Causes possibles de l’inondation dévastatrice au Népal // Possible causes of the devastating flood in Nepal

Quelques heures après l’inondation meurtrière qui a frappé le Népal, plusieurs hypothèses sont évoquées pour expliquer la catastrophe.

Crédit photo: presse internationale

Il se pourrait que l’origine soit un phénomène qui s’est déjà produit plusieurs fois dans le pays. La cause première serait l’effondrement d’un glacier. Il se dit que le séisme séisme de magnitude M 4,4 enregistré au Tibet à 08 h 37 (heure locale) a pu déstabiliser le glacier, mais aucun lien de causalité n’a été établi entre ce séisme, l’avalanche et l’inondation, et l’USGS dément la survenue d’un tel séisme dans la région népalaise.

Quoi qu’il en soit, suite à l’effondrement du glacier – si effondrement il y a eu – l’eau, la boue et des débris rocheux ont entraîné la formation d’un barrage dans le fond de vallée de la rivière Lhende. L’eau s’est ensuite accumulée derrière ce barrage ; puis à un moment donné, sous la pression, le barrage a cédé. Le front de vague très net visible sur les vidéos plaide pour une telle rupture de barrage.

Le Département d’hydrologie et de météorologie (DHM) examine également l’implication possible d’un lac glaciaire. Les images satellitaires devraient aider à comprendre ce qui s’est passé.

Lac glaciaire au Népal (Crédit photo: ICIMOD)

Ce même secteur a déjà été touché le 8 juillet 2025 ; l’ICIMOD avait alors conclu, grâce à l’imagerie satellitaire, que l’inondation résultait de la vidange rapide d’un lac supraglaciaire situé sur le glacier Purepu, au Tibet. Neuf personnes avaient trouvé la mort et 19 étaient portées disparues au Népal,

Comme je l’ai indiqué plus hait, ce phénomène n’est pas rare dans les montagnes de l’Himalaya, entaillées de profondes vallées. IL est souvent dû à la rupture de moraines qui retiennent des lacs glaciaires. J’ai rédigé plusieurs notes à ce sujet sur ce blog. Ainsi, le 16 août 2024, Thame, un village sherpa à 3 300 m d’altitude au Népal, dans la région de l’Everest, a été englouti sous la boue par des eaux de fonte d’un glacier. Les scientifiques sont persuadés que Thame a été inondé suite au débordement d’un lac glaciaire. Ils ont expliqué à maintes reprises que le réchauffement climatique provoque la fonte de nombreux glaciers de l’Himalaya à un rythme alarmant.

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In the hours following the deadly flood that struck Nepal, several hypotheses have been put forward to explain the disaster. The event may stem from a phenomenon that has occurred in the country several times before. The primary cause is believed to be a glacier collapse. There is speculation that a magnitude M 4.4 earthquake recorded in Tibet at 8:37 a.m. (local time) might have destabilized the glacier; however, no causal link has been established between that earthquake, the avalanche, and the flood, and the USGS denies that such an earthquake occurred in the region.
Regardless, following the glacier collapse—if indeed a collapse occurred—water, mud, and rock debris formed a dam on the valley floor of the Lhende River. Water accumulated behind this dam until, at some point, the pressure caused it to give way. The distinct wave front visible in videos supports the theory of such a dam failure. The Department of Hydrology and Meteorology (DHM) is also investigating the possible involvement of a glacial lake. Satellite imagery should help clarify what happened.
This same area was previously affected on July 8, 2025; at that time, ICIMOD concluded, based on satellite imagery, that the flood resulted from the rapid drainage of a supraglacial lake located on the Purepu Glacier in Tibet. Nine people died and 19 were reported missing in Nepal.
As previously mentioned, this phenomenon is not uncommon in the Himalayas, a mountain range carved by deep valleys. It is often caused by the breaching of moraines that hold back glacial lakes. I have written several posts on this subject on this blog. For instance, on August 16, 2024, Thame—a Sherpa village located at an altitude of 3,300 meters in Nepal’s Everest region—was engulfed in mud by glacial meltwater. Scientists are convinced that Thame was flooded following the overflow of a glacial lake. They have repeatedly explained that global warming is causing many Himalayan glaciers to melt at an alarming rate.

