Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée)

drapeau francaisL’île de Manam est loin et n’a pas d’intérêt économique. En conséquence, les médias du monde entier ne se préoccupent guère de la situation des personnes qui y vivent. Pourtant, après la violente éruption qui a secoué le volcan le 31 juillet, des problèmes de santé affectent la population (voir ma note du 4 août). Dans un nouveau rapport, les autorités indiquent que les enfants tombent malades à cause de l’eau contaminée et l’aide humanitaire tarde à arriver.  L’ONG World Vision indique qu’au moins un millier d’habitants de Manam qui vivaient à proximité du volcan ont été évacués vers Bogia sur le continent, mais plusieurs milliers de personnes sont restées sur l’île.
Il y a un besoin urgent de biens de première nécessité. La plupart des puits ont été contaminés par la cendre du volcan et de nombreux enfants commencent à souffrir de diarrhée parce qu’ils boivent de l’eau polluée.
Selon les personnes encore sur l’île de Manam, le volcan vomit toujours d’épais nuages ​​de cendre et de gaz et elles redoutent une nouvelle éruption..
Source: Radio New Zealand International.

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drapeau anglaisManam Island is far away and has no economic power. As a consequence, news media around the world are not interested in the current situation of the people who live there. After the violent eruption that shook the volcano on July 31st, health problems are affecting the population (see my note of August 4th). In a new report, authorities indicate that children are falling sick from contaminated water amid a delay in relief.

World Vision says at least a thousand Manam Islanders who were living close to the volcano have been evacuated to Bogia on the mainland but several thousand people remain on the island.

There is an urgent need for relief supplies. Most of the water wells have been contaminated and many children are already having the effect of diarrhea because they are drinking from contaminated water sources.

According to the residents still on Manam Island, the volcano is still belching thick clouds of smoke and they fear it will erupt again.

Source : Radio New Zealand International.

Manam NASA

Crédit photo: NASA

La folie japonaise // Japanese madness

drapeau francaisLe Japon redémarre son programme d’énergie nucléaire aujourd’hui, avec la mise en marche d’un réacteur situé à seulement 50 km du volcan Sakurajima. La centrale nucléaire de Sendai, sur l’île de Kyushu, sera donc la première à fournir de nouveau de l’énergie depuis l’arrêt de tous les réacteurs japonais après la crise de la centrale de Fukushima en 2011.
Le projet de redémarrage des réacteurs nucléaires a provoqué un vif émoi au Japon, mais le Premier Ministre japonais insiste sur le fait que l’énergie nucléaire est une source indispensable d’électricité pour le pays qui ne possède pas de réserves de pétrole ou de gaz naturel. L’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) a déclaré que Kyushu Electric Power, l’exploitant de la centrale, a mis en place de nouvelles règles strictes de sécurité.
Selon un sondage d’opinion, les écologistes et 57% des Japonais s’opposent à ce redémarrage car le Japon est exposé aux séismes et aux tsunamis. De plus, à proximité de la centrale de Sendai se dresse le volcan Sakurajima, qui est en éruption depuis 60 ans et qui émet presque continuellement des panaches de cendre fine. Sendai se trouve également à seulement 50 km de Kagoshima, une ville de 600 000 habitants.
Environ 400 personnes ont manifesté hier devant la centrale de Sendai. Selon un expert nucléaire de Greenpeace Allemagne, « le réacteur Sendai a passé avec succès l’examen réglementaire, mais beaucoup de questions de sécurité ont été laissées de côté. Kyushu Electric Power et la NRA ne sont pas parvenues à assurer la sécurité des réacteurs, ignorant délibérément le risque de séisme majeur. » Kyushu Electric Power affirme de son côté que les risques qu’une éruption volcanique affecte la centrale sont « infiniment faibles ».
Les écologistes regrettent que Kyushu Electric ait négligé l’effet d’importantes retombées de cendre sur les machines de la centrale et qu’aucun plan d’évacuation n’ait été prévu pour les personnes vivant à proximité.
Source: Médias internationaux.

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drapeau anglaisJapan is restarting its nuclear power program today by switching on a nuclear reactor situated only 50 km from Sakurajima volcano. The Sendai nuclear power plant, on the island of Kyushu, will be the first to be brought back to life since all of Japan’s reactors were shut down after the meltdown at the Fukushima plant in 2011.

