Le coronavirus stoppe les expéditions sur l’Everest // COVID-19 stops expeditions on Mt Everest

Le confinement qui a été décrété en Chine et au Népal en raison de la crise sanitaire du coronavirus entraîne l’arrêt des expéditions sur l’Everest. Cette situation aura des conséquences financières pour les sherpas, les cuisiniers, les porteurs et les autres personnes qui vivent des expéditions.

Cela affectera également les clients qui ont souvent dépensé des sommes folles – entre 35 000 et 85 000 dollars – sans oublier les guides qui doivent encore payer leurs équipements..

De la même façon, les tour opérateurs qui organisent les expéditions ont eux aussi des frais, malgré l’interdiction d’accès à l’Everest. Il est probable que de nombreuses structures ne survivront pas à cette crise.
La Chine a fermé la voie nord à travers le Tibet en raison de la pandémie de COVID-19 le 12 mars 2020. Le lendemain, les expéditions vers le Népal ont également été mises à l’arrêt. L’Everest est à cheval sur la frontière entre le Népal et la Chine et peut être escaladé des deux côtés.
En fermant la voie d’accès sud, le gouvernement népalais va perdre les quelque 4 millions de dollars qu’il perçoit d’habitude avec la vente des permis. Des milliers de personnes au Népal dépendent de l’argent en provenance des expéditions. Le tourisme de haute montagne dans la région rapporte environ 300 millions de dollars par an , essentiellement pendant la saison printanière qui commence en mars et se termine en mai. La fermeture d’accès à l’Everest met des milliers de personnes au chômage.

Une conséquence du verrouillage actuel pourrait être un afflux massifs de visiteurs une fois que les voies d’accès seront à nouveau ouvertes. Il y aura une forte demande de treks. Il serait souhaitable que le Népal mette en place des réglementations d’accès à la montagne ; sinon, de nombreuses difficultés apparaîtront l’année prochaine.
Pour les sherpas, le problème est maintenant de trouver d’autres occupations pour gagner leur vie après l’arrêt de leur principale source de revenus. Ils ont cruellement besoin d’argent pour entretenir leurs familles. Cet argent aide à financer les études des enfants, payer le loyer de la maison et les bien de consommation courante.

Les sherpas sont l’épine dorsale d’une expédition, les premiers à atteindre l’Everest et les derniers à descendre dans la vallée. Ce sont eux qui installent les camps, transportent le matériel et font la cuisine pour les expéditions. Ils installent les cordes et les échelles au-dessus des crevasses afin de permettre aux alpinistes d’atteindre le sommet.
Un sherpa peut gagner 10 000 dollars, ou plus s’il atteint le sommet. Les porteurs ou cuisiniers des camps gagnent en moyenne entre 3 000  et 5 000 dollars au cours de leurs trois mois de travail. Il s’agit d’un montant important par rapport au revenu annuel par habitant qui est de 1035 dollars au Népal.
Il y a déjà eu des interruptions d’expéditions sur l’Everest: une avalanche déclenchée par un séisme a tué 19 personnes dans le camp de base en 2015 et une autre avalanche en 2014 a tué 16 sherpas népalais.
Pour la plupart des gens, le COVID-19 ne provoque que des troubles légers ou modérés, comme de la fièvre et de la toux ; la grande majorité guérissent en une quinzaine de jours. Mais les conséquences s’amplifient en très haute montagne et peuvent devenir dramatiques au camp de base où des grimpeurs sont répartis dans des tentes pendant la phase d’acclimatation. À très haute altitude, le système respiratoire est très sollicité et très éprouvé. Dans la mesure où coronavirus affecte en priorité le système respiratoire, on peut se trouver confronté à des pneumonies  pouvant entraîner la mort.
Source: AP News.

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The lockdown in China and Nepal because of the coronavirus sanitary crisis means the closure of Mount Everest. This situation will have significant financial ramifications for the local sherpas, cooks, porters and other personnel who make their living from the expeditions. It will also affect the clients who paid big money and expedition guides who are still on the hook for expenses. However, everybody agrees it was the right decision in light of the coronavirus

The sherpas badly need the money for their families.  It helps finance the children’s studies, the house rent and the groceries.

Also losing money are clients, who dole out anywhere between $35,000 to $85,000 to be led up the mountain, and expedition operators who have expenses to pay despite the closure.

