Tué par un ours au Canada // Killed by a bear in Canada

Voici ce que dit la presse canadienne à propos de l’artiste français qui a été tué par un ours le 15 août 2019, à environ 60 kilomètres au sud de Tulita dans les Territoires du Nord-Ouest (N.W.T.) canadien. Il s’agit du 4ème accident mortel en 20 ans impliquant un plantigrade dans les N.W.T. Des agents du Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles (DENR) ont tué un ours noir et un grizzli le 16 août dans la zone où l’homme est censé avoir eu la rencontre fatale avec un ours.
Des nécropsies (autopsies effectuées sur des animaux) seront effectuées pour déterminer si l’un ou l’autre des ours a été impliqué dans l’attaque mortelle de la semaine dernière. Une femme a indiqué que son compagnon de voyage avait rencontré un ours. L’homme a été porté disparu après la rencontre. La femme est entrée en contact avec un groupe de voyageurs qui a activé le dispositif de communication d’urgence.
Les rencontres entre hommes et ours dans les Territoires du Nord-Ouest ne sont pas exceptionnelles, même si les décès sont rares. Le N.W.T. Coroner Service est désormais l’organisme en charge de l’enquête. Le corps de la victime est à Edmonton pour une autopsie. Il est prévu que la cause de la mort soit expliquée officiellement cette semaine.
Selon le DENR, deux des attaques mortelles précédentes dans les N.W.T. impliquaient des ours noirs, au lac Prosperous en 2001, et au lac Nonacho en juin 2005. La troisième attaque mortelle a été commise par un grizzli dans les montagnes du Mackenzie en 2014.
Selon les statistiques, les N.W.T. possèdent une petite population de grizzlis. On estime qu’il y a entre 4 000 à 5 000 de ces animaux, dont 2 000 à 3 000 adultes. Il y a environ 4 300 ours noirs dans cette région.
Il faut garder à l’esprit que les ours ont un sens de l’odorat aigu et qu’ils parcourent de longues distances s’ils sentent les substances susceptibles de les attirer, comme les ordures ou la nourriture, ce qui peut les rapprocher des personnes (les randonneurs par exemple)  et des zones habitées. Il est parfois impossible d’éviter une rencontre avec un ours. Le meilleur moyen d’éviter les rencontres avec les ours est de stocker correctement la nourriture et de ne jamais nourrir les animaux sauvages.

Source: médias canadiens

Ne surtout pas oublier que lorsque l’on voyage dans certaines régions du Canada ou de l’Alaska, on est un intrus dans le territoire des ours, et pas l’inverse, comme dans les Pyrénées où l’ours a été réintroduit après avoir été exterminé…

Pour en savoir plus sur les ours, je ne peux que conseiller la lecture du livre “Dans les pas de l’ours” écrit avec l’ami Jacques Drouin et publié aux éditions Séquoia.

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Here is what the Canadian press says about the French artist who was killed by a bear on August 15th, 2019, about 60 kilometres south of Tulita in the Northwest Territories (N.W.T.). It is the 4th N.W.T. bear fatality in 20 years. Officials with the territorial Department of Environment and Natural Resources (DENR) killed a black bear and a grizzly bear on August 16th in the area where the man is believed to earlier have had a fatal encounter with a bear.

Necropsies (autopsies performed on animals) will be done to determine if either bear was involved in last week’s fatal encounter. A woman reported her travelling companion had an encounter with a bear. The man was reported missing after the encounter. The woman made contact with a second group of travellers who activated their emergency communications device.

Human-bear encounters in the Northwest Territories are not out of the ordinary, although fatalities are rare. The N.W.T. Coroner Service is now the lead agency on the investigation. The body of the man is in Edmonton for an autopsy. The cause of death won’t be official until that’s complete — something which may happen as early as this week.

According to DENR, two of the previous fatal bear attacks in the N.W.T. involved black bears, at Prosperous Lake in 2001, and at Nonacho Lake in June 2005. The third fatal attack was by a grizzly bear in the Mackenzie Mountains in 2014.

According to statistics, the N.W.T. has a small grizzly bear population.  There are an estimated 4,000 to 5,000 grizzly bears in the Northwest Territories, of which 2,000 to 3,000 are mature. There are about 4,300 black bears in the territory.

One should bear in mind that bears have a keen sense of smell and will travel long distances if they smell attractants like garbage or food, which can bring them into close proximity with people or communities. Not all bear encounters are avoidable. The best way to avoid bear encounters is to properly manage and store attractants, and to never feed wildlife.

