Une seconde capitale en cas de catastrophe majeure à Tokyo (Japon) // A second capital in the event of a major disaster in Tokyo (Japan)

Un blogonaute , fidèle lecteur de mes notes, m’a alerté à propos d’un vote qui a eu lieu fin juillet 2026 au Parlement japonais. Les députés ont définitivement adopté le 24 juillet un projet de loi prévoyant la création d’une « seconde capitale ». Le projet de loi a été adopté à l’issue d’un affrontement de dernière minute entre la majorité et l’opposition, à la veille de la clôture de la session parlementaire.

Réunie en séance plénière, la Chambre des conseillers (chambre haute) a approuvé le texte par 123 voix contre 121. Le projet a été soutenu principalement par la coalition au pouvoir, composée du Parti libéral-démocrate (PLD) et du Parti de l’innovation du Japon (Nippon Ishin no Kai), tandis que les principaux partis d’opposition ont voté contre.

La loi prévoit la création d’une seconde capitale capable d’assurer les principales fonctions administratives de l’État si Tokyo, l’actuelle capitale, venait à être frappée par une catastrophe majeure. On sait que le Japon est exposé à des risques majeurs comme les éruptions volcaniques, les séismes, les tsunamis, les typhons et les inondations. Le pays concentre à lui seul presque 20 % des plus grands séismes au monde. Actuellement, la grande préoccupation des Japonais est d’anticiper le « Big One« , un séisme censé toucher Tokyo tous les 30 ans et dont la force pourrait être similaire à celui du Tohoku en 2011, avec les dégâts causés à la centrale de Fukushima.

Carte montrant la répartition des intensités sismiques maximales par préfecture lors du séisme de Tohoku le 11 mars 2011 (Source : JMA)

Déposé par les partis de la majorité, le texte avait déjà été adopté la semaine précédente par la Chambre des Représentants (chambre basse).

Source : presse japonaise.

Cette décision du parlement japonais de transférer la capitale en cas de catastrophe majeure rappelle une décision semblable en Indonésie où Jakarta, la capitale, a été transférée à Nusantara, sur l’île de Bornéo. Je vous invite à lire la note que j’avais écrite le 20 août 2024 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/08/20/adieu-jakarta-bienvenue-nusantara-goodbye-jakarta-welcome-nusantara/

 

Vue synthétisée du futur palais présidentiel de Nusantara (Source : presse indonésienne)

À Jakarta comme à Tokyo, on a affaire à un déplacement de l’administration centrale vers un autre lieu, avec tout de même une différence importante. Le transfert serait temporaire pour Tokyo, sauf en cas de destruction majeure de la capitale, alors que Nusantara est la capitale définitive de l’Indonésie.

——————————————

A blogger and loyal reader of my posts recently alerted me to a vote that took place in the Japanese Parliament in late July 2026. On July 24, the members of the Japanese parliament gave final approval to a bill providing for the creation of a « second capital. » The bill was passed following a last-minute clash between the ruling majority and the opposition, just before the parliamentary session ended.
Meeting in a plenary session, the House of Councillors (the upper house) approved the measure by a vote of 123 to 121. The project was primarily backed by the ruling coalition—comprising the Liberal Democratic Party (LDP) and the Japan Innovation Party (Nippon Ishin no Kai)—while the main opposition parties voted against it.
The law mandates the creation of a second capital capable of maintaining the state’s core administrative functions should Tokyo, the current capital, be struck by a major disaster. Japan is known to be exposed to significant risks such as volcanic eruptions, earthquakes, tsunamis, typhoons, and floods; the country alone accounts for nearly 20% of the world’s largest earthquakes. Currently, a major concern for the Japanese people is preparing for the « Big One », an earthquake expected to hit Tokyo every 30 years, potentially with a magnitude similar to the 2011 Tohoku earthquake, which caused the disaster at the Fukushima power plant.
Introduced by the ruling parties, the bill had already been passed the previous week by the House of Representatives (lower house).

Source : Japanese news media.

