Nouveau projet de géo-ingénierie irréalisable // Another hopeless geoengineering project

Concentrations de CO2 : 431,86 ppm (27 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

La montée des eaux océaniques fait partie des bouleversements causés par le réchauffement climatique. La hausse des températures menace également la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (AMOC). Comme je l’ai expliqué précédemment, ce courant transporte des eaux chaudes vers le nord et déverse des eaux froides vers le sud, formant une boucle géante qui influence considérablement les systèmes météorologiques à l’échelle de la planète.
Si les températures continuent de grimper, les scientifiques craignent que l’AMOC cesse de fonctionner, ce qui provoquera des bouleversements climatiques à l’échelle planétaire. Les températures en Europe chuteraient brutalement, car elles seraient privées des apports d’eau chaude générés par le système. Les précipitations tropicales seraient perturbées et le niveau de la mer monterait sur la côte est des États-Unis.

Afin de faire face aux conséquences désastreuses du réchauffement climatique, et faute de mesures concrètes prises par nos gouvernants, des projets de géo-ingénierie ont vu le jour, le plus souvent difficilement réalisables. C’est ainsi que certains scientifiques ont imaginé la construction d’une muraille de plus de 96 kilomètres de long devant le glacier Thwaites en Antarctique occidental afin de bloquer l’eau chaude de l’océan Austral qui sape la glace et empêcher ainsi sa fonte.

https://youtu.be/5dnVXc49GwM

Aujourd’hui, pour sauver l’AMOC, deux chercheurs ont proposé un projet audacieux : la construction d’un barrage géant à travers le détroit de Béring, qui sépare l’Alaska de la Sibérie.

Aussi extravagant que cela puisse paraître, ce mégaprojet pourrait, en théorie, stabiliser ll’AMOC. Ce sont les conclusions d’une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances. L’un des deux auteurs de l’étude a souligné que leur proposition n’était qu’une « preuve de concept », tout en expliquant que la construction du barrage pourrait être une « mesure envisageable dans le pire des cas ».
Dans leurs travaux, les chercheurs se sont concentrés sur le détroit de Béring, car c’est par ce point de passage stratégique que l’AMOC achemine l’eau douce du Pacifique vers l’océan Arctique, puis vers l’Atlantique. Leur approche sur l’importance du détroit a été confortée par une autre étude montrant que l’AMOC était plus puissant il y a trois millions d’années, lorsque le détroit de Béring formait un pont terrestre et constituait une sorte de barrage naturel.
À l’aide de simulations informatiques, les auteurs de l’étude ont constaté qu’un barrage construit aujourd’hui bloquerait le flux d’eau douce de l’océan Arctique vers l’Atlantique. Cela maintiendrait la salinité de l’Atlantique et stabiliserait ainsi globalement le flux de l’AMOC. Pour que cela fonctionne, le barrage devrait toutefois être construit au moment opportun. S’il est construit alors que l’AMOC est encore puissant, il contribuera à préserver sa vigueur. Cependant, si ce barrage est construit alors que la circulation méridienne de retournement atlantique est affaiblie, cela accélèrera son effondrement. Bien que l’affaiblissement de l’AMOC soit avéré, son état actuel et le risque de son arrêt sont encore l’objet de vifs débats.
Les auteurs reconnaissent que les détails techniques de la construction d’un barrage de plus de 80 kilomètres de long dépassent le cadre de leur étude. Il en va de même pour d’autres questions, comme l’impact sur les routes migratoires de la faune aquatique, les routes maritimes des super pétroliers ou les conséquences sur les relations russo-américaines, toujours tendues.

Trafic maritime dans le Détroit de Béring (Source : Arctic Portal)

Le Met Office britannique ne préconise pas les solutions de géo-ingénierie face au réchauffement climatique, car elles peuvent souvent entraîner des conséquences dramatiques et imprévues. Il affirme que la lutte pour limiter la hausse des températures, même de façon infime, constitue l’approche la plus durable et pragmatique.