It is likely many businesses will not survive this crisis.

China shut down the northern route through Tibet due to the COVID-19 pandemic on March 12th, 2020. A day later, expeditions to the Nepal side were closed, too. Everest straddles the border between Nepal and China and can be climbed from both sides.

By shutting down the passage through the south route of Everest, the Nepal government stands to lose some $4 million in permits alone. There are thousands of people who depend on the money spent by climbers in Nepal. The mountaineering industry in the region brings in about $300 million annually and most of it during the spring climbing season that begins in March and ends in May. As a consequence, the closure of the mountains has made thousands of people jobless in the mountaineering community.

A consequence of the current lockdown might be an overcrowding on the mountain when the routes are open again. There will be a backlog of clients eager to make the trek, along with a new batch of climbers. It would be very important that Nepal puts reasonable regulations in place for operators and climbers; otherwise, many problems will appear next year.

For the sherpas, the problem is now to find something else to do to make a living  after their source of income was halted. They are the backbone of an expedition, the first to reach Everest each climbing season and the last to leave. They set up the camps, carry the equipment and cook the food for climbing parties. They fix the ropes and ladders over the crevasses in order to enable mountaineers to scale the peak.

Generally, a sherpa can earn $10,000 or more should they summit. Porters or cooks at the mountaineers’ camps average between $3,000 and $5,000 during their three months of work. This is a significant amount compared with Nepal’s $1,035 annual per capita income.

The climbing community has seen an interruption on Everest before: An earthquake-triggered avalanche killed 19 at the base camp in 2015 and another avalanche in 2014 killed 16 Nepali workers.

For most people, COVID-19 causes only mild or moderate symptoms, such as fever and cough, with the vast majority recovering in about two weeks. But anything respiratory can have dire consequence at base camp, where there are climbers scattered around in tents as they acclimate. At high altitude respiratory systems are much distressed and challenged. The coronavirus, which affects the respiratory system and can lead to pneumonia, would absolutely be much more serious and lead to potentially serious consequences and fatalities much more quickly at altitude.

Source: AP News.

Face nord de l’Everest (Crédit photo: Wikipedia)

Il fut une époque où j’avais envisagé de randonner jusqu’au camp de base de l’Everest, et puis les enfants sont nés ; c’est tombé à l’eau. Finalement, quand je vois les amoncellements de détritus sur cette montagne, je ne regrette rien.

La fonte polluante des glaciers himalayens // The polluting melting of Himalayan glaciers

Dans une note publiée le 17 avril 2019, j’indiquais que suite à leur fonte et leur recul, les glaciers himalayens rendaient les cadavres d’alpinistes qu’ils avaient emprisonnés dans leurs crevasses au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, cette fonte des glaciers himalayens prend une nouvelle tournure. De nouvelles mesures alertent sur les rejets de polluants précédemment accumulés et stockés dans la glace et qui, de ce fait, sont remis en circulation. Le problème, c’est qu’ils induisent une contamination de l’écosystème local sur lequel la population humaine est susceptible de s’alimenter. Les scientifiques expliquent qu’avec le réchauffement de la planète, cette tendance devrait s’accentuer dans les prochaines années et doit donc être prise au sérieux.

Au cours des dernières décennies, près de 80 % des glaciers du plateau tibétain ont fondu et reculé sous les coups de boutoir du réchauffement climatique. De plus, comme je l’ai indiqué précédemment, l’eau déstockée durant le processus de fonte a favorisé l’extension d’environ 50% des lacs présents sur le plateau. Ces derniers sont souvent retenus par de fragiles moraines qui menacent de se rompre, avec un risque d’inondation pour les villages situés en aval.

Outre les conséquences sur l’approvisionnement en eau pour la population et l’écosystème local, la fonte des glaciers libère une importante quantité de polluants. C’est ce que vient de démontrer une nouvelle étude parue au mois de juin 2019 dans le Journal of Geophysical Research: Atmospheres.

