Steamboat Geyser (Yellowstone National Park): L’année des records! // A year of records!

Le Steamboat Geyser est l’un des plus actifs du Parc National de Yellowstone. En 2019, il a battu son record annuel d’éruptions. Il s’est manifesté à 47 reprises, ce qui est tout à fait exceptionnel.
Au fil des ans, le Steamboat est resté des décennies sans entrer en éruption, en particulier entre 1911 et 1961. Les scientifiques de l’USGS expliquent que l’activité actuelle du geyser ressemble à celle observée pendant les années 1980.
Le Steamboat Geyser peut envoyer de l’eau jusqu’à 90 mètres de hauteur. Le précédent record de fréquence des éruptions avait été établi en 2018 avec 32 éruptions. Le geyser a également battu en juin 2019 son record du plus bref intervalle, avec seulement trois jours entre les éruptions.
Sur les 1 000 geysers naturels qui existent dans le monde, la moitié se trouvent dans le Parc National de Yellowstone. Le seul geyser à avoir projeté de l’eau plus haut que le Steamboat est le Waimangu Geyser en Nouvelle-Zélande, qui ne s’est pas manifesté depuis plus d’un siècle.

Les volcanologues demandent aux visiteurs du Parc de ne pas faire de lien entre la hausse d’activité du Steamboat Geyser et l’activité volcanique à Yellowstone. Le vaste système hydrothermal du parc n’est pas directement lié à l’activité magmatique. Il est juste une conséquence des températures élevées générées par la double chambre magmatique qui mijote sous la caldeira.
Source: Parc National de Yellowstone.

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Steamboat Geyser in Yellowstone National Park has beaten its yearly eruption record in 2019. The world’s tallest active geyser erupted 47 times, indicating it has entered an unusually active period.

Over the years, Steamboat has gone decades without erupting, including a quiet period between 1911 and 1961. USGS scientists say the recent eruptions look like those in the 1980s.

Steamboat Geyser can send water up to 90 metres in the air. The previous record was in 2018 with 32 eruptions. The geyser also broke its record for the shortest time between eruptions in June 2019, with just three days between blasts.

Of the 1,000 natural geysers around the world, half are in Yellowstone National Park. The only geyser that has shot water higher than Steamboat is New Zealand’s Waimangu Geyser, which has not erupted in more than 100 years.

Volcanologists urged people not to worry about a connection between Steamboat’s increased activity and volcanic activity at Yellowstone. The Park’s incredible hydrothermal system is unrelated directly to magmatic activity. It is just a consequence of the high temperatures caused by the two magma chambers beneath the caldera.

Source: Yellowstone National Park.

Photo: C. Grandpey

Le Parc de Yellowstone à Chaptelat (Haute Vienne) !

Dans le cadre du TÉLÉTHON 2019, je présenterai le vendredi 6 décembre à 20 h 30 à Chaptelat (Haute Vienne) un sujet agrémenté d’une vidéo sur le Parc de Yellowstone aux Etats-Unis.

La séance aura lieu à la Maison des Associations (ancien presbytère derrière l’église).

Entrée libre.

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’Agence météorologique japonaise (JMA) a fait passer à 2 le niveau d’alerte du Shinmoedake (île de Kyushu, Japon) le 18 novembre 2019 en raison d’une hausse de l’activité sismique. L’agence indique qu’une éruption pourrait projeter des matériaux à 2 km du cratère et générer des coulées pyroclastiques.
Les habitantset les touristes sont priés de ne pas s’approcher du cratère.
La dernière éruption du Shibmoedake a eu lieu le 22 juin 2018; elle a émis des panaches de cendre jusqu’à 4,6 km d’altitude.
Source: JMA.

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Alors que la sismicité persiste mais diminue, dans la région de l’Askja (Islande), un essaim sismique incluant 30 événements d’une magnitude supérieure à M 3,0, et près de 300 autres plus discrets, a débuté sur la dorsale de Reykjanes, à 45 km de Reykjanes, vers 12h00 (GMT) le 16 novembre 2019. La secousse la plus importante avait une magnitude de M 4,5, mais l’essaim a ensuite diminué. Cette sismicité semble être uniquement tectonique et est assez fréquente dans la région. La dernière éruption dans la région a eu lieu en 1926 et a duré environ 4 jours.
Source: Met Office islandais.