Source : Yahoo Actualités.

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Rising ocean levels are one of the upheavals caused by global warming. The increase in temperatures also threatens the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC). As I explained earlier, this current carries warm water northward and discharges cold water southward, forming a giant loop that significantly influences weather systems worldwide.
If temperatures continue to climb, scientists fear the AMOC will collapse, leading to global climate disruptions. Temperatures in Europe would plummet, as it would be deprived of the warm water supplied by the system. Tropical rainfall patterns would be disrupted, and sea levels would rise on the east coast of the United States.
In an effort to address the disastrous consequences of global warming, and in the absence of concrete measures taken by our governments, geoengineering projects have emerged, most of which are virtually impossible to implement. For instance, some scientists envisioned building a wall more than 96 kilometers long in front of the Thwaites Glacier in West Antarctica to block the warm water from the Southern Ocean that is eroding the ice and thus prevent its melting.

https://youtu.be/5dnVXc49GwM

Now, to save the AMOC, two researchers have proposed a bold project: the construction of a giant dam across the Bering Strait, which separates Alaska from Siberia.

Bering 02

As extravagant as it may seem, this megaproject could, in theory, stabilize the AMOC. These are the conclusions of a new study published in the journal Science Advances. One of the two authors of the study emphasized that their proposal was only a « proof of concept, » while explaining that the construction of the dam could be a « considerable measure in the worst-case scenario. »

In their work, the researchers focused on the Bering Strait, as it is through this strategic passage that the AMOC carries fresh water from the Pacific Ocean to the Arctic Ocean and then to the Atlantic. Their understanding of the strait’s importance was supported by another study showing that the AMOC was more powerful three million years ago, when the Bering Strait formed a land bridge and acted as a natural dam.
Using computer simulations, the study’s authors found that a dam built today would block the flow of fresh water from the Arctic Ocean to the Atlantic. This would maintain the Atlantic’s salinity and thus stabilize the overall flow of the AMOC. For this to work, however, the dam would need to be built at the right time. If it is built while the AMOC is still strong, it will help preserve its strength. However, if this dam is built while the Atlantic Meridional Overturning Circulation is weakened, it will accelerate its collapse. Although the weakening of the AMOC is a proven fact, its current state and the risk of its collapse are still the subject of intense debate.
The authors acknowledge that the technical details of constructing a dam over 80 kilometers long are beyond the scope of their study. The same is true for other issues, such as the impact on the migratory routes of aquatic wildlife, the shipping lanes of supertankers, and the consequences for the still-strained Russian-American relations.

The UK Met Office does not advocate geoengineering solutions to global warming, as they can often lead to dramatic and unforeseen consequences. It maintains that the fight to limit the rise in temperatures, even slightly, is the most sustainable and pragmatic approach.
Source: Yahoo News.

Les intempéries ont causé de graves dégâts à Hawaï // Poor weather conditions caused heavy damage in Hawaii

Concentrations de CO2 : 429,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Comme je l’ai écrit précédemment, plusieurs épisodes météorologiques violents, associés à une dépression de Kona (kona low), ont provoqué les pires inondations à Hawaï depuis vingt ans. Des maisons ont été arrachées de leurs fondations, des voitures ont été emportées par les flots et une épaisse boue volcanique rougeâtre a recouvert sols et murs.

Crédit photo : presse hawaïenne

Selon les autorités, des centaines de maisons ont été endommagées, ainsi que des écoles et l’hôpital de Maui. Le 23 mars, de nouveaux déluges ont déclenché une nouvelle vague d’inondations sur la côte sud d’Oahu, tandis que les habitants de la côte nord nettoyaient et évaluaient les dégâts. Aucun décès n’a été signalé, mais plus de 230 personnes ont dû être secourues. Le Service météorologique national a indiqué que les averses et les orages devraient s’atténuer, mais que la Grande Île restait sous surveillance avec un risque de crues soudaines. Il s’agit des pires inondations à Hawaï depuis 2004. Le coût de ces intempéries pourrait dépasser le milliard de dollars.

