Groenland : Les Inuits face aux réchauffement climatique // Greenland : Inuits and global warming

Avec une hausse des températures plus rapide qu’ailleurs sur Terre, la calotte glaciaire arctique fond à une vitesse incroyable et les populations indigènes du Groenland sont confrontées à de nombreux problèmes.
Dans le village d’Ittoqqortoormiit, qui abrite l’une des dernières communautés de chasseurs inuits du Scoresby Sound, les 350 habitants se demandent où ils trouveront de l’eau. La calotte glaciaire du Groenland contient un douzième de l’eau douce de la planète, ce qui serait suffisant pour faire monter le niveau de la mer de sept mètres si elle venait à fondre. Malgré cela, le réchauffement climatique menace l’approvisionnement en eau du village.
Des hivers froids, une glace solide et une neige abondante sont indispensables pour assurer la nourriture et l’approvisionnement en eau des Inuits de Scoresby Sound qui vivent en relation étroite avec la Nature. Aujourd’hui, les températures dans l’Arctique augmentent jusqu’à quatre fois plus vite qu’ailleurs dans le monde.
Jusqu’à présent, les habitants d’Ittoqqortoormiit tiraient leur eau douce d’une rivière alimentée par un glacier qui fond rapidement et qui n’existera plus dans quelques années. À l’avenir, les Inuits devront probablement puiser l’eau potable dans l’océan. D’autres communautés isolées du Groenland se tournent déjà vers le dessalement de l’eau de mer.
Le Scoresby Sound, où se trouve Ittoqqortoormiit, n’est libre de glace que pendant un mois par an et les habitants dépendent de la viande apportée par les chasseurs pour survivre à la longue nuit polaire. Les navires d’approvisionnement ne jettent l’ancre à Ittoqqortoormiit qu’une fois par an en raison du danger causé par les énormes icebergs dans le fjord. C’est pourquoi le village dépend essentiellement de la viande apportée par les chasseurs.
La hausse des températures fragilise la glace, et la chasse traditionnelle au phoque, qui consiste à traquer leurs trous de respiration sur la glace, est devenue plus difficile et plus dangereuse. La faible quantité de neige rend également difficile l’utilisation des traîneaux à chiens dont dépendent les chasseurs.
Les humains ne sont pas les seuls à être confrontés à des défis. La disparition de la glace de mer pousse de plus en plus les ours polaires affamés à chercher de la nourriture dans le village. Les gens doivent donc être prudents.
Avec les montagnes voisines en toile de fond, les glaciers qui avancent dans la mer dans les territoires de chasse des Inuits sont essentiels à l’écosystème, mais il est à craindre que leur recul appauvrisse l’écosystème du Scoresby Sound. En effet, avec leur eau de fonte froide, les glaciers qui viennent vêler dans la mer déclenchent des remontées d’eaux riches en nutriments. Le problème, c’est qu’à mesure que les glaciers fondent, ils reculent vers l’intérieur des terres et l’écosystème perd ces nutriments qui alimentent le plancton qui nourrit la morue polaire, qui à son tour nourrit le phoque et l’ours dont dépendent les Inuits d’Ittoqqortoormiit.
Avec la hausse des températures et le retrait des glaciers, il y a moins de morues polaires dans la région. Cela signifie que la chaîne alimentaire sera bientôt rompue et qu’il n’y aura plus de nourriture pour les phoques, puis pour les ours polaires. La disparition de la morue polaire, et avec elle celle des phoques et des ours, pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la population locale qui dépend de ces espèces pour se nourrir grâce à la pêche et la chasse. Un mode de vie unique pourrait disparaître.
Les dernières études scientifiques donnent des résultats pessimistes quant à l’avenir des glaciers de la région. Dans le fjord qui se réchauffe, une teinte rougeâtre est apparue sur la glace ; elle a été baptisée « neige de sang ». (voir ma note du 21 juin 2021 à ce sujet). Le problème est que ce pigment rouge diminue la réflectivité de la neige et accélère sa fonte. Les chercheurs affirment que la « neige de sang » est responsable de 12 % de la fonte annuelle de la calotte glaciaire du Groenland, soit l’équivalent de 32 milliards de tonnes de glace.
Alors que les algues ont tendance à se propager, les scientifiques expliquent que nous serons pris dans un cercle vicieux également appelé « boucle de rétroaction » : la hausse des températures accélère la fonte de la glace et favorise la croissance des algues qui, à son tour, accélère encore davantage la fonte de la glace.
Source : médias d’information internationaux.