Les chercheurs ont analysé des échantillons de glace, d’eau et de neige prélevés dans le bassin Nam Co situé vers le centre du plateau tibétain. Cette zone comportait près de 300 glaciers en 2010. Entre 1999 et 2015, la région a perdu 20 % de son volume de glace. Pour évaluer l’importance des rejets de polluants, les scientifiques ont mesuré une classe de composés chimiques appelés acides perfluoroalkylés. Ces composés fluorés sont essentiellement utilisés dans l’industrie des pesticides et des engrais. Les résultats des analyses indiquent que l’eau de fonte des glaciers du bassin exporte chaque année 1,8 kg de ces substances vers le lac Nam Co. Les chercheurs font remarquer que les résultats sont comparables aux études précédentes faites sur les lacs des régions polaires.

Les glaciers de l’Himalaya contiennent des niveaux de polluants atmosphériques encore plus élevés que les glaciers d’autres régions du monde en raison de leur proximité avec les pays de l’Asie du Sud qui comptent parmi les régions les plus polluées du monde.

Par ailleurs, les polluants rejetés par les activités humaines – l’agriculture notamment – et stockés dans les glaces depuis les années 1940 sont brutalement remis en circulation par une fonte accélérée en ce début de 21ème siècle. Une fois libérés dans l’environnement, ces acides ont une très longue durée de vie.

Les conséquences de l’arrivée de ces polluants dans les rivières présentent un danger pour l’écosystème en aval. Il existe même un risque pour la santé humaine puisque les espèces vivant dans les lacs ou les cours d’eau à proximité sont contaminées par ces composés fluorés. Autrement dit, il n’est pas conseillé de manger du poisson capturé dans un lac alimenté par ces torrents car la toxicité peut être importante.

À terme, les polluants sont présents dans toute la chaîne alimentaire et il faut considérer la situation dans sa globalité. Comme l’a fait remarquer une géochimiste, « cette eau du bassin Nam Co fournit directement l’Inde en ressources hydriques. La Terre est un système fermé. Tout ce qui a été libéré sur Terre reste quelque part sur Terre.»

Adapté d’un article paru dans Science Post.

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In a post published on April 17th, 2019, I indicated that due to their melting and retreat, the Himalayan glaciers aez releasing the corpses of mountaineers they had imprisoned in their crevasses in recent decades. Today, this melting of the Himalayan glaciers takes a new turn. New measures draw attention to the release of pollutants previously accumulated and stored in the ice and, as a result, are recirculated. The problem is that they induce contamination of the local ecosystem on which the human population is likely to feed. Scientists explain that with global warming, this trend is expected to increase in the coming years and should therefore be taken seriously into account.
In recent decades, nearly 80% of the glaciers on the Tibetan Plateau have melted and retreated under the assault of global warming. In addition, as I indicated previously, the water produced during the melting process has favoured the extension of about 50% of the lakes present on the plateau. These are often held by fragile moraines that threaten to rupture, with the risk of flooding downstream villages.
In addition to the effects on water supply for the population and the local ecosystem, the melting glaciers releases a large amount of pollutants. This is just demonstrated by a new study published in June 2019 in the Journal of Geophysical Research: Atmospheres.
The researchers analyzed samples of ice, water and snow collected in the Nam Co Basin located in the centre of the Tibetan Plateau. This area included nearly 300 glaciers in 2010. Between 1999 and 2015, the region lost 20% of its ice volume. To assess the importance of pollutant releases, scientists measured a class of chemical compounds called perfluoroalkylated acids. These fluorinated compounds are mainly used in the industry of pesticides and fertilizers. The results of the analyses indicate that the glacial meltwater from the basin annually exports 1.8 kg of these substances to Nam Co Lake. The researchers note that the results are comparable to previous studies done on polar lakes. .
Himalayan glaciers contain levels of air pollutants that are even higher than glaciers in other parts of the world because of their proximity to the Southeast Asian countries, which are among the most polluted regions of the world.
In addition, pollutants released by human activities – particularly agriculture – and stored in the ice since the 1940s have been brutally recirculated by an accelerated melting at the beginning of the 21st century. Once released into the environment, these acids have a very long life.
The consequences of the arrival of these pollutants in rivers represent a danger to the downstream ecosystem. There is even a risk to human health since species living in the lakes or nearby streams are contaminated with these fluorinated compounds. In other words, it is not advisable to eat fish caught in a lake fed by these torrents because toxicity can be high.
Eventually, pollutants are present throughout the food chain and the situation as a whole must be considered. As one geochemist remarked, « This water from the Nam Co Basin directly provides India with water resources. Earth is a closed system. All that has been released on Earth remains somewhere on Earth.  »
Adapted from an article in Science Post.