Crédit photo : presse hawaïenne

Sur la côte nord d’Oahu, les eaux sont montées rapidement car les fortes pluies se sont abattues sur un sol déjà saturé par une tempête hivernale une semaine auparavant. Les eaux déchaînées ont emporté des maisons et des voitures. Les pluies torrentielles ont entraîné l’évacuation de 5 500 personnes au nord d’Honolulu et plus de 230 personnes ont été secourues au cours de la montée des eaux. Certains habitants ont fui sur des planches de surf alors que l’eau leur arrivait à la taille ou à la poitrine.
Les exploitations agricoles à Hawaï ont signalé des dégâts estimés à environ 10 millions de dollars. C’est le cas de la plantation de café Greenwell, sur la Grande Île, qui a été dévastée.
Les autorités ont averti que le barrage de Wahiawa, vieux de 120 ans et situé au nord d’Honolulu, était « menacé de rupture imminente ». Le barrage est vulnérable depuis longtemps, mais les inquiétudes se sont apaisées avec la décrue. Cet ouvrage en terre a été construit en 1906 pour accroître la production de sucre. Il a été reconstruit après un effondrement en 1921. L’État a déclaré que le barrage de Wahiawa présentait un « potentiel de danger élevé » et qu’une rupture « entraînerait probablement des pertes en vies humaines ». Quatre avis de non-conformité concernant le barrage ont été émis depuis 2009, et il y a cinq ans, la compagnie a été condamnée à une amende de 20 000 $ pour négligence en matière de sécurité.
Les autorités ont imputé une partie des dégâts au fait que de fortes pluies se sont abattues en peu de temps. Les dépressions hivernales baptisées « Kona low », caractérisées par des vents du sud ou du sud-ouest qui charrient de l’air humide, sont responsables des inondations de ces deux dernières semaines. Ces événements météorologiques ne sont pas exceptionnels, mais les experts affirment que l’intensité et la fréquence des fortes pluies à Hawaï sont en hausse en raison du réchauffement climatique d’origine humaine.
Source : Médias hawaïens.

Voici une vidéo de la chaîne CBS montrant les dégâts causés par les intempéries :
https://youtu.be/bNSyKQjvZ58

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As I put is before, several severe storms accompanying a « kona low » caused the worst flooding in Hawaii in two decades, sweeping homes off their foundations, floating cars out of driveways and leaving floors and walls covered in thick, reddish volcanic mud.

Authorities say hundreds of homes have been damaged, along with some schools and Maui hospital. On March 23, new downpours set off a fresh round of flooding on Oahu’s south side while residents on the island’s North Shore cleaned up and assessed the destruction. No deaths have been reported, but more than 230 people had to be rescued. The National Weather Service said showers and thunderstorms were expected to wane but the Big Island remained under a flash flood watch.This was Hawaii’s worst flooding since 2004. The cost of the storm could top $1 billion.

On Oahu’s North Shore, the waters rose quickly as heavy rains fell on soil already saturated by downpours from a winter storm a week earlier. Raging waters lifted homes and cars. The storm prompted evacuation orders for 5,500 people north of Honolulu and more than 230 people were rescued from the rising waters. Some residents fled on surfboards as water reached waist or chest high.

Farms around the state reported about 10 million worth of damage, like the Greenwell coffee farm on the Big Island which was devastated.

Officials warned that the 120-year-old Wahiawa dam, north of Honolulu, was “at risk of imminent failure.” The dam has long been vulnerable, but worries eased as the water subsided.

The earthen structure was built in 1906 to increase sugar production. It was reconstructed following a collapse in 1921. The state has said Wahiawa dam has “high hazard potential” and a failure “will result in probable loss of human life.” Four notices of deficiency about the dam have been emitted since 2009, and five years ago the company was fined $20,000 for failing to address safety deficiencies.

