Le Groenland est en train de devenir américain ! // Greenland is becoming American !

Le 14 octobre 2026, le président Donald Trump a annoncé que l’exploration pétrolière, gazière et minière était sur le point de débuter au Groenland, tout en saluant l’importance stratégique de cette île arctique pour la sécurité des États-Unis et de l’Europe.

Au mois de septembre 2026, Washington a conclu un accord de sécurité avec les dirigeants du Groenland et du Danemark après que Trump a menacé de s’emparer par la force de ce territoire situé dans le cercle polaire. Le Groenland se trouve sur la trajectoire la plus courte pour les missiles entre la Russie et les États-Unis et constitue un emplacement hautement stratégique pour le bouclier de défense « Golden Dome » souhaité par Trump.
Dans une publication sur Truth Social, Trump a souligné que le Groenland recèle également des gisements inexploités de terres rares et pourrait jouer un rôle crucial à mesure que la fonte des glaces polaires ouvre de nouvelles voies maritimes. [NDLR: Trump refuse d’admettre le réchauffement climatique mais reconnaît, quand ça l’arrange, que la banquise est en train de fondre!] « Une vaste campagne d’exploration pétrolière, gazière et minière est sur le point de commencer dans notre magnifique nouveau Groenland ! », a déclaré Trump, ajoutant que « les quantités de pétrole facilement accessibles y sont bien plus importantes que presque partout ailleurs dans le monde ».

En août, des médias avaient fait état d’opérations préparatoires menées par une compagnie pétrolière américaine dans une région isolée de l’est du Groenland. Il n’est pas certain que ces opérations pétrolières préparatoires s’inscrivent dans le cadre de l’accord de sécurité signé par la Maison Blanche avec le Groenland et le Danemark ! (À vérifier absolument !)
Le Groenland occupe une position hautement stratégique. Trump a raison d’affirmer que « toute future attaque contre les États-Unis devra passer par le Groenland, où notre système de défense interceptera systématiquement drones, missiles ou toute autre forme d’arme n’ayant même pas encore été conçue ». En vertu de l’accord de dix pages signé avec le Groenland et le Danemark, les États-Unis construiront deux bases militaires dans le sud et l’est du Groenland, en plus de la base de Pituffik qu’ils exploitent déjà dans le nord.
Source : Médias américains.

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President Donald Trump said on October 14, 2026 that oil, gas and mineral exploration was preparing to begin in Greenland, and hailed the Arctic island’s position for US and European security.

Washington signed a security deal with the leaders of Greenland and Denmark after Trump threatened to take the Arctic Circle territory by force. Greenland lies on the shortest route for missiles between Russia and the United States, and represents a highly strategic location for Trump’s desired « Golden Dome » defense shield.

Trump said in a post on Truth Social that Greenland also has untapped rare earth deposits and could be a critical player as melting polar ice opens up new shipping routes. [Editor’s note: Trump refuses to admit to global warming but acknowledges, when it suits him, that the sea ice is melting!]  « Massive Oil, Gas, and Mineral Exploration is getting ready to begin in our new and beautiful Greenland! » Trump said « the amount of easily available Oil is far greater than that of almost… anywhere in the World. »

In August, there were media reports of a US oil company’s preparatory operations in a remote region of eastern Greenland. I’m not sure that these preparatory oil operations were part of the security deal the White House signed with Greenlans and Denmark !

Greenland has a highly strategic position. Trump is right when he says that « any future attack on the United States will have to come across Greenland, where our Defense will routinely knock down drones, missiles, or any other form of weapon not yet even conceived. » Under the 10-page pact signed with Greenland and Denmark, the US will build two military bases in southern and eastern Greenland, in addition to the Pituffik base it already operates in the north.

Source : U.S. news media.

Tête-Rousse : un glacier sous surveillance

Dans la nuit du 11 au 12 juillet 1892, le glacier de Tête Rousse a libéré brusquement une masse d’eau et de glace estimée à 200 000 m³. Très rapidement, cette lave torrentielle a atteint un volume d’un million de mètres cubes et a tout rasé sur son passage. Onze maisons du hameau de Bionnay, ont été emportées faisant trois victimes.

