Le nouveau périmètre de sécurité de La Soufrière (Guadeloupe)

Comme je l’indiquais précédemment, le préfet de la Guadeloupe a pris un nouvel arrêté de délimitation du périmètre de sécurité au sommet de la Soufrière. Comme il fallait s’y attendre, l’accès est très sensiblement restreint.

Le nouvel arrêté fait suite aux recommandations de l’Observatoire qui a constaté au cours des derniers mois une augmentation de l’activité sismique et fumerollienne sur le volcan. Il n’y a pas de risque d’éruption à très court terme, mais la déformation du dôme due à des phénomènes hydrothermaux en profondeur provoque des événements à la surface. L’activité des fumerolles est plus importante sur une zone élargie avec l’apparition de nouveaux centres d’émission, avec risque de projections de boues brûlantes et acides. De plus, toujours selon l’Observatoire, les zones d’instabilité avec des risques d’effondrement augmentent ainsi que les risques d’émanations toxiques.

Après concertation avec la mairie de Saint-Claude, l’OVSG, le Parc national, Routes de Guadeloupe, la DEAL et les services de sécurité et de secours, un nouveau périmètre a été défini. Il s’étend sur le territoire des communes de Saint-Claude et de Capesterre-Belle-Eau. Il sera rapidement matérialisé par le Parc National de la Guadeloupe, par la pose de barrières et l’affichage de l’arrêté.

L’arrêté est censé concilier des exigences de sécurité et celles résultant de l’intérêt scientifique et touristique du volcan. Son élaboration a donné lieu à des échanges, notamment avec les accompagnateurs en moyenne montagne et le Parc national. Il ressort que l’accès au périmètre demeure possible pour tout agent public ou professionnel exerçant une mission d’intérêt général, à condition qu’il ait à franchir le périmètre dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Même chose  pour les accompagnateurs en moyenne montagne et leurs groupes, sous réserve du respect strict de plusieurs conditions.

Malgré ces nouvelles restrictions d’accès, le touriste lambda pourra tout de même accéder au point culminant du volcan. Ouf ! En fait, c’est tout le périmètre des gouffres (Dupuy et Tarissan en particulier), autrement dit la zone la plus susceptible d’engendrer des projections, qui est interdit.

S’agissant des accompagnateurs en moyenne montagne, ils devront  détenir le diplôme d’État d’alpinisme accompagnateur en moyenne montagne, option « moyenne montagne tropicale et équatoriale » à jour de l’obligation de recyclage. Ils devront disposer d’équipements individuels de protection respiratoire. Ils doivent être assurés pour l’ensemble du groupe et laisser visible un système d’identification visuelle (étiquette, badge…) identique pour chaque membre du groupe.

Source : France Antilles.

Reste à savoir comment réagiront lesdits accompagnateurs si une brutale éruption phréatique semblable à celle qui a surpris Tazieff ; Le Guern et Allègre en 1976 se produit au moment d’une visite de La Soufrière. Pas sûr que les équipements mentionnés ci-dessus soient d’une grande utilité dans le cas d’une douche de boue bien chaude…. ! J’avais formulé une remarque semblable à propos du Stromboli. Je ne suis pas certain que la présence d’un guide auprès d’un groupe d’une vingtaine de personnes ou plus empêche un mouvement de panique si une forte explosion envoie des matériaux incandescents sur la Cima ! Je suis conscient que mes remarques ne feront pas plaisir aux autorités (qui seront moins responsables en cas de pépin !), mais mon expérience du milieu volcanique me conduit à les formuler…

Vue du nouveau périmètre de sécurité

La Soufrière (Guadeloupe) [suite]

Suite à l’intensification de l’activité sismique et fumerollienne récemment observée sur la Soufrière, la zone interdite d’accès vient d’être étendue par les autorités locales, sur recommandation de l’OVSG. Ce dernier indique dans son dernier bulletin du 13 janvier 2019 que la séquence de séismes volcaniques qui a débuté le mardi 8 janvier dans la zone du volcan, continue avec l’enregistrement de quelque 600 séismes depuis son début. Ils sont de très faible magnitude (M < 1) et aucun événement n’a été signalé ressenti par la population.

Selon les géologues, on a affaire à un regain d’activité de « processus cyclique d’injection de gaz magmatiques profonds, à la base du système hydrothermal à une profondeur de 2 à 3 km sous le sommet ». L’Observatoire considère a conseillé aux autorités locales d’établir une distance de sécurité d’au moins 50 mètres de rayon autour des principaux centres d’émission de gaz fumerolliens.