Source: Canadian news media

Ours noir en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Grizzly dans le Katmai (Photo: C. Grandpey)

Rencontre mortelle avec un ours // Deadly encounter with a bear

Une jeune mère et sa fille de 10 mois ont été tuées par un grizzli à quelques mètres de leur cabane dans le Territoire du Yukon au Canada, à 400 km de Whitehorse, la capitale du Territoire. La femme était professeure de français à l’école primaire de Whitehorse; elle était en congé de maternité avec son enfant. Elle et son partenaire avaient prévu de passer une partie de l’année sur leur ligne de piégeage, une grande parcelle de terre louée par le gouvernement pour piéger des animaux afin de récupérer leur fourrure.
L’homme était sorti pour vérifier les pièges. Sur le chemin du retour, il a été attaqué par l’ours, à une centaine de mètres de la cabine occupée par le couple. Il a tué l’ours, mais lorsqu’il est arrivé à la cabane, il a découvert que l’animal avait déjà tué sa partenaire et leur fille.
Le site web du couple explique que l’homme est guide naturaliste et consultant en cartographie, tandis que la femme s’adonne à l’artisanat et conçoit des produits en fourrure. Leur fille est présentée sur le site, enveloppée dans une fourrure de renard.
Environ 7 000 grizzlis vivent au Yukon, mais les accidents sont rares. La dernière attaque mortelle impliquant un ours dans le Territoire remonte à 2006.
Les grizzlis hibernent généralement d’octobre à avril, mais avec le climat plus doux qui règne dans la région, on a encore observé en novembre de nombreux ours au cours des dernières semaines.
Source: Journaux canadiens.

J’aimerais ajouter deux remarques à cet article:
1) Il est vrai que les attaques d’ours sont très rares au Canada et aux États-Unis. Elles sont généralement dues à l’imprudence des touristes qui se sont aventurée entre une ourse et ses petits. Des attaques peuvent également se produire si les gens passent trop près d’une tanière

Comme on peut le lire dans l’article, il convient également de noter que le réchauffement de la planète modifie l’hibernation des ours. Ils ont tendance à hiberner plus tard dans l’année et à sortir de l’hibernation plus tôt au printemps.
2) L’article précise que l’homme vérifiait des pièges et que le bébé portait une fourrure de renard. Je suis certain que cela choquera beaucoup d’amoureux des animaux. Cependant, ces personnes doivent savoir que le piégeage fait partie de la culture arctique et constitue un moyen de subsistance pour les populations qui vivent loin de tout. Le piégeage et la chasse sont sévèrement contrôlés, notamment en Alaska. On peut voir des magasins de fourrure le long des rues d’Anchorage. Malgré cette tradition, les animaux sauvages sont encore nombreux dans l’Arctique. Les ours, les loups, les orignaux et les renards ne sont pas des espèces en voie de disparition.

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A young mother and her 10-month-old daughter have been killed by a grizzly bear metres from their cabin in Canada’s Yukon Territory, 400km from Whitehorse, the Territory’s capital. The woman was a French immersion teacher at Whitehorse elementary school; she was on maternity leave with her child. She and her partner had planned to spend some of those months on their trap line, a large parcel of land leased from the government to trap animals for fur.

The man had gone out to check the couple’s traps, but on his way back, he was charged by the bear, 100 metres from the couple’s cabin. He shot and killed the bear, but when he reached the cabin he found that it had already killed his partner and their daughter.

The couple’s website describes the man as an outdoor guide and mapping consultant, and the woman as a designer of artisanal fur products. Their newborn daughter is also featured on the site, wrapped in orange fox fur.

About 7,000 grizzly bears live in the Yukon, but such deadly encounters are rare: the last fatal bear attack in the Territory was in 2006.

Grizzly bears typically hibernate between October and April, but warmer weather in the Territory has led to a number of sightings of bears in recent weeks.

Source : Canadian newspapers.

I would like to add two remarks to this article :

1) It is true that bear attacks are very rare in Canada and the U.S. They are usually caused by tourists’ carelessness, especially if they had walked between a sow and its cubs. Attacks may also occur if people walk too close to the bears’ dens.

It should also be noted, as can be read in the article, that global warming is altering the bears’ hibernation. They tend to hibernate later in the year and to come out of hibernation earlier in spring.

