Bogoslof (Alaska): Encore et encore ! // Again and again !

drapeau-francaisUne éruption de type explosif a débuté ce matin à 6h50 (heure locale) sur le Bogoslof. Elle a généré un panache qui est monté jusqu’à 9000 mètres d’altitude. Le nuage a été observé sur les images satellitaires à 7 heures ; il s’est ensuite dirigé vers le SE et vers le NE en maintenant une altitude d’environ 6000 mètres. Le nuage était riche en glace mais il contenait probablement aussi de la cendre. Cette éruption a été du même type que les précédentes.

La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au ROUGE.

Source : AVO.

———————————

drapeau-anglaisAn explosive eruption began at 06:50 (local time) this morning at Bogoslof Volcano. It produced a cloud that rose up to 9,000 metres. The cloud was observed in satellite at 07:00 and then spread towards the southeast at lower altitudes, and to the northeast at altitudes above about 6,000 metres. The cloud was ice-rich, but likely contained volcanic ash. This event appears similar in size to others in the ongoing eruptive sequence.
The Aviation Colour Code remains at RED.

Source : AVO.

bogoslof_modifie-7

Modifications apportées aux rivages de l’Ile Bogoslof suite à l’activité éruptive entre le 11 et le 24 janvier 2017 (Source: AVO)

Nouvelle vidéo de l’éruption du Kilauea (Hawaii) // New video of the Kilauea eruption (Hawaii)

drapeau-francaisUn hélicoptère de la compagnie Paradise Helicopters a effectué un survol de l’éruption du Kilauea le jeudi 19 janvier 2017. Les bonnes conditions météorologiques ont permis de faire des observations intéressantes du Pu’uO’o, et plus particulièrement du lac de lave dans la partie orientale du cratère. La vidéo peut être vue à cette adresse:
Https://youtu.be/UYIQzg6loHo

Le bras secondaire de la coulée 61g dont le front se trouve à 2,5 km au NE du Pu’uO’o est à peine actif et « semble sur le point de se tarir », selon un photographe à bord de l’hélicoptère.
Le bras principal de la coulée 61g continue à déverser d’importants volumes de lave dans l’océan Pacifique à Kamokuna juste à l’intérieur du Parc des Volcans. L’entrée de la lave se situe sur le côté est, alors que l’ancienne entrée ouest reste totalement inactive. Aucun delta de lave n’a encore commencé à se former.
Le pilote de l’hélicoptère a pu voir, une nouvelle fois, le bateau d’une agence de voyage à moins de 20 mètres de l’arrivée de la lave dans l’océan. Les bateaux et les pilotes d’hélicoptères ne sont pas autorisés à s’approcher à moins de 300 mètres de l’entrée de lave, mais les bateaux continuent à aller au plus près.
Source: Big Island Now.

————————————–

drapeau-anglaisA Paradise Helicopter could fly over Kilauea’s current eruption on Thursday, January 19th 2017. The good weather conditions allowed to make good observations of Pu’uO’o, and more particularly the lava lake in the eastern part of the vent. The video can be seen at this address:

https://youtu.be/UYIQzg6loHo

The lava flow whose front lies 2.5 km NE of Pu’uO’o is barely active and “appears to be dying,” according to a photographer’s report.

The main 61g flow keeps dumping tons of lava into the Pacific Ocean at Kamokuna just inside Hawai‘i Volcanoes National Park. The main ocean entry is located on the eastern side, whereas the past western entry is still inactive. No lava delta has yet begun to form.

The helicopter pilot could see one tour boat, once again, within 20 metres of the ocean entry. Boat and helicopter pilots are restricted to 300 metres from the ocean entry, but the boats continue to sail very close to it.

Source: Big Island Now.

BI 002

Lac de lave dans le cratère du Pu’uO’o en 2006 (Photo: C. Grandpey)

L’éruption du Tambora, les maquereaux et le changement climatique // The Tambora eruption, mackerel and climate change

drapeau-francaisDes scientifiques de l’Université du Massachusetts et d’autres institutions ont publié dans le numéro de janvier de la revue Science Advances les résultats de recherches où ils font remarquer que l’éruption du Tambora (Indonésie) en 1815, qui a entraîné une période de refroidissement climatique, a fait augmenter la consommation de maquereaux en Nouvelle Angleterre car ces poissons on été moins affectés par le cataclysme que les récoltes et le bétail. Les chercheurs se sont demandés si l’on ne pourrait pas établir une relation entre l’éruption du Tambora, le refroidissement climatique qui a suivi et l’augmentation de la consommation de maquereaux d’une part, et la période actuelle de réchauffement climatique d’autre part.
Après l’éruption du Tambora en 1815, une période froide – souvent décrite comme «l’année sans été» – a provoqué la mort du bétail et a modifié le comportement des poissons en Nouvelle-Angleterre, de sorte que beaucoup de gens se sont rabattus sur le maquereau qui a été moins affecté que de nombreux animaux par les conséquences de l’éruption.
Les chercheurs ont examiné les effets de l’éruption du Tambora sur le Golfe du Maine et les systèmes d’alimentation humaine à proximité. Ils ont constaté que le gaspareau, un poisson qui ressemble au hareng et qui était utilisé aussi bien comme engrais que comme nourriture par les habitants de la Nouvelle Angleterre au 19ème siècle, avait quasiment disparu. En revanche, le maquereau avait mieux résisté et était devenu une source essentielle de protéines et d’emplois. Alors que les récoltes étaient anéanties et que la famine avait fait son apparition, ce poisson était devenu un aliment de subsistance. Il s’agit d’un scénario semblable à celui que vivent actuellement certains pays en voie développement, au moment où le changement climatique affecte la sécurité alimentaire.
L’étude indique que l’on peut établir un parallèle entre la nécessité d’une adaptation immédiate après l’éruption du Tambora et les défis à relever actuellement pour faire face aux ravages provoqués par les tempêtes, les inondations et les sécheresses. L’étude note par ailleurs que la perte d’aliments de base causée par le changement climatique suite à l’éruption du Tambora a entraîné des déplacements de populations dans les États du Nord-Est, ce que l’on observe aujourd’hui dans des endroits comme le Pakistan et la Syrie.
La façon dont la pêche s’adaptera au changement climatique dans les pays en voie de développement est une question de sécurité alimentaire car le poisson est une ressource protéique d’une importance vitale dans le monde entier. Des études ont montré que plus d’un milliard de personnes démunies dans le monde obtiennent la plupart de leurs protéines animales à partir de poissons, et 800 millions d’autres personnes dépendent de la pêche et de l’aquaculture pour leurs moyens de subsistance.
Le rapport montre que des changements climatiques soudains peuvent avoir des conséquences inattendues. Il conclut en faisant remarquer qu’une bonne gestion de nos ressources naturelles permettra d’atténuer certains impacts climatiques. Contrairement à la population en 1815, nous savons ce qui nous guette, et nous devons donc nous y préparer.
Sources: ScienceDaily; ABC News.