Officials blamed some of the devastation on the large volumes of rain that fell in a short amount of time. Winter storm systems known as “Kona lows,” which feature southerly or southwesterly winds that bring in moisture-laden air, have been responsible for the deluges in the past two weeks. Such weather events are not exceptionnal, bur experts say that the intensity and frequency of heavy rains in Hawaii have increased amid human-caused global warming.

Source : Hawaiian news media.

Here is a CBS video showing the damage caused by the storms :

https://youtu.be/bNSyKQjvZ58

Le glacier des Sources de l’Isère (Savoie)

L’une de mes randonnées préférées dans le Parc National de la Vanoise commence au Pont St Charles, dans l’un des virages du col de l’Iseran que j’ai eu l’occasion de grimper à vélo quand mes jambes étaient plus jeunes. Après s’être élevé au-dessus du parking, le sentier longe une gorge étroite au fond de laquelle coule la jeune rivière Isère qui prend sa source en Savoie. On aperçoit le glacier des Sources de l’Isère en avançant dans le vallon du Prariond, au milieu de la flore estivale et des marmottes. Le sentier fait ensuite gravir le Replat de la Grande Tête où l’on a de fortes chances d’être accompagné par les bouquetins. Un dernier coup de rein permet d’atteindre le col de la Galise qui marque la frontière entre la France et l’Italie, tout en offrant des vues sur le massif du Grand Paradis.

Aussi grandiose que soit ce décor, il subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique. Le glacier des Sources de l’Isère n’est plus ce qu’il était et je l’ai vu se réduire comme peau de chagrin depuis les années 1980, quand j’ai parcouru le sentier de la Galise pour la première fois. Les scientifiques locaux expliquent qu’il y a plus de 150 ans, « le glacier allait à 900 mètres à l’aval. » En un siècle et demi, il a perdu 70 % de sa superficie. Au 19ème siècle, la vallée était entièrement occupée par la glace. Aujourd’hui, les dépôts morainiques sont la seule preuve de l’existence passée du glacier.

Cette fonte du glacier a inévitablement des conséquences pour la vie dans la vallée. Le réchauffement climatique ne doit pas se limiter au glacier des Sources de l’Isère. Il faut le considérer de manière plus globale. La fonte du glacier a des conséquences directes sur le cycle de l’eau.

En aval, à 1800 mètres d’altitude, le barrage de Tignes retient le cours de l’Isère et stocke près de 225 millions de mètres cubes d’eau. Au-dessus de cette retenue, le régime de l’eau est naturel, alimenté par la pluie et la neige; en revanche, derrière ce barrage, l’eau est contrôlée par l’homme pour l’irrigation des cultures et les activités touristiques.

A côté de cette retenue d’eau, plusieurs réserves collinaires ont été aménagées dans la montagne pour alimenter les enneigeurs sans toucher au réseau d’alimentation en eau potable. Pour que les canons puissent envoyer la neige sur les pistes, il faudra toutefois que la température en altitude soit suffisamment basse dans les prochaines années. Au vu de l’accélération du réchauffement climatique, c’est loin d’être gagné!

Dans le massif de la Tarentaise, entre Bourg-Saint-Maurice et Centron, où l’Isère continue sa traversée, des activités comme le rafting sont proposées aux touristes. Pour l’instant, elles ne sont pas encore impactées par le réchauffement climatique. Le niveau de l’eau reste élevé car les flux de la rivière sont maîtrisés. Des accords avec EDF garantissent d’avoir des débits d’eau constants à partir du 1er mai jusqu’au 30 septembre. Jusqu’à quand?

L’Isère avance ensuite sur 286 kilomètres. A Grenoble, elle rejoint le Drac pour se déverser ensuite dans le Rhône à quelques kilomètres au nord de Valence.

Source: France 3 Auvergne Rhône-Alpes.