2) The article says that the man was checking the couple’s traps and that the baby was wearing an orange fox fur. I’ am sure this will shock many animal lovers. However, these people should know that trapping is part of the Arctic culture and a means of subsistence for remote populations. Trapping and hunting are severely controlled, especially in Alaska. Fur stores can be seen along the streets of Anchorage. Despite this tradition, wild animals are still numerous in the Arctic. Bears, wolves, moose and foxes are not endangered species.

Photo: C. Grandpey

Randonneur tué par un ours à Yellowstone // Bear kills hiker at Yellowstone

drapeau francaisUn randonneur a été tué et partiellement dévoré vendredi dernier par un ou plusieurs grizzlis, dans le Parc National de Yellowstone,  à proximité de l’Elephant Back Loop Trail , dans le secteur de Lake Village.

Bien que les causes de la mort ne soient pas encore clairement établies, les empreintes trouvées sur place semblent montrer qu’une femelle grizzly adulte et un ourson étaient présents et impliqués dans l’incident. L’homme était originaire du Montana et travaillait pour l’entreprise qui gère trois cliniques à l’intérieur du parc. L’Elephant Back Loop Trail a été fermée et les rangers ont installé des pièges à ours ; si les grizzlis qui ont attaqué l’homme sont capturés, ils seront euthanasiés.

Les responsables du Parc ont rappelé les consignes de sécurité de base : ne se déplacer que sur les chemins balisés, en groupe de trois personnes ou plus et emporter un spray répulsif susceptible de faire fuir les ours. Beaucoup de randonneurs ont trop tendance à considérer Yellowstone comme un parc d’attraction à l’intérieur duquel on peut facilement approcher les animaux. C’est archi faux. Au mois de juin, j’ai vu de nombreux randonneurs inconscients approcher des bisons qui s’apprêtaient à traverser une rivière. Personnellement, connaissant l’humeur imprévisible de ces animaux, je m’étais posté à distance respectable avec un puissant téléobjectif. De toute façon, toute approche serrée des animaux est illégale dans le Parc de Yellowstone.

De la même façon, les ours du parc n’ont rien à voir avec les nounours de notre enfance. Ce n’est pas la première fois qu’un randonneur se fait agresser et tuer par une mère. L’approche d’une ourse et d’un ourson représente la plus grande des menaces, avec danger de mort à la clé.

Plusieurs personnes ont été tuées par des ours à Yellowstone au cours des 20ème et 21ème siècles. Les statistiques montrent que de tels incidents ont été plus fréquents ces dernières années, probablement en raison du nombre de plus en plus élevé de visiteurs dans le Parc.
Des randonneurs ont été tués en 1916, Août 1942, Juin 1972, Juillet 1984, Octobre 1986, Juillet 2011 et Août 2011. La plupart des récentes attaques ont été lancées par des mères qui étaient avec leurs petits.

Source. Presse américaine.

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drapeau anglaisA hiker was killed and partially devoured last Friday by one or more grizzlies in Yellowstone National Park, near the Elephant Back Loop Trail in the Lake Village area.
Although the causes of death have not yet been clearly established, the prints found on site seem to show an adult female grizzly and cub were present and involved in the incident. The man was from Montana and worked for the company that manages three clinics in the Park. The Elephant Back Loop Trail was closed and rangers have set up bear traps. If the grizzly that attacked humans are caught, they will be euthanised.
Park officials recalled the basic safety instructions: move only on marked paths, in groups of three or more people and take a repellent spray that may scare away bears. Many hikers tend to see Yellowstone as a theme park inside which one can easily approach the animals. This is totally wrong. In June, I saw many stupid hikers approach the bison that were about to cross a river. As I know the unpredictable mood of these animals, I posted myself at a respectable distance with a powerful telephoto lens. Anyway, any close approach to animals is illegal in Yellowstone Park.
Similarly, the park’s bears have nothing to do with our childhood teddy. This is not the first time a hiker has been attacked and killed by a sow. The approach of a bear and a cub is a major threat, with danger of death.

Several persons have been killed by bears at Yellowstone in the 20th and 21st centuries. Statistics show that such incidents have been more frequent in recent years, probably because of the higher and higher number of visitors that come to the park.

Hikers were killed in 1916, August 1942, June 1972, July 1984, October 1986, July 2011 and August 2011. Most of the recent attacks were from sows that were with their cubs.

Source. American news media.

Ours-Yell

Photo: C. Grandpey

Puymoyen-03

Pour en savoir plus sur le monde des ours….