Carte du Volcán de Colima (Mexique) gravée sur un vieux rocher // Map of Volcán de Colima (Mexico) engraved on an old rock

La carte « très détaillée » d’un volcan, vieille de 2 000 ans, a été découverte gravée sur un bloc de roche volcanique au Mexique. Des experts de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire du Mexique (INAH) ont récemment analysé le bloc, qui se trouve sur un terrain privé à Colima. La roche basaltique qui le compose est le résultat d’une éruption du Volcán de Colima, également appelé Fuego de Colima, à 14 kilomètres de là, il y a des milliers d’années.
Avec une hauteur de 1,70 m. à son point le plus haut, le bloc mesure entre 2 et 2,70 m de large et entre 0,60 et 1,70 m. d’épaisseur.
Lorsque les archéologues ont examiné la roche, ils ont découvert que des cartes y étaient gravées. L’INAH explique qu’elles ont été utilisées pour gérer les terres dans cette zone et aussi pour transmettre les connaissances d’une génération à l’autre.
En étudiant les techniques de gravure utilisées, les experts expliquent que le travail a probablement eu lieu entre 200 ans avant J.C. et 200 ans après. Différentes techniques de gravure ont été mises en oeuvre pour représenter le versant sud du volcan qui est parcouru par des caractéristiques géologiques telles que les rivières et les ravines. Sur la surface principale du rocher, de petites cavités ont été creusées pour représenter les communautés locales.
Source: Fox News.

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An elaborate 2,000-year-old « volcano map » has been discovered carved into a large volcanic rock in Mexico. Experts from Mexico’s National Institute of Anthropology and History (INAH) recently analyzed the rock, which is on private land in Colima, Mexico. The basalt rock was the result of an eruption from the Volcán de Colima, also called Fuego de Colima, 14 kilometres away, which occurred thousands of years ago.

Standing 1.70 m. at its highest point, the rock is between 2 and 2.70 m.wide and between .60 and 1.70 m. thick.

When archaeologists examined the rock, they found maps were carved into it. INAH explains that the maps were used to manage the land in that area and also to pass knowledge from one generation to another.

By studying the carving techniques used on the stone, experts say that the work likely took place between 200 B.C. and 200 A.D. Different engraving techniques were used to represent the volcano’s southern slope, which is furrowed by features such as rivers and ravines. On the main surface of the rock, small cavities were carved to represent local communities.

Source: Fox News.

Crédit photo : INAH

Si une éruption se produisait sur la Péninsule de Reykjanes (Islande)… // Should an eruption start on the Reykjanes Peninsula (Iceland)…

