chaude que la normale, en particulier dans la Mer de Béring. Une série de perturbations orageuses ont fait remonter de l’air chaud vers le nord du Détroit de Béring. En conséquence, les localités de la région de North Slope en Alaska, qui connaissent habituellement des températures très froides, se sont retrouvées au-dessus de zéro le 1er janvier 2017. Ce jour-là, Utqiaġvik a atteint 36 ° F (2,2°C), établissant le record de tous les temps pour un début janvier.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglais2016 was the warmest year on record in much of Alaska, according to preliminary data released by the National Weather Service.What’s especially striking about the year is how widespread the warmth was. Locations in every corner of the state broke records that date back to the 1940s or before: Utqiaġvik (formerly called Barrow), Kotzebue, Nome, Bethel, King Salmon, Anchorage, Kodiak, Yakutat and Juneau were among the communities recording their warmest year ever.

Some places not only broke previous records but smashed them by what are considered big margins in the world of climate science. Utqiaġvik – the northernmost municipality – was 2 degrees warmer on average in 2016 than it was in 1998, the previous warmest year. In Nome, 2016 was the first calendar year in which the average temperature has been above freezing, at 32.5°F (0,27°C).

The widespread warmth was the result of multiple factors all pointing in the same direction: a strong El Niño last winter, persistently warm ocean surface temperatures near Alaska and very low sea ice coverage. Parts of the Eastern Bering Sea and North Pacific Ocean saw the warmest ocean surface temperatures on record during the spring and summer.

Some of those factors are different this winter. This year the El Niño system has been replaced by La Niña, which tends not to bring persistently warm weather. Despite this evolution, the sea ice remains very low and ocean surface temperatures are still warmer than normal, especially in the Bering Sea. A series of storms pumping warm air north of the Bering Strait meant every community on Alaska’s usually very cold North Slope was above freezing on the first day of 2017.

On Sunday, Utqiaġvik reached 36° F (2.2°C), tying an all-time January record.

Source: Alaska Dispatch News.

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Source: National Weather Service.