Un périmètre de sécurité existe depuis une vingtaine d’années car les émanations gazeuses, aux abords et sous le vent des principales fumerolles du sommet de la Soufrière qui présentent des risques d’irritation et de brûlures pour les yeux, la peau ou les voies respiratoires. Les lieux les plus concernés sont le cratère sud, le Tarissan, et le gouffre de 1956. Il existe également un risque de projection de boue brûlante et acide. On a observé des phénomènes violents de ce type au cours de la célèbre crise de 1976. En raison des gaz toxiques, un arrêté municipal, du 29 octobre 2001, modifié le 27 janvier 2015, interdit l’accès du public à certaines zones du sommet de la Soufrière.

Après le Stromboli, l’Etna ou le Kilauea, voici un nouveau volcan dont l’accès va être restreint. Dans le même temps le hors piste n’est pas interdit dans les stations de ski, malgré les dangers qu’il comporte pour les skieurs et les sauveteurs !

Source: France Antilles, OVSG.

Crédit photo: Wikipedia

 

Réouverture du Parc National du Poás (Costa Rica) // Reopening of Poás Volcano National Park (Costa Rica)

Enfin une bonne nouvelle dans le monde des volcans. Après la plate-forme d’observation qui n’a jamais existé pour admirer l’éruption du Kilauea (Hawaii), le Costa Rica a de nouveau ouvert au public le Parc National du Volcan Poás qui était resté fermé pendant 16 mois en raison de l’activité volcanique. Il y a maintenant un nouveau système de sécurité pour les touristes. Il comprend des abris, des équipements de sécurité tels que des casques et des masques, ainsi que des systèmes de mesure des gaz en temps réel.
Les visiteurs seront autorisés à se rendre au point de vue sur le cratère en groupes, avec un maximum de 50 personnes et pour une durée de 20 minutes.
Source: Inside Costa Rica.

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At last a good piece of news in the world of volcanoes. After the observation platform that never existed to see the eruption of Kilauea (Hawaii), Costa Rica has reopened visits to the Poás  Volcano National Park that was closed for 16 months due to volcanic activity. There is now a new security system for tourists. It includes shelters, safety equipment such as helmets and masks, as well as gas meters in real time.

Visitors will be allowed to go to the crater viewpoint in groups, with of maximum 50 people and for a period of 20 minutes.

Source : Inside Costa Rica.

Crédit photo: Wikipedia

La sécurité dans le District de Puna // Security in the Puna District

Le 14 mai, la lave du Kilauea se rapprochait lentement de la Highway 137 qui est l’une des routes d’évacuation possibles pour les secteurs de Kalapana, Opihikao et Kapoho. Les coulées en provenance de la fracture 17 se trouvaient à moins de 2 km de la route côtière, mais en fin d’après-midi, elles n’avaient progressé que de 300 mètres en six heures de temps.

Dans le même temps, les autorités ont annoncé qu’elles allaient injecter de l’eau froide dans trois puits géothermiques actifs de la centrale Puna Geothermal Venture afin de les colmater avec des bouchons en fer. On utilise le poids de l’eau froide pour condamner la vapeur et l’eau chaude dans les puits, puis on installe les bouchons sur les orifices. L’eau froide devra être injectée à plusieurs reprises jusqu’à ce que les bouchons soient installés. La centrale PGV, qui fournit environ 25% de l’énergie de l’île, a été fermée peu de temps après le début de l’éruption dans les Leilani Estates le 3 mai. Les puits géothermiques se trouvent dans la zone où une 19ème fracture s’est ouverte dans les Lanipuna Gardens le 7 mai au matin. La première priorité consiste à assurer la sécurité de cette zone habitée.