Le glacier des Sources de l’Isère lors de ma dernière visite en septembre 2017 (Photos: C. Grandpey)

La crise de l’eau dans l’ouest des Etats Unis // Water crisis in western U.S.

Comme je l’ai écrit précédemment, l’ouest des États-Unis traverse une sécheresse très sévère et la crise de l’eau la plus intense de son histoire. Le plus grand réservoir du pays se vide rapidement. Situé juste à l’est de Las Vegas, à la limite entre le Nevada et l’Arizona, le lac Mead enregistre son niveau le plus bas depuis le remplissage du réservoir dans les années 1930. Des millions de personnes seront affectées dans les années et décennies à venir par la baisse de niveau du fleuve Colorado, avec d’inévitables et douloureuses coupures d’eau. Il convient de noter que même sans le réchauffement climatique, la région aurait rencontré des problèmes car elle prélève plus d’eau que le fleuve ne peut en fournir. Le changement climatique a aggravé le problème en réduisant considérablement son débit.
Le lac Mead est actuellement à environ 45 mètres en dessous de son niveau normal, un déficit de la hauteur de la Statue de la Liberté. Il y a environ un siècle, des représentants du Nevada, de la Californie, de l’Arizona, de l’Utah, du Wyoming, du Colorado et du Nouveau-Mexique ont conclu un accord de partage du fleuve Colorado. Les hydrologues ont fait remarquer à l’époque que les autorités promettaient plus d’eau que la rivière ne pouvait en donner, mais leur mise en garde a été ignorée et le projet a avancé.
25 millions de personnes (plus que la population de la Floride) dépendent de l’eau du lac Mead. Les communautés agricoles, en particulier celles du centre de l’Arizona, sont parmi les plus durement touchées par les coupures d’eau. Avec moins d’eau, les agriculteurs disent qu’ils seront obligés de mettre des terres en jachère.
Les communautés amérindiennes sont également impactées. Un certain nombre de communautés tribales du bassin du Colorado se sont vu promettre de l’eau dont elles n’ont toujours pas vu la couleur.
La dernière fois que le lac Mead a été considéré comme plein, c’était en 2000. Le niveau le plus élevé a été en 1983, avec 370 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les experts disent que le lac ne sera peut-être plus jamais plein. Le lac Mead est maintenant à 36% de sa capacité, et il continuera de baisser. Le niveau devrait baisser de 6 mètres d’ici 2022. Le lac perd environ 1,80 mètre d’eau par évaporation chaque année. Cette hauteur représente une perte moyenne de 300 milliards de gallons (un gallon US=3;80l) par an en plus de l’eau prélevée pour l’utilisation humaine et la production d’électricité.
La production d’électricité du barrage Hoover est en baisse de 25 % en raison du faible niveau d’eau. Le barrage produit environ 2 000 mégawatts, soit assez d’électricité pour près de 8 millions d’Américains. Le barrage Hoover a été construit dans les années 1930 pour créer le lac Mead. Le barrage fournit de l’électricité gérée par des compagnies publiques et privées du Nevada, de l’Arizona et de la Californie. Avec moins d’eau pour faire tourner les turbines, la production a baissé à près de 1 500 mégawatts ces dernières semaines, soit une baisse d’environ 25 %.
Le déclin affecte plusieurs États, dont la Californie, l’Arizona et le Nevada, qui tirent tous leur énergie du barrage Hoover. Si le niveau de l’eau chute encore de 50 mètres, l’eau ne passera plus dans le barrage. Les experts disent que le niveau fatal est à 270 mètres d’altitude, niveau auquel l’eau ne passerait plus dans le barrage.
Un autre endroit concerné par le manque d’eau est Las Vegas. Lorsque j’ai visité la ville, j’ai été choqué par l’utilisation et le gaspillage de l’eau au milieu du désert. L’argent est partout à Vegas, mais un jour ou l’autre, ce sera au tour de la ville de payer. En effet, 90 pour cent de l’eau de Las Vegas provient du lac Mead. La ville se prépare au pire depuis plusieurs années. Elle puise l’eau grâce à deux prise d’eau souterraines près de la rive ouest du lac. Le problème, c’est qu’elles sont devenues inutilisables avec la baisse du niveau de l’eau. En 2015, la ville a mis en place une autre prise d’eau pour maintenir le contact avec le lac Mead. La structure de plus de 800 millions de dollars est en grande partie un tunnel de 5 kilomètres de long qui aspire l’eau directement au fond du lac Mead. Malgré tous ces efforts pour faire vivre Las Vegas, un jour ou l’autre, les superbes fontaines musicales du Bellagio devront cesser de fonctionner.
Source : médias d’information américains.

