La fonte et le recul du Sólheimajökull (Islande) // The melting and retreat of Sólheimajökull (Iceland)

Suivant une tradition vieille de plus de 20 ans, des élèves de l’école Hvolsskóli à Hvolsvöllur se sont rendus en octobre 2021 dans le sud de l’Islande au chevet du glacier Sólheimajökull, l’une des branches du Myrdalsjökull, pour voir de combien le glacier avait reculé par rapport aux années précédentes. Les jeunes gens mesurent la distance entre un panneau pédagogique et le bord du glacier pour voir de combien le glacier rétrécit chaque année.
Leurs observations ont permis de constater que le glacier a reculé de onze mètres par rapport à octobre 2020.
En 2010, la distance entre le panneau explicatif et le front du glacier n’était que de 318 mètres. Elle est aujourd’hui de 726 mètres, ce qui signifie que le glacier a reculé de 408 mètres depuis 2010, date à laquelle les mesures des élèves ont commencé.
Selon la directrice de l’école, les élèves pouvaient jusqu’à présent mesurer la distance sur la terre ferme, mais aujourd’hui, une vaste pièce d’eau est apparue avec la fonte du glacier et les élèves ont besoin d’un bateau pour observer le processus de fonte.
Source : Reykjavik Grapevine.

La fonte du Sólheimajökull est impressionnante. Je m’étais rendu auprès du glacier en juillet 2003 et je suis revenu sur le site début juillet 2021. Il suffit de comparer les photos prises à l’occasion de ces visites pour se rendre compte du recul de ce glacier. Son observation reste néanmoins intéressante, en particulier les strates de cendres qui montrent les dernières phase d’activité du volcan Katla qui se cache sous la calotte de glace du Myrdalsjökull.

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Following a 20-year tradition, students at Hvolsskóli in Hvolsvöllur visited Sólheimajökull glacier in south Iceland, one of the branches of Myrdalsjökull in October 2021 to see how much the glacier had retreated compared to the previous years. They measure the distance between an information plaque and the border of the glacier to see how much the glacier shrinks each year.

Their observations allowed to seen that the glacier has withdrawn by eleven meters from October 2020.

In 2010, the distance between the information plaque and the border of the glacier was only 318 meters. Today, it is 726 meters, which means that the glacier’s border has withdrawn 408 meters since 2010, when the students’ measurements started..

According to the school headmaster, the students used to be able to measure the distance on dry land, but these days a large lagoon has emerged with the melting of the glacier. Now the students need a boat in order to observe the melting process.

Source: Reykjavik Grapevine.

The melting of Sólheimajökull is impressive. I visited the glacier in July 2003 and returned to the site at the beginning of July 2021. You just have to compare the photos taken during these visits to realize the retreat of this glacier. Its observation remains nevertheless interesting, in particular the ash strata which show the last phases of activity of Katla volcano which is hidden under the Myrdalsjökull ice cap.

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Le panneau pédagogique qui sert de point de référence aux élèves montre le recul du Sólheimajökull entre 1997 et 2010. Il nous apprend qu’entre 1930 et 1969, le glacier a reculé de 977 mètres. Après 1969, un refroidissement du climat l’a fait avancer de 495 m jusqu’en 1995. A partir de cette époque, le Sólheimajökull n’a fait que reculer. Il a perdu 1312 m entre 1995 et 2019.

Voici le Sólheimajökull tel que je l’ai découvert en 2003. Regardez bien le sommet de la montagne au centre du cliché:

En 2003, une rivière de fonte à la forte odeur de soufre s’échappait de la base du glacier:

En juillet 2021, on ne peut que constater le recul impressionnant du Sólheimajökull . Le sommet de la montagne qui dominait le glacier en 2003 est aujourd’hui plus d’un kilomètre devant son front!

En 2011, un lac de fonte s’est formé devant le front du glacier.

Le panneau confirme la visite annuelle du glacier par les élèves de Hvolsvöllur. Sympa!

La fonte des glaciers islandais (suite) // The melting of Icelandic glaciers (continued)

En raison du réchauffement climatique, les quelque 220 000 glaciers recensés dans le monde fondent à un rythme toujours plus rapide, que ce soit dans l’Himalaya, dans les Alpes ou en Alaska. Une étude publiée dans la revue Nature en avril 2021 nous rappelle que la fonte des glaciers contribuera à plus d’un cinquième de l’élévation du niveau de la mer au cours de ce siècle.
L’Islande est l’une des régions où le recul glaciaire est le plus spectaculaire. Cependant, l’histoire des glaciers islandais n’est pas faite que de périodes de recul.

