Mégatsunami en Alaska // Large-scale tsunami in Alaska

Je viens de lire dans la presse de l’Alaska que le 10 août 2025, un glissement de terrain a provoqué un tsunami dans le Tracy Arm, au sud-est de Juneau.

Carte montrant Tracy Arm, le long fjord permettant d’accéder au glacier Sawyer (Source : NASA)

La vague a atteint 481 mètres de hauteur, ce qui en fait le deuxième tsunami le plus haut jamais enregistré. Une étude publiée dans la revue Science le 6 mai 2026 a décrit cet événements en y apportant des explications scientifiques. Plus de 64 millions de mètres cubes de matériaux se sont effondrés près du glacier South Sawyer, que j’ai visité le 3 septembre 2016 et où j’ai assisté à un effondrement spectaculaire du front du glacier :

https://www.youtube.com/watch?v=jZtvNMxoxdY

Le glissement de terrain s’est produit à 5 h 26 (heure locale), lorsqu’une importante portion de flanc de montagne s’est effondrée au-dessus du front du glacier Sawyer et a plongé dans le fjord.

Front du Glacier Sawyer (Photo: C. Grandpey)

Ce glissement de terrain a été précédé de plusieurs jours de microsismicité, dont la fréquence et l’intensité ont augmenté jusqu’à environ une heure avant la rupture du flanc de montagne. Il a généré des ondes sismiques longue période, observées à l’échelle mondiale, d’une magnitude équivalente à celle d’un séisme de M5,4. À noter qu’en avril 2026, plusieurs compagnies de navigation ont cessé d’envoyer des navires dans le fjord en raison car leurs capitaines s’inquiétaient de l’instabilité des pentes du fjord et des risques de tsunami.

Les abords du fjord portent les traces de l’érosion glaciaire. Quand je l’ai visité en 2016, le Glacier Sawyer avait reculé de plusieurs centaines de mètres en quelques mois à cause du réchauffement climatique. Photo : C. Grandpey)

L’impact du tsunami a déplacé un volume d’eau considérable. La vague a arraché la végétation des parois du fjord et laissé des marques à plusieurs centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer.
Les auteurs de l’étude placent le tsunami du 10 août 2025 juste derrière celui de la baie de Lituya en Alaska en 1958, où une vague déclenchée par un glissement de terrain a atteint environ 524 mètres de hauteur. (voir ma note du 11 octobre 2020).

Image satellite montrant Lituya Bay, Lituya Glacier, et Desolation Lake avant et après l’événement d’août 2020 (Source : NASA)

Les témoignages recueillis par les chercheurs montrent que le tsunami s’est propagé bien au-delà de la zone immédiate du glissement de terrain et a produit de fortes vagues et des courants dangereux dans Tracy Arm et Endicott Arm. Les observations documentées dans l’étude proviennent de kayakistes, de petites embarcations et d’un navire de croisière situé à plusieurs dizaines de kilomètres du lieu de l’effondrement. Des observations supplémentaires ont été recueillies à No Name Bay, à environ 50 km du glissement de terrain. Un témoin à bord du bateau à moteur Blackwood a décrit une vague de 2 à 2,50 m de haut, se déplaçant le long du rivage, en provenance de Tracy Arm. Il a ajouté qu’une seconde vague d’environ 1 m de haut a suivi la première.
Le navire du National Geographic Venture, avec environ 150 personnes à son bord, était ancré près de l’embouchure de Tracy Arm lorsque le tsunami s’est produit. Le capitaine a signalé de forts courants et des remous près des bords du fjord, mais aucune vague clairement définie à l’endroit où se trouvait le navire. Un épais brouillard limitait la visibilité à l’intérieur du fjord, bien que d’importantes quantités de glace et de débris flottants fussent visibles dans l’eau.