La coulée poursuivit sa route plus en aval vers Saint-Gervais où elle s’engouffra dans la gorge des Bains. L’établissement thermal de Saint-Gervais fut balayé par la lave torrentielle qui anéantit six bâtiments et causa la mort de 130 personnes.

Après avoir franchi le pont du Fayet le flot de boue s’étala dans la plaine sur 75 hectares, après avoir démoli huit maisons et tué douze personnes. Les dégâts furent considérables et le bilan humain catastrophique. Le nombre de morts et disparus est estimé entre 175 et 200.

On a tout d’abord pensé, à tort, qu’il s’agissait d’une chute de l’extrémité du glacier de Bionassay.

 Photo: C. Grandpey

La cause véritable était la libération brutale d’une poche d’eau accumulée à l’intérieur du glacier de Tête-Rousse, perché à plus de 3 000 mètres d’altitude sur les flancs du massif du Mont-Blanc

Glacier de Tête Rousse (Crédit photo : Le Dauphiné)

En quelques instants, un gigantesque torrent de boue, de glace et de roches s’était engouffré dans la vallée.

J’étais à St Gervais les Bains il y a quelques jours et je me demandais si une telle catastrophe était susceptible de se reproduire. Une exposition de documents dans le hall d’accueil de l’établissement thermal rappelle parfaitement les événements de 1892.

Au début, la catastrophe de 1892 est passée sous silence, un peu comme un tabou qu’il ne fallait pas remuer, mais à partir de l’été 2010, le glacier de Tête-Rousse est devenu l’un des plus surveillés de France. En effet, les glaciologues ont découvert qu’il recélait des poches d’eau emprisonnées sous la glace et qui étaient susceptibles de se rompre brutalement et de déverser 65 000 m³ d’eau et de boue dans la vallée. Il est alors décidé de mettre en place un spectaculaire chantier de sécurisation dont le but est de forer la glace et purger la poche d’eau accumulée sous le glacier. avant qu’elle ne devienne incontrôlable.

En l’espace de cinq ans le volume d’eau présent dans la cavité passe de 60 000 à 10 000 m³. Toutefois, la découverte, en 2014, d’une nouvelle poche en amont du glacier ravive les craintes d’une inondation. Son volume est estimé entre 20 000 et 35 000 m³.

Dans le même temps, des mesures sont prises pour alerter la population en cas de danger. Le 4 août 2010, des sirènes résonnent dans toute la vallée lors d’un exercice grandeur nature. L’objectif est de permettre aux riverains d’identifier immédiatement le signal d’alerte en cas de rupture du glacier. Le système de sirènes reçoit un accueil mitigé de la part de la population et son efficacité est souvent mise en doute.

Aujourd’hui, en 2026, 134 ans après la catastrophe de 1892, le glacier de Tête-Rousse demeure sous haute surveillance et représente un laboratoire grandeur nature de la gestion des risques en montagne. La dernière crue glaciaire au Népal a montré que la surveillance est essentielle, surtout à une époque où le réchauffement climatique a un impact sévère sur les Alpes.

Vers des restrictions d’accès au Tour du Mont Blanc (TMB)

Peut-être à cause des différents épisodes de canicule qui ont incité les gens à venir se réfugier en altitude, la région du Mont Blanc a connu une surfréquentation ces dernières semaines, un peu comme les salles de cinéma climatisées.

Photo: C. Grandpey

Sur les tronçons les plus prisés du Mont Blanc, comme le célèbre Tour du Mont Blanc (TMB), les groupes de randonneurs se sont suivis à un rythme si serré que les participants étaient à touche-touche, avec comme vue principale le postérieur de la personne qui précédait. Même pour les habitants de la vallée, la situation est devenue intenable à cause du comportement douteux de certaines personnes et un non respect de l’environnement. .

C’est dans ce climat que Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais-les-Bains, plaide pour une limitation de l’accès à l’itinéraire du Mont Blanc à partir du printemps 2027, avec des contrôles et, si nécessaire, des sanctions.