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With temperatures rising faster than anywhere else on Earth, the Arctic ice sheet is melting at an incredible speed and the native populations of Greenland are confronted with numerous problems.

In the village of Ittoqqortoormiit — home to one of the last Inuit hunting communities on the Scoresby Sound – the 350 residents worry where they will get water. Greenland’s ice sheets are said to hold one 12th of the world’s fresh water — enough to raise the sea level up seven metres if they were to melt — but global warming is already threatening the village’s watersupply.

Cold winters, robust ice and snow are vital for both food and water for the Inuit of the Scoresby Sound, who live deeply intertwined with the natural world. But temperatures in the Arctic are rising up to four times faster than the global average.

Up to now, the residents of Ittoqqortoormiit got their fresh water from a river fed by a glacier that is melting fast and that will no longer exist in a few years. In the future, the Inuits will probably have to get drinking water from the ocean. Other isolated Greenland communities are already turning to desalination.

The Scoresby Sound where Ittoqqortoormiit is located is only free of ice for a month a year, with the locals within it relying on the meat provided by the hunters to survive the long polar night. Cargo ships only get to Ittoqqortoormiit only once a year because of the danger caused by the huge icebergs in the fjord. This is why the village mainly depends on the meat brought by the hunters.

But as rising temperatures weaken the ice, traditional seal hunting by stalking their breathing holes on the ice has become more difficult and dangerous for the local hunters. Less snow also makes it difficult for the dog sleds the hunters rely on.

It is not only humans who are facing challenges. The weakening sea ice is also increasingly pushing hungry polar bears to search for food within the village, so people need to be careful.

Framed by nearby mountains, the blue walls of glaciers that rise from the sea in the Inuit hunting grounds are vital to the ecosystem. It is feared that the receding glaciers will make the Scoresby Sound a less rich ecosystem. Indeed, glaciers that terminate in the sea trigger « upwelling » which pushes the nutrient-rich water from the bottom of the fjord upwards with their cold meltwater. But as the glaciers melt, they recede inland and the ecosystem loses these nutrients for the plankton that feed the polar cod, which in turn feed the seal and bear that the Inuit of Ittoqqortoormiit rely on.

With the rising temperatures and the retreat of the glaciers, there is less polar cod in the area. This means the food chain will soon be broken with no more food for the seals and then the polar bears. The potential collapse of polar cod could have catastrophic consequences for the local population that relies on both for their food from hunting. A unique way of life might disappear.

New research gives pessimistic results about the future of the glaciers. In the warming fjord, a reddish hue is spreading across the ice ; it has been dubbed « blood snow ». (see my post of 21 June 2021 about this topic). The problem is that this red pigment lowers the reflectivity of the snow and speeds up its melting. Researchers say that the « blood snow » is responsible for 12 percent of the total annual surface melt of the Greenland ice sheet, the equivalent of 32 billion tons of ice.

With the algae seemingly spreading, scientists say we will be caught in a vicious circle also called a « feedback loop » : rising temperatures speed glacier melting and promote the growth of the algae,which further accelerates the melting.

Source : international news media.

La flèche rouge sur la carte montre l’emplacement du village de Ittoqqortoormiit

Le village d’Ittoqqortoormiit en août 2007. (Crédit photo :Hannes Grobe / Wikipedia)

Faut-il encore croire à une éruption sur la péninsule de Reykjanes ? // Should we still believe in an eruption on the Reykjanes Peninsula?