This decision by the Japanese parliament to relocate the capital in the event of a major disaster mirrors a similar move in Indonesia, where the capital was shifted from Jakarta to Nusantara on the island of Borneo. I invite you to read the post I wrote on August 20, 2024:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/08/20/adieu-jakarta-bienvenue-nusantara-goodbye-jakarta-welcome-nusantara/

In both Jakarta and Tokyo, we are dealing with the relocation of the central administration to a different site, though there is a difference: the move would be temporary for Tokyo – barring the major destruction of the capital – whereas Nusantara is Indonesia’s permanent capital.

Trump s’en prend maintenant à l’océan ! // Trump is now attacking the ocean!

Après s’en être pris à l’énergie éolienne, celui qui est censé être le président des États-Unis vient d’ouvrir un monument marin national à la pêche commerciale. L’Administration Trump a publié un décret autorisant la pêche commerciale à l’intérieur du Pacific Remote Islands Marine National Monument du Monument, une zone de 1 269 980 km² qui, selon la NOAA, comprend « le plus vaste ensemble de zones marines et terrestres protégées de la planète sous la juridiction d’un seul pays ». Ce monument national permet la protection de nombreuses espèces endémiques, notamment des coraux, des poissons, des crustacés, des mammifères marins, des oiseaux de mer, des oiseaux aquatiques, des oiseaux terrestres, des insectes et une végétation introuvable ailleurs. Le monument, initialement établi par l’ancien président George W. Bush, a ensuite été agrandi par le président Obama.
Dans un décret distinct, le président Trump a indiqué que d’autres secteurs protégés pourraient également être ouverts à la pêche commerciale à l’avenir. Ce décret ordonne aux responsables des ministères du Commerce et de l’Intérieur d’examiner tous les autres zones marines et de voir si la pêche commerciale peut être autorisée.
Le décret relatif au Pacific Remote Islands Marine National Monument stipule que la pêche sera autorisée à une distance de 50 à 200 milles nautiques des côtes. Seuls les navires battant pavillon américain ou certains navires étrangers avec à leur bord du personnel américain seront autorisés à y pêcher.
Le décret de Trump a été critiqué par les Démocrates et les écologistes qui ont exprimé leur inquiétude quant aux impacts environnementaux de l’autorisation de pêche commerciale. Un sénateur hawaïen a déclaré : « À l’heure où la crise climatique menace notre fragile écosystème océanique et nous coûte des vies et des moyens de subsistance chaque année, la réponse du président Trump consiste à détruire la protection de certaines des ressources naturelles les plus importantes de notre pays.» Une étude récente publiée dans la revue
Climatic Change nous explique que l’extension de la réserve en question pourrait au contraire rendre les populations de poissons pélagiques du Pacifique plus résistantes au réchauffement de l’océan. Des chercheurs ont constaté que d’ici 2060, la hausse des températures attirera le thon listao du Pacifique occidental vers les eaux protégées du Pacific Remote Islands Marine National Monument, loin de celles où est pratiquée la pêche intensive. Cela confirme que la décision de Trump est une catastrophe pour l’environnement.
Source : U.S. News media.

Source : U.S. Fish and Wildlife Service

—————————————————

After attacking wind energy, the man who is supposed to be President of the United States is opening a national marine monument to commercial fishing. The Administration has issued an executive order that allows for commercial fishing within the Pacific Remote Islands Marine National Monument, an area of 1,269,980.00 km2 which is said by NOAA to include »the most widespread collection of marine- and terrestrial-life protected areas on the planet under a single country’s jurisdiction ». The national monument protects many endemic species including corals, fish, shellfish, marine mammals, seabirds, water birds, land birds, insects, and vegetation not found elsewhere. The monument, first established by former President George W. Bush, was later expanded by former President Obama.

In a separate executive order, President Trump indicated more monuments could similarly be opened to commercial fishing in the future. That order directed the leaders of the Commerce and Interior departments to review all other marine monuments and recommend whether commercial

The order pertaining to the Pacific Remote Islands Marine National Monument said fishing will be allowed 50-200 nautical miles from the coastlines. Only U.S.-flagged vessels or some foreign vessels with American workers will be allowed to fish there.