Lorsque les premiers colons sont arrivés en Islande, les glaciers étaient beaucoup plus petits qu’aujourd’hui. On peut retracer leur croissance au cours du Petit Age glaciaire (vers 1450-1900) et leur ancienne morphologie en observant les moraines, à partir de données provenant de sédiments lacustres, mais aussi de descriptions dans les écrits du passé.
Les glaciers ont ensuite progressé, notamment aux 17ème et 18ème siècles.
Ils ont reculé légèrement au cours des premières décennies du 19ème siècle, avant de reculer légèrement puis d’avancer de nouveau. Ils ont atteint leur taille maximale vers 1890.
Après 1890, la plupart des glaciers ont commencé à battre en retraite. Ils ont reculé rapidement dans les années 1930 et 1940 et ont continué, mais plus lentement, jusqu’aux années 1960 qui ont marqué le début d’un ralentissement provisoire.
Dans les années 1970 et 1980, certains glaciers ont avancé ou sont restés stationnaires. Les glaciers émissaires* entre Skaftafell et Höfn ont reculé de 1 à 8 km, selon leur situation géographique, depuis la fin du 19ème siècle jusqu’en 2017. Au total, ils ont perdu une superficie de 340 km2, et 140 km³ ou 20 % de leur volume. La perte de glace correspond à une élévation de 0,3 mm du niveau mondial de la mer. [ On appelle ‘glacier émissaire’ – outlet glacier en anglais – une langue d’ablation issue d’un inlandsis ou d’une calotte glaciaire.]

 

Skaftafell en juillet 2021

Dans une note 24 juillet 2021, j’expliquais que Solheimajökull, l’un des glaciers émissaires du Myrdalsjökull, reculait à un rythme incroyable. Il a perdu plusieurs centaines de mètres au cours des deux dernières décennies.

Myrdalsjökull en juillet 2021


Une étude publiée en mai 2021 a révélé que les glaciers islandais dans leur ensemble ont perdu environ 750 kilomètres carrés, soit sept pour cent de leur surface, depuis le début du millénaire en raison du réchauffement climatique. Ces mêmes glaciers, qui couvrent plus de 10 % de la masse continentale du pays, ont diminué en 2019 et couvrent actuellement moins de 10 400 kilomètres carrés. Depuis 1890, la superficie couverte par les glaciers islandais a diminué de près de 2 200 kilomètres carrés, soit 18 %. Il est important de noter que près d’un tiers de ce déclin s’est produit depuis 2000.

En effet, depuis 2000, les glaciers émissaires d’Islande ont reculé particulièrement vite, et leur perte de masse par unité de surface est parmi les plus élevées au monde. Ils ont perdu 15 à 50 % de leur volume de glace au cours de cette période. Selon les glaciologues, les glaciers continueront de fondre et de reculer et pourraient perdre la moitié de leur volume d’ici 2100. Après 200 ans, seules de petites calottes glaciaires subsisteront sur les plus hautes montagnes.
En 2014, les glaciologues ont dépouillé l’Okjokull de son statut de glacier après avoir constaté qu’il était constitué de glace inerte et qu’il n’avançait plus comme le font normalement les glaciers. Une plaque commémorative en lettres d’or écrite en islandais et en anglais a été inaugurée le 18 août. 2019 sur le site du glacier.


Les glaciologues ont découvert que la vitesse de fonte des glaciers islandais s’est fortement accélérée au cours de la période 2000-2019. Entre 2000 et 2004, les glaciers ont perdu 227 milliards de tonnes de glace par an. Mais entre 2015-2019, ils ont perdu en moyenne 298 milliards de tonnes chaque année.

