Sécurité sur l’Erta Ale ? Pas si sûr ! // Safety on Erta Ale Volcano ? Not so sure !

Selon plusieurs agences de presse, parmi lesquelles le très sérieux site BBC News, un touriste allemand a été tué et un guide blessé dimanche dernier lors d’une visite del’Erta Ale, dans le nord-est de l’Ethiopie. Ils faisaient partie d’un groupe qui visitait le volcan. On ne sait pas qui a mené l’attaque, mais le gouvernement éthiopien a lancé une enquête.
La région de l’Afar, à cheval sur la frontière entre l’Érythrée et l’Éthiopie, est fréquentée par plusieurs groupes séparatistes. Il y a cinq ans, le Front Démocratique Révolutionnaire Afar – le plus important de ces groupes – a revendiqué la mort de cinq touristes et l’enlèvement de quatre autres dans la région d’Afar. Le groupe prône la création d’une terre Afar indépendante, qui comprendrait des régions d’Éthiopie, d’Érythrée et de Djibouti.
J’ai toujours été fasciné par cette région et tenté de visiter l’Erta Ale et la dépression du Danakil avec ses couleurs fantastiques. Cependant, je n’ai jamais effectué le voyage pour des raisons de sécurité. Je ne veux plus être accompagné par des gardes armés comme ce fut le cas lors de ma visite au volcan Pacaya au Guatemala dans les années 1990. Les agences de voyages affirment régulièrement que la sécurité n’est pas un problème dans la région de l’Erta Ale mais le dernier événement tragique prouve que ce n’est pas vrai.

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According to several press agencies, among which the very serious website BBC News, a German tourist was shot dead and a guide injured last Sunday during a visit to Erta Ale in north-eastern Ethiopia. They were part of a group which had travelled to the volcano. It is not known who carried out the attack, but the Ethiopian government has launched an investigation.

The Afar region, which straddles the border between Eritrea and Ethiopia, is known as an operating ground for several separatist groups. Five years ago, the Afar Revolutionary Democratic Front – the most prominent of the groups – claimed responsibility for the deaths of five tourists and the abduction of four others in the Afar region. The group seeks the creation of an independent Afar homeland, which would include areas of Ethiopia, Eritrea and Djibouti.

I have always been fascinated and tempted to visit Erta Ale and the Danakil depression with its fantastic colours. However, I have never performed the trip for safety reasons. I no longer want to be accompanied by armed guards as was the case when I visited Pacaya volcano in Guatemala in the 1990s. Travel agencies regularly affirm that security is not a problem in the Erta Ale region but the last tragic event proves this is not true.

Crédit photo: Wikipedia

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La sécurité sur le site de Kamokuna (Hawaii) // Safety at the Kamokuna lava entry (Hawaii)

Comme je l’ai écrit précédemment, le delta de lave sur le site de Kamokuna est susceptible de s’effondrer à tout moment et sans prévenir. Le HVO indique que plusieurs grandes fractures parcourent le delta sur toute sa largeur, parallèlement au littoral. Il est évident que ces fractures augmentent la probabilité d’un effondrement du delta. Une vidéo illustre la situation:
https://youtu.be/rt8rDdT5wO0

La Garde côtière continue d’assurer la sécurité des eaux navigables autour de l’entrée de lave. La zone de sécurité englobe toutes les eaux s’étendant à 300 mètres de l’entrée de la lave dans l’océan, dans toutes les directions.
Selon le HVO, d’importantes projections accompagnent les effondrements et peuvent aller dans toutes les directions, y compris dans la mer. En conséquence, un rayon de 300 mètres a été défini comme zone de danger autour du point d’entrée de la lave dans l’océan, que ce soit à l’intérieur des terres ou dans l’océan.
Sur terre, la zone de sécurité a été délimitée par des cordes. Toute personne non autorisée y pénétrant s’expose à des amendes allant jusqu’à 88 000 dollars ou un délit de catégorie D.
La mise en place de la zone de sécurité a débuté le 28 mars et devrait expirer le 28 septembre 2017.