Trump’s order was criticized by Democrats and activists, who raised concerns about the environment impacts of enabling commercial fishing. Sais an Hawaiian Senator : “At a time when the climate crisis is threatening our fragile ocean ecosystem and costing us lives and livelihoods every year, President Trump’s response is to gut protections for some of our nation’s most important natural ressources.” A recent study in the journal Climatic Change suggests the expanded reserve could make pelagic fish populations in the Pacific more resilient to ocean warming. Researchers found that by 2060, warmer temperatures will attract skipjack tuna from the Western Pacific to the protected waters of the monument, away from areas that are heavily fished. This confirms that the Trump dcision is disastrous to the environment.

Source : U.S. News media.

Désastre en vue sur le Mauna Loa (Hawaï) // Disaster in sight on Mauna Loa (Hawaii)

Ce serait une catastrophe pour le climat sur Terre. L’Administration Trump envisage de résilier le bail de la station de recherche climatique implantée sur le Mauna Loa, à Hawaï. La perspective de cette mesure suscite des inquiétudes quant à l’avenir des travaux essentiels effectués sur l’impact des émissions de carbone sur le réchauffement climatique.

Photo: C. Grandpey

C’est dans cet observatoire que la Scripps Institution de la NOAA réalise la célèbre Courbe de Keeling, qui montre l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère de 1958 à nos jours. La trajectoire de la Courbe ne cesse de grimper alors que l’homme continue de brûler des combustibles fossiles. Les concentrations s’élèvent actuellement à plus de 427 ppm, un niveau remarquablement élevé qui dépasse toutes les mesures précédentes.

La station climatique du Mauna Loa fait partie de la vingtaine de bureaux gérés par la NOAA dont la résiliation du bail est proposée dans le cadre des mesures d’économies du Département de l’Efficacité Gouvernementale (DOGE), dirigé par Elon Musk. Le communiqué publié en ligne sur le site web du DOGE mentionne un bureau de la NOAA à Hilo (Hawaï), et estime que la résiliation de son bail permettrait une économie de 150 692 dollars par an. L’observatoire, établi en 1956 sur le flanc nord du volcan Mauna Loa, est reconnu comme le berceau de la surveillance mondiale du dioxyde de carbone et possède les plus longues archives au monde de mesures du CO2 atmosphérique.
On ignore les termes du projet de résiliation du bail. On ne sait pas, non plus, si le bureau sera fermé ou déplacé. Un ancien responsable de la NOAA, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles, a déclaré que le bail doit expirer le 31 août 2025.
Des scientifiques et responsables politiques accusent l’Administration Trump de vouloir lancer une offensive à grande échelle contre la recherche climatique. Cela permettrait au gouvernement fédéral de récupérer les financements climatiques et de licencier des centaines d’employés de la NOAA, l’agence gouvernementale qui fournit les prévisions météorologiques. Elon Musk et son équipe DOGE ont été chargés par Trump de réduire la taille et les coûts de la bureaucratie fédérale et ont déclaré qu’ils se concentraient sur les dépenses inutiles.
La fermeture de l’observatoire du Mauna Loa serait une catastrophe. Non seulement il fournit les mesures de CO2 dont nous avons tant besoin pour suivre le réchauffement climatique, mais il alimente également les simulations des modèles climatiques.

°°°°°°°°°°

La fermeture de l’observatoire de Mauna Loa, dans l’hémisphère nord, serait d’autant plus dommageable que l’observatoire climatique de l’île d’Amsterdam, dans l’hémisphère sud, a dû fermer à cause d’un incendie incontrôlable qui a déjà dévasté près de 50 % de son territoire de 58 km². À l’approche des flammes, tout le personnel a été évacué. L’île abrite une base scientifique mondialement reconnue pour sa surveillance des concentrations de gaz à effet de serre. Sa disparition constituerait une perte majeure d’un point de vue climatique. En effet, l’île d’Amsterdam est l’équivalent, dans l’hémisphère sud, du volcan Mauna Loa à Hawaï.
Depuis 1981, l’observatoire de l’île d’Amsterdam surveille en continu les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre tels que le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Il est intéressant de noter que les résultats des mesures effectuées sur l’île d’Amsterdam confirment parfaitement ceux obtenus sur le Mauna Loa. L’île d’Amsterdam est particulièrement importante d’un point de vue climatique, car les concentrations de méthane (CH4) y ont été mesurées au cours des 20 dernières années. Comme pour le CO2, elles sont en augmentation et dépassent désormais 1 850 parties par milliard (ppb).
Source : Médias internationaux.