Icebergs dans le Tracy Arm, devant le Glacier Sawyer (Photo : C. Grandpey)

L’étude a établi un lien entre cet événement et le réchauffement climatique actuel. Elle a attribué l’effondrement de la paroi du fjord à la déstabilisation des pentes dans un environnement glaciaire en rapide évolution. Les chercheurs ont indiqué que le recul du glacier Sawyer avait réduit le soutien à la base de la pente avant la rupture. Le tsunami de Tracy Arm a remis en lumière les risques de tsunamis liés aux glissements de terrain dans les fjords glaciaires, notamment dans les zones côtières escarpées où le recul rapide des glaciers est accentué par le réchauffement climatique. Suite à plusieurs effondrements importants survenus récemment, les chercheurs et les spécialistes des risques naturels surveillent de plus en plus ces environnements en Alaska et au Groenland.

L’étude complète, publiée dans la revue Science, est accessible via ce lien :
https://www.science.org/doi/10.1126/science.aec3187

Source : Science, USGS et médias d’information de l’Alaska.

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I have just read in the Alaskan press that on 10 August 2025, a landslide-generated a tsunami in Tracy Arm, southeast of Juneau, with a wave that reached 481 meters, ranking it as the second-highest tsunami runup ever recorded. This was revealed by a study published in Science on May 6, 2026. More than 64 million cubic meters of rock collapsed near the South Sawyer Glacier that I visited on 3 September 2016.

The landslide occurred at 05:26 (local time), after a large section of unstable mountainside failed above the toe of the Sawyer Glacier and plunged into the fjord.

The landslide was preceded by several days of microseismicity, which increased in rate and magnitude until about one hour before failure. It produced globally observed long-period seismic waves equivalent in size to an M5.4 earthquake. In April 2026, several cruise operators stopped sending vessels into the fjord because of continuing concerns over slope instability and localized tsunami hazards.

The impact displaced a massive volume of water and generated a localized tsunami that stripped vegetation from steep fjord walls and left high-water marks hundreds of meters above sea level.

The authors of the study placed the Tracy Arm tsunami behind only the 1958 Lituya Bay event in Alaska, where a landslide-triggered wave reached about 524 meters. (see my post of 11 October 2020).

Eyewitness accounts collected by the researchers showed that the tsunami propagated far beyond the immediate landslide area and produced strong surges and hazardous currents throughout Tracy and Endicott arms. Observations documented in the study came from kayakers, small vessels, and a cruise ship located tens of kilometers from the collapse site at the time of the event.

Additional observations came from No Name Bay, about 50 km from the landslide, where a witness aboard the motor vessel Blackwood described a cresting wave 2-2.5 m high moving along the shoreline from the direction of Tracy Arm. The observer reported that the initial wave was followed by another surge about 1 m high.

The expedition cruise ship National Geographic Venture, carrying about 150 people, was anchored near the mouth of Tracy Arm when the tsunami occurred. The vessel’s captain reported strong currents and white water near the fjord margins, but no clearly defined wave at the ship’s location. Dense fog limited visibility inside the fjord, although large amounts of floating ice and debris were visible in the water.

The study made a link of the event with the current global warming. It linked the collapse to slope destabilization in a rapidly changing glacial environment. Researchers reported that the retreat of South Sawyer Glacier had reduced support at the base of the slope before failure occurred.

The Tracy Arm tsunami drew renewed attention to landslide-tsunami hazards in glacier-fed fjords, particularly in steep coastal terrain undergoing rapid ice retreat with global warming. Researchers and hazard specialists have increasingly monitored such environments in Alaska and Greenland following several large recent collapses.

The complete study published in Science can le read using this link :

https://www.science.org/doi/10.1126/science.aec3187

Source : Science, USGS and Alaskan news media.