Saint-Gervais-les-Bains se situe sur le versant français du massif du Mont-Blanc. La commune constitue un point de départ important pour les excursions dans le secteur. L’accès français au TMB passe également par la région, mais seule une petite portion du parcours traverse le territoire de la commune de Saint-Gervais. Les autres communes situées le long du tronçon français de l’itinéraire ont décidé d’adopter, elles aussi, la nouvelle réglementation qui entrera en vigueur au printemps 2027.

À l’avenir, toute personne souhaitant effectuer le Tour du Mont-Blanc devra réserver une place dans un refuge ou dans une zone de bivouac autorisée. Une zone de bivouac est un secteur officiellement délimité où les randonneurs ou alpinistes sont autorisés à passer temporairement la nuit en plein air ou à monter leur tente. Contrairement à un refuge, on n’y trouve généralement aucune infrastructure ou uniquement des équipements très rudimentaires.

Le maire de St Gervais explique que si l’ascension n’est pas possible en respectant la nouvelle règlementation, les randonneurs devront la reporter l’année suivante. De son côté, la Suisse réfléchit avant d’adopter une telle réglementation.

Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, des restrictions d’accès ont été imposées par le maire de St Gervais pour l’ascension du Mont Blanc. Pour des raisons de sécurité, en particulier dans le couloir du Goûter qui est devenu un véritable enfer, les refuges du Goûter et de Tête Rousse ont été fermés.

Couloir du Goûter (Source: presse régionale)

Le but était de dissuader les alpinistes d’emprunter cet itinéraire. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre que certains réfractaires aux restrictions ont tout même décidé de traverser le couloir du Goûter au péril de leur vie. La vidéo se passe de commentaires :

https://www.facebook.com/reel/1089839753602741

Renforcement de la sécurité sur l’Etna (Sicile) // Increased security on Mount Etna (Sicily)

Les mesures préventives ont été renforcées sur l’Etna suite à des signalements de personnes non autorisées s’approchant dangereusement du front de lave dans la zone touchée par l’activité effusive. Cette décision a été prise après une réunion convoquée par le préfet de Catane.

Comme je l’ai écrit précédemment, les communes de Milo, Sant’Alfio et Zafferana Etnea ont émis des arrêtés interdisant l’accès aux routes et sentiers menant à la Valle del Bove. Les excursions en groupe de dix personnes maximum, accompagnées de guides qualifiés, sont autorisées uniquement jusqu’à la tombée de la nuit. Même ces groupes ont l’interdiction formelle de s’approcher à moins de 200 mètres du front de lave.
Compte tenu du risque extrêmement élevé pour la sécurité lié au non-respect de la réglementation, le préfet a ordonné un renforcement des contrôles par la police et le Corpo Forestale. Les infractions aux arrêtés municipaux seront poursuivies en vertu de l’article 650 du Code pénal, qui prévoit une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois mois pour non-respect d’une mesure prise pour des raisons de sécurité publique.
Des drones seront également utilisés pour identifier les contrevenants qui mettent en danger leur propre sécurité et celle des secouristes.

Source : La Sicilia.

Crédit photo: réseaux sociaux

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Preventive measures have been reinforced on Mount Etna following reports of unauthorized individuals approaching the lava front in the area affected by effusive activity at dangerously close range. This decision was made after a meeting convened by the Prefect of Catania.
As I wrote previously, the municipalities of Milo, Sant’Alfio, and Zafferana Etnea have issued ordinances prohibiting access to the roads and trails leading to the Valle del Bove. Group excursions of up to ten people, accompanied by qualified guides, are permitted only until nightfall. Even these groups are strictly prohibited from approaching within 200 meters of the lava front.
Given the extremely high safety risk associated with non-compliance with the regulations, the Prefect has ordered increased patrols by the police and the Corpo Forestale. Violations of municipal ordinances will be prosecuted under Article 650 of the Penal Code, which provides for a prison sentence of up to three months for failing to comply with a measure taken for reasons of public safety.
Drones will also be used to identify offenders who endanger their own safety and that of rescue workers.
Source: La Sicilia.