Kilauea (Hawaï) : Épisode 54 !

25 août 2026 – 23h30 (heure française) : L’Épisode 54 de l’éruption du Kilauea a débuté par une activité préliminaire de faible intensité vers 6 h du matin (heure locale) le 25 août 2026. Des débordements de lave ont eu lieu au niveau de la bouche éruptive nord.

Cette activité avait été précédée, dans la soirée du 24 août, par de faibles projections de lave (spattering) provenant également de la bouche nord. Plus tard, vers 9 h 00, les débordements se sont intensifiés pour laisser place à des fontaines de lave en forme de dôme.

Pour le HVO, l’épisode commence véritablement avec l’apparition des fontaines de lave, survenue à 10 h 30. Atteignant initialement 15 à 20 mètres de hauteur, elles devraient monter jusqu’à 150 mètres dans les une ou deux heures à venir.

Images webcam de l’éruption

Malheureusement, il est l’heure de dormir en France ! D’autres nouvelles demain matin. Bonne nuit !

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26 août 2026 – 6h30 (heure française) : L’Épisode 54 de l’éruption du Kilauea continue. Comme prévu par le HVO, les fontaines de lave ont atteint 150 mètres de hauteur, tandis que le panache éruptif s’est élevé à une hauteur maximale de 5200 mètres. Le HVO précise que le débit effusif de la bouche éruptive nord a atteint 200 mètres cubes par seconde au plus fort de l »épisode qui a entamé son lent déclin.

L’Épisode 54 a pris fin le 25 août 2026 à 19h33 (heure locale). Le HVO donnera plus d’informations dans les prochaines heures. 

Intensité maximale de l’Épisode 54

Au crépuscule du 25 août (heure locale), l’Épisode 54 a entamé son déclin

(Images webcam de l’éruption)

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Voici des informations supplémentaires fournies par le HVO concernant l’Épisode 54 du Kilauea :
Cet épisode a pris fin brutalement le 25 août 2026 à 19 h 33 (heure locale). Les trois dernières minutes ont été marquées par des jets de gaz et des flammes qui s’échappaient de la bouche éruptive nord. Le débit effusif instantané a atteint un pic d’environ 220 mètres cubes par seconde entre 11 h 45 et 12 h 15 (heure locale) le 25 août. Le débit effusif moyen sur l’ensemble de l’épisode s’est élevé à environ 110 mètres cubes par seconde. On estime qu’environ 4,0 millions de mètres cubes de lave ont été émis. La lave a recouvert près de 30 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
L’inclinomètre sommital a enregistré une déflation d’environ 12,7 microradians au cours de l’Épisode 54. Le passage soudain d’une déflation à une inflation sommitale à la fin de l’Épisode 54, ainsi que la reprise d’impulsions de trémor basse fréquence, indiquent qu’un nouvel épisode de fontaine de lave est probable dans les semaines à venir.

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August 25, 2026 – 23:30 (French time) : Episode 54 of the Kilauea eruption began con precursory low-level activity around 6:00 a.m.(local time) on August 25, 2026. There wereverflows from the north vent. This activity was preceded by weak spattering from the north vent as well in the evening of August 24. Later, around 9:00 a.m., the overflows became more powerful and turned into dome shaped lava foiuntains.

For the HVO, the episode really starts with the lava fountains. They appeared at 10:30. Rising up to 15-20 meters at the beginning, they are expected to reach 150 meters) in the next 1-2 hours.

Unfortunately, it’s time to go to bed in France ! More news tomorrow morning. Good night !

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August 26, 2026 – 6:30 AM (French time) : Kilauea’s Episode 54 eruption continues. As predicted by the HVO, lava fountains reached heights of 150 meters, while the eruption plume rose to a maximum altitude of 5,200 meters. The HVO reports that the effusion rate from the northern vent reached 200 cubic meters per second at the peak of the episode, which has now begun a slow decline.