Alors que la lave approche maintenant de la Highway 137 et que de nouvelles fractures apparaissent tous les jours, les autorités s’efforcent d’apporter rapidement des améliorations aux itinéraires potentiels d’évacuation. Selon le Ministère des Transports, la réouverture de la Highway 130 est maintenant une priorité absolue. En effet, cette route est le seul itinéraire capable de supporter un trafic important dans et en dehors de la région de Kalapana, car il dessert Kaimu, Opihikao et les subdivisions des Seaview Estates et Black Sand Beach. Les autorités ont déclaré le 7 mai que la Highway 130 serait fermée entre Pahoa et Old Kalapana Road à cause de l’élargissement des fissures dans la chaussée aux bornes kilométriques 14.4 et 14.6. A l’annonce de la fermeture de la Highway 130, les services des Ponts et Chaussées ont répandu du gravier et réparé autant que faire se peut la Highway 137, une route côtière partiellement goudronnée qui pourrait être utilisée en cas d’urgence pour sortir du secteur de Lower Puna.
Le problème est maintenant que la lave de la fracture 17 pourrait venir menacer la Highway 137. Si cette dernière est coupée, il faudra alors se rabattre sur la Highway 130. Dans l’immédiat, des plaques de métal pourraient être installées sur les fractures de la Highway 130, ainsi qu’un système de surveillance utilisant des capteurs ou de caméras afin que la route puisse être fermée rapidement si elle se détériore davantage.
Une autre possibilité consisterait à utiliser des dalles de béton préfabriquées pouvant résister à une chaleur de 1100°C pour construire un pont qui enjamberait les zones dangereuses sur les highways 130 ou 137. On pourrait aussi rouvrir la Chain of Craters Road en direction du Parc National des Volcans.

La Protection Civile a annoncé que des niveaux élevés de dioxyde de soufre ont été détectés le 14 mai dans l’après-midi au niveau des fractures dans la zone sud-est des Lanipuna Gardens, qui fait déjà l’objet d’une évacuation obligatoire. Il y a aussi des nuages de gaz dans les subdivisions d’Opihikao et de Seaview, mais pas à des niveaux suffisamment élevés pour justifier une évacuation.
Le National Weather Service a émis une alerte jusqu’au 14 mai dans la soirée pour les habitants des régions du sud de la Grande Ile qui pourraient être affectés par de légères retombées de cendre en provenance du cratère de l’Halemaumau qui a émis un volumineux panache visible sur les images satellites.
Source: Presse hawaïenne.

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Lava from Kilauea Volcano on Monday, May 14th was slowly approaching Highway 137 that is one of the last evacuation routes from the Kalapana, Opihikao and Kapoho areas. Lava flows from Fissure 17 reached within 2 km of the coastal highway, but by late afternoon, after six hours, had progressed only 300 metres.

In a related development, authorities announced they are going to inject three active geothermal wells on the Puna Geothermal Venture with cold water and seal them with iron plugs. That involves using the weight of the cold water to suppress steam and hot water in the wells, and then installing plugs into the wells. Until the plugs are installed, cold water will need to be injected repeatedly. The PGV plant, which had supplied an estimated 25 percent of the island’s energy, was shut down soon after the Leilani Estates lava outbreak began on May 3rd. The geothermal wells are in the general area where a 19th fissure opened at Lanipuna Gardens on May 7th in the morning. The first and foremost priority is to ensure that the community is kept safe.

With the lava flow now approaching Highway 137 and new fissures opening daily, the state is also hurrying to make improvements to potential evacuation routes. According to the Department of Transportation, reopening Highway 130 is now a top priority. Indeed, this highway is the highest-­capacity route in and out of the Kalapana area, serving the communities of Kaimu, Opihikao and the Seaview Estates and Black Sand Beach subdivisions. However, state officials announced on May 7th that it was closed between Pahoa and Old Kalapana Road because of widening cracks in the pavement at mile markers 14.4 and 14.6. The closure of Highway 130 prompted state crews to drop gravel and make other improvements to Highway 137, a partially paved coastal road that could serve as another emergency route out of Lower Puna.

The problem now is that lava from Fissure 17 may become a threat to Highway 137. If the highway gets cut off, then the route has got to go back to Highway 130 again. In the near term metal plates might be installed over the cracks in Highway 130 as well as a monitoring system involving sensors or cameras so the road can be closed quickly if it deteriorates further.

Another possibility would be to use prefabricated concrete slabs that can resist heat of up to 1100°C to build a bridge over any hazard that threatens Highways 130 or 137, and there’s also the possibility of reopening Chain of Craters Road leading to Hawai‘i Volcanoes National Park.

Civil Defense officials announced that high levels of sulfur dioxide gas were detected on May 14th in the afternoon from fissures in the southeastern area of Lanipuna Gardens, which is already under a mandatory evacuation. There are also really high levels of volcanic gases in the Opihikao and Seaview subdivision areas, but not at levels high enough to trigger evacuation.

The National Weather Service issued an alert through May 14th in the evening for residents in southern areas of the Big Island who could be affected by “very light ashfall” from Halemaumau Crater which released a plume visible on satellite and web cameras.

Source : Hawaiian press.