Bien que la sismicité soit très faible sur la péninsule de Reykjanes, les volcanologues islandais pensent toujours qu’une éruption est susceptible de se produire, ou que l’on pourrait assister à l’ouverture de nouvelles fissures à Grindavik, comme le 10 novembre 2023.
Les instruments montrent que le magma continue de s’accumuler sous la surface dans le secteur de Svartsengi, même si le phénomène a récemment ralenti. Le Met Office islandais explique que la vitesse de soulèvement du sol est toujours supérieure à celle mesurée dans les jours qui ont précédé le 10 novembre, lorsque le dyke magmatique s’est formé sous Grindavík .
Si une nouvelle intrusion se produit, le Met Office pense qu’il est très probable que le magma fera son retour dans le dyke qui s’est formé le 10 novembre et qu’une éruption se produira au nord de Grindavík, vers Hagafell et la zone autour de la ligne de cratères de Sundhnúkagígar.
125 séismes ont été mesurés près de Grindavík au cours des dernières heures, dont trois au-dessus de M 2,0 à Hagafell. Un volcanologue local s’attend à une activité sismique soutenue le long du dyke.
Comme je l’ai déjà écrit, je ne crois pas à une prochaine éruption. Une chose est quand même sûre : l’intrusion magmatique n’est pas terminée. Il est probable que le magma continue de pousser par en dessous, avec sa source dans la région de Svartsengi, mais il n’a plus la force nécessaire pour percer la surface. Le seul événement qui pourrait changer la donne serait un nouvel afflux important de magma. Il est évident que les sismographes nous en informeraient. On observerait aussi un soulèvement de sol plus important, avec un risque réel d’éruption.
Pour le moment, la sismicité est faible et le tremor ne montre aucun signe d’activité volcanique à venir. Cela fait une cinquantaine de jours que l’on observe un soulèvement du sol. Si une éruption avait dû se produire, elle se serait probablement déjà produite. Quoi qu’il en soit, au bout du compte, c’est la Nature qui décidera, et elle nous rappelle que nous ne savons pas prévoir une éruption volcanique !
Source  : Iceland Monitor, Iceland Review.

Rien de très inquiétant au niveau sismique sur la péninsule de Reykjanes (Source: Met Office)

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Although seismicity is very low on the Reykjanes Peninsula, Icelandic volcanologists still belive an eruption might occur, or another event like the opening of fissures that was observed in Grindavik on November 10th, 2023.

The instruments show that magma continues to accumulate under the surface at Svartsengi, although it has recently slowed. The Icelandic Met Office (IMO) explains that the speed of the land rising is still higher than the speed measured in the days before November 10th, when the magma dike under Grindavík was formed.

If a new intrusion happens, IMO thinks it is most likely that the magma will run back into the magma dike that was formed on November 10th and that a volcanic eruption would occur north of Grindavík, towards Hagafell and the area around Sundhnúkagígar crater row.

125 earthquakes have been measured near Grindavík in the past hours, three of which were above M 2.0 at Hagafell. Sustained seismic activity is expected by a local volcanologist along the magma dike.

As I put it before, I don’t believe an eruption will occur. There is one sure thing : the magma intrusion is not over. It is likely that magma is still pushing from beneath, with its source in the Svartsengy area, but it no longer has the necessary strength to pierce the surface. The only event that might change the situation would be a new significant influx of magma, but the seismographs would inform us and more ground uplift would be observed, with the real risk of an eruption.

For the moment, seismicity is low and the tremor does not show signs of an upcoming volcanic activity. Ground deformation has been observed for about 50 days now. If an eruption were to occur, it would have already happened. Anyway, Nature will decide in the end, with the confirmation that we cannot predict a volcanic eruption !

Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

« Histoires de Volcans » : un livre pour Noël !

Noël et les fêtes de fin d’année approchent. Un beau livre est toujours apprécié. Pourquoi ne pas offrir « Histoires de Volcans » ? Paru aux Éditions Omniscience, l’ouvrage de 288 pages (textes et photos) est disponible en librairie au prix de 39 euros, mais je peux aussi vous en adresser un exemplaire dédicacé pour un euro de plus (frais d’envoi). Il suffit de me communiquer vos coordonnées postales à cette adresse : grandpeyc@club-internet.fr

Mes conférences sont terminées pour 2023. Les prochaines auront lieu le mardi 9 janvier 2024 à Fontenay-le-Comte (Vendée), le jeudi 1er février 2024 à Montluçon (Allier) et le mardi 5 mars à Royan (Charente-Maritime). Les suivantes figurent dans la colonne de droite de ce blog, ainsi que les thèmes présentés.