————————————————–

It would be a disaster for Earth’s climate. The Trump administration is considering cancelling the lease of the support office for the Mauna Loa climate research station in Hawaii, raising fears for the future of key work tracking the impact of carbon emissions on global warming. It is in this observatory that NOAA’s Scripps Institution works out the famous Keeling Curve that shows the evolution of CO2 concentrations in the atmosphere from 1958 up to the present, charting an upward trajectory as humans continued to burn fossil fuels. The concentrations are currently XXX, which is remarkably high and shatters all previous measurements.

The office is one of more than 20 rented by NOAA that are proposed to have their leases ended under money-saving efforts by the Department of Government Efficiency (DOGE) led by Elon Musk. The online listing on the DOGE website mentions an NOAA office in Hilo, Hawaii and an estimate of how much would be saved by cancelling its lease : $150,692 a year.

The observatory, established in 1956 on the northern flank of the Mauna Loa volcano, is recognised as the birthplace of global carbon dioxide monitoring and maintains the world’s longest record of measurements of atmospheric CO2.

It is not clear how far the lease cancellation plan has gone, and whether the office will be shut or moved. A former NOAA official, who asked not to be named for fear of reprisals, said the lease on the office was due to end on August 31st, 2025.

Some scientists and politicians have accused the Trump administration of launching a wider assault on climate research, with the federal government clawing back climate funding and dismissing hundreds of workers from NOAA, the government agency that provides weather forecasts. Musk and his DOGE team have been tasked by Trump to slash the size and cost of the federal bureaucracy and have said they have focused on wasteful, unnecessary spending.

It would be terrible if the Mauna Loa Observatory was closed. Not only does it provide the measurement of CO2 that we so desperately need to track climate change, but it also informs climate model simulations.

°°°°°°°°°°

The closure of the Mauna Loa observatory in the northern hemisphere would be all the more disastrous as the climate observatory on Amsterdam Island in the southern hemisphere has been ravaged by a massive fire that has already affected nearly 50% of its 58 km² territory. As the flames approached the scientific base, all personnel were evacuated. The island houses a scientific base world-renowned for its monitoring of greenhouse gas concentrations. If the base were to disappear, it would be a major loss from a climate perspective, as Amsterdam Island is the southern hemisphere equivalent of Hawaii’s Mauna Loa volcano,
Since 1981, the Amsterdam Island Observatory has continuously monitored atmospheric concentrations of carbon dioxide (CO2) and other greenhouse gases such as methane (CH4) and nitrous oxide (N2O). Interestingly, the results of the measurements taken on Amsterdam Island perfectly confirm those taken on Mauna Loa.
Amsterdam Island is particularly important from a climate perspective because methane (CH4) concentrations have also been measured there for the past 20 years. Like CO2, they have been rising and now exceed 1,850 parts per billion (ppb).

Source : International news media.

COP30 au Brésil : ça s’annonce mal ! // COP30 in Brazil: It’s not looking good!

Après deux Conferences of Parties (COP) organisées par des pays producteurs de pétrole, on pouvait espérer un avenir plus serein en apprenant que la COP30 serait organisée au Brésil en novembre 2025. L’espoir était d’autant plus grand de l’événement aura lieu à Belem, dans l’État du Para, quasiment à l’embouchure de l’Amazone.

Malheureusement, les dernières nouvelles en provenance du Brésil ne sont pas bonnes. Selon un rapport de la plateforme de surveillance MapBiomas publié le 22 janvier 2025, la superficie végétale détruite par des incendies au Brésil a augmenté de 79% en 2024. Elle a atteint 30,8 millions d’hectares, soit une surface supérieure à l’ensemble de l’Italie et à la moitié de la France hexagonale. Il s’agit de la plus grande surface partie en fumée au Brésil sur un an depuis 2019.