Fracture dans la Highway 130 (Crédit photo: USGS / HVO)

La sécurité sur le Kilauea (Hawaii) // Safety on Kilauea Volcano (Hawaii)

On me reproche parfois d’être trop prudent sur un volcan. Peut-être ; en tout cas, je n’ai jamais connu de situations alarmantes sur les nombreux sites que j’ai visités. Je n’ai jamais été blessé non plus, contrairement à certaines personnes que je connais qui ont fait trempette dans des mares de boue ou dans des coulées de lave. Des souvenirs de vacances sans aucun doute très douloureux ! La seule fois où ma situation est devenue compliquée, j’étais avec un petit groupe dans le cratère du Pu’uO’o à Hawaii et ce n’est pas moi qui avais décidé d’y pénétrer. Comme le fait remarquer Guy de St Cyr dans son livre « D’un volcan à l’autre », je ne ‘sentais’ pas cette aventure dans le cratère.

Visiter un volcan actif demande des précautions car des événements inattendus peuvent se produire. La récente mort d’un guide local à Hawaii à cause des gaz émis par la lave au contact de la pluie montre qu’il ne faut pas prendre à la légère une excursion sur le terrain volcanique.

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) consacre un chapitre de son site web aux précautions à prendre sur le Kilauea. C’est très bien expliqué ; il est dommage que les recommandations soient écrites uniquement en anglais.

https://pubs.usgs.gov/fs/2000/fs152-00/

Le HVO énumère les différents dangers auxquels un visiteur peut être confronté :

  • Sur le littoral: Effondrement de la plateforme littorale avec risque d’explosions ; projections de matériaux incandescents et/ou d’eau à haute température ; nuages de gaz acides et parfois extrêmement denses avec visibilité nulle…
  • Sur le champ de lave: Longues distances d’approche sur terrain difficile ; obligation de porter des habits et chaussures robustes, sans oublier les gants ; nécessité d’avoir une lampe ; prévoir de l’eau et de la nourriture. J’ajoute qu’il est utile d’avoir un GPS car on peut se perdre sur les immenses champs de lave hawaiiens.

Il est recommandé de se renseigner auprès des rangers pour savoir où et à quelle distance se trouvent les coulées. Une fois à proximité des coulées faire attention de ne pas se faire encercler.

Ces lignes ne sont qu’un bref résumé des conseils prodigués par le HVO et le Parc National. Je commande fortement la visite du site Internet du HVO où l’on trouve une foule d’informations intéressantes.

https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/

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I am sometimes accused of being too careful on volcanoes. Maybe ; in any case, I have never been confronted with alarming situations on the numerous volcanoes I have visited. I have never been injured either, unlike some people I know who have dipped their feet in hot mud pools or in lava flows. I’m sure they kept painful memories of their holidays! The only time my situation became complicated, I was with a small group in the Pu’uO’o Crater in Hawaii and it was not me who had decided to get into this crater. As Guy de St Cyr points out in his book « D’un volcan à l’autre, » I was not eager to live this adventure in the crater.

Visiting an active volcano requires caution as unexpected events may occur. The recent death of a local guide in Hawaii because of the gases emitted by lava in contact with the rain shows that one should be very careful when starting a trip.

The Hawaiian Volcano Observatory devotes a chapter of its website to the precautions to take on Kilauea. It is very well explained; unfortunately, the recommendations are written only in English.

https://pubs.usgs.gov/fs/2000/fs152-00/

HVO has listed the various dangers that a visitor may have to face:
– On the shoreline: Bench collapse, with the risk of explosions; tephra jets; scalding waves burn ; acidic and sometimes extremely dense gas clouds with zero visibility …
– On the lava field: Long approach of the lava flows on difficult terrain; obligation to wear sturdy clothes and shoes, not to mention gloves; need to have a lamp; provide water and food. I add that it is useful to have a GPS because you can get lost on the immense Hawaiian lava fields.
It is recommended to check with rangers to find out where and how far the lava flows are. Once near the flows, be careful not to be encircled. Make sure you have an escape route.

These lines are only a brief summary of the advice provided by HVO and the National Park. I strongly advise the visit of the HVO website where there is a lot of interesting information.
https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/

La réalisation de tels clichés demande une certaine vigilance (Photos: C. Grandpey)

Sécurité sur l’Erta Ale ? Pas si sûr ! // Safety on Erta Ale Volcano ? Not so sure !