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Les données sismiques satellitaires et à l’échelon local obtenues la semaine dernière ne révèlent aucune preuve d’activité éruptive sur le Cleveland (Iles Aléoutiennes / Alaska). C’est pourquoi l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune JAUNE. Cependant, de nouvelles explosions peuvent se produire sans prévenir sur le volcan.

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L’Observatoire volcanologique de Yellowstone indique que le Steamboat Geysera connu 5 éruptions au cours du mois d’octobre, ce qui porte à 42 le nombre total d’éruptions en 2019.

Le 19 octobre, 193 séismes ont été détectés dans la région du Parc National de Yellowstone. L’événement le plus important avait une magnitude de M 2,9 à 25 km au sud-est de Mammoth, Wyoming, le 16 octobre.
La sismicité d’octobre à Yellowstone a inclus un essaim de 39 secousses à l’est de West Yellowstone entre le 4 et le 12 octobre. L’événement le plus significatif de cet essaim avait une magnitude de M 2,1, à l’est-sud-est de West Yellowstone. Un deuxième essaim de 87 secousses s’est produit entre le 26 et le 31 octobre. L’évenement le plus significatif avait une magnitude de M 2,6, au sud-sud-ouest de Mammoth, Wyoming.
Globalement, l’activité sismique ) Yellowstone reste à un niveau normal.

La déformation du sol dans la région de Yellowstone a montré quelques fluctuations mais est restée faible au cours des derniers mois. Un affaissement de la caldeira de Yellowstone a été enregistré par les stations de Sour Creek et Mallard Lake, bien que cette subsidence ait marqué le pas en octobre. Dans la région du Norris Geyser Basin, les données GPS indiquent un affaissement d’environ 2 cm depuis le mois de septembre. Il s’agit là de la première déformation significative au niveau de Norris depuis octobre 2018, date à laquelle l’inflation amorcée en 2015 a cessé.
Source: YVO.

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L’activité a augmenté à White Island (Nouvelle-Zélande) au cours des derniers jours. En conséquence, les autorités ont élevé le niveau d’alerte volcanique à 2 et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune. La situation est semblable à celle qui a prévalu entre 2011 et 2016. Cela laisse supposer que le volcan est susceptible d’entrer dans une période d’activité plus explosive. Des émissions de vapeur et de gaz, avec projections de boue et de matériaux peuvent survenir sans prévenir.
Au cours des dernières semaines, on a également observé une augmentation des émissions de SO2 et du tremor volcanique.
Le niveau du lac à l’intérieur du cratère augmente lentement depuis début août et une faible activité de type geyser a été observée au bord du lac, autour des bouches actives dans la partie occidentale du cratère. Les autres mesures effectuées récemment sur l’île ne montrent aucun changement significatif.
Source: GNS Science.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level for Shinmoedake (Kyushu Island, Japan) to 2 on November 18th, 2019, because of increasing seismic activity in the area. The agency indicates that an eruption could eject volcanic material 2 km from the crater and produce pyroclastic flows.

Residents and tourists are asked not to approach the crater.

The last eruption of Shibmoedake took place on June 22nd, 2018; it ejected ash up to 4.6 km above sea level.

Source: JMA.

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While seismicity is persisting, but decreasing, in the Askja area (Iceland), an earthquake swarm with 30 events above M 3.0 and nearly 300 smaller ones started on Reykjanes ridge, 45 km SW of Reykjanes, at about 12:00 (UTC) on November 16th, 2019. The largest quake was M 4.5, but the swarm later decreased. This seismicity seems to be tectonic only and is quite frequent in the area. The last confirmed eruption in the region occurred in 1926 and lasted about 4 days.

Source : Icelandic Met Office.

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Satellite and regional seismic data over the past week show no evidence of eruptive activity at Cleveland (Aleutians / Alaska). Thus, AVO has lowered the aviation colour code to YELLOW. However, more explosions at Cleveland may occur without warning.

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The Yellowstone Volcano Observatory indicates that the Steamboat geyser experienced 5 water eruptions during the month of October, which brings the total number of eruptions in 2019 to 42.