La conférence du 5 décembre 2023 à Limoges, avec pour thème la Campanie (Champs Phlégréens, Vésuve, Herculanum et Pompéi), a fait salle comble et, par sécurité, de nombreuses personnes n’ont pas pu être admises. Une ‘conférence bis’ aura lieu courant 2024 en fonction des disponibilités de l’auditorium de la BFM.

À propos des supervolcans // About supervolcanoes

Au cours de ma conférence sur la Campanie (Italie), j’explique que, contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, les Campi Flegrei, ou Champs Phlégréens, ne sont pas un supervolcan et peu de volcans sur Terre peuvent se vanter d’avoir ce titre.
D’un point de vue purement scientifique, un supervolcan est un volcan qui a produit au moins 1000 kilomètres cubes de matériaux lors d’une éruption. À ce titre, il se voit attribuer un Indice d’explosivité volcanique (Volcanic Explosivity Index, VEI) de 8, le maximum sur cette échelle qui mesure le volume de matériaux. éjectés, ainsi que la hauteur et l’intensité du panache éruptif. Les Champs Phlégréens n’ont vomi que 500 kilomètres cubes de matériaux lors d’une puissante éruption il y a 32 000 ou 37 000 ans et ont reçu un VEI 7, ce qui confirme qu’ils n’appartiennent pas au club restreint des supervolcans.
Une super éruption est plus de 1 000 fois plus puissante que celle du mont St. Helens (1980), un événement qui a expédié pendant neuf heures des panaches de cendres à plus de 24 kilomètres de hauteur et a carrément arraché le sommet du volcan. L’éruption a reçu un VEI 5, comme le Vésuve (Italie) pour l’éruption survenue en octobre 79.
Les super éruptions éjectent tellement de magma que la croûte terrestre au-dessus de la chambre magmatique s’effondre et donne naissance à une caldeira. Les caldeiras, comme celle de Yellowstone, peuvent mesurer des dizaines de kilomètres de diamètre et héberger des volcans ou cônes de cendres qui peuvent produire des éruptions de moindre intensité.
Yellowstone est l’un des supervolcans les plus célèbres. Il a connu deux super éruptions. La plus importante, celle de Huckleberry Ridge Tuff, s’est produite il y a 2,1 millions d’années et a produit environ 2 450 km3 de matériaux volcaniques, ce qui justifie pleinement le VEI 8. L’autre, connue sous le nom d’éruption de Lava Creek, a produit un peu plus de 1 000 km3 de matériaux il y a 631 000 ans et pourrait, elle aussi, recevoir un VEI 8.
Yellowstone a connu des dizaines d’éruptions mineures depuis l’événement de VEI 8, ce qui a semé la confusion autour de la définition d’un supervolcan. Pour la plupart des gens, le mot signifie que le volcan en question n’a connu que des explosions majeures, alors que les éruptions habituelles sont des événements de moindre intensité, se limitant, par exemple, à des coulées de lave.

Grand Prismatic dans le parc national de Yellowstone

Comme je l’ai écrit plus haut, le label supervolcan est souvent utilisé par les médias et par certains scientifiques pour désigner des volcans qui n’ont jamais connu de super éruption. C’est le cas des Champs Phlégréens – Campi Flegrei – en Italie. Cependant, cela ne veut pas dire que les Champs Phlégréens ne sont pas dangereux ou destructeurs. Comme ils se trouvent au cœur d’une zone très peuplée, leur réveil – même s’il ne s’agit pas d’un supervolcan – serait probablement une catastrophe à grande échelle.

La Solfatara dans les Champs Phlégréens

Dans le monde, neuf volcans actifs remplissent les critères d’un supervolcan, selon une étude réalisée en 2022. Aux États-Unis, Yellowstone est rejoint par Long Valley en Californie et Valles au Nouveau-Mexique. Les autres supervolcans sont le Toba en Indonésie, le Taupō en Nouvelle-Zélande, l’Atitlán au Guatemala et l’Aira, le Kikai et l’Aso au Japon.