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As I put it before, the lava delta at the Kamokuna lava entry might collapse at any moment and without warning. HVO indicates that several large cracks have developed in the lava delta, running parallel to the coastline and spanning the width of the delta. A video illustrates the situation:

https://youtu.be/rt8rDdT5wO0

The Coast Guard continues to enforce the temporary Kamokuna Lava Delta Safety Zone for the navigable waters surrounding the lava entry. The safety zone encompasses all waters extending 300 metres in all directions around the entry of the lava flow into the ocean.

According to HVO, large and dense fragments ejected during delta collapses can be thrown in all directions from the point of collapse, including out to sea. As a consequence, a radius of 300 metres was determined as a reasonable minimum high hazard zone around a point of ocean entry, inland or out to sea.

On land, the safety zone has been cordoned off. Anyone getting into the safety zone could face fines up to $88,000 or a Class D felony.

Enforcement of the safety zone began March 28th and is set to expire onn September 28th 2017.

Crédit photo: HVO

Poás et Turrialba (Costa Rica): Dernières nouvelles // Latest news

L’OVSICORI a enregistré une nouvelle éruption du Poás à 8h10 le 15 avril 2017. Elle a duré 10 minutes, mais la hauteur de la colonne éruptive n’a pu être indiquée en raison des mauvaises conditions de visibilité.
Les premiers événements explosifs (voir mes notes précédentes) ont été les plus importants observés depuis 1953-1955. Des blocs avec jusqu’à 30 centimètres de diamètre ont été expulsées par le volcan ; ils ont atteint les infrastructures du Parc National qui a été fermé aux visiteurs. Le volcan est resté actif tout au long de la journée du 14 avril, avec de petites éruptions toutes les 30 à 40 minutes. L’activité sismique reste intense, même si elle est inférieure aux jours précédents.
Pendant ce temps, le Turrialba est resté relativement calme, avec une colonne de gaz s’élevant à environ 300 mètres au-dessus du cratère actif, accompagnée d’une activité sismique basse fréquence.
Les autorités sont inquiètes quand elles voient des groupes de «touristes à risque» qui essayent d’atteindre le Parc National du Poás sans tenir compte du danger. Ces groupes paient même des guides locaux pour être accompagnés dans les zones de Bajos del Toro et Bosque del Niño pour accéder au volcan. Cette situation existe également sur le Turrialba où les visiteurs ignorent les panneaux de sécurité et tentent d’accéder au cratère principal.
Source: The Costa Rica Star.

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Another eruption by Poás Volcano was registered  by OVSICORI at 8:10 on April 15th in the morning. It lasted 10 minutes, but the altitude reached by the column of gas is unknown due to poor visibility conditions.

The first explosive events (see my previous notes) were the biggest since 1953-1955. Large size rocks, up to 30 centimetres in diameter) were expelled by the volcano as far as infrastructure at the National Park which has been closed to visitors. The volcano continued to show activity all through the day on April 14th, with minor eruptions every 30-40 minutes. Seismic activity continues, although it is lower than on previous days.

Meanwhile, the Turrialba Volcano has remained relatively calm, with a column of gas rising about 300 metres above the active crater, with low frequency seismic activity.

Authorities have shown their concern about groups of tourists known as “risk tourists” that have been trying to reach the National Park disregarding the danger this represents. Reports state that these groups even pay local guides to take them through the areas of Bajos del Toro and Bosque del Niño to gain access to the Volcano. This situation has also happened at the Turrialba Volcano where visitors disregard the security warnings and try to make their way to the main crater.

Source: The Costa Rica Star.