Érosion littorale en France (suite)

Avec le réchauffement climatique et la hausse de niveau des océans, de plus en plus de littoraux dans le monde subissent des effondrements et le trait de côte recule année après année. J’ai déjà publié plusieurs notes signalant des effondrements en France métropolitaine, en particulier sur la côte atlantique, ou en outre-mer. Voici l’une de ces notes :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/04/06/erosion-littorale-en-france-500-communes-menacees/

Photo: C. Grandpey

Bien sûr, ce n’est pas au cœur de l’été, quand la mer est parfaitement étale, que l’on se rend compte le mieux des dégâts occasionnés par la montée des eaux. C’est au moment des marées à fort coefficient, lorsque sévit une tempête et que la houle est puissante que se produit l’érosion littorale. C’est ce qui vient de se passer à Biscarosse (16 000 habitants), station balnéaire des Landes, pendant la nuit du 31 janvier au 1er février 2026. Suite aux intempéries de cet hiver, symptômes du réchauffement climatique, une partie de la promenade de Biscarrosse Plage n’a pas résisté. Les vagues ont causé de gros dégâts et ont fait reculer la dune qui borde la plage. Tout un pan du rivage s’est effondré et la dune a reculé de 20 mètres. Les autorités expliquent que la houle puissante et le vent ont eu raison d’une partie de la promenade en béton, emportant avec elle quelques bancs publics. Fort heureusement, aucune victime n’est à déplorer. Certains accès à la plage et à la dune avaient été interdits depuis décembre 2025. La région connaît ces derniers mois de gros épisodes tempétueux et pluvieux qui accélèrent l’érosion du trait de côte.

Le Groupement d’intérêt public Littoral, qui regroupe les collectivités locales touchées par l’érosion depuis la Charente-Maritime jusqu’aux Pyrénées-Atlantiques, indique que Biscarrosse est l’une des stations des Landes les plus concernées par l’érosion. Le recul moyen se situe entre 1,70 m et 2 m par an. Lors d’hivers tempétueux, il peut atteindre 15, 20 ou 25 mètres. Selon le Groupement, plusieurs milliers de logements et commerces sont menacés par ce recul d’ici 2050, si rien n’est fait.

Depuis plusieurs années, Biscarosse s’est dotée d’un plan de lutte contre l’érosion. Au cœur de cette stratégie, il y a un nouvel ensablement de la dune, mais la tâche ressemble souvent au tonneau des Danaïdes et doit être recommencée régulièrement. Durant l’hiver 2023-2024, l’impact érosif avait nécessité un rechargement avoisinant 122 000 m³ de sable.

Vue de la dune effondrée. Les bulldozers semblent bien petits devant la tâche de ré-ensablement à effectuer (Crédit photo: presse régionale)

Pour prévenir tout accident lié au risque érosif et aux intempéries inhérentes, la ville de Biscarrosse avait prolongé certaines mesures de sécurité le 30 janvier, alors que le département avait été placé en vigilance Orange pluie inondations.

L’érosion littorale s’accélère sur tout le littoral aquitain. Le 30 janvier 2026, un peu plus au nord, à Lège-Cap-Ferret (Gironde), un immense blockhaus de béton de plusieurs tonnes a glissé une vingtaine de mètres plus bas. Initialement édifié au sommet de la dune, il se retrouve désormais les pieds dans l’eau.

Sur tout le littoral aquitain, les blockhaus qui trônaient autrefois en haut des dunes sont désormais soumis aux assauts des vagues (Photo: C. Grandpey)

Plus au nord, sur l’île d’Oléron (Charente-Maritime), la communauté de communes a choisi d’édifier un rempart « innovant » pour lutter contre l’érosion du littoral. Une lagune est menacée d’infiltration des eaux traitées par une station d’épuration de l’île. Un recul significatif du trait de côte était attendu pour 2030 mais les effets conjugués des tempêtes récentes et de la montée des eaux ont déjà rogné l’endroit sur 25 mètres, devançant les prévisions.

Oléron n’est pas seule à subir l’érosion du littoral atlantique. En 2023, à Soulac-sur-Mer (Gironde), le recul du trait de côte a nécessité la démolition de l’immeuble ‘Le Signal’, emblématique du phénomène.