193 earthquakes were detected in the Yellowstone National Park region i October 2019. The largest event was a minor earthquake of magnitude M 2.9 located 25 km southeast of Mammoth, WY, on October 16th.
October seismicity in Yellowstone included a swarm of 39 earthquakes in the area east of West Yellowstone between October 4th and 12th. The largest swarm event had a magnitude of M 2.1, east-southeast of West Yellowstone. A second swarm of 87 earthquakes occurred between October 26th and 31st. The largest event had a magnitude of M 2.6, south-southwest of Mammoth, WY.
Globally, Yellowstone seismic activity remains at background levels.

Ground deformation in the Yellowstone area has been variable but minor over the last few months. Subsidence of Yellowstone caldera is indicated at stations on both the Sour Creek and Mallard Lake stations, although that subsidence may have paused in October. In the area of Norris Geyser Basin, GPS data show subsidence of about 2 cm since September. This subsidence is the first significant deformation at Norris since October 2018, when uplift that began in 2015 ceased.

Source : YVO.

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Activity has increased at White Island (New Zealand) during the past days. As a consequence, authorities have raised the volcanic alert level to 2 and the aviation colour code to Yellow. The situation is similar to the one that prevailed between 2011 and 2016. This suggests that the volcano may be entering a period during which more eruptive activity will be likely. Eruptions of steam, gas, mud and rocks can occur with little or no warning.

During the past weeks, there has been an increase in SO2 emissions and the volcanic tremor.

The crater lake level has been rising slowly since early August and weak geysering-type activity has been observed at the edge of the lake around the active vents on the west side of the crater floor. Other recent measurements made on the island show no significant changes.

Source : GNS Science.

Vue de la sismicité sur la dorsale de Reykjanes le 17 novembre à 14h15 (GMT)

Cratère de White Island (Photo: C. Grandpey)

Et si Yellowstone entrait de nouveau en éruption? // What if Yellowstone erupted again?

 À la fin de ma conférence «Volcans et risques volcaniques», j’explique que l’un des événements que je redoute le plus est l’éruption d’un super volcan. Yellowstone est l’un d’eux. L’USGS a expliqué qu’il était «des milliers de fois plus puissant qu’un volcan de taille normale».
Si le super volcan qui se cache sous le Parc National de Yellowstone devait entrer en éruption, ce serait une catastrophe pour une grande partie des États-Unis. Des nuages de cendre répandraient la mort et la désolation sur des milliers de kilomètres à travers le pays, détruisant des bâtiments, anéantissant les récoltes et affectant des infrastructures vitales. Cependant, selon les scientifiques de l’USGS, le risque que cela se produise est très faible.
Le super volcan de Yellowstone a connu trois éruptions majeures au cours de sa longue histoire. L’une d’elles s’est produite il y a 2,1 millions d’années, une autre il y a 1,3 million d’années et une autre il y a 664 000 ans. Rien n’indique actuellement qu’une autre super éruption va se produire dans un avenir proche ; il est même possible que Yellowstone ne connaisse plus jamais d’éruption d’une telle ampleur.
Les chercheurs de l’USGS ont calculé l’impact à court terme – sur des années, voire des décennies – d’une telle éruption sur les régions proches. Des coulées pyroclastiques pourraient affecter des parties des États environnants du Montana, de l’Idaho et du Wyoming qui sont les plus proches de Yellowstone, tandis que d’autres régions des États-Unis seraient touchées par les retombées de cendre. L’Europe devrait aussi supporter les conséquences d’une telle éruption. L’USGS se veut rassurante et explique que le risque de voir un tel événement se produire à Yellowstone est extrêmement faible pour les prochains millénaires.