Comme je l’ai écrit précédemment, je me pose un certain nombre de questions devant la situation sur la Péninsule de Reykjanes. La sismicité est intense avec des essaims à répétition depuis le 21 janvier 2020. Cette sismicité s’accompagne d’une inflation qui atteint une dizaine de centimètres. Habituellement, ces paramètres sont le signe d’une intrusion magmatique et indiquent qu’une éruption va se produire à brève échéance. Or, pour le moment, la lave n’est pas apparue à la surface.
Si une éruption devait se produire, ce serait sans aucun doute le début de sérieuses perturbations pour la partie sud-ouest de l’Islande où se trouve la Péninsule de Reykjanes. En se penchant sur le passé volcanique de la région, les scientifiques islandais ont découvert que la dernière période d’activité volcanique sur la Péninsule a commencé au 10ème siècle et s’est poursuivie jusqu’au 13ème. Contrairement à la plupart des volcans islandais qui ont tendance à se réveiller pendant quelques mois ou quelques années puis à se rendormir, lorsque cette région entre en éruption, elle semble rester active pendant 300 ans, avec des épisodes éruptifs irréguliers qui peuvent durer plusieurs décennies. De longues fissures peuvent s’ouvrir et atteindre 8 km de longueur et donner naissance à des fontaines de lave, mais généralement sans grandes quantités de cendre et sans activité explosive.
Si une telle activité devait se mettre en route sur la Péninsule de Reykjanes, elle pourrait perturber les activités économiques pendant plusieurs siècles. Il ne faut pas oublier que le site où la sismicité et l’inflation sont enregistrées actuellement se trouve à proximité de la ville de Grindavík et du Blue Lagoon qui est un important pôle touristique en Islande. De plus, ce site n’est qu’à 15 kilomètres de l’aéroport international de Keflavik. Si une telle série d’éruptions se produisait aujourd’hui, on estime que les pistes de l’aéroport seraient recouvertes de 2 centimètres de cendre, ce qui interromprait temporairement tous les vols.
Les archives géologiques montrent que la région recèle cinq systèmes volcaniques, qui semblent s’activer de manière coordonnée environ tous les 1000 ans, même si la notion de cycle n’a jamais été clairement prouvée en volcanologie.
Les documents historiques révèlent que les émissions de lave les plus récentes se sont produites entre 1210 et 1240 et ont couvert environ 50 kilomètres carrés. Au moins six éruptions distinctes se sont produites, chacune durant des semaines ou des mois. Elles ont été entrecoupées de périodes calmes avec parfois 12 ans sans activité. Les particules de cendre ont été transportées par le vent sur des dizaines de kilomètres. Des sources écrites signalent des problèmes pour le bétail dans la région.
Selon l’Icelandic Met Office, le pire des scénarios serait que des coulées de lave se dirigent vers la ville de Grindavík. Il existe également d’autres infrastructures importantes dans la région, notamment une centrale géothermique. L’approvisionnement en eau chaude et froide pourrait être menacé, ainsi que les routes, en particulier la route entre Reykjavík et l’aéroport de Keflavík.
Les autorités ont averti la population locale que le risque d’éruption ne devait pas être exclu dans la Péninsule de Reykjanes. En conséquence, les Islandais doivent être vigilants. Dans la mesure où les éruptions devraient être de faible ampleur et espacées dans le temps, elles seront plus faciles à gérer que les volumineuses émissions de lave comme l’éruption du Laki de 1783.

Source: Adapté d’un article de The Guardian.

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As I put it before, I am a little puzzled by the situation on the Reykjanes Peninsula. Seismicity has been intense with repetitive earthquake swarms since January 21st, 2020. This seismicity has been accompanied by an inflation that is now reaching about 10 centimetres. Usually, such parameters are an indication of a magma intrusion and that an eruption will occur in the short term. However, for the moment, no lava has emerged to the surface.

Should an eruption occur, it might be the start of major disturbances for the southwest part of Iceland where the Reykjanes Peninsula is located. Looking back into the past, local scientists have discovered that the last period of volcanic activity on the Peninsula began in the 10th century and continued until the 13th. Unlike typical Icelandic volcanoes, which tend to wake for a few years and then calm down, when this region starts erupting, it appears to be active over 300 years, producing irregular eruptive episodes that can last a few decades. Long fissures extend up to 8km, producing lava fountains, usually without large amounts of ash or explosive activity.

If a similar period activity started on the Reykjanes Peninsula, it could cause disruption for centuries to come. One should bear in mind that the places where the current seismicity and inflation are recorded is situated close to the town of Grindavík and the popular Blue Lagoon tourist attraction. Moreover, it is only15 kilometres from Iceland’s international airport in Keflavik. If such a series of eruptions occurred today, it is estimated that runways at Keflavík airport could be coated in 2 centimetres of ash, temporarily halting all flights.

Geological evidence shows the area is fed by five volcanic systems, which seem to come to life in a coordinated way roughly every 1,000 years, even though the notion of cycle has never been clearly proved in volcanology..

Historic records tell us that the most recent emissions of lava occurred between 1210 and 1240 and covered about 50 square kilometres of land. At least six separate eruptions occurred, each lasting weeks to months, interspersed with gaps of up to 12 years with no activity. Volcanic rock and ash particles were carried tens of kilometres by the wind and written sources report problems for livestock in the area.

According to the Icelandic Met Office, the worst-case scenario would be if lava flowed towards the town of Grindavík. There is also other important infrastructure in the vicinity including a geothermal power plant. Hot and cold water supply might be at risk, along with roads, including the road between Reykjavík and Keflavík airport.

Local authorities have warned the local population that the risk of an eruption should not be excluded on the Reykjanes Peninsula. As a consequence, Icelanders will be keeping a close eye on the peninsula. Because the eruptions are likely to be relatively small and occasional they will be easier to cope with than massive and sudden emissions of lava like the 1783 Laki eruption.

