Nouvelle éruption du Bogoslof (Alaska)

drapeau-francaisL’AVO indique qu’une nouvelle importante éruption explosive du Bogoslof a commencé à 8h24 (heure locale). La sismicité s’est maintenue à un niveau élevé pendant 48 minutes avant de retrouver son niveau de base à 9h12.  Les images satellites montrent que le panache éruptif est monté à une hauteur de 7500 mètres. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est repassée au ROUGE.

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drapeau-anglaisAVO indicates a new significant explosive eruption of Bogoslof Volcano began at 08:24. Seismicity related to ash emissions remained elevated for 48 minutes before decreasing to background levels at 9:12. Satellite data show the volcanic cloud rose up to 7,500 metres. The aviation colour code has again been raised to RED.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Dernières nouvelles // Piton de la Fournaise (Reunion Island): Latest news

drapeau-francaisDans son bulletin diffusé le 9 janvier 2017, l’OVPF indiquait qu’après une vingtaine de jours d’inflation de l’édifice volcanique et une augmentation de la sismicité volcano-tectonique superficielle sous les cratères sommitaux, une accalmie était observée depuis le début du mois de janvier. La sismicité était revenue son niveau de base et l’inflation avait bien ralenti. Les concentrations de CO2 restaient toutefois élevées sur le site du Gîte.
En conclusion, l’OVPF indiquait qu’ »une phase de recharge magmatique avait été observée au cours de la deuxième quinzaine de décembre 2016, sans que le magma quitte le réservoir de stockage. Ce dernier restait néanmoins sous pression et « une nouvelle recharge dans les jours/semaines/mois à venir pourrait déclencher une éruption avec peu de précurseurs à long-terme. En effet, une telle situation a été observée en 2016 à deux reprises. »

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Ce 27 janvier, l’OVPF vient de publier un nouveau bulletin où l’on peut lire que « suite à une accalmie observée depuis début janvier, l’inflation de l’édifice et la sismicité volcano-tectonique superficielle ont repris de manière significative le 22 janvier. »  En parallèle, « les concentrations en CO2 dans le sol sur les stations de Bourg Murat (site de l’Observatoire) et du Gîte du Volcan ont commencé à chuter, témoignant de l’arrivée du magma vers des niveaux plus superficiels. Il est à noter que les éruptions de 2015 et de 2016 ont été précédées par une chute de CO2 sur ces stations lointaines. »

Il ne reste plus qu’à attendre et voir…

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drapeau-anglaisIn its bulletin released on January 9th, 2017, OVPF indicated that after twenty days of inflation of the volcanic edifice and an increase in shallow volcano-tectonic seismicity beneath the summit craters, a lull had been observed since the early January. Seismicity had returned to background level and inflation had slowed down. However, CO2 concentrations remained high on the site of the Gîte.
In conclusion, OVPF indicated that a magma recharge phase had been observed during the second half of December 2016, without magma leaving the storage area. The latter still remained under pressure and « a new recharge in the days / weeks / months ahead could trigger an eruption with few long-term precursors. Indeed, such a situation was observed in 2016 on two occasions. »

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On January 27th, OVPF has just published a new bulletin stating that « after a lull observed since the beginning of January, the inflation of the edifice and the shallow volcano-tectonic seismicity resumed in a significant way on January 22nd. At the same time, « CO2 concentrations in the soil on the stations of Bourg Murat (site of the Observatory) and the Gîte du Volcan began to decrease, testifying to some magma ascent towards more shallow levels. It should be noted that the eruptions of 2015 and 2016 were preceded by a drop of CO2 on these distant stations. »
All we need to do is wait and see …

Piton Fournaise

Crédit photo: Wikipedia.

Les Alaskiens et le changement climatique // Alaskans and climate change

drapeau-francaisL’Institut de Statistiques de l’Alaska a interviewé en décembre 2016 750 habitants âgés de 18 ans et plus, sélectionnés au hasard, au sujet du changement climatique. 500 entretiens ont été effectués sur des téléphones cellulaires, 250 sur des téléphones fixes. Ils ont été réalisés en fonction des différentes régions de l’Etat, ainsi que des différentes tranches d’âge, et des différentes ethnies
L’enquête a révélé qu’une grande partie des habitants de l’Alaska s’inquiètent du réchauffement ou du changement climatique, même si leurs inquiétudes diffèrent considérablement
Globalement, le sondage a révélé que près de 72 % des Alaskiens s’inquiètent au moins «un peu» du changement climatique, alors que 26,7 % ont dit qu’ils n’ont jamais partagé cette inquiétude.
Au niveau des régions, le sud de l’Alaska, à l’exception d’Anchorage, est le moins inquiet du changement climatique, avec 34,3 % de personnes qui affirment qu’elles n’ont jamais été inquiètes. Très logiquement, 5 % des Démocrates ne sont pas inquiets, tandis que parmi les Républicains, ce nombre est de 45,7 %.
En examinant l’enquête dans le détail, on s’aperçoit que 24% des habitants de l’Alaska s’inquiètent «beaucoup», 24,4% «moyennement», 23,9% «un peu», 26,7% «pas du tout» et 1% n’ont pas vraiment d’opinion sur le sujet.
Comme je l’ai écrit précédemment, j’ai été personnellement surpris des réactions des Américains que j’ai rencontrés dans différentes parties des États-Unis. Bien que la plupart d’entre eux soient conscients du changement climatique, ils ont nié toute responsabilité humaine et attribué le phénomène à un cycle naturel.