On sait que l’écosystème amazonien est crucial pour la régulation du climat, et c’est lui qui a été le plus affecté par le feu, avec quelque 17,9 millions d’hectares ravagés, soit 58% du total, et plus que l’ensemble des surfaces brûlées dans tout le pays en 2023. Selon les données officielles, plus de 140 000 départs de feux ont été enregistrés en 2024, du jamais-vu en 17 ans et une augmentation de 42% comparé à 2023.

Les scientifiques estiment que l’ampleur de ces incendies est liée au réchauffement climatique. En effet, comme c’est le cas en Californie, la hausse des températures rend la végétation plus sèche et facilite donc la propagation des flammes. Mais il ne faudrait pas oublier que ces incendies de végétation sont, dans pratiquement tous les cas, provoqués par l’homme. La plateforme MapBiomas alerte en particulier sur les incendies qui ont touché les forêts, zones clés pour la capture de carbone responsable du réchauffement climatique : 8,5 millions d’hectares ont été dévastés en 2024, contre 2,2 millions en 2023.

Ces résultats sont particulièrement mauvais pour le président Lula. L’Etat du Para où se trouve Belem a le plus souffert des incendies en 2024, avec 7,3 millions d’hectares dévastés, environ un quart du total national.

Lula a fait de la protection de l’environnement l’une des priorités de son mandat. La déforestation s’était d’ailleurs inscrite en baisse de plus de 30% sur un an au mois d’août. En septembre, le président avait cependant reconnu que le Brésil n’était pas « prêt à 100% » à lutter contre une vague de feux de forêt, que le gouvernement a imputé au « terrorisme climatique ». Il faut juste espérer que la COP30 ne se terminera pas de façon aussi minable que les précédentes et que des mesures CONTRAIGNANTES seront enfin prises pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais c’est une autre histoire. On sait que les économies modernes ont bien du mal à se défaire des énergies fossiles. Même si les États Unis n’auront pas encore officiellement quitté l’Accord de Paris, Donald Trump ne viendra pas salir ses chaussures dans la boue amazonienne.

Source : France Info et médias internationaux.

—————————————————-

After two Conferences of Parties (COPs) organized by oil-producing countries, there was some hope for a more peaceful future as COP30 would be organized in Brazil in November 2025. Hope was all the greater as the event would take place in Belem, in the state of Para, almost at the mouth of the Amazon.

Unfortunately, the latest news from Brazil is not good. According to a report from the MapBiomas monitoring platform published on January 22nd, 2025, the plant area destroyed by fires in Brazil increased by 79% in 2024. It reached 30.8 million hectares, an area larger than the whole of Italy and half of France. This is the largest area to go up in smoke in Brazil in a year since 2019.
The Amazon ecosystem is known to be crucial for climate regulation, and it was the one most affected by the fire, with some 17.9 million hectares ravaged, or 58% of the total, and more than the entire area burned in the country in 2023. According to official data, more than 140,000 fires were recorded in 2024, an unprecedented number in 17 years and a 42% increase compared to 2023.
Scientists believe that the scale of these fires is linked to global warming. Indeed, as is the case in California, rising temperatures make the vegetation drier and therefore facilitate the spread of flames. But we should not forget that these vegetation fires are, in almost all cases, caused by humans. The MapBiomas platform warns in particular about the fires that have affected forests, key areas for capturing the carbon responsible for global warming: 8.5 million hectares were devastated in 2024, compared to 2.2 million in 2023.
These results are particularly bad for President Lula. The state of Para, where Belem is located, suffered the most from the fires in 2024, with 7.3 million hectares devastated, about a quarter of the national total.
Lula has made environmental protection one of the priorities of his mandate. Deforestation had also fallen by more than 30% over one year in August. In September, however, the president acknowledged that Brazil was not « 100% ready » to fight a wave of forest fires, which the government blamed on « climate terrorism ». We just have to hope that COP30 will not end as badly as the previous ones and that BINDING measures will finally be taken to combat global warming. But that’s another story. We know that modern economies have a hard time getting rid of fossil fuels. Even if the United States has not yet officially left the Paris Agreement, it is very unlikely that Donald Trump will come and dirty his shoes in the Amazonian mud.
Source: France Info and international media.