De la même façon, le célèbre Jökulsarlon n’aura probablement plus le même aspect dans une dizaine d’années. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer l’Esjufjallarönd, une moraine qui longe le glacier Breiðamerkurjökull et le sépare d’une autre langue glaciaire, le Norðlingalægðarjökull qui vient finir sa course dans les eaux du Jökulsarlon en donnant naissance à une foule de petits icebergs. En le parcourant, on se rend vite compte d’une année sur l’autre que le Breiðamerkurjökull est en train de reculer rapidement sous l’effet du réchauffement climatique. Au fur et à mesure que le Norðlingalægðarjökull déverse ses icebergs dans le lagon, le niveau de la glace diminue et le glacier voisin a tendance à se déplacer vers la dépression ainsi créée. Il en résulte que la moraine de Esjufjallarönd se déplace régulièrement vers l’est et cet amas de débris va probablement atteindre le Jökulsarlon d’ici 3 à 5 ans.

Les statistiques révèlent que le glacier Breiðamerkurjökull perd actuellement 600 mètres par an. Dans l’une des grottes qui se trouvent à l’intérieur, la glace a reculé tellement que la chute d’eau qui était autrefois à l’intérieur de la grotte est maintenant en dehors. Dans une autre grotte à proximité, un gros rocher qui était à 100 mètres à l’intérieur de la cavité se trouve maintenant à l’extérieur, à 500 mètres devant le glacier.

Lors de ma dernière visite au Vatnajökull en juillet 2021, j’ai pu me rendre compte que le glacier fondait très vite. Son front est beaucoup plus mince qu’en 2001 lorsque je l’ai observé pour la dernière fois et il vêle maintenant moins d’icebergs.

Source : Vatnajökull / Melting glaciers.

Vous verrez ci-dessous quelques photos prises en juillet 2021. Mes enfants et petits-enfants vous diront ce qui se passera dans les 50 prochaines années

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Because of global warming, all of the world’s 220,000 glaciers are melting at an ever increasing pace, whether in the Himalayas, in the Alps or in Alaska. A study published in the journal Nature in April 2021 reminds us that glacial melting will contribute to more than a fifth of global sea level rise this century.

Iceland is one of the regions where glacial retreat is the most dramatic. However, the history of Icelandic glaciers does not only consist in periods of retreat.

When the first settlers came to Iceland, the glaciers were much smaller than today. Their advance during the Little Ice Age (1450–1900 or so) and former size can be traced from their glacial moraines, or from data from lake sediments, and descriptions in written historical accounts.

The glaciers later advanced, especially during the 17th and 18th centuries.

In the first decades of the 19th century, they retreated slightly and then re-advanced. Around 1890 nearly all of them had reached their maximum size in historical times.

After 1890, most glaciers began to retreat. They receded fast in the 1930s and 1940s, and continued retreating, albeit more slowly, until the 1960s, after which the rate of retreat slowed further.

In the 1970s and 1980s some of the glaciers re-advanced or remained stationary. The outlet glaciers from Skaftafell to Höfn have retreated 1–8 km, depending on location, since the end of the 19th century until 2017. Altogether, they have lost an area of 340 km2, and 140 km³ or 20% of their volume. The ice loss corresponds to a 0.3 mm rise in global sea level.

In a post released on July 24th, 2021, I explained that Solheimajökull, one of the branches of Myrdalsjökull was melting at an incredible pace. It has retreated by several hundred metres in the past two decades.

A study published in May 2021 revealed that Iceland’s glaciers have together lost around 750 square kilometres, or seven percent of their surface, since the turn of the millennium due to global warming. Icelandic glaciers, which cover more than 10 percent of the country’s land mass, shrank in 2019 to 10,400 square kilometres. Since 1890, the land covered by glaciers has decreased by almost 2,200 square kilometres, or 18 percent. What is important to notice is that almost a third of this decline has occurred since 2000.

Indeed, since 2000, Iceland’s outlet glaciers have retreated exceptionally fast, and their mass loss per unit area is among the highest recorded in the world. Individual outlet glaciers have lost 15–50% of their ice volume during this period. According to glaciologists, the glaciers will continue to melt and retreat and could lose half of their volume by 2100. After 200 years, only small ice caps will remain on the highest mountains.

In 2014, glaciologists stripped the Okjokull glacier of its status as a glacier after determining that it was made up of dead ice and was no longer moving as glaciers do.A commemorative plaque in gold letters written in Icelandic and English was inaugurated on August 18th, 2019 on the site of the glacier.

Glaciologists have found that the rate of glacier melt accelerated sharply durong the period 2000-2019. Between 2000 and 2004, glaciers lost 227 billion tonnes of ice per year. But between 2015-2019, they lost an average of 298 billion tonnes each year.