Source : Adapted from an article in The Guardian.

Centrale géothermique de Svartsengi et Lagon Bleu (Photos: C. Grandpey)

Une histoire pas comme les autres…

Ce matin en ouvrant mon courrier électronique, j’ai découvert un message écrit par une personne que je ne connais pas et qui avait lu mon article relatant l’éruption du Stromboli le 3 juillet dernier. J’y écrivais que « deux randonneurs s’étaient trouvé au mauvais endroit au mauvais moment » et que l’un deux avait perdu la vie..

Ces mots ont fait écho chez cette personne car sa fille se trouvait en Sicile début juillet. Elle avait projeté de grimper sur le volcan ce jour-là  – qui se trouvait être celui de son anniversaire – en compagnie des deux randonneurs victimes de la colère du volcan. Au dernier moment, elle a renoncé à cette excursion pour une raison que vous découvrirez en lisant son blog. Elle a finalement eu la chance de ne pas être, avec eux, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Je vous invite à lire son récit, très bien écrit et empreint de beaucoup d’émotion :

https://chabventures.wordpress.com/2019/07/07/comment-ma-petite-voix-interieure-et-mon-ange-gardien-mont-sauve-la-vie-le-jour-de-mes-29-ans/

Photo: C. Grandpey

Etna (Sicile) : En souvenir de l’éruption de 1669…

Ces jours-ci, l’Etna montre une belle activité strombolienne au niveau du Nouveau Cratère Sud-Est, avec projections et épanchements de lave sur quelques centaines de mètres. A noter toutefois qu’une ordonnance promulguée par la municipalité de Nicolosi interdit toute approche de la zone sommitale du volcan.

Dans le même temps, deux députés de la région de Catane ont déposé un projet de loi prévoyant la création d’une journée commémorative du 350ème anniversaire de l’éruption de l’Etna qui, le 11 mars 1669, a détruit plusieurs localités dans la province de Catane. La lave a enseveli Mompilieri et est arrivée jusqu’à Catane, où les douves du château d’Ursino datant du 16ème siècle ont été recouvertes, de même que le pont-levis reliant le château à la place d’armes.
Le projet de loi a pour but de garder en mémoire le souvenir d’un événement marquant pour le peuple sicilien, mais aussi « de le transformer en opportunités de développement du tourisme et de promotion culturelle pour les municipalités de la province de l’Etna.» Compte tenu du remarquable intérêt de l’événement d’un point de vue historique et naturel, les deux députés qui ont présenté le projet de loi souhaitent « privilégier des itinéraires culturels et touristiques par le biais d’expositions permanentes, de parcs culturels, et la création d’un musée en plein air le long de la « route de la lave » entre le château d’Ursino et les Monti Rossi, avec des événements thématiques qui restituent à la communauté un souvenir et une identité qui seraient autrement perdus ».
Source : Journal La Sicilia.

Une fresque montrant l’éruption de 1669 se trouve dans la sacristie de la cathédrale de Catane. (Photo: C. Grandpey)

Bogoslof (Iles Aléoutiennes / Alaska)