Exemple de séquence éruptive sur le Turrialba (Source: OVSICORI)

Le périmètre de sécurité sur le site de Kamokuna (Hawaii) [suite] // The safety zone at the Kamokuna lava entry (Hawaii) [continued]

Le 28 mars 2017, la Garde côtière hawaiienne a défini une zone de sécurité temporaire dont l’accès ne peut se faire sans l’autorisation préalable de la Garde côtière du Port de Honolulu. La zone de sécurité englobe toutes les eaux s’étendant à 300 mètres dans toutes les directions autour de tous les points d’entrée de la lave dans l’océan sur le site de Kamokuna. Les points d’entrée de la lave varient et la zone varie en conséquence. (Voir ma note du 30 mars 2017).
La Garde côtière a décrit les conditions requises pour solliciter l’autorisation d’entrée dans la zone de sécurité temporaire. Ceux qui souhaitent pénétrerdans la zone de sécurité sont tenus de soumettre une demande écrite au capitaine du Port Honolulu.
Les facteurs pris en compte pour attribuer l’autorisation d’accès à la zone comprennent: l’état matériel du bateau; les équipements de sécurité: la connaissance des procédures générales de sécurité; les procédures de sécurité liées à l’utilisation d’une embarcation près de l’entrée de lave; la connaissance des eaux autour du site ; l’expérience en tant que navigateur accrédité par la Garde côtière.

Quelques agences de voyage s’étaient élevées contre ces nouvelles mesures de sécurité. Pas sûr que ces nouvelles conditions d’accès soient faites pour rassurer certaines. En revanche, elles permettront d’admirer la lave avec une meilleure sécurité, même si le célèbre « firehose » a disparu et laissé la place à une entrée de lave plus classique.

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On March 28th 2017, the Coast Guard established a temporary Safety Zone which may not be entered without the prior permission of the Coast Guard of the Port Honolulu. The Safety Zone encompasses all waters extending 300 meters in all directions around all entry points of lava into the ocean associated with the lava flow at Kamokuna. The entry points of the lava vary and the zone will vary accordingly. (See my note of March 30th 2017).

The Coast Guard Captain of the Port has outlined the requirements to request entrance to the Kilauea lava ocean entry temporary safety zone. Those wishing to enter the safety zone are required to submit a written request to the Captain of the Port Honolulu.

The factors that may be considered include: the vessel’s material condition; safety equipment ; general safety practices and procedures; specific safety practices and procedures for operating near the lava ocean entry; familiarity with the surrounding waters; mariner’s experience operating as a Coast Guard-credentialed mariner.

Several travel agencies had protested against the new safety rules. The new conditions are not likely to reassure some of  them. However, they will allow visitors to admire the lave with a greater security.

Vue aérienne de l’entrée de lave à Kamokuna (Crédit photo: HVO)

Le périmètre de sécurité sur le site de Kamokuna (Hawaii) // The safety zone at the Kamokuna lava entry (Hawaii)

Même si cela déplaît à certaines personnes que je connais, des restrictions d’accès existent sur le Kilauea et les visiteurs sont invités à les respecter, avec le risque d’être condamné à des amendes s’ils ne le font pas. L’une des restrictions concerne l’accès terrestre et maritime à l’entrée de lave sur le site de Kamokuna.
En lisant la presse hawaiienne, on apprend que la Garde côtière vient d’établir une zone officielle de sécurité temporaire pour les eaux navigables entourant l’entrée de la lave dans l’Océan Pacifique. Cette zone englobe «toutes les eaux sur 984 pieds (300 mètres) dans toutes les directions autour de l’entrée de la lave dans l’océan, entre midi le 28 mars 2017 et 8 heures du matin le 28 septembre 2017».
L’USGS recommande cette distance de sécurité minimale pour éviter les dangers liés à l’entrée de la lave dans l’océan, comme l’instabilité de la falaise, les projections de matériaux lors des explosions, les gaz toxiques et les effondrements potentiels du delta de lave.

C’est au vu de près de 30 années d’observations d’effondrements des deltas de lave dans les archives du HVO qu’un rayon de sécurité de 300 mètres a été décidé autour du point d’entrée de la lave dans l’océan. Les embarcations et les personnes ne sont pas admises dans cette zone, sauf autorisation de la Garde côtière du Port d’Honolulu.

De la même manière, une zone de sécurité avec des cordes et des balises pour la signaler au public a été installée sur le terrain autour de l’entrée de lave. Les visiteurs sont invités à ne pas y pénétrer. Les rangers sont accrédités pour distribuer des amendes aux contrevenants.
Sources: Garde côtière et journaux hawaïens.