Selon plusieurs agences de presse, parmi lesquelles le très sérieux site BBC News, un touriste allemand a été tué et un guide blessé dimanche dernier lors d’une visite del’Erta Ale, dans le nord-est de l’Ethiopie. Ils faisaient partie d’un groupe qui visitait le volcan. On ne sait pas qui a mené l’attaque, mais le gouvernement éthiopien a lancé une enquête.
La région de l’Afar, à cheval sur la frontière entre l’Érythrée et l’Éthiopie, est fréquentée par plusieurs groupes séparatistes. Il y a cinq ans, le Front Démocratique Révolutionnaire Afar – le plus important de ces groupes – a revendiqué la mort de cinq touristes et l’enlèvement de quatre autres dans la région d’Afar. Le groupe prône la création d’une terre Afar indépendante, qui comprendrait des régions d’Éthiopie, d’Érythrée et de Djibouti.
J’ai toujours été fasciné par cette région et tenté de visiter l’Erta Ale et la dépression du Danakil avec ses couleurs fantastiques. Cependant, je n’ai jamais effectué le voyage pour des raisons de sécurité. Je ne veux plus être accompagné par des gardes armés comme ce fut le cas lors de ma visite au volcan Pacaya au Guatemala dans les années 1990. Les agences de voyages affirment régulièrement que la sécurité n’est pas un problème dans la région de l’Erta Ale mais le dernier événement tragique prouve que ce n’est pas vrai.

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According to several press agencies, among which the very serious website BBC News, a German tourist was shot dead and a guide injured last Sunday during a visit to Erta Ale in north-eastern Ethiopia. They were part of a group which had travelled to the volcano. It is not known who carried out the attack, but the Ethiopian government has launched an investigation.

The Afar region, which straddles the border between Eritrea and Ethiopia, is known as an operating ground for several separatist groups. Five years ago, the Afar Revolutionary Democratic Front – the most prominent of the groups – claimed responsibility for the deaths of five tourists and the abduction of four others in the Afar region. The group seeks the creation of an independent Afar homeland, which would include areas of Ethiopia, Eritrea and Djibouti.

I have always been fascinated and tempted to visit Erta Ale and the Danakil depression with its fantastic colours. However, I have never performed the trip for safety reasons. I no longer want to be accompanied by armed guards as was the case when I visited Pacaya volcano in Guatemala in the 1990s. Travel agencies regularly affirm that security is not a problem in the Erta Ale region but the last tragic event proves this is not true.

Crédit photo: Wikipedia

La sécurité sur le site de Kamokuna (Hawaii) // Safety at the Kamokuna lava entry (Hawaii)

Comme je l’ai écrit précédemment, le delta de lave sur le site de Kamokuna est susceptible de s’effondrer à tout moment et sans prévenir. Le HVO indique que plusieurs grandes fractures parcourent le delta sur toute sa largeur, parallèlement au littoral. Il est évident que ces fractures augmentent la probabilité d’un effondrement du delta. Une vidéo illustre la situation:
https://youtu.be/rt8rDdT5wO0

La Garde côtière continue d’assurer la sécurité des eaux navigables autour de l’entrée de lave. La zone de sécurité englobe toutes les eaux s’étendant à 300 mètres de l’entrée de la lave dans l’océan, dans toutes les directions.
Selon le HVO, d’importantes projections accompagnent les effondrements et peuvent aller dans toutes les directions, y compris dans la mer. En conséquence, un rayon de 300 mètres a été défini comme zone de danger autour du point d’entrée de la lave dans l’océan, que ce soit à l’intérieur des terres ou dans l’océan.
Sur terre, la zone de sécurité a été délimitée par des cordes. Toute personne non autorisée y pénétrant s’expose à des amendes allant jusqu’à 88 000 dollars ou un délit de catégorie D.
La mise en place de la zone de sécurité a débuté le 28 mars et devrait expirer le 28 septembre 2017.

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As I put it before, the lava delta at the Kamokuna lava entry might collapse at any moment and without warning. HVO indicates that several large cracks have developed in the lava delta, running parallel to the coastline and spanning the width of the delta. A video illustrates the situation:

https://youtu.be/rt8rDdT5wO0

The Coast Guard continues to enforce the temporary Kamokuna Lava Delta Safety Zone for the navigable waters surrounding the lava entry. The safety zone encompasses all waters extending 300 metres in all directions around the entry of the lava flow into the ocean.

According to HVO, large and dense fragments ejected during delta collapses can be thrown in all directions from the point of collapse, including out to sea. As a consequence, a radius of 300 metres was determined as a reasonable minimum high hazard zone around a point of ocean entry, inland or out to sea.

On land, the safety zone has been cordoned off. Anyone getting into the safety zone could face fines up to $88,000 or a Class D felony.

Enforcement of the safety zone began March 28th and is set to expire onn September 28th 2017.

Crédit photo: HVO