drapeau-francaisDans une dernière mise à jour (2 février 2017), l’AVO indiquait que le Bogoslof restait bien actif. Il se trouve «dans un état imprévisible» et de nouvelles explosions avec des nuages de cendre s’élevant à haute altitude peuvent se produire à tout moment. C’est ce qui se passe au moment où je diffuse cette note. Un nouvel épisode éruptif est en cours, semblable aux précédents
Voici quelques informations supplémentaires sur ce volcan des Iles Aléoutiennes.
L’Ile Bogoslof est apparue après une éruption sous-marine en 1796. Castle Rock, un bouchon de lave laissé par cette éruption, se dresse sur le côté sud-ouest de l’île. En 1883, le Bogoslof est de nouveau entré en éruption avec la formation d’un dôme de lave. Le dôme faisait jadis partie de l’île, mais il a été entamé par l’érosion et il ne reste plus aujourd’hui qu’un pilier rocheux à 600 mètres de la côte.
Bogoslof Island couvre 69 hectares avec son point le plus élevé 147 mètres au-dessus du niveau de la mer. En fait, cette île minuscule est le sommet d’un volcan sous-marin dont les pentes descendent à 1650 mètres de profondeur et reposent sur le plancher de la Mer de Béring.
La première éruption avec émission de cendre a eu lieu le 14 décembre 2016. Une surface de 8 000 mètres carrés sur le côté est de l’île a disparu au cours de cet événement. Depuis la mi-décembre, le volcan s’est manifesté à plus de vingt reprises. Il a émis des panaches renfermant des cristaux de glace et des fragments de roches qui sont parfois montés à plus de 6 000 mètres d’altitude. Les pilotes d’aéronefs ont dû les esquiver entre l’Amérique du Nord et l’Asie. Les contrôleurs aériens sont informés quand une éruption se déclenche. Jusqu’à présent, le Bogoslof n’a causé aucune interruption majeure du trafic aérien. Les vols ont été légèrement déviés au-dessus ou autour des nuages de cendre. Au cours des dernières années, des éruptions majeures ont contraint les compagnies aériennes à annuler des vols
L’activité explosive du Bogoslof est en partie due à l’interaction du magma avec l’eau de mer. Les nuages de cendre pourraient devenir monnaie courante en 2017 car certaines éruptions du passé ont duré plusieurs mois.
Source: ABC News.

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drapeau-anglaisIn its latest update (February 2nd 2017), AVO indicated that although no eruptive activity was currently detected on Bogoslof, elevated unrest continued. The volcano is “in an unpredictable condition” and additional explosions producing high-altitude volcanic clouds could occur at any time. This is what is happening while I am releasing this post, with an eruptive event which is similar to the previous ones.

Here is a little more information about this volcano of the Aleutians.

Bogoslof Island appeared after an underwater eruption in 1796. Castle Rock, a lava plug left by that eruption, stands on the island’s southwest side. In 1883, Bogoslof erupted again and created a lava dome. The dome was once part of the island but because of erosion, now stands as a rock pillar 600 metres off shore.

Bogoslof Island covers 69 hectares with its highest point 147 metres above sea level. Actually, the tiny island is the summit of an active, underwater volcano that extends down 1650 metres, with its base on the floor of the Bering Sea.

The first confirmed ash emission occurred on December 14th 2016. 8,000 square metres on the island’s east side disappeared in the eruptions. Since mid-December, the volcano has erupted more than two dozen times, sending up clouds of ice crystals and rock fragments, sometimes higher than 6,000 metres, that airliners must dodge as they fly between North America and Asia. Air traffic controllers receive an advisory after eruptions. Bogoslof so far has caused no major interruptions. Flights have been slightly rerouted above or around ash clouds. In past years, major eruptions have led airlines to cancel flights

The explosiveness is partly due to the volcano magma’s interaction with seawater, and the ash clouds could be a regular feature in 2017 as some of the previous, historical eruptions have lasted many months.

Source : ABC News.

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Image montrant la morphologie du Bogoslof à la fin du mois de janvier 2017.

(Source : AVO)

Histoire des noms de coulées de lave du Kilauea (Hawaii) // History of the names of Kilauea’s lava flows (Hawaii)

