L’éruption de l’Etna (suite) // The eruption of Mount Etna (continued)

7 heures : Dans un, bulletin diffusé à 0h25 (heure locale) le 11 août 2026, l’INGV indique que vers 23h30, une nouvelle fissure éruptive s’est ouverte dans la Valle del Bove, à environ 1900 m d’altitude, près du mont Simone.

Par ailleurs, une forte activité explosive se poursuit dans la Voragine, avec des panaches de cendres qui risquent fort de perturber le trafic à l’aéroport de Catane..

L’amplitude moyenne du trémor volcanique demeure élevée. Sa source reste localisé à la fois dans la zone de la Voragine et entre celle-ci et le cratère Nord-Est, à une profondeur comprise entre 2500 et 3000 m au-dessus du niveau de la mer.

Source : INGV.

Dans la matinée,  l’aéroport Vincenzo Bellini de Catane a indiqué qu’un seul avion avait décollé à 6h38 à destination de Bologne. Cinq vols à l’arrivée ont été annulés et deux déroutés. La SAC, qui gère l’aéroport, a annoncé qu’en raison de l’activité éruptive de l’Etna et des émissions de cendres volcaniques qui en résultent, les zones correspondant au nuage aérien au sud-ouest (secteur C1) ont été fermées. Les vols à l’arrivée à l’aéroport de Catane sont suspendus jusqu’à 19h00, heure locale. Les départs sont autorisés depuis la piste 08.

Images webcam du panache éruptif le11 août vers 6 heures du matin

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14 heures : Dans un nouveau bulletin, l’INGV indique qu’une quatrième bouche s’est ouverte vers 11h30 (heure locale) ce 11 août 2026 à la base de la paroi nord de la Valle del Bove, au-dessus du Monte Simone, à une altitude d’environ 2 090 m.
L’amplitude moyenne du trémor volcanique reste élevée.

En fin de compte, tous les vols au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Catane sont suspendus jusqu’à 11h00 le12 août 2026. De fait, très peu d’avions ont pu décoller de