Entrée en Islande : fin des tests COVID-19 le 15 juin 2021 // Entry to Iceland : end of COVID-19 tests on June 15th, 2021

La ministre islandaise de la Santé a déclaré le 2 juin 2021 qu’à partir du 15 juin, il n’y aura plus de tests COVID-19 à l’aéroport de Keflavik pour les voyageurs entrant en Islande, à condition qu’ils soient entièrement vaccinés.

Il avait été récemment décidé que les personnes vaccinées et celles qui présentent un certificat d’infection antérieure seraient exemptées de quarantaine à leur arrivée dans le pays. Ce groupe ne cesse de croître et représente désormais environ 80 % de tous les passagers arrivant à l’aéroport de Keflavík. L’objectif de la nouvelle mesure est d’arrêter de soumettre ce groupe à des tests PCR partir de la mi-juin. Le ministre des Transports va édicter une réglementation obligeant les compagnies aériennes à examiner les certificats des passagers avant l’embarquement. Cela réduira considérablement les procédures de contrôle à l’aéroport de Keflavík.

Les certificats liés à la COVID-19 seront délivrés de manière coordonnée dans les pays de l’Espace Economique Européen (EEE) et en Suisse. Ces certificats devraient être utilisés à partir du 1er juillet et l’Islande est déjà techniquement prête à participer à un projet pilote qui débutera dans les prochains jours.

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The Icelandic Health Minister declared on June 2nd, 2021 that starting on June 15th, there will no longer be COVID-19 tests at Keflavik Airport for travellers entering Iceland, provided they are fully vaccinated.

It was recently decided that vaccinated people and those who present a certificate of previous infection would be exempt from quarantine upon arrival in the country. This group is growing steadily and now accounts for about 80% of all arriving passengers at Keflavík Airport. The aim of the new measure is to stop taking samples from this group from mid-June.

The Transport Minister is going to issue regulations requiring flight operators to examine passengers’ certificates before boarding, which will significantly shorten]processing speed at Keflavík Airport.

COVID-19 related certificates will be issued in a co-ordinated fashion within the EEA countries and Switzerland. These certificates are expected to be in use from July 1st and Iceland is already technically prepared to take part in a pilot project that will begin in the next few days.

Les séquelles de l’éruption du Nyiragongo (RDC) // The aftermath of the Nyiragongo eruption (DRC)

Alors que certains habitants ont commencé à revenir dans Goma après l’éruption du Nyiragongo, le nombre de personnes déplacées a été estimé à 415 700 le 1er juin 2021 par l’Organisation Internationale pour les Migration (IOM)

Les personnes évacuées sont réparties dans plus de 10 zones à l’intérieur de la République Démocratique du Congo et au Rwanda voisin.

L’OMI est particulièrement préoccupée par les risques sanitaires liés à l’éruption elle-même, le manque d’accès à l’eau potable et la charge de plus en plus grande qui pèse sur les établissements de santé.

Bien qu’aucune nouvelle éruption n’ait été signalée, Goma a enregistré plus d’un millier de séismes dans le sillage de l’éruption, la plupart mineurs, mais certains suffisamment puissants pour détruire des bâtiments.

La sismicité est à présent moins intense, mais il reste des questions sur la présence de magma sous la ville, avec la crainte qu’il pénètre dans le lac Kivu avec son méthane et son dioxyde de carbone.

Source: Presse congolaise.

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While some residents are starting to return to the city of Goma after the eruption of Nyiragongo, the total number of displaced people was estimated at 415 700 as of June 1st, 2021 by the International Organization for Migration (IOM)

Evacuees are spread across more than 10 areas in the interior of the Democratic Republic of Congo and in neighbouring Rwanda.

IMO is particularly concerned by the health hazards linked to the eruption itself, the lack of access to clean water, and the increased burden placed on health facilities.

Although no new eruption has been reported, Goma has experienced more than a thousand earthquakes following the eruption, most of them small, but some strong enough to destroy buildings. Seismicity has become less intense, but there are still questions about magma beneath the city and the fear of it entering Lake Kivu with its methane ansd carbon dioxide.

Source : Congolese news media.

La coulée de lave du Nyiragongo dans Goma (Source : Virunga Alliance)

Effets de la cendre volcanique sur la santé // Effects of volcanic ash on human health

Les scientifiques pensent que l’éruption actuelle de La Soufrière de Saint-Vincent aura un impact plus important que celle de 1979 car elle n’a produit jusqu’à présent qu’environ le tiers des matériaux rejetés par le volcan il y a 42 ans. Il faut donc s’attendre à de nouvelles retombées de cendres, avec des effets dangereux mais bien connus sur la santé humaine. L’USGS a dressé une liste des effets de la cendre sur notre système respiratoire.

Au cours de certaines éruptions, les particules de cendre sont si fines qu’elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons. Pendant une exposition prolongée, même les personnes en bonne santé peuvent ressentir une gêne thoracique accompagnée de toux et d’irritation des voies respiratoires. Les symptômes les plus courants à court terme comprennent une irritation du nez et de la gorge, parfois accompagnée d’une toux sèche. Les personnes souffrant de troubles thoraciques préexistants peuvent développer des symptômes bronchitiques sévères.

La pénétration des particules de cendre dans les voies respiratoires dépend en grande partie de la taille des particules. Les particules plus grosses (diamètre 10-100 µm) se logent dans les voies respiratoires supérieures, tandis que celles dans la gamme de taille 4-10 µm se déposent dans la trachée et les bronches. Des particules très fines (<4 µm de diamètre) peuvent pénétrer plus profondément dans les poumons, jusque dans la région alvéolaire.