Photo: C. Grandpey

Plus au sud, l’ancien institut hélio-marin de Labenne (Landes), construit en 1930 à 65 mètres de l’océan, est, lui aussi, en cours de démolition depuis octobre 2025.

Suite au recul du trait de côte, la démolition du phare de la Coubre, à une vingtaine de kilomètres de Royan (Charente-Maritime), a été actée en 2025.

Photo: C. Grandpey

Source : presse nationale et régionale.

Effondrement glaciaire au Tadjikistan // Glacier collapse in Tadjikistan

Dans une note publiée le 11 septembre 2025, j’expliquais que les glaciers des régions du Pamir et du Karakoram, en Asie centrale, qui semblaient relativement épargnés jusqu’à récemment par le réchauffement climatique, fondent eux aussi depuis 2018. C’est ce que révèlentles mesures d’une station climatique installée à un peu moins de 3 400 mètres d’altitude sur le glacier Kyzylsu, au centre du Tadjikistan. La collecte de données n’a débuté qu’en 2021, mais les données de réanalyse climatique injectées dans des modèles informatiques ont permis de simuler le comportement du glacier sur la période 1999-2023. Les chercheurs ont observé un point de basculement important en 2018. Depuis cette année, la diminution des chutes de neige a modifié le comportement du glacier et affecté sa santé.
La fonte des glaciers du Tadjikistan serait d’autant plus dramatique que l’Asie centrale est une région semi-aride fortement dépendante de l’eau de fonte des neiges et des glaces pour son approvisionnement en eau douce en aval. Depuis 2018, les eaux de fonte des glaciers, devenues plus abondantes, ont permis de compenser environ un tiers de la perte de ressources en eau due à la baisse des précipitations. Cependant, ce phénomène ne durera pas. Les scientifiques rappellent que le bassin versant du Kyzylsu alimente celui de l’Amou-Daria, l’un des principaux fleuves d’Asie centrale. Ses eaux proviennent presque exclusivement des glaciers.

Un événement récent a confirmé l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers du Tadjikistan. Une importante portion d’un glacier s’est détachée du mont Ismoil Somoni le 25 octobre 2025. Le Centre des situations d’urgence (CoES) a indiqué que le pan de glace en question mesurait environ deux kilomètres de long, 25 mètres de haut et entre 150 et 200 mètres de large. Il s’est répandu dans une gorge voisine, et l’événement une intervention rapide des autorités locales. Aucun blessé ni dégât important n’a été signalé. Cependant, les autorités ont averti que les pluies persistantes et le risque d’autres effondrements de glacier pourraient menacer l’agriculture dans la région voisine de Gulrez. Les services d’urgence restent en alerte maximale.
Le glacier Ismoil Somoni, l’une des plus grandes masses de glace de haute altitude du Tadjikistan, est essentiel aux ressources en eau de la région. Les scientifiques expliquent que ce dernier effondrement est un nouvel indicateur de l’impact croissant du réchauffement climatique dans les montagnes du Pamir. La poursuite du recul glaciaire pourrait avoir de graves conséquences environnementales et économiques à long terme, notamment sur la disponibilité de l’eau utilisée pour l’irrigation et l’hydroélectricité. Comme je l’indiquais dans ma note du 11 septembre, une étude récente de l’Institut autrichien des sciences et technologies (ISTA) a révélé que les glaciers du Pamir-Karakoram, autrefois stables, perdent rapidement de leur masse depuis 2018. Les chercheurs ont observé une réduction de 40 centimètres de l’épaisseur de neige et une diminution d’un tiers des précipitations annuelles, des conditions qu’ils ont qualifiées de « point de non-retour ».

Source : The Times of Central Asia.