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La décision des autorités hawaiiennes de limiter l’approche des bateaux à 300 mètres de l’entrée de lava dans l’océan fait des remous chez les voyagistes locaux. Ainsi, l’agence Hawaiian Lava Boat Tours a publié un communiqué indiquant que les nouvelles restrictions vont nuire à cette petite entreprise et sont susceptibles de la couler entièrement. En tant que tel, ses gérants espèrent contester la nouvelle réglementation et recueillir le soutien de sa clientèle. En conséquence, l’agence demande à ses clients qui ont apprécié ses prestations et se sont sentis en sécurité de rédiger un témoignage sur leur expérience auprès du sénateur démocrate de l’Etat d’Hawai’i, Kaiali’i Kahele : senkahele@capitol.hawaii.gov ou de téléphoner au 808-586-6760.

C’est bien connu, sécurité et Big Money n’ont jamais fait bon ménage !

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Even if some people I know don’t agree with them, access restrictions do exist on Kilauea volcano and visitors are asked to respect them, with the risk of being fined if they don’t. One of the restrictions concerns the land and water access to the lava entry at Kamokuna.

Reading the Hawaiian newspapers, we learn that the Coast Guard is establishing a temporary safety zone for the navigable waters surrounding the lava entry. This zone will encompass “all waters extending 984 feet (300 metres) in all directions around the entry of the lava flow into the ocean from noon on March 28th to 8 a.m. on September 28th”.

USGS experts recommend this distance as the minimum safe distance to avoid hazards which include the unstable sea cliff, volcanic shrapnel, toxic gasses and potential bench collapses.

Based on a review of nearly 30 years of delta collapse and ejecta distance observations in HVO records, a radius of 300 metres was determined as a reasonable minimum high hazard zone around a point of ocean entry. Entry of vessels or people into this zone is prohibited unless specifically authorized by the Coast Guard Captain of the Port Honolulu or his designated representative.

In the same way, a safety zone with ropes and beacons to signal it to the public has been set up on land around the entry. Visitors are asked not to get into this area. Rangers are mandated to give fines to people who do not respect the restriction measures.

Sources: Coast Guard and Hawaiian newspapers.

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The decision of the Hawaiian authorities to limit the approach of the boats to 300 meters from the lava entry in the ocean is triggering reactions among local tour operators. For example, the Hawaiian Lava Boat Tours agency has issued a statement saying the new restrictions will deeply affect this small business and are likely to sink it entirely. As such, its managers hope to question the new regulations and gain the support of its customers. As a result, the agency asks its clients who have appreciated its services and felt safe to write a testimonial about their experience to the Democratic Senator of the State of Hawai’i, Kaiali’i Kahele: senkahele@capitol.hawaii.gov  or call 808-586-6760.

Everybody knows that security and Big Money have never done a good job!

Source: U.S. Coast Guard.

Exemple de delta de lave (Photo: C. Grandpey)

 

Les pièges de l’Etna (Sicile / Italie) // The traps of Mount Etna (Sicily / Italy)

L’Etna est un volcan dont l’accès est relativement facile mais qui requiert le plus grande prudence, comme tous les volcans actifs ou, tout simplement, les zones de haute montagne. Il ne faut pas oublier que le volcan culmine à 3340 mètres et la météo à plus de 2000 mètres n’a rien à voir avec celle des plages de la Mer Ionienne. Même au cœur de l’été, il peut faire très froid. A l’époque où je donnais un coup de main aux guides, j’ai vu de jeunes et jolies femmes débarquer des bus en mini jupes et regretter de ne pas s’être couvertes plus chaudement !

S’agissant de la météo, il est prudent de se renseigner avant d’entamer une randonnée sur le volcan. Le temps peut changer extrêmement vite et le brouillard peut s’installer en quelques minutes en réduisant la visibilité qui peut devenir nulle. Il est prudent d’avoir un GPS avec soi. En actionnant la fonction retour, il sera plus facile de retrouver sa trace.