Le Parc National de Yellowstone se trouve au-dessus d’un réservoir magmatique situé à environ 8 km de profondeur. Il est alimenté par un énorme panache de roches en fusion dont la source se trouve à des centaines de kilomètres à l’intérieur de la Terre. C’est cette chaleur qui permet l’existence des célèbres geysers et sources chaudes. Des scientifiques américains ont découvert il y a quelques mois qu’il y avait en fait deux chambres magmatiques sous le volcan.
Le sol se soulève et s’abaisse parfois à Yellowstone. En ce moment, on n’observe aucun mouvement significatif de ce type. À de rares occasions au cours de l’histoire, la chambre magmatique du super volcan a donné naissance à des éruptions. La grande majorité ont consisté en de petites coulées de lave ; la dernière s’est produite sur le Pitchstone Plateau il y a environ 70 000 ans.
Bien que le risque d’une super éruption à Yellowstone semble faible, il ne faut pas oublier qu’un tel événement atteint le niveau 8 sur l’indice d’explosivité volcanique (VEI). Au moins 1 000 kilomètres cubes de matériaux sont vomis par le volcan, ce qui suffirait pour enfouir l’ensemble du Texas sous 1,50 mètres de cendre. Dans le passé, des super éruptions ont secoué des volcans comme le Taupo en Nouvelle-Zélande ou le Toba en Indonésie. On ne peut pas affirmer que cela ne se reproduira plus jamais ailleurs sur Terre..

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At the end of my conference « Volcanoes and volcanic hazards », I explain that one of the events I fear most is the eruption of a super volcano. Yellowstone is one of them. USGS has explained that it was “thousands of times more powerful than a normal-sized volcano.”.

Should the supervolcano lurking beneath Yellowstone National Park ever erupt, it could spell calamity for much of the USA. Deadly ash would spew for thousands of kilometres across the country, destroying buildings, killing crops, and affecting key infrastructure. However, according to USGS scientists, the chance of this occurring is very low.

This supervolcano has had three truly enormous eruptions in its long history. One occurred 2.1 million years ago, one 1.3 million years ago, and one 664,000 years ago. There is currently little indication another super-eruption is due anytime soon; it is even possible Yellowstone might never have an eruption on a similar scale again.

USGS researchers have calculated how such an enormous eruption would affect nearby regions in the short-term, meaning years to decades. Parts of the surrounding states of Montana, Idaho, and Wyoming that are closest to Yellowstone would be affected by pyroclastic flows, while other places in the United States would be impacted by falling ash. Europe would also have to bear the consequences of such a huge eruption. USGS says that, fortunately, the chances of this sort of eruption at Yellowstone are exceedingly small in the next few thousands of years.

Yellowstone National Park sits on top of a reservoir of hot magma about 8 kilometres deep.

It is fed by a huge plume of molten rock welling up from hundreds of kilometres below. This heat fuels Yellowstone’s famed geysers and hot springs. US scientists a few months ago discovered that there were actually two magma chambers beneath the volcano.

Yellowstone occasionally rises and falls. At the moment, no real ground movements are being observed. On rare occasions throughout history, the supervolcano’s magma chamber has erupted. The overwhelming majority of those eruptions in Yellowstone have been smaller lava flows, with the last occurring at Pitchstone Plateau some 70,000 years ago.

Although the risk of a super eruption at Yellowstone looks low, one should bera in mind that such an event measures 8 or more on the volcano explosivity index (VEI) in which at least 1,000 cubic kilometres of material get ejected – enough to bury the state of Texas 1.50 metres deep. In the past, super eruptions shook volcanoes like Taupo in New Zealand or Toba in Indonesia. One can never be sure it will never happen again in some other place on Earth.

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La double chambre magmatique de Yellowstone (Source: USGS):

Des vestiges d’éruptions…

Des geysers…

 Des sources chaudes aux mille couleurs…

Photos: C. Grandpey

Nouvelles brèves // News in brief

En Islande, la partie orientale de la plage de Reynisfjara a été fermée définitivement. La décision a été prise à la suite d’un glissement de terrain survenu le 20 août 2019. Personne n’a été blessé, mais la veille, un homme avait été victime d’une fracture du crâne lorsque des blocs se sont détachés de la falaise. De nouveaux glissements de terrain sont susceptibles de se produire dans cette zone.
Depuis le 19 août, les touristes ont à plusieurs reprises ignoré la fermeture de la partie orientale de la plage. La police a dû remettre en place quotidiennement des rubans d’interdiction d’accès. En vertu de la loi, les personnes qui ne tiennent pas compte de ceette interdiction d’accès peuvent se voir infliger une amende de 100 000 à 500 000 ISK (720 à 3 600 euros).
Source: Iceland Monitor.

Comme cela se produit de temps en temps, une forte éruption a secoué le Sheveluch (Kamchatka) aux premières heures du 29 août 2019. La colonne de cendre s’est élevée à environ 10 km au dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.