drapeau-francaisOn peut lire sur le site Internet West Hawaii Today un article très intéressant qui explique pourquoi la coulée de lave émise actuellement par le Kilauea a été baptisée «61g». Pour mieux le comprendre, il faut prendre en compte l’éruption actuelle depuis le premier jour..
Tout a commencé le 3 janvier 1983, quand des fractures éruptives se sont ouvertes au cœur de l’East Rift Zone. En juin 1983, l’éruption s’est concentrée sur une seule bouche qui, plus tard, a reçu le nom de Pu’u O’o.
En 1983-1986, le Pu’u O’o est entré en éruption environ une fois par mois, en général pendant moins de moins de 24 heures chaque fois, avec des fontaines de lave spectaculaires suivies de périodes d’inactivité.
Les scientifiques du HVO ont suivi ces événements en leur attribuant des numéros (1 à 47). Au début, ils les ont appelés «phases», puis «épisodes».
En juillet 1986, l’épisode 48 a débuté par l’ouverture de fractures en amont et en aval du Pu’u O’o le long de la zone de rift. Chaque fracture a reçu une lettre pour l’identifier – 48a, 48b et 48c. L’activité de l’épisode 48c a persisté, avec l’éruption du Kupaianaha, qui est resté actif pendant six ans, avec des coulées qui ont fini par recouvrir Kalapana.
Ce changement de style éruptif, avec des coulées de lave presque ininterrompues, a compliqué le processus de numérotation des «épisodes». Néanmoins, à partir de 1992, avec le déplacement de la bouche active vers l’amont ou l’aval de l’East Rift Zone à proximité du Pu’u O’o, des numéros d’épisodes ont été utilisés pour suivre  cette activité.
Il faut noter que de nouvelles coulées de lave issues de bouches différentes n’ont pas toujours reçu un numéro. Par exemple, lors de l’épisode 55 (1997-2007), les nouvelles coulées ont reçu des noms basés sur des événements du calendrier correspondant à leur apparition. C’est ainsi qu’il y a eu la coulée de « la Fête des Mères » – Mother’s Day – ou la coulée MLK, apparue le jour anniversaire de Martin Luther King.
Ces noms informels ont permis aux scientifiques du HVO de différencier les différentes coulées d’un même épisode. Mother’s Day, MLK et d’autres ont fait partie de l’épisode 55 parce qu’elles étaient toutes alimentées à partir de bouches sur les flancs sud et ouest du Pu’uO’o. Il n’y avait pas non plus de différence significative entre ces coulées, et beaucoup étaient actives simultanément.
L’épisode actuel de Kilauea – numéro 61 – a commencé en août 2011 avec le remplissage du Pu’u O’o (61a). Cet événement a été suivi par la coulée de la «Journée de la Paix» (61b) – Peace Day flow – qui est apparue le 21 septembre (Journée Internationale de la Paix).
Les autres coulées de l’épisode 61 incluent celles qui portent le noms de territoires ou la date de leur naissance, comme les coulées «Kahauale’a» (61c et 61d) et du «27 juin» (61e), qui ont menacé Pahoa et d’autres localités du District de Puna en 2014-2015.
Nommer des coulées de lave peut devenir un casse-tête quand il est difficile de savoir quand un épisode a pris fin et quand le suivant a débuté. Ainsi, à la fin du mois de mai 2016, lorsque des coulées sont apparues sur les flancs nord et est du Pu’uO’o, le HVO les a simplement baptisées coulées «61f» – qui a été de courte durée – et «61g», qui persiste aujourd’hui .
En résumé, la coulée actuelle issue du Kilauea s’appelle «61g» parce que c’est la septième (g) dans la séquence d’événements qui composent le 61ème épisode de l’éruption en cours. Il est important de savoir qu’aucun des «noms» attribués aux coulées de lave – qu’il s’agisse des numéros d’épisodes, des lettres ou des références à des dates du calendrier ou des parcelles de terre – n’a de valeur officielle. Ils ne représentent qu’un moyen pour les scientifiques du HVO de différencier les coulées de lave qu’ils observent depuis 1983.

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drapeau-anglaisOne can read on the West Hawaii Today website an interesting article which explains why the current lava flow emitted by Kilauea volcano is called “61g”. To explain it, one must go back to the beginning of the ongoing eruption.

It all started on January 3rd, 1983, with fissures erupting along the mid-East Rift Zone. In June 1983, the eruption became localized at a single vent that was later named Pu’u O’o.

In 1983-1986, Pu’u O’o erupted approximately once a month, usually for less than 24 hours at a time, with dramatic lava fountains, followed by periods of inactivity.

HVO scientists kept track of these events by assigning numbers to them (1-47). They were initially called “phases,” but later changed to “episodes.”

In July 1986, episode 48 began with fissures opening uprift and downrift of Pu’u O’o. Each fissure was given a letter to identify it — 48a, 48b, and 48c. Episode 48c eruptive activity persisted, becoming the Kupaianaha vent, which was active for six years and eventually sent lava flows through Kalapana.

This change in eruptive style to nearly continuous effusion complicated the “episode” numbering scheme. Nevertheless, since 1992, as the location of Kilauea’s active vent has shifted up and down the East Rift Zone near Pu’u O’o, episode numbers have been used to track the activity.

But, new lava flows from different vents have not always resulted in a new episode number.