En hiver, le brouillard peut s’accompagner d’une tempête de neige, avec un véritable blizzard qui fait perdre ses repères. Si l’on n’a pas de GPS pour se guider, le chef des guides m’avait indiqué qu’il fallait marcher sans s’arrêter contre le vent qui, le plus souvent vient de l’ouest. Arrivera un moment où l’on atteindra la forêt. La chose à ne pas faire serait de tourner le dos au vent et de se diriger vers la Valle del Bove, avec le risque de chute mortelle le long des parois escarpées de cette dépression.

En hiver, lorsque la neige recouvre l’Etna, il faut avancer avec prudence dans la zone sommitale, en particulier dans les secteurs où les fumerolles chauffent le sol. La chaleur ainsi émise fait fondre la neige par en dessous et si l’on avance sur une telle zone, on peut vite se retrouver au fond d’un trou. Une bonne précaution est de laisser une distance entre les personnes. En cas de problème, il sera plus facile d’intervenir.

En été, c’est la foudre qui représente, à mes yeux, le principal danger. Là encore, il est fortement conseillé de consulter la météo avant d’entreprendre une randonnée. La lave de l’Etna est par endroits riche en fer, ce qui favorise les impacts de foudre. Ils sont très visibles au sommet de la Montagnola. Il y a quelques années, deux jeunes personnes ont été tuées par la foudre du côté du Cratère NE. J’ai raconté cette triste histoire dans mon livre Volcanecdotes, aujourd’hui épuisé.

Outre la météo, l’Etna cache les pièges classiques d’un volcan actif, comme on a pu le constater avec l’explosion phréato-magmatique qui a surpris les personnes qui se trouvaient à proximité du front de coulée il y a quelques jours. Les explosions peuvent se produire au niveau des cratères même quand le volcan semble calme. J’ai pu le constater un jour que je me trouvais au bord de la Voragine qui a fait entendre deux grosses explosions avec des projections de blocs loin derrière la lèvre du cratère. D’où l’importance d’avoir un casque pendant la visite de l’Etna, une précaution que ne semble pas avoir prise les victimes de l’explosion phréato-magmatique. En cas d’explosion, surtout si celle-ci a son siège dans un cratère, il est important de ne pas courir. Le bon réflexe est de lever les yeux pour observer la trajectoire des bombes. Il sera ainsi plus facile de les éviter.

Une dernière recommandation : Respecter les décisions des autorités concernant la sécurité. Ne pas s’aventurer dans les zones non autorisées. Ne pas hésiter à louer les services d’un guide si le règlement l’impose.

Aujourd’hui, nous vivons une époque où les exploits extrêmes font la loi, et ceux qui s’aventurent à donner des conseils de prudence passent souvent pour des imbéciles. Heureusement, la Nature est là pour remettre les choses à leur place!

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MISE AU POINT

Les articles et remarques publiés sur ce blog le sont sous la seule responsabilité de Claude Grandpey et n’engagent en rien celle de L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.) dont il est Président d’Honneur. Si des personnes ont des commentaires à formuler sur les articles, elles doivent le faire ici, dans la rubrique « Commentaires », par courrier électronique ou par téléphone si elles possèdent mon numéro.