The plan has caused public alarm but the Japanese Prime Minister insists that nuclear energy is an indispensable source of electricity in a country with no oil or natural gas reserves. The Nuclear Regulation Authority (NRA) has declared that Kyushu Electric Power, the plant’s operator, has put in place stringent new safety rules.

According to an opinion poll, environmentalists and 57% of the Japanese oppose the restart because of anxieties about earthquakes, tsunamis and the Sakurajima volcano, which has been erupting for the past 60 years and almost continuously spews fine ash. Sendai is also only 50 km from Kagoshima, a city of 600,000 people.

About 400 people demonstrated in front of the plant yesterday. According to a nuclear expert with Greenpeace Germany, “the Sendai reactor has passed regulatory review but there are many safety issues ignored. Kyushu Electric and the NRA have failed to ensure the safety of the reactors, including deliberately ignoring major earthquake risks.” Kyushu Electric argues that the chances of a volcanic eruption affecting the plant are vanishingly low.

Environmentalists complain that the company has paid insufficient attention to the effect of heavy ash fall on the plant’s machinery and that no evacuation plan has been devised for people living close to the plant.

Source : International news media.

Sakurajima-6-nov

Episode éruptif du Sakurajima en novembre 2014 (vue webcam)

Randonneur tué par un ours à Yellowstone // Bear kills hiker at Yellowstone

drapeau francaisUn randonneur a été tué et partiellement dévoré vendredi dernier par un ou plusieurs grizzlis, dans le Parc National de Yellowstone,  à proximité de l’Elephant Back Loop Trail , dans le secteur de Lake Village.

Bien que les causes de la mort ne soient pas encore clairement établies, les empreintes trouvées sur place semblent montrer qu’une femelle grizzly adulte et un ourson étaient présents et impliqués dans l’incident. L’homme était originaire du Montana et travaillait pour l’entreprise qui gère trois cliniques à l’intérieur du parc. L’Elephant Back Loop Trail a été fermée et les rangers ont installé des pièges à ours ; si les grizzlis qui ont attaqué l’homme sont capturés, ils seront euthanasiés.

Les responsables du Parc ont rappelé les consignes de sécurité de base : ne se déplacer que sur les chemins balisés, en groupe de trois personnes ou plus et emporter un spray répulsif susceptible de faire fuir les ours. Beaucoup de randonneurs ont trop tendance à considérer Yellowstone comme un parc d’attraction à l’intérieur duquel on peut facilement approcher les animaux. C’est archi faux. Au mois de juin, j’ai vu de nombreux randonneurs inconscients approcher des bisons qui s’apprêtaient à traverser une rivière. Personnellement, connaissant l’humeur imprévisible de ces animaux, je m’étais posté à distance respectable avec un puissant téléobjectif. De toute façon, toute approche serrée des animaux est illégale dans le Parc de Yellowstone.

De la même façon, les ours du parc n’ont rien à voir avec les nounours de notre enfance. Ce n’est pas la première fois qu’un randonneur se fait agresser et tuer par une mère. L’approche d’une ourse et d’un ourson représente la plus grande des menaces, avec danger de mort à la clé.

Plusieurs personnes ont été tuées par des ours à Yellowstone au cours des 20ème et 21ème siècles. Les statistiques montrent que de tels incidents ont été plus fréquents ces dernières années, probablement en raison du nombre de plus en plus élevé de visiteurs dans le Parc.
Des randonneurs ont été tués en 1916, Août 1942, Juin 1972, Juillet 1984, Octobre 1986, Juillet 2011 et Août 2011. La plupart des récentes attaques ont été lancées par des mères qui étaient avec leurs petits.

Source. Presse américaine.

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drapeau anglaisA hiker was killed and partially devoured last Friday by one or more grizzlies in Yellowstone National Park, near the Elephant Back Loop Trail in the Lake Village area.
Although the causes of death have not yet been clearly established, the prints found on site seem to show an adult female grizzly and cub were present and involved in the incident. The man was from Montana and worked for the company that manages three clinics in the Park. The Elephant Back Loop Trail was closed and rangers have set up bear traps. If the grizzly that attacked humans are caught, they will be euthanised.
Park officials recalled the basic safety instructions: move only on marked paths, in groups of three or more people and take a repellent spray that may scare away bears. Many hikers tend to see Yellowstone as a theme park inside which one can easily approach the animals. This is totally wrong. In June, I saw many stupid hikers approach the bison that were about to cross a river. As I know the unpredictable mood of these animals, I posted myself at a respectable distance with a powerful telephoto lens. Anyway, any close approach to animals is illegal in Yellowstone Park.
Similarly, the park’s bears have nothing to do with our childhood teddy. This is not the first time a hiker has been attacked and killed by a sow. The approach of a bear and a cub is a major threat, with danger of death.