Pendant de temps, les glaciers et la banquise continuent de fondre…

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe Alaska Survey interviewed in December 2016 750 randomly selected Alaskans aged 18+, randomly selected, about climate change. 500 interviews were conducted on cellphones, 250 on landlines.

The survey revealed that a strikingly large portion of Alaskans worry about global warming or climate change, though they differ significantly in how much they worry.

The poll showed nearly 72 percent of Alaskans worried at least « a little » about climate change, while 26.7 percent said they never did.

Regionally, Southcentral Alaska, not including Anchorage, had the fewest worries about climate change, with 34.3 percent saying they never worried about it. Only 5 percent of Democrats said they never worried about climate change, while among Republicans, that number was 45.7 percent.

Looking at the details of the survey, it appears that statewide 24% worry “a great deal”, 24.4% “a fair amount”, 23.9% “a little”, 26.7% “not at all” and 1% are “not sure”.

As I put it before, I was personally surprised at the reactions of The American people I met in different parts of the U.S. Although most of them were aware of climate change, they denied any human responsibility and attributed the phenomenon to a natural cycle.

Meantime, the glaciers and the icefield keep melting away…

Source: Alaska Dispatch News.

sondage

Résultats du sondage pour l’ensemble de l’Etat d’Alaska

(Source: Alaska Survey Research)

Vers un refroidissement de l’Arctique ? Pas si sûr ! // Toward some cooling of the Arctic ? Not so sure!

drapeau-francaisSelon les météorologues américains, les conditions chaudes inhabituelles qui persistent dans les eaux au large de l’Alaska et de la côte ouest des Etats-Unis semblent aujourd’hui en train de s’affaiblir. Selon les prévisions saisonnières, les eaux du Golfe d’Alaska devraient être à peine plus chaudes que la normale l’été prochain. Toutefois, les températures élevées qui sont apparues à la fin de l’année 2013 et ont semblé si exceptionnelles deviendront probablement la norme dans les prochaines décennies. Les chercheurs affirment que si les émissions de carbone continuent sur leur trajectoire actuelle, les températures moyennes d’avril à juin dans le Golfe d’Alaska au cours de la seconde moitié du 21ème siècle devraient dépasser de 3,2 degrés Celsius celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Dans la Mer de Béring, où la glace de mer devrait disparaître même en hiver, les températures moyennes de la surface de la mer en été devraient être de 4 degrés Celsius supérieures à celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Il y a des fortes chances pour que les eaux inhabituellement chaudes du Pacifique Nord aient eu pour conséquence une série de maladies et de morts animales ainsi qu’une importante prolifération d’algues et autres bizarreries marines au cours des dernières années. Par exemple, des dizaines de baleines ont été retrouvées mortes en 2015 et 2016 dans le Golfe d’Alaska. Des dizaines de milliers de cadavres de guillemots ont été découverts depuis le printemps dernier sur les plages du Golfe d’Alaska. Une hécatombe sans précédent de macareux huppés a eu lieu l’automne dernier le long des côtes de l’île Saint-Paul dans la Mer de Béring. On a retrouvé des loutres de mer malades ou mortes dans la baie de Kachemak en 2015, probablement à cause de toxines produites par des algues.
L’eau chaude qui semble être la cause de ces problèmes ne se trouve pas seulement dans la couche supérieure de la mer. Elle atteint environ 80 mètres de profondeur au large de l’Alaska et 200 mètres dans certains endroits
Selon les météorologues, le réchauffement du climat au cours des trois dernières années est probablement un aperçu de ce qui nous attend dans les prochaines décennies. Comme l’a dit un chercheur: «Le récent réchauffement annonce ce que seront probablement les conditions dans les années 2040 et 2050. »
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAccording to U.S. meteorologists, the unusual warm conditions that have persisted in the waters off Alaska and the West Coast now appear to be diminishing. Seasonal forecasts are calling for only a slightly warmer-than-normal Gulf of Alaska for next summer. The higher temperatures that emerged at the end of 2013 and seemed so remarkable are likely become the norm in future decades. Researchers say that if carbon emissions continue on their current path, average April-to-June sea-surface temperatures in the second half of this century are expected to be 3.2 degrees Celsius higher in the Gulf of Alaska than they were in the second half of the 20th century.

In the Bering Sea, where sea ice is expected to disappear even in winter, average sea-surface temperatures in summer are expected to be 4 degrees Celsius higher than they were in the second half of the 20th century.

The unusually warm waters in the North Pacific are believed to be linked to a series of animal illnesses and deaths, big algal blooms and marine oddities over the past few years. For instance, dozens of whales were found dead in 2015 and 2016 in the Gulf of Alaska. Tens of thousands of dead common murres have been found since last spring on Gulf of Alaska beaches. An unprecedented die-off of tufted puffins was discovered this past fall along the coasts of St. Paul Island in the Bering Sea. Sea otters in Kachemak Bay were found sick or dead in 2015 from what appeared to be algal-produced toxins.

The warm water believed to be linked to these problems was not just at the top layer of the sea. It reached about 80 metres in depth off Alaska and 200 metres in some spots

According to meteorologists, the long-term warming is likely to make the climate event of the past three years a preview of what is to come in future decades. Said one researcher: « This recent  warm-up is kind of going to be more typical of what conditions are going to be in the 2040s and 2050s. »

Source: Alaska Dispatch News.

gr-09

loutres-blog

Victimes du réchauffement climatique: La glace et les loutres de mer.

(Photos: C. Grandpey)