Glaciers de l’Himalaya vus depuis l’espace (Source: NASA)

Lac glaciaire Imja au Népal (Crédit photo: Wikipedia)

La menace des lacs de fonte glaciaire au Népal // The threat of glacial melt lakes in Nepal

On peut lire actuellement dans la presse des articles faisant état d’une menace pour les hautes vallées du Népal suite à la fonte et au recul des glaciers sous l’effet du réchauffement climatique. J’ai développé ce problème dans le chapitre de mon dernier livre « Glaciers en péril » consacré à l’Himalaya.

Avec le réchauffement climatique, la fonte et le recul des glaciers népalais entraînent la formation de lacs glaciaires toujours plus nombreux. L’eau de fonte s’accumule derrière des moraines qui peuvent se rompre à tout moment sous la pression de cette eau. Ces masses liquides sont susceptibles de dévaler les montagnes et provoquer des inondations dévastatrices.

Le risque est d’autant plus élevé que le Népal est situé sur une ligne de faille tectonique, comme est venu le rappeler le séisme de magnitude M 7,8 qui a fait plus de 9000 morts en avril 2015.

Cela peut paraître surprenant, mais le Népal est l’un des pays les plus vulnérables et les plus affectés par le changement climatique. Il subit en particulier la pollution en provenance de l’Inde et on relève dans la neige et la glace des traces importantes de carbone noir.

Le site web Science et Avenir donne l’exemple d’un village situé en contrebas du lac glaciaire Imja qui s’est formé à seulement 10 kilomètres au sud de l’Everest. Là où l’on n’observait que quelques mares de glace fondue dans les années 1980, le lac s’étire aujourd’hui sur près de deux kilomètres. Plus de 12 000 personnes vivent dans les 50 kilomètres en aval de cette pièce d’eau dont la vidange brutale pourrait déclencher des torrents capables d’atteindre les plaines du sud du pays. Le lac est donc une épée de Damoclès au-dessus de la tête des gens qui habitent dans cette région.

On a recensé 1466 lacs glaciaires au Népal en 2014, dont 21 potentiellement dangereux. On estime qu’il y en a aujourd’hui plus de 2000. La hausse des températures amplifie le phénomène en accentuant la fonte des glaciers. Le Népal en a perdu près d’un quart entre 1997 et 2010. Ceux qui se trouvent en haute altitude résistent encore bien, mais ceux qui sont situés en moyenne et basse altitude fondent rapidement.

Il y a deux ans, les habitants de la région du lac Imja ont poussé un soupir de soulagement lorsque les autorités ont fait baisser le niveau de ses eaux de 3,40 mètres grâce à un canal et mis en place un système d’alerte. Aujourd’hui, toute eau qui s’accumule est drainée. Imja est le second lac glaciaire à être équipé de la sorte. En 2000, le Népal avait déjà fait baisser le niveau du Tsho Rolpa dans le nord-est du pays. Tous les lacs d’altitude nés de la fonte des glaciers ne peuvent pas être mis en sécurité car leur accès est difficile et le processus de mise en sécurité est coûteux.

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There are currently reports in the press about a threat to the high valleys of Nepal due to the melting and retreat of glaciers as a result of global warming. I developed this problem in the chapter of my latest book « Glaciers en péril » devoted to the Himalayas..
With global warming, the melting and retreating Nepali glaciers are leading to the formation of ever larger glacial lakes. Indeed, meltwater accumulates behind moraines that can break open under the pressure of this water. These liquid masses are likely to rush down the mountains and cause devastating floods.
The risk is even higher as Nepal is located on a tectonic fault line, as evidenced by the M 7.8 earthquake which killed more than 9,000 people in April 2015.
This may seem surprising, but Nepal is one of the most vulnerable countries and the most affected by climate change. In particular, it is subject to pollution from India and there are significant traces of black carbon in the snow and ice.
The Science et Avenir website gives the example of a village located below Imja Glacier Lake, which was formed just 10 kilometres south of Mt Everest. From a few pools of melted ice in the 1980s, the lake now stretches over nearly two kilometres. More than 12,000 people live within 50 kilometres downslope of this body of water whose sudden drainage could release torrents capable of reaching the plains to the south of the country. The lake is therefore a sword of Damocles above the heads of the people who live in this region.
There were 1,466 glacial lakes in Nepal in 2014, of which 21 were potentially dangerous. It is estimated that there are more than 2,000 today. The rise in temperatures amplifies the phenomenon by increasing the melting of glaciers. Nepal lost nearly a quarter of them between 1997 and 2010. Those at high altitude are still resilient, but those at low and medium altitudes are melting rapidly.
Two years ago, the people in the Lake Imja region breathed a sigh of relief when the authorities lowered the water level by 3.40 metres through a canal and set up an alert system. . Today, any water that accumulates is drained. Imja is the second glacial lake to be equipped in this way. In 2000, Nepal had already lowered the level of Tsho Rolpa in the north-east of the country. All high altitude lakes filled by melting glaciers can not be secured because access to them is difficult and the process of securing is expensive.