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Mount Etna is a volcano whose access is quite easy, but it requires the utmost caution, like all active volcanoes or, simply, high mountain areas. It should not be forgotten that the volcano culminates at 3340 meters a.s.l. and the weather above 2000 meters has nothing to do with that of the beaches of the Ionian Sea. Even in the summer, it can get very cold. When I worked with the guides, I saw young and pretty women get out of the buses in mini skirts and regret not having covered themselves more warmly!
Regarding the weather, it is prudent to inquire before starting a hike on the volcano. The weather can change extremely quickly. Fog can settle in minutes and reduce visibility that can become zero. It is prudent to carry a GPS. By activating the return function, it will be easier to find one’s track.
In winter, the fog can be accompanied by a snow storm, with a real blizzard that makes you lose your bearings. If you do not have a GPS to guide you, the leader of the guides told me one day  that you should walk without stopping against the wind, which usually comes from the west. There will come a time when you will reach the forest. The thing not to be done would be to turn your back to the wind and to head towards the Valle del Bove, with the risk of a deadly fall along the steep walls of this depression.
In winter, when snow covers Mt Etna, caution must be exercised in the summit zone, particularly in areas where fumaroles are heating the ground. The heat thus emitted melts the snow from below and if one moves forward on such an area, one can quickly find oneself at the bottom of a hole. A good precaution is to leave a distance between people. In case of problems, it will be easier to intervene.
In summer, it is the lightning which represents the main danger. Again, it is advisable to consult the weather before undertaking a hike. The lava on Mt Etna is in places rich in iron, which atracts lightning strikes. They are quite visible at the top of the Montagnola. A few years ago, two young people were killed by lightning near the NE Crater. I narrated this sad story in my book Volcanecdotes, now out of print.
In addition to the weather, Mount Etna conceals the classical traps of an active volcano, as we have seen with the phreato-magmatic explosion that surprised the people who were near a lava front a few days ago. Explosions can occur at the summit craters even when the volcano appears calm. I could see it one day when I was on the edge of the Voragine which triggered two large explosions, with projections of blocks far beyond the crater rim. Hence the importance of wearing a helmet during the visit of Mt Etna, a precaution that does not seem to have been taken the victims of the phreato-magmatic explosion. In the event of an explosion, especially if it has its seat in a crater, it is important not to run. The good reflex is to raise one’s eyes to observe the trajectory of the bombs. This will make it easier to avoid them.
A final recommendation: Respect the authorities’ decisions on safety. Do not venture into unauthorized areas. Do not hesitate to rent the services of a guide if the regulation imposes it.

Today, at a time when extreme feats are the rule, those who dare give pieces of advice about security are often considered as stupid persons. Fortunatley, Nature is here to put things right!

Photos: C. Grandpey

Le cratère de l’Halema’uma’u, zone interdite à Hawaii // Halema’uma’u Crater, a forbidden zone on Hawaii Big Island

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises sur ce blog, la terrasse du Jaggar Museum est le seul endroit autorisé à Hawaii pour admirer le lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u. Ce point d’observation se trouve à environ 1,5 km du cratère. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessous, une portion de 8 km de la Crater Rim Drive ainsi que les sentiers à l’intérieur et autour de la caldeira Kilauea sont fermés aux visiteurs depuis le début de l’éruption de l’Halema’uma’u en 2008. La loi stipule que toutes les personnes en infraction seront poursuivies et recevront de lourdes amendes.
Un article de la presse hawaïenne nous apprend qu’un guide travaillant pour une agence de voyages basée en France et un groupe de 13 personnes ont été surpris au petit matin du 5 mars à l’intérieur la zone interdite de l’Halema’uma’u. Les rangers du Parc National ont repéré le groupe et rédigé à l’attention des 14 touristes des procès-verbaux stipulant qu’ils n’ont pas respecté l’interdiction d’accès au site. Le guide encourt des poursuites supplémentaires pour exploitation d’une entreprise non autorisée dans le Parc et pour être à l’origine d’une situation dangereuse. Les 14 contrevenants ont été accompagnés hors du Parc. Le guide de 44 ans, qui travaille pour l’agence française Aventure et Volcans devra comparaître devant le tribunal. Il encourt une amende maximale de 5 000 dollars et une peine de six mois de prison. Son nom n’est pas communiqué tant que l’enquête n’est pas terminée. Les PV pour non respect de l’interdiction d’accès au site sont de 100 dollars par personne, plus des frais de dossier de 30 dollars.