For instance, during episode 55 (1997-2007), new flows were given informal names based on calendar events corresponding to the day on which they began. Examples are the “Mother’s Day” flow and the “MLK” flow (Martin Luther King’s birthday).

These informal names enabled HVO scientists to differentiate multiple flows within the same episode. The Mother’s Day, MLK, and other flows were all grouped as episode 55 flows because they were all fed from vents on Pu’u O’o’s south and west flanks. There was also no significant break between the flows, and many were simultaneously active.

Kilauea’s current episode—number 61—began in August 2011 with the refilling of Pu’u O’o (61a). That event was followed by the “Peace Day” flow (61b) that began on September 21st (International Day of Peace).

Other episode 61 flows include flows named for land divisions or start dates—the “Kahauale’a” flows (61c and 61d) and the “June 27th” flow (61e), which threatened Pāhoa and other Puna communities in 2014-2015.

Naming lava flows can be tricky given the challenge of determining when one episode ends and another begins.

So, in late May 2016, when related flows broke out yet again on the north and east flanks of Pu’uO’o, HVO simply called the flows “61f,” which was short-lived, and “61g,” which persists today.

To su mit up, Kilauea’s current flow is called “61g” because it is the 7th flow (g) in the sequence of events that compose the 61st episode of the ongoing East Rift Zone eruption. A key point to remember is that none of the lava flow “names” — whether they are episode numbers/letters or based on calendar dates or land divisions — are official, or formal, names. They are just a way for HVO scientists to distinguish the flows they have monitored since 1983.

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Coulée de lave de l’épisode 61 (Photo: C. Grandpey)

Changement climatique: Passé et présent // Climate change: Past and Present

drapeau-anglaisPendant des milliers d’années, l’Homme a été exposé à des changements climatiques majeurs qui ont montré sa vulnérabilité. La dernière grande période de refroidissement il y a 12 000 ans a entraîné la disparition des mammouths et provoqué des migrations de populations vers différentes parties du monde, en quête de nourriture et de chaleur. Abraham et son peuple n’auraient peut-être pas quitté l’Egypte si le pays n’avait pas été en proie à la famine, à la peste ou à la surpopulation.
L’histoire de la Chine regorge de conflits entre les peuples nomades du Nord et les colons du Sud. Lorsque les prairies du nord étaient soumises à un temps froid ou à la sécheresse, les Huns, peuple nomade, envahissaient régulièrement les terres agricoles du Sud pour y trouver de la nourriture, ce qui a conduit à la construction de la Grande Muraille comme moyen de défense.
Une grande période de refroidissement au 17ème siècle a provoqué une «Crise Générale» avec guerres et catastrophes. Le «Petit Age Glaciaire» au milieu du 17ème siècle, a créé des conditions favorables à de grandes guerres et conflits en Europe, en Chine, en Inde et en Amérique latine. Dès la fin des années 1630 jusqu’au milieu des années 1660, il y a eu des guerres civiles et des révolutions en Europe, notamment la Guerre de Trente Ans (1618-48) qui a conduit à l’exécution de Charles 1er, avec les révoltes en Irlande, au Portugal, en Ukraine,  en Espagne et à Istanbul. En Chine, l’empire Ming est tombé aux mains des envahisseurs Mandchous.
Au 21ème siècle, la relation entre changement climatique et guerres a été mise en évidence par un rapport du Pentagone en 2003. Sa conclusion était que le changement climatique allait bientôt devenir un problème de sécurité nationale aux États-Unis. Une décennie plus tard, quatre années de sécheresse en Syrie ont provoqué la guerre civile dans ce pays. Le problème de l’eau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord est peut être responsable de la migration actuelle en Europe où le climat est plus froid et le niveau de vie plus élevé.
L’étude la plus complète sur les risques liés au changement climatique, commandée par le Royaume-Uni, la Chine et les autorités indiennes en 2015, a conclu que les risques du changement climatique ne sont pas linéaires, avec des vies humaines vulnérables à la chaleur, aux mauvaises récoltes, aux inondations, à la sécheresse et à la montée du niveau des océans. Toutes les études scientifiques s’attendent à une intensification du réchauffement climatique en raison de l’augmentation des émissions du carbone provenant de la combustion des combustibles fossiles, ainsi que la destruction de nos forêts naturelles et des récifs.
Plusieurs statistiques illustrent notre vulnérabilité. Seulement 2,5% de l’eau de la Terre est de l’eau douce. 30,1% de cette eau douce est souterraine (rivières, lacs et puits) ; le reste se trouve dans les glaciers ou les calottes polaires. La Chine et l’Inde rassemblent 37% de la population mondiale, mais seulement 11% des ressources en eau douce. Dans un scénario où les températures resteraient élevées, la probabilité de voir le système fluvial Tigre-Euphrate (qui approvisionne en eau la Turquie, la Syrie et l’Irak) souffrir de graves pénuries d’eau passe à près de 100% en 2070.
Il y a encore beaucoup de facteurs que nous ne maîtrisons pas en matière de changement climatique et de son impact sur la société humaine, mais il ressort de toutes les études que nous devons changer notre comportement en termes d’utilisation de l’eau et des ressources naturelles (forestières et marines) et réduire nos émissions de carbone afin de minimiser le risque de problèmes sévères.
Au 21ème siècle, la population mondiale atteindra plus de 10 milliards. Avec une plus grande consommation d’eau, de nourriture et d’énergie, il y aura forcément plus de conflits résultant de la surpopulation, des différends territoriaux, plus d’inflation et d’inégalités sociales. Malgré les progrès de la science, l’homme est encore extrêmement vulnérable aux caprices de la Nature. Il est urgent de s’attaquer au changement climatique dès maintenant.
Source : The Nation