 ————————————-

drapeau-anglaisScientists with the University of Massachusetts, and other institutions, published research findings in the January issue of the journal Science Advances where they concluded the 1815 volcanic eruption of Mount Tambora in Indonesia that led to a short period of climate cooling also increased the consumption of mackerel, which were less affected than crops and other animals in New England. The researchers also wondered what the Tambora eruption, the climate cooling that followed and a surge in the consumption of mackerel could tell us about today’s era of global warming.

After the eruption of Mount Tambora in 1815, a cooled climate – often described as the « Year Without a Summer » – led to deaths of livestock and changed fish patterns in New England, leaving many people dependent on the mackerel that was less affected than many animals.

The researchers looked at what the Tambora eruption meant for the Gulf of Maine and nearby human food systems. They found that alewives, a fish used for everything from fertilizer to food by 19th-century New Englanders, did not fare well. But mackerel had better survival rates and became a critical source of protein and jobs. As crops failed and famine began to spread, the little fish emerged as a staff of life. It is a scenario similar to what parts of the developing world are experiencing today as climate change affects food security.

The study states there is a parallel between the need for immediate adaptation after Tambora and the challenges in coping with the climate-driven devastation caused by storms, floods and droughts today. It notes that the loss of food staples due to climate change caused people in the northeastern states to move, something seen today in places such as Pakistan and Syria.

How fisheries in the developing world will adapt to future climate change is an important contemporary food security issue, because fish are a vitally important protein resource worldwide. Studies have explained that more than a billion of the world’s poor obtain most of their animal protein from fish, and 800 million depend on fisheries and aquaculture for livelihoods.

The report illustrates how abrupt changes in climate can have unexpected consequences. It concludes by saying that good stewardship of our natural resources can help buffer against some climate impacts. Unlike the people in 1815, we have an idea of what is coming, and we need to make sure we are prepared.

Sources: ScienceDaily; ABC News.

tambora-stamp

Timbre émis en 2015 à l’occasion du bicentenaire de l’éruption du Tambora.

Débordements du lac de lave de l’Erta Ale (Ethiopie) // Overflows of Erta Ale’s lava lake (Ethiopia)

drapeau-francaisSelon le site Internet Volcano Discovery, l’activité volcanique de l’Erta Ale « a récemment atteint des niveaux extraordinaires et très élevés. » Lors d’une visite effectuée entre les 16 et 20 janvier 2017, les participants à un voyage organisé par cette agence ont pu voir que « la surface du lac de lave avait subi de rapides et grandes variations, avec des débordements de grande ampleur lorsque son niveau était au maximum et des épisodes de spattering quand le niveau s’était abaissé. » Plusieurs rapports d’observation écrits par des participants au voyage accompagnent le rapport que l’on peut lire (en anglais) à cette adresse:
https://www.volcanodiscovery.com/erta_ale/news/61274/Erta-Ale-volcano-Ethiopia-massive-lava-lake-overflows-collapses-inside-caldera.html
Il convient de noter que la photo qui accompagne le rapport montre un garde armé devant les coulées de lave, ce qui confirme que la sécurité est loin d’être parfaite dans la région.

——————————————–

drapeau-anglaisAccording to the Volcano Discovery website, volcanic activity at Erta Ale “ has been at extraordinary and very elevated levels recently.” During a visit between January 16th and 20th 2017, the participants to a journey organised by the agency could see that “the lava lake’s surface level had been undergoing rapid and large variations, producing massive lava lake overflows when high and intense spattering when low.” Several reports by eye witnesses accompany the report to be read (in English) at this address:

ttps://www.volcanodiscovery.com/erta_ale/news/61274/Erta-Ale-volcano-Ethiopia-massive-lava-lake-overflows-collapses-inside-caldera.html

It should be noted that the photo that accompanies the report shows an armed guard in front of the lava flows, which confirms that safety is far from perfect in the area.

erta_ale-2

Vue de la caldeira de l’Erta Ale et des deux cratères actifs.

(Crédit photo: Wikipedia)