Le dépôt de particules relativement grossières dans les voies respiratoires supérieures est principalement associé à des symptômes tels qu’une irritation du nez et de la gorge. On pense que le dépôt de particules plus petites dans la région thoracique (bronches et bronchioles) a pour conséquence des formes aiguës de la maladie telles que les crises d’asthme et la bronchite. Les particules très fines sont dites «respirables» et peuvent pénétrer profondément dans les poumons profonds, occasionnant des maladies respiratoires chroniques telles que la silicose.

Les éruptions les plus dangereuses sont celles générant des cendres à grains fins avec une teneur élevée en silice cristalline car ce minéral est susceptible de provoquer la silicose, une maladie associée à des professions telles que la taille de la pierre, la construction de routes et le travail dans les mines. Certains volcans produisent des quantités importantes de silice cristalline au niveau des dômes de lave qui peuvent s’effondrer en générant des cendres à grains fins en suspension dans l’air, et riches en silice cristalline.

L’éruption de Soufrière Hills à Montserrat en 1995 a généré des cendres au moment de l’effondrement du dôme. Elles contenaient jusqu’à 25% en poids de silice cristalline, ce qui a incité le gouvernement britannique à mettre en œuvre des contrôles pour minimiser l’exposition de la population.

Des études sur l’exposition de la population à la silice cristalline ont toutefois révélé que la majorité de la population n’est pas exposée à des concentrations atmosphériques suffisamment élevées pour être à risque de développer une silicose, mais un petit groupe d’individus (comme les travailleurs en extérieur) peut être à risque de développer une silicose légère.

Source: USGS.

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The ongoing eruption of St Vincent’s La Soufriere is expected to be bigger than in 1979 but has only so far produced about one-third of the new material that the volcano did 42 years ago. More ashfall is expected, with dangerous but well-known effects on human heath. USGS has made a list of respiratory effects.

In some eruptions, ash particles can be so fine that they are breathed deep into the lungs. With high exposure, even healthy individuals will experience chest discomfort with increased coughing and irritation. Common short-term symptoms include nasal and throat irritation, sometimes accompanied by dry coughing. People with pre-existing chest complaints may develop severe bronchitic symptoms.

Penetration of ash particles into the respiratory tract is largely dependent on particle size. Larger particles (10-100 µm diameter) lodge in the upper airways, while those in the 4-10 µm size range deposit in the trachea and bronchial tubes. Very fine (< 4 µm diameter) particles may penetrate deeper into the lungs, into the alveolar region. (see image above)

Deposition of relatively coarse particles in the upper airways is primarily associated with symptoms such as irritation of the nose and throat. Deposition of smaller particles in the thoracic region (bronchial tubes and bronchioles) is thought to be associated with acute disease outcomes such as exacerbation of asthma and bronchitis. Very fine particles are termed ‘respirable’ and may penetrate into the deep lungs where chronic, particle-related respiratory diseases, such as silicosis, are activated.

The most hazardous eruptions are those generating fine-grained ash with a high content of free crystalline silica, as this mineral has the potential to cause silicosis, an occupational disease associated with occupations such as stone-cutting, road and building construction and quarrying.

Some volcanoes mass-produce crystalline silica in lava domes which are prone to collapse, generating airborne fine-grained ash rich in free crystalline silica. At Soufrière Hills volcano, Montserrat, the 1995 eruption generated dome collapse ash composed of up to 25 wt.% crystalline silica, prompting the UK government to implement controls to minimise population exposure. However, comprehensive studies of population exposure to respirable crystalline silica have suggested that the majority of the population are not exposed to sufficiently high airborne concentrations to be at risk of developing silicosis, but a smaller group of individuals (such as outdoor workers) may be at risk of developing mild silicosis.

Source : USGS.

Les sargasses, toujours les sargasses !

Il y a quelques jours, j’expliquais que de vastes bancs de sargasses avaient posé de sérieux problèmes à certains navigateurs du Vendée Globe au moment où ils avançaient à hauteur de l’arc antillais à l’ouest et des îles du Cap Vert à l’est. Ils ont passé des heures à les dégager de l’hydrogénérateur, un appareil permettant de produire de l’électricité sur le bateau. La présence d’aussi vastes nappes de sargasses est largement due au réchauffement des eaux océaniques, autre conséquence du changement climatique.

Sur terre, la presse martiniquaise indique que les sargasses sont en train de faire leur retour, en particulier  le long de la côte atlantique de l’île. Les algues jonchent la baie du Marigot où le maire explique qu’il n’a pas les moyens matériels de les. Les sargasses peuvent devenir très vite nauséabondes et poser des problèmes sanitaires. Une fois échouées, leur décomposition émet de l’hydrogène sulfuré (H2S) qui peut entraîner des vomissements, des vertiges, voire des malaises, en passant par une irritation des yeux et des voies respiratoires. A cela s’ajoute la destruction des appareils électroménagers provoquée par l’acidité des algues.

Le maire du Marigot déplore le manque d’aide de l’État pour lutter contre l’invasion des sargasses. L’enlèvement de ces algues a forcément un impact sur le budget de la ville qui ne dispose d’aucune aide pour les prélever avec des engins.

Il faut maintenant espérer que les sargasses repartiront comme elles sont venues, mais c’est loin d’être gagné !

Bancs de sargasses le long des côtes martiniquaises (Photo : C. Grandpey)