Several persons have been killed by bears at Yellowstone in the 20th and 21st centuries. Statistics show that such incidents have been more frequent in recent years, probably because of the higher and higher number of visitors that come to the park.

Hikers were killed in 1916, August 1942, June 1972, July 1984, October 1986, July 2011 and August 2011. Most of the recent attacks were from sows that were with their cubs.

Source. American news media.

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Photo: C. Grandpey

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Pour en savoir plus sur le monde des ours….

Le Kilauea (Hawaii) à travers les âges // Kilauea volcano (Hawaii) through the ages

drapeau francaisL’histoire éruptive du Kilauea est très intéressante et elle est bien observée depuis le 19ème siècle. Au début, les rapports de voyageurs donnaient des informations précieuses. Par exemple, Mark Twain dans A la Dure ou dans ses Lettres d’Hawaii a décrit très précisément l’activité à l’intérieur de l’Halama’uma’u Crater et les fontaines de lave fascinaient les visiteurs.
Plus tard, l’appareil photo a permis de considérablement améliorer la capacité des scientifiques à comprendre et à comparer l’activité volcanique des volcans d’Hawaii à travers le temps. Au début, la photographie en extérieur représentait un sacré défi. Le matériel comprenait un volumineux appareil photo, un trépied et de lourdes boîtes de plaques de verre. Pour créer un négatif, des produits chimiques volatiles étaient appliqués sur la plaque de verre lorsque la photo était prise. Les photos d’éruption étaient particulièrement difficiles car les gaz volcaniques pouvaient perturber le processus chimique qui générait le négatif.
Quelques scientifiques ont commencé à prendre des photos au 19ème siècle mais la plupart des premières images de volcans hawaïens ont été réalisées par des photographes professionnels à des fins commerciales.
La photo ci-dessous montre des personnes sur le bord du lac de lave au sommet du Kilauea ; elle provient des archives du HVO. Le groupe, qui comprenait photographe J.J. Williams qui a probablement pris la photo, a visité l’Halemaumau le 1er avril, 1893. L’un des visiteurs a noté que « le cratère s’était rempli à raison de 10 pieds (3 mètres) par mois, ou plus de 125 pieds (38 mètres) au cours de l’année écoulée, et le lac de lave couvrait près de 15 acres (6 hectares ou 60.000 mètres carrés) « . Aujourd’hui, le lac a une forme elliptique et mesure 210 mètres sur160. Il couvre une superficie d’environ 106.000 mètres carrés.
Adapté d’un article publié par le HVO.

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drapeau anglaisThe eruptive history of Kilauea volcano is very interesting and it has been well observed since the 19th century. At the beginning, it was the reports of travellers that gave precious information. For instance, Mark Twain in Roughing it or in his Letters from Hawaii described very accurately the activity in Halama’uma’u Crater and the lava fountains that fascinated the visitors.

Later on, the camera provided another tool that vastly improved scientists’ ability to understand and compare Hawaiian volcanic activity through time. At the beginning, outdoor photography was difficult. Essential equipment included a large camera, a tripod and heavy boxes of glass plates. To create a negative, volatile chemicals were applied to the glass plate when the photo was taken. Eruption photographs were particularly challenging because volcanic fumes could spoil the chemical process that produced the negative.

A few scientists began taking photographs in the 19th century, but most early images of Hawaiian volcanoes were captured by professional photographers for commercial purposes.

The photo below that shows people on the edge of a Kilauea summit lava lake is from HVO’s archives. The group, which included photographer J.J. Williams, who probably took the photo, visited Halemaumau on April 1st, 1893. One of the visitors, who described the visit to the volcano, noted that “the crater had filled at the rate of 10 feet (3 metres) a month, or more than 125 feet (38 metres) during the past year, and that the molten lake covered nearly 15 acres (6 hectares or 60.000 square metres)”. Today, the lake has an elliptic shape and measures 210 m X 160 m. It covers an area of about 106.000 square metres.

Adapted from an HVO article.

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Crédit photo: USGS / HVO.