Lac Taupo (Nouvelle Zélande)

Lac Atitlan (Guatemala)

Il ne faudrait pas oublier que des supervolcans se trouvent probablement au fond des océans, mais nous connaissons mieux l’Olympus Mons sur Mars que les profondeurs de nos propres océans. Une étude indique toutefois que les supervolcans sont « moins susceptibles de se développer dans un contexte océanique, » ce qui reste à prouver.
Certains volcanologues américains préféraient utiliser l’expression « systèmes de caldeiras » plutôt que supervolcans. On aurait ainsi dans cette catégorie « tout volcan ayant subi une explosion suffisamment puissante pour que sa surface s’effondre au-dessus d’une chambre magmatique partiellement vidée ».
Il est vrai que les super éruptions, avec formation de caldeiras, donnent aux volcans qu’elles affectent un aspect qui n’est pas conforme à l’image conique que l’on se fait habituellement d’un volcan. Alors pourquoi ne pas qualifier ces volcans de systèmes de caldeiras, de grandes caldeiras ou de complexes de caldeiras… ?
Source : Inspiré d’un article paru sur le site Live Science.

Photos: C. Grandpey.

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During my conference about Italy’s Campania, I explain that, contrary to what many people think, the Campi Flegrei, or Phlegrean Fields, are not a supervolcano. Few volcanoes on Earth can boast this title.

From a purely scientific point of view, a supervolcano is one that has produced 1000 cubic kilometers of material during an eruption and as such, was awarded a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 8, the maximum on this scale that measures the volume of material ejected, as well as the height and intensity of the eruption plume. The Phlegrean Fields only produced 500 cubic kilometers of material during a powerful eruption 32,000 years ago and were given a VEI 7, which shows they do not belong to the small club of supervolcanoes.

A supereruption is over 1,000 times bigger than the Mount St. Helens eruption (1980) which produced a nine-hour-long explosion that sent ash plumes more than 24 kilometers into the air and blasted the top off the volcano. The event received a VEI 5, like Vesuvius (Italy) for the eruption that occurred in October 79. .

Supereruptions eject so much magma that Earth’s crust above the magma chamber collapses and gives birth to a caldera. Calderas, such as the one at Yellowstone, can measure dozens of kilometers across and host volcanoes, or cinder cones, that can produce smaller eruptions.

Yellowstone is one of the most famous supervolcanoes. It has had two supereruptions. The largest one, the Huckleberry Ridge Tuff eruption, occurred 2.1 million years ago and spewed an estimated 2,450 km3 of volcanic debris. The other one, known as the Lava Creek eruption, produced a little more than 1,000km3 of material 631,000 years ago and could be given a VEI 8.

Yellowstone has experienced dozens of smaller eruptions since the VEI 8 event, leading to confusion around the definition of a supervolcano. To most people, the word implies that those volcanoes only have massive explosions, whereas the common eruptions at such volcanoes are much smaller events such as lava flows.

As I put it above,the supervolcano label is often applied by the media and by some scientists to volcanoes that have never produced a supereruption, such as Campi Flegrei in Italy. However, this does not mean the Phlegrean Fields are not dangerous or destructive. As they lie at the heart of a highly populated area, an awakening of the volcano – without being a supervolcano – would probably be a large-scale disaster.

Worldwide, nine active volcanoes fulfill the criteria for a supervolcano, according to a 2022 study. In the U.S., Yellowstone is joined by Long Valley in California and Valles in New Mexico. The other supervolcanoes are Toba in Indonesia, Taupō in New Zealand, Atitlán in Guatemala and Aira, Kikai and Aso in Japan.

One should not forget the supervolcanoes that probably lie at the bottom of the oceans, but we know Olympus Mons on Mars better than the depths of our own oceans. A study indicates thet that supervolcanoes are « less likely to develop in these settings, » which remains to be proved.

Some U.S. Volcanologists had rather use the expression « caldera systems » instead of supervolcanoes. The category would include « any volcano that has experienced an explosion massive enough that the surface has collapsed into a partially emptied magma chamber. »

It is true that super eruptions, with the formation of calderas, give the volcanoes they affect an appearance that does not conform to the common image of a conical volcano. So why not refer to such volcanoes as caldera systems, large calderas or caldera complexes…?

Source : After an article on the website Live Science.

Photos: C. Grandpey