Vue du lac Imja au Népal (Crédit photo: Daniel Alton Byers / Wikipedia)

Début du chapitre consacré à l’Himalaya dans le livre « Glaciers en péril »…. :

Le réchauffement climatique frappe Les Deux Alpes (Isère) // Climate change strikes Les Deux Alpes (Isère / France)

Pour la première fois depuis 40 ans, le glacier des Deux-Alpes est à nu. Le domaine skiable n’ouvrira pas pour les vacances de la Toussaint. Comme le fait remarquer Météo France, la météo de ces derniers mois, caractérisée par de fortes chaleurs et l’absence de précipitations, a généré une dégradation du domaine skiable d’altitude. Les faibles perturbations annoncées en fin de semaine prochaine seront de toute évidence insuffisantes pour inverser la tendance.

En conséquence, la station propose de dévaler les pentes en VTT plutôt que de chausser les skis, avec un télésiège ouvert gratuitement. Pour les vacances de la Toussaint, les commerces qui avaient prévu d’ouvrir n’ont pas renoncé. La plupart gardent espoir malgré tout.

Pour tenter de préserver le ski, la station est en train de mettre en place des enneigeurs. Les premiers essais ont eu lieu dans la nuit de vendredi 20 à samedi 21 octobre. Ces canons à neige, comme ailleurs dans les Alpes, n’utilisent pas l’eau destinée à la consommation. Aux Deux Alpes, on utilise l’eau qui provient de la fonte du glacier. On la transforme en neige quand les conditions de froid sont réunies et on l’étale sur le glacier.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le réchauffement climatique risque de devenir un grave problème pour les stations de sports d’hiver. Celles situées en basse et moyenne altitude tirent la langue pour s’en sortir. Celles situées en haute altitude installent des canons à neige de plus en plus haut sur la montagne.

Source : France 2 & France Info.

Le problème concerne l’ensemble des massifs montagneux, y compris l’Himalaya. Un excellent documentaire diffusé actuellement par la chaîne Ushuaia TV montre parfaitement la situation au Népal où les glaciers fondent avec des lacs qui menacent les vallées, et où la neige remonte le long des pentes des montagnes.

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For the first time in 40 years, theere is no snow on the glacier at the Deux-Alpes. The ski area will not open for the All Saints holidays. As Météo France points out, the weather in recent months, characterized by high temperatures and lack of precipitation, has led to a deterioration of the ski area at a high altitude. The slight precipitations announced at the end of next week will obviously be insufficient to reverse the trend.
As a result, the resort offers downhill mountain biking rather than skis, with a free chairlift. For the All Saints holidays, businesses that had planned to open have not given up.

To try to preserve the ski season, the station is setting up snowmakers. The first tests took place on the night of Friday 20 to Saturday 21 October. These snow cannons, as elsewhere in the Alps, do not use the drinking water. At Les Deux Alpes, they use the water that comes from the melting of the glacier. It is turned into snow when the cold conditions are met and then spread on the glacier.
As I put it earlier, global warming may become a serious problem for ski resorts. Those located at low and medium altitudes find it difficult to survive in winter. Those located at high altitude install snow cannons higher and higher on the mountain.
Source: France 2 & France Info.
The problem concerns all mountain ranges, including the Himalayas. An excellent documentary currently broadcast by Ushuaia TV shows the situation in Nepal, where glaciers are melting with lakes that threaten the valleys, and where snow is getting higher and higher along the slopes of the mountains.

Piste de ski sur le glacier des Deux Alpes (Crédit photo: Wikipedia)