Le Steamboat Geyser dans le Parc National de Yellowstone vient d’établir un nouveau record. Le 27 août, à 10 h 47, le geyser s’est manifesté pour la 33ème fois en 2019. Il bat aainsi le record de l’année dernière pour le plus grand nombre d’éruptions jamais enregistrées au cours d’une année civile. Le record précédent était de 29 éruptions en 1964. Avant 1961, le Steamboat Geyser était resté inactif pendant cinquante ans. La dernière éruption a projeté une importante quantité de débris et de boue qui ont recouvert les voitures dans le parking situé à 150 mètres. À une exception près, le Steamboat s’est manifesté tous les trois à sept jours depuis le 3 mai 2019.
Source: Service des parcs nationaux.

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In Iceland, the eastern part of Reynisfjara beach in now permanently closed. The decision comes in the wake of a landslide that occurred there August 20th, 2019. No one was injured, but the previous day a man suffered a broken skull when rocks fell from the same mountain. More landslides are likely to occur in this area.

Ever since August 19th, tourists have repeatedly disregarded the closure of the eastern part of the beach. The police have had to put up new police tape daily. According to the law, those who disregard such closures can be issued a fine of ISK 100,000-500,000 (EUR 720-3,600).

Source : Iceland Monitor.

As this happens from time to time, a strong eruption was observed at Sheveluch volcano (Kamchatka) in the early hours of August 29th, 2019. The ash column rose up to about 10 km above sea level. The aviation colour code is kept at Orange.

The Steamboat Geyser in Yellowstone National Park has set a new record. At 10:47 a.m. on August 27th in the morning, the geyser erupted for the 33rd time in 2019. That breaks last year’s record for the most eruptions ever recorded in a calendar year. The record before which was 29 eruptions in 1964.Until 1961, it had been dormant for fifty years. The geyser’s last eruption shot out a lot of debris and mud which coated cars in the parking lot, 150 metres away. With just one exception, Steamboat has been going off every three to seven days since May 3rd, 2019.

Source: National Park Service.

Steamboat Geyser (Photos: C. Grandpey)

A l’ombre de la Montagne Pelée (Martinique)

J’aurai le plaisir de présenter prochainement deux conférences à la Martinique :

  • le 14 août 2019 à 15h45 à la Maison des Volcans de Morne-Rouge: Volcans de subduction – La Chaîne des Cascades.

  • Le 16 août 2019 à 18h30 au CDST de St Pierre: Points chauds, méga volcans et Yellowstone.

Le Mont St Helens et le Parc de Yellowstone seront au menu de ces deux conférences (Photos: C. Grandpey)

Nouvelles recherches sur l’histoire éruptive de Yellowstone // More research about Yellowstone eruptive history

La surveillance des volcans aux États-Unis est une priorité pour l’USGS qui est en train de mettre en place un système d’alerte volcanique à l’échelle du pays. Le système permettra aux scientifiques de mieux contrôler les volcans dangereux aux États-Unis en modernisant et en étendant les réseaux de surveillance existants, notamment à l’aide de sismomètres large bande, de récepteurs GPS effectuant des mesures en continu et en temps réel, et de capteurs de gaz volcaniques. De nouveaux réseaux sont également en train d’être installés sur des volcans mal surveillés jusqu’à présent, comme le Mont Baker dans l’Etat de Washington. Yellowstone fait partie de ces efforts pour améliorer la surveillance des volcans américains.
La plupart des articles de presse sur Yellowstone affirment que le volcan est en retard dans son processus éruptif et qu’une éruption majeure pourrait survenir à court terme. Le super volcan de Yellowstone a provoqué une éruption cataclysmale il y a environ 613 000 ans. Il a alors a rejeté environ 1 000 kilomètres cubes de matériaux, ce qui représente plus du double du volume du Lac Érié et 2 500 fois le volume de matériaux émis pendant l’éruption du Mont St. Helens en 1980.
Depuis la dernière super éruption, le volcan de Yellowstone a connu de nombreuses éruptions de moindre importance avec émissions de coulées de rhyolite. Les scientifiques de l’USGS essayent maintenant de mieux appréhender ces événements de moindre envergure afin de comprendre les dangers liés au système magmatique du volcan de Yellowstone.
Selon le California Volcano Observatory, le super volcan a connu au moins 28 éruptions de rhyolite au cours des 610 000 dernières années. Ce ne sont pas des éruptions mineures car elles ont donné naissance à des coulées de lave avec des volumes allant de 0,42 à 71 km3. En comparaison, le Mont St. Helens a vomi 0,25 kilomètre cube de matériaux en 1980.
Les scientifiques espèrent savoir si ces coulées de lave ont été produites lentement au fil du temps, ou si elles proviennent de courtes éruptions réparties sur un bref laps de temps. Si les éruptions sont regroupées dans le temps, la survenue d’une première éruption peut indiquer que d’autres peuvent se produire à brève échéance.
Les chercheurs ont utilisé une technique de datation basée sur la désintégration du potassium 40 radioactif en argon 40 radioactif ; elle permet de savoir à quel moment la roche s’est cristallisée et donc de calculer l’époque à laquelle elle est apparue.
En analysant les roches volcaniques de Yellowstone, les chercheurs ont découvert que les coulées de rhyolite étaient «fortement concentrées dans le temps», avec des éruptions qui se sont produites par épisodes. Au cours de l’une des phases d’activité, il y a eu sept éruptions sur une période d’environ 1 000 ans. L’équipe scientifique espère maintenant affiner ces recherches et les intégrer dans l’évaluation des risques volcaniques à Yellowstone.
Source: USGS, Newsweek.