In the same way, the very popularJökulsarlon will probably not look the same in 10 years. To realize this, one just needs to observe the Esjufjallarönd, a moraine that runs along the Breiðamerkurjökull glacier and separates it from the Norðlingalægðarjökull, another glacial branch which ends up in the waters of the Jökulsarlon by giving birth to a crowd of small icebergs. It is easy to see that year after year that the Breiðamerkurjökull is rapidly receding under the effect of global warming. As the Norðlingalægðarjökull dumps its icebergs into the lagoon, the ice level decreases and the nearby glacier tends to move towards the depression that has been created. As a result, the Esjufjallarönd Moraine is moving steadily eastward and this debris pile is likely to reach Jökulsarlon within 3 to 5 years.

Statistics show that the Breiðamerkurjökull glacier is currently losing 600 metres per year. In one of the caves inside the glacier, the ice has receded so much that the waterfall that was once inside the cave is now outside. In another cave nearby, a large boulder that was 100 metress inside the cavity is now outside, 500 metres in front of the glacier.

During my last visit to Iceland’s Vatnajökull in July 2021, I could realise that the glacier was melting very fast. Its front is much thinner than in 2001 when I observed it for the last time and it is now calving fewer icebergs.

You’ll see below some photos taken in July 2021. My children and grandchildren will tell you what happens in the next 50 years

Source: Vatnajökull / Melting glaciers.


Carte montrant le recul du glacier Breiðamerkurjökull et l’agrandissement du lac glaciaire du Jökulsárlón. (Source: Glaciological Group of the Institute of Earth Sciences of University of Iceland)

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Photos : C. Grandpey

Le recul du glacier Blomstrandbreen (Svalbard / Norvège) // The retreat of Blomstrandbreen (Svalbard / Norway)

Depuis quelques jours, on peut voir sur les réseaux sociaux des images du glacier norvégien Blomstrandbreen, dans la partie occidentale du Spitzberg. Elles illustrent, si besoin était, le recul tragique des glaciers sur Terre. Comme souvent sur les réseaux sociaux, il faut se méfier des erreurs qui accompagnent la diffusion de certains documents. Les photos présentées ont été prises en 1918 (cliché noir et blanc) et 2002 (cliché couleur), et non 1960 et 2020 comme indiqué sur Facebook.

La photo en noir et blanc provient des collections de l’Institut polaire norvégien. La photo en couleur, a été prise en 2002 par le photographe suédois Christian Åslund, dans le cadre d’une campagne de Greenpeace visant à sensibiliser au recul des glaciers.

Même si leurs dates doivent être corrigées, les deux photos sont la parfaite illustration du recul des glaciers lié au réchauffement climatique.

Avec le Kronebreen, un autre glacier situé au fond du fjord, Blomstrandbreen est l’un des glaciers qui reculent le plus rapidement au Svalbard. Comme ailleurs dans l’Arctique, cette région se réchauffe deux à trois fois plus vite que la moyenne mondiale. Comme je l’ai déjà indiqué, la température y a augmenté de trois degrés en un siècle.

Source : Yahoo News.

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In recent days, we have seenon social networks images of the Norwegian glacier Blomstrandbreen, in the western part of Spitsbergen. They illustrate, if need be, the tragic retreat of glaciers on Earth. As is often the case on social networks, one should beware of the errors that accompany the release of certain documents. The photos shown were taken in 1918 (black and white shot) and 2002 (colour shot), not 1960 and 2020 as posted on social media.

The black and white photo is from the collections of the Norwegian Polar Institute. The colour photo was taken in 2002 by Swedish photographer Christian Åslund, as part of a Greenpeace campaign to raise awareness of retreating glaciers. Even though their dates must be corrected, the two photos are the perfect illustration of the retreat of glaciers linked to global warming.

Along with Kronebreen, another glacier at the bottom of the fjord, Blomstrandbreen is one of the fastest receding glaciers in Svalbard. Like elsewhere in the Arctic, this region is warming two to three times faster than the global average. As I have already indicated, the temperature has risen there by three degrees in a century.

Source: Yahoo News.