Une vidéo diffusée sur plusieurs réseaux sociaux montre l’effondrement du glacier Ismoil Somoni au Tadjikistan : https://www.facebook.com/watch/?v=2488786188253625

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In a post written on Septeber 11th, 2025, I explained that the glaciers of the Pamir and Karakoram region of Central Asia, that seemed more or less spared until recently, have been melting since 2018. This is revealed by measurements provided by a climate station installed at an altitude of just under 3,400 meters on the Kyzylsu Glacier in central Tajikistan. Data collection only began in 2021, but climate reanalysis data fed into computer models can simulate the glacier’s behaviour over the period 1999–2023. The researchers observed a significant tipping point in 2018. Since that year, reduced snowfall has altered the glacier’s behaviour and affected its health.

The melting of theTajikistan glaciers would be all the more dramatic as Central Asia is a semi-arid region heavily dependent on snow and ice melt for its freshwater supply. Since 2018, the more abundant glacial meltwater has been able to compensate for about a third of the loss of water resources due to the decline in precipitation. But the phenomenon will not last for ever. Scientists point out that the Kyzylsu watershed contributes to the Amu Darya watershed, one of the main rivers in Central Asia. Its water comes almost entirely from glaciers.

A recent event confirmed the impact of global warming on the Tajikistan glaciers. A large section of glacier broke away from Mount Ismoil Somoni on October 25 2025, according to the Committee for Emergency Situations (CoES).

The CoES reported that the detached ice mass measured approximately two kilometers in length, 25 meters in height, and 150-200 meters in width. It slid down a nearby gorge, prompting swift intervention. No casualties or significant damage was reported. However, officials warned that ongoing rainfall and the risk of further glacier collapse could endanger agriculture in the nearby Gulrez area. Emergency services remain on high alert and are monitoring the site closely.

The Ismoil Somoni glacier, one of the largest high-altitude ice masses in Tajikistan, is critical to regional water systems. Experts say the latest collapse is yet another indicator of the accelerating impact of global warming in the Pamir Mountains. Continued glacier retreat could have serious long-term environmental and economic consequences, particularly for water availability used in irrigation and hydropower generation.

As I put it in my post of September 11th, a recent study by the Institute of Science and Technology Austria (ISTA) found that the once-stable Pamir-Karakoram glaciers have been losing mass rapidly since 2018. Researchers observed a 40-centimeter reduction in snow depth and a one-third decline in annual precipitation, conditions they described as marking a “point of no return.”

Source : The Times of Central Asia.

A video released on several social networks shows the glacier collapse inTajikistan : https://www.facebook.com/watch/?v=2488786188253625

Nouvelles disparitions de maisons en Caroline du Nord // New collapses of houses in North Carolina

Dans une note publiée le 25 novembre 2024, j’indiquais qu’une tempête côtière en Caroline du Nord avait précipité une maison inoccupée dans l’océan, dans le village de Rodanthe, dans le comté de Dare, au large de l’île de Hatteras, le 15 novembre 2024. Il s’agissait de la sixième disparition de maison dans la région cette année-là. Une portion de la Route 12 a été temporairement fermée près du site de l’événement, ainsi que la plage face à Rodanthe, en raison de la présence de débris dangereux. Les visiteurs ont été priés de rester à l’écart de la zone. Le Service météorologique national avait prévu des rafales de vent pouvant atteindre 80 km/h le long de l’île, tout en avertissant d’un risque de submersion par l’océan.
Le 25 novembre 2024, six maisons avaient été avalées par l’océan à Rodanthe depuis mai de la même année. Fin septembre, trois maisons en bord de mer ont disparu en une semaine en raison de violentes tempêtes et de la montée du niveau de la mer. Le village de Rodanthe, ainsi que d’autres villages adjacents au littoral, est particulièrement exposé à l’érosion côtière causée par la combinaison des vents, des vagues, des marées et de la montée des eaux.

Les maisons de plage surélevées, posées sur pilotis, étaient autrefois protégées par les dunes et le sable sec. Mais ces dernières années, les fondations de nombre de ces maisons ont été régulièrement recouvertes, partiellement ou totalement, par l’eau de mer. Lorsque les maisons sont battues par des vents violents et de fortes vagues, l’eau érode le sable qui les soutient, augmentant ainsi les risques d’effondrement.