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Monitoring volcanoes across the U.S. is a priority for the USGS, and the agency is currently in the process of establishing a National Volcano Early Warning System. The system will help scientists better monitor all dangerous volcanoes in the U.S. by modernizing and expanding its networks using broadband seismometers, real-time continuous GPS receivers and volcanic gas sensors, among other technologies. New networks are also being introduced to poorly monitored volcanoes like Mount Baker in Washington. Yellowstone is part of these efforts to better monitor U.S. volcanoes.

Most press articles about Yellowstone affirm that the volcano is overdue in its eruptive history and that a major eruption might occur in the short term. The Yellowstone supervolcano produced a huge eruption around 613,000 years ago, when it ejected about 1,000 cubic kilometres of material. This is more than double the volume of Lake Erie, and 2,500 times bigger than the 1980 eruption of Mount St. Helens.

Since that time, the Yellowstone volcano has produced many more smaller eruptions of rhyolite lava flows. USGS scientists are now working to better understand these smaller events in order to understand the hazards posed by the magmatic system at Yellowstone.

According to the California Volcano Observatory, the super volcano has produced at least 28 rhyolite eruptions over the last 610,000 years. These were not small eruptions as they produced lava flows ranging from 0.42 to 71 cubic kilometres. In comparison, Mount St. Helens produced 0.25 cubic kilometres of material.

What scientists are hoping to work out is whether these lava flows were produced slowly over time, or whether it came from short, clustered eruptions. If eruptions are clustered in time then the occurrence of one eruption may indicate that the next eruption may follow closely.

Researchers used a dating technique based on the decay of the radioactive potassium-40 to radioactive argon-40, which can tell them when the rock crystalized, allowing them to work out time of origin.

By analyzing the volcanic rocks at Yellowstone, researchers discovered that rhyolite lava flows were “highly clustered in time,” with eruptions taking place in episodes. In one phase of activity there were seven eruptions over a period of around 1,000 years. The scientific team now hopes to further refine these episodes and build this into volcanic hazard assessments for Yellowstone.

Monitoring volcanoes across the U.S. is a priority for the USGS, and the agency is currently in the process of establishing a National Volcano Early Warning System. The system will help scientists better monitor all dangerous volcanoes in the U.S. by modernizing and expanding its networks using broadband seismometers, real-time continuous GPS receivers and volcanic gas sensors, among other technologies. New networks are also being introduced to “under-monitored” volcanoes like Mount Baker in Washington.

“Improvements to volcano monitoring networks allow the USGS to detect volcanic unrest at the earliest possible stage,” Tom Murray, the USGS Volcano Science Center director, said in a statement. “This provides more time to issue forecasts and warnings of hazardous volcanic activity and gives at-risk communities more time to prepare.”

Source : USGS, Newsweek.

Coulées de lave et dépôts de rhyolite à Yellowstone (Photos: C. Grandpey)