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As I put it before, western U.S.A. is going through a very severe drought and the most intense water crisis of its history. The nation’s largest reservoir is draining rapide. Just east of Las Vegas on the Nevada-Arizona border, Lake Mead is registering its lowest level since the reservoir was filled in the 1930s. Millions of people will be affected in the coming years and decades by the Colorado River shortage alone, with some being forced to make painful water cuts. It should be noticed that even without climate change, the region would have a problem because it is taking more water out than the river could provide, but climate change has made the problem much worse by substantially reducing the flow in the river.

Lake Mead is currently around 45 metres below ‘full,’ a deficit roughly the height of the Statue of Liberty. About a century ago, representatives from Nevada, California, Arizona, Utah, Wyoming, Colorado, and New Mexico struck a deal to divvy up the Colorado River. Hydrologists warned that officials were promising more water than the river could give, but their warnings were largely ignored and plans moved forward.

25,000,000 people (more than the population of Florida) rely on Lake Mead water. Among the hardest hit by the water cuts are the agricultural communities, particularly those in central Arizona. With less water, farmers say they will be forced to fallow land.

Native American communities are also impacted, A number of tribal communities across the Colorado River Basin have been promised some water that they don’t have yet.

The last time Lake Mead was considered full was 2000. The highest recorded level was in 1983 when it was 370 metres above sea level. Experts say it may never be full again. Lake Mead is now at 36 percent capacity, a number that will continue to fall. Water levels are projected to drop another 6 metres by 2022. The lake loses around 1.80 metres of water to evaporation each year. A height of 1.80 metres of water is an average loss of 300 billion gallons per year on top of the water withdrawn for human use and power generation.

Hoover Dam power generation is down 25 percent due to low water levels. The dam produces about 2,000 megawatts of hydropower, enough electricity for nearly 8 million Americans. The Hoover Dam was built in the 1930s to create Lake Mead. The dam’s generators provide power for public and private utilities in Nevada, Arizona, and California. But with less water flowing through Hoover Dam, its capacity has been closer to 1,500 megawatts in recent weeks, a drop of roughly 25 percent.

The decline affects several states, including California, Arizona, and Nevada, all of which get their energy from the Hoover Dam. If the lake loses another 50 metres, water will no longer flow through the Hoover Dam. Experts say the « dead pool » level is at 270 metres, at which point water no longer passes through the Hoover Dam.

Another place concerned with the lack of water is Las Vegas. When I visited the city, I was really shocked at the use and waste of water in the middle of the desert. Money is everywhere in Vegas, but one day or the other, it will be up to the city to pay. Indeed, 90 percent of Las Vegas’s water comes from Lake Mead. Las Vegas has been preparing for the worst-case scenario for years. The city draws water from two underwater intake structures near the western shore of the lake. But they are becoming unusable as the water level drops beneath them. In 2015, the city built another intake, as a last-ditch effort to keep Lake Mead’s water flowing. The more than 800-million-dollar structure is essentially a 5 kilometre long tunnel that would suck water directly from the bottom of Lake Mead. Despite all these efforts to keep Las Vegas alive, one day or the other, the nice musical fountains of the Bellagio will have to stop working.

Source : U.S. News media.

Photos: C. Grandpey