Crédit photo: USA Today

Aujourd’hui, en octobre 2025, nous apprenons qu’une neuvième maison a été avalée par l’océan sous l’effet de l’érosion accentuée par les vagues générées par les ouragans Humberto et Imelda. L’événement s’est produit plus au nord que les huit précédents.
Une vingtaine d’équipes ont été dépêchées à Buxton pour évacuer les matériaux accumulés. En effet, plusieurs autres maisons risquent encore de s’effondrer car les vagues continuent d’éroder leurs fondations. La hauteur des vagues a atteint jusqu’à 4,20 m le 2 octobre. Des années d’érosion côtière, combinées au passage au large des ouragans Humberto et Imelda, ont provoqué les derniers effondrements.
Depuis 2020, 21 maisons de plage ont ainsi disparu du littoral du Cap Hatteras. Neuf de ces effondrements se sont produits à Buxton depuis la mi-septembre. Les 12 autres ont eu lieu à Rodanthe, le plus récent avant le dernier effondrement a eu lieu en novembre 2024.

https://youtu.be/dD_A3UBrnlM

Source : Médias américains.

La France n’est pas à l’abri de telles disparitions d’habitations dans la mer lorsque surviennent des tempêtes au moment où les coefficients de marée sont élevés et supérieurs à 100. Si une tempête se produit dans de telles conditions, le danger devient très élevé pour la côte, comme on a pu l’observer à plusieurs reprises dans le passé. Dans de nombreux endroits, des enrochements ont été installés mais ils ne sont qu’une protection très provisoire car de puissantes vagues les détruisent rapidement. La seule solution pour lutter contre l’érosion côtière est de s’attaquer à la cause, à savoir le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre.

Les prochaines grandes marées auront lieu du 6 au 10 octobre 2025 avec un coefficient maximal de 110, puis du 5 au 7 décembre 2025 avec un coefficient maximal de 98. Croisons les doigts pour que la mer soit calme…

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In a post released on 25 November 2024, I indicated a North Carolina coastal storm had sent an unoccupied house into the ocean in the village of Rodanthe in Dare County, off the island of Hatteras, on November 15th, 2024, marking the sixth house collapse in the area that year. A portion of Highway 12 was temporarily closed near the collapse, as well as the beach in front of Rodanthe due hazardous debris. Visitors were urged to stay clear of the area The National Weather Service had forecasted wind gusts up to 80 km per hour along the island while also warning of ocean overwash.

On 25 Novemver 2024, a total of six houses had collapsed in Rodanthe since May if that year. In late September, three beachfront houses had collapsed within a week due to intense storms and rising sea levels.

The village of Rodanthe, as well as others adjacent to the seashore, have been especially susceptible to coastal erosion caused by a combination of winds, waves, tides and rising seas. Elevated beach-style homes sitting atop pilings were once protected by dunes and dry sand. But in recent years, the bases of many of these homes have been regularly, either partially or fully, covered with ocean water. When the houses are battered by strong winds and large waves, the water erodes the sand supporting the homes, increasing the chance of collapse.

Today, in October 2025, we learn that a ninth home collapsed unto the ocean due to erosion from waves generated by hurricanes Humberto and Imelda. The event occurred farther north than any of the previous eight.

Around two dozen crews have been dispatched to Buxton for cleanup, as several other homes remain at risk of collapse as surf continues to erode their foundations. Wave heights reached up to 4.2 m on October 2. Years of coastal erosion, combined with the offshore passage of hurricanes Humberto and Imelda, led to the most recent collapses.

Since 2020, 21 privately owned beach homes have collapsed within Cape Hatteras National Seashore. Nine of those collapses occurred in Buxton since mid-September. The remaining 12 took place in Rodanthe, with the most recent before the latest collapse recorded in November 2024.

https://youtu.be/dD_A3UBrnlM

Source : U.S. News media.