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drapeau-anglaisFor thousands of years, man was vulnerable to major climate change. The last period of major cooling 12,000 years ago destroyed the mammoths and forced human migration to all parts of the world in search of food and warmth. Abraham and his people may not have moved out of Egypt if it was not due to famine, pestilence or over-population.

Chinese history is replete with conflicts between the Northern nomadic people and the Southern settlers. When the northern grassland was subject to cold weather or drought, the nomadic Huns would invade the southern farmers for food, causing them to build the Great Wall for defense.
A major period of global cooling in the 17th century caused a « Global Crisis » of war and catastrophe. The « Little Ice Age » in the middle of the 17th century created conditions for large wars and conflict in Europe, China, India and Latin America. Beginning in the late 1630s to mid 1660s, there were major civil wars and revolutions in Europe, notably the Thirty Years War (1618-48) that led to the execution of Charles I, with revolts in Ireland, Portugal, Ukraine, Spain and Istanbul. In China, the Ming empire fell to the invading Manchus.
In the 21st century, the relationship between climate change and war was highlighted by a 2003 US Pentagon report that concluded that climate change would soon become a US national security problem. A decade later, four years of drought in Syria led to the Syrian civil war. Water stress in the Middle East and North Africa may be responsible for the current migration into Europe, which has cooler climates and higher living standards.
The most comprehensive study on the risks from climate change, commissioned by the UK, China and Indian authorities in 2015, concluded that climate change risks are non-linear, with human lives vulnerable to heat stress, crop failure, flooding, drought and rise in sea-levels. All scientific evidence points towards more global warming due to increases in carbon emissions from burning fossil fuels and destroying our natural forests and reefs.
Some statistics illustrate our vulnerability. Only 2.5% of Earth’s water is freshwater, but 30.1% of freshwater is groundwater (rivers, lakes and wellwater), the rest being locked up in glaciers or polar ice-caps. China and India together have 37% of world population, but only 11% of freshwater resources. On a high temperature scenario, the probability of the Tigris-Euphrates river (providing water to Turkey, Syria and Iraq) suffering severe water shortage would rise to nearly 100% by 2070. .
There is still much that we do not understand about the science of climate change and its impact on human society. But there is a general conclusion that we need to change our behaviour in terms of use of water and natural resources (forest and marine) and carbon emissions in order to minimize our risks of severe stresses.
In the 2lst century, global population will rise to over 10 billion, so that with increased consumption per capita of water, food and energy, there will be more conflicts arising from over-crowding, territorial disputes and higher inflation and social inequality.
Despite advances in science, man is still extremely vulnerable to the whims of Nature. Climate change is something we need to act on now.

Source : The Nation.

Abraham

Le départ d’Abraham (Musée National Hongrois).