Selon le chef des rangers, «il s’agit d’une infraction grave. Les zones entourant le cratère de l’Halema’uma’u sont fermées en raison des conditions extrêmement dangereuses, avec des concentrations élevées de gaz toxiques et de particules, des explosions, et des effondrements fréquents des parois du cratère.»
Les autorités de Parc rappellent au public que des explosions de l’Halema’uma’u peuvent survenir à tout moment et sans prévenir. En août dernier, une explosion a projeté des bombes et des matériaux incandescents à une centaine de mètres au-delà de la lèvre du cratère, et a recouvert une zone d’environ 200 mètres de large. L’explosion a détruit le système d’alimentation des instruments utilisés par l’USGS pour la recherche scientifique et la surveillance de l’activité volcanique. En octobre dernier, deux explosions ont projeté des fragments incandescents jusqu’à 400 mètres du cratère. En novembre, les projections d’une autre explosion du lac de lave ont endommagé le câble d’une webcam située sur le rebord du cratère.
Mis à part le cratère Halema’uma’u, les autorités du Parc veillent à la sécurité des visiteurs sur le site d’entrée de la lave dans l’océan à Kamokuna. L’article précise que les rangers continueront de surveiller et de prendre les mesures appropriées pour réduire le nombre de comportements à risque sur les deux sites éruptifs. Il faut également rappeler que l’approche du cratère du Pu’uO’o est interdite elle aussi. Depuis juillet 2016, les rangers ont rédigé 35 procès-verbaux pour non respect de l’interdiction d’accès à l’Halema’uma’u et une centaine d’autres sur le site de Kamokuna. Comme je l’ai indiqué précédemment, les bateaux qui conduisent les touristes devant l’arrivée de lave ont également été rappelés à l’ordre et certains qui n’avaient pas les autorisations nécessaires ont été condamnés. Les embarcations doivent respecter une distance de sécurité de 300 mètres par rapport à la lave.
Source: Big Island Now.

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As I put it several times on this blog, the terrace of the Jaggar Museum is the only authorised place to observe the lava lake within Halema’uma’u Crater. The terrace is located about 1.5 km from the crater. As can be seen on the map below, en 8-km section of Crater Rim Drive as well as trails inside and around the Kilauea caldeira have been closed since the start of the Halema’uma’u eruption in 2008. The law says that all trespassers will be cited and will receive heavy fines.

An article in the Hawaiian press indicates that “a tour guide based in France and a tour group of 13 people were caught in the early morning of March 5th “sneaking into the closed area at Halema‘uma‘u. National Park Service law enforcement officers spotted the group and issued citations for violating the terms of the closure to all 14 people. The tour guide was issued additional citations for operating a non-permitted business in the park and creating a hazardous condition. All 14 were escorted out of the park. The 44-year-old tour guide affiliated with French tour company Adventure et Volcans must make a mandatory court appearance. He faces a maximum penalty of $5,000 and six months in jail. His name is being withheld as the investigation continues. The violation of closure citations are $100 each, with a $30 processing fee”.

According to the chief ranger, “this is a serious violation. Areas surrounding Halema‘uma‘u Crater are closed because of extremely hazardous volcanic conditions that include high concentrations of toxic gasses and particulates, ongoing volcanic explosions and frequent collapses of the crater walls.”

Park authorities remind the public that explosions from Halema‘uma‘u can occur anytime and without warning. Last August, a summit explosion hurled a layer of volcanic rock, lava bombs and molten spatter nearly 100 metres beyond the crater rim, and covered an area about 200 metres wide along the rim. It destroyed a USGS instrument power system that was used for scientific research and monitoring volcanic activity. Last October, two explosions blasted lava spatter, rock and glassy particulates 400 metres from the crater to the closed portion of Crater Rim Drive. In November, spatter from another lava lake explosion damaged the cable on a USGS webcam located on the rim of the crater.

Apart from Halema’uma’u Crater, visitors need to be aware that much of the attention concerning people’s safety lately has been on the hazards of the 61g ocean entry at Kamokuna. Rangers will continue to monitor and take appropriate action to reduce the occurrence of risky behaviour in both areas. Besides, the approach of the Pu’uO’o vent is forbidden as well. Since July 2016, they have issued 35 citations for closure violations at Halema‘uma‘u, and nearly 100 citations at Kamokuna. As I put it before, several boat operators leading tourists in front of the lava entry have been cited because they did not have the required documents. The boats should not get closer than 300 metres to the lava.

Source: Big Island Now.

Carte montrant les zones d’accès interdites dans la zone sommitale du Kilauea.

(Source : USGS / HVO).

La terrasse du Jaggar Museum est un bon point d’observation du cratère de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)