Le document avec dates erronées diffusé sur Facebook

La fonte inquiétante des glaciers islandais // The disturbing melting of Icelandic glaciers

En Islande, plus de la moitié des calottes glaciaires et des glaciers se trouvent à proximité ou directement au-dessus des volcans. Le Mýrdalsjökull, la quatrième calotte glaciaire d’Islande par sa superficie, en est un bon exemple car elle recouvre le Katla qui entre généralement en éruption environ deux fois par siècle. La dernière colère du volcan a eu lieu en 1918.

Le Katla est calme depuis un certain temps. On a enregistré des épisodes d’activité sismique, mais pas d’éruptions dignes de ce nom. Cependant, de petites crues glaciaires – jokulhlaup en islandais – sont observées de temps à autre, ce qui indique que des montées en chaleur peuvent se produire sous la calotte glaciaire.

Malgré la période de calme actuelle de Katla, la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull a subi des changements au cours des dernières années. L’Operational Land Imager du satellite Landsat 8 a acquis une image le 20 septembre 2014.

 

Source : NASA

Une autre image avait été acquise par le satellite Landsat 5 le 16 septembre 1986. On peut parfaitement voir les changements subis par le glacier.

 

Les changements sont encore plus frappants lorsqu’on visite le glacier. J’étais en Islande en juillet 2001. Une route en terre battue menait directement au Solheimajökull, une branche sud-ouest de Mýrdalsjökull. La route s’arrêtait juste devant le glacier. La rivière de fonte coulait juste devant la glace et une forte odeur de soufre imprégnait le site.

J’ai de nouveau visité le Solheimajökull en juillet 2021 et je n’en croyais pas mes yeux. Une nouvelle route asphaltée a été construite et j’ai dû marcher une quinzaine de minutes avant d’atteindre le point de vue sur le glacier qui recule de 50 mètres par an. En conséquence, le parking doit être déplacé presque chaque année.

La vue sur le glacier est très intéressante. On peut voir les strates sombres de cendres qui ont été déposées par des éruptions du passé. Quelques-uns de ces strates proviennent probablement de l’Hekla, un autre volcan explosif au nord de la ville de Hella. Au milieu de la calotte glaciaire, la couche noire peut probablement être attribuée à des épisodes volcaniques plus récents.

 

Aujourd’hui, seuls quelques morceaux de glace occupent le couloir laissé par le Solheimajökull. La montagne au centre de la photo est celle que l’on peut voir sur la deuxième photo de 2001. En 20 ans, le glacier a reculé de plusieurs centaines de mètres.  

Photos : C. Grandpey

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More than half of Iceland’s numerous ice caps and glaciers sit near or directly over volcanoes. Mýrdalsjökull—Iceland’s fourth largest ice cap— is a good example as it covers the Katla volcano which usually erupts about twice per century, with the last confirmed eruption in 1918.

Katla has been quiet for some time. There have been episodes of seismic activity, but still no big eruptions. However, occasional small glacial outburst floods – jokulhlaups in Icelandic – have been observed, an indication that small events may be occurring below the ice cap.

Despite Katla’s current quiet period, the Mýrdalsjökull ice cap has undergone changes over the past years. The Operational Land Imager on the Landsat 8 satellite acquired an image on September 20th, 2014. (see image above)

Another image had been acquired by the Landsat 5 satellite on September 16th, 1986. One can perfectly see the changes undergone by the glacier. (see image above)

The changes are still more striking when one visits the glacier. I was in Iceland in 2001. A gravel road led directly to Solheimajökull, a southwest branch of Mýrdalsjökull. The road stopped right in front of the glacier, with the melt river flowing right in front of the ice and a strong smell of sulphur on the site. (see photo above)

I visited Solheimajökull again in July 2021 and I could not believe my eyes. A new road had been built and I had to walk about 15 minutes to reach the viewing point on the glacier which has been retreating as much as 50 metres per year. As a consequence, the parking lot has to be moved almost annually. (see photo above)

The view of the glacier is very interesting. One can see brown bands of ash that were deposited by past eruptions. A few of the bands are likely from Hekla, another explosive volcano to the north of the city of Hella. Across the middle of the ice cap, the dark surface can likely be attributed to more recent volcanic episodes. (see photos above).

Today, a few pieces of ice can be seen in the passage left by the melting glacier. The mountain at the centre of the last photo is the one that can be seen in the second photo of 2001. The glacier has retreated by several hundred metres.