Episode 54 ended on August 25, 2026, at 7:33 PM (local time). The HVO will provide further information in the coming hours.

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Here is some more information provided by the HVO about Kilauea’s Episode 54 :

Episode 54 ended abruptly at 7:33 p.m. (local time) on August 25 2026 with the last 3 minutes marked by gas jetting and flames from the north vent.The instantaneous effusion rate from the north vent peaked at about 220 cubic meters per second between 11:45 a.m. and 12:15 p.m. (local time) on August 25, 2026. . The average effusion rate over the entire episode was approximately 110 cubic meters per second. An estimated 4.0 million cubic meters of lava erupted and covered about 30% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

The summit tiltmeter recorded approximately 12.7 microradians of deflationary tilt during Episode 54. The abrupt switch from summit deflation to inflation at the end of Episode 54 and the resumption of low frequency tremor bursts indicate that another lava fountaining episode is likely in the coming weeks.

 

Vers des restrictions d’accès au Tour du Mont Blanc (TMB)

Peut-être à cause des différents épisodes de canicule qui ont incité les gens à venir se réfugier en altitude, la région du Mont Blanc a connu une surfréquentation ces dernières semaines, un peu comme les salles de cinéma climatisées.

Photo: C. Grandpey

Sur les tronçons les plus prisés du Mont Blanc, comme le célèbre Tour du Mont Blanc (TMB), les groupes de randonneurs se sont suivis à un rythme si serré que les participants étaient à touche-touche, avec comme vue principale le postérieur de la personne qui précédait. Même pour les habitants de la vallée, la situation est devenue intenable à cause du comportement douteux de certaines personnes et un non respect de l’environnement. .

C’est dans ce climat que Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais-les-Bains, plaide pour une limitation de l’accès à l’itinéraire du Mont Blanc à partir du printemps 2027, avec des contrôles et, si nécessaire, des sanctions.

Saint-Gervais-les-Bains se situe sur le versant français du massif du Mont-Blanc. La commune constitue un point de départ important pour les excursions dans le secteur. L’accès français au TMB passe également par la région, mais seule une petite portion du parcours traverse le territoire de la commune de Saint-Gervais. Les autres communes situées le long du tronçon français de l’itinéraire ont décidé d’adopter, elles aussi, la nouvelle réglementation qui entrera en vigueur au printemps 2027.

À l’avenir, toute personne souhaitant effectuer le Tour du Mont-Blanc devra réserver une place dans un refuge ou dans une zone de bivouac autorisée. Une zone de bivouac est un secteur officiellement délimité où les randonneurs ou alpinistes sont autorisés à passer temporairement la nuit en plein air ou à monter leur tente. Contrairement à un refuge, on n’y trouve généralement aucune infrastructure ou uniquement des équipements très rudimentaires.

Le maire de St Gervais explique que si l’ascension n’est pas possible en respectant la nouvelle règlementation, les randonneurs devront la reporter l’année suivante. De son côté, la Suisse réfléchit avant d’adopter une telle réglementation.

Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, des restrictions d’accès ont été imposées par le maire de St Gervais pour l’ascension du Mont Blanc. Pour des raisons de sécurité, en particulier dans le couloir du Goûter qui est devenu un véritable enfer, les refuges du Goûter et de Tête Rousse ont été fermés.

Couloir du Goûter (Source: presse régionale)

Le but était de dissuader les alpinistes d’emprunter cet itinéraire. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre que certains réfractaires aux restrictions ont tout même décidé de traverser le couloir du Goûter au péril de leur vie. La vidéo se passe de commentaires :

https://www.facebook.com/reel/1089839753602741

Bientôt un nouveau Blatten en Suisse ? // A new Blatten in Switzerland soon?

Le 26 juillet 2022, dans une note intitulée « Village sous la menace de la montagne », j’avais cité l ‘exemple de Kandersteg, un village d’environ 1 300 habitants dans les Alpes suisses, entouré de vallées escarpées, de glaciers et de sommets imposants.

Crédit photo : Wikipedia

Le village fait à nouveau la Une des journaux en 2026, pour la même raison qu’en 2022. Je viens d’indiquer que l’année 2026 a enregistré un nombre record d’effondrements dans les Alpes, à cause des différentes canicules subies par les glaciers et les parois rocheuses où le permafrost de roche n’est plus en mesure d’assurer leur stabilité.

Au-dessus de Kandersteg se trouve le Spitze Stei (voir photo ci-dessus), une formation rocheuse instable dont le volume pourrait engendrer un éboulement potentiellement deux fois plus important que celui qui a enseveli une partie de Blatten en mai 2025.

Crédit photo : presse suisse

Les habitants vivent avec ce risque sans pour autant avoir peur. On sent une certaine fatalité au sein de la population. Des dépliants indiquent les itinéraires d’évacuation et cartographient les zones susceptibles d’être touchées. À cause du risque d’effondrement, la montagne fait l’objet d’une surveillance constante. Selon les autorités, en cas de menace réelle, un préavis d’au moins 24 heures serait donné avant un effondrement majeur.
Les géologues expliquent que le réchauffement climatique est la cause du problème. Comme je l’ai écrit plus haut, à mesure que les glaciers reculent et que le pergélisol dégèle, l’eau s’infiltre dans les fissures de la roche et le sol gelé qui assurait autrefois la cohésion des versants. Ainsi fragilisé, le sol perd sa capacité de retenue.

La Suisse, qui compte plus de glaciers alpins que tout autre pays européen, a perdu 4 % de son volume glaciaire en 2023, après une perte de 6 % l’année précédente. Le danger pour le village de Kandersteg ne se limite pas aux chutes de pierres. Un effondrement pourrait frapper le lac d’Oeschinen, situé en contrebas, et propulser une vague en direction du village.

Crédit photo : Wikipedia

Anticipant sur une hausse des températures qui ne fait qu’accélérer, les scientifiques entrevoient une situation qui pourrait devenir encore plus préoccupante. Un expert climat chez Greenpeace a déclaré : « Le problème va s’amplifier. Il se peut même qu’un jour nous devions abandonner certaines vallées ou certains villages, car il deviendra impossible d’y vivre. »

Source : différents médias européens.

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On July 26, 2022, in a post titled « Village Threatened by the Mountain, » I cited the example of Kandersteg, a village of about 1,300 inhabitants in the Swiss Alps, surrounded by steep valleys, glaciers, and towering peaks.
The village is making headlines again in 2026 for the same reason as in 2022. I have just explained that 2026 saw a record number of collapses in the Alps, driven by the various heatwaves affecting glaciers and rock faces where rock permafrost can no longer ensure stability.
Above Kandersteg lies the Spitze Stei, an unstable rock formation; its volume could trigger a rockslide potentially twice the size of the one that buried part of Blatten in May 2025.

The residents are confronted with this risk but do not necessarily live in fear; there is a sense of resignation among the population. Leaflets outline evacuation routes and map out the areas likely to be affected. Due to the risk of collapse, the mountain is under constant monitoring. According to the authorities, should a real threat arise, at least 24 hours’ notice would be given before a major collapse.
Geologists explain that global warming is the root cause of the problem. As mentioned earlier, as glaciers retreat and permafrost thaws, water seeps into cracks in the rock and the frozen ground that once held the slopes together. Weakened in this way, the ground loses its ability to hold the mass in place.
Switzerland, home to more Alpine glaciers than any other European country, lost 4% of its glacial volume in 2023, following a 6% loss the previous year. The danger facing Kandersteg is not limited to falling rocks; a collapse could strike Lake Oeschinen below, sending a wave surging toward the village.

Anticipating a rise in temperatures that is only accelerating, scientists foresee a situation that could become even more concerning. A climate expert at Greenpeace stated: « The problem will intensify. We might even have to abandon certain valleys or villages one day, because living there will become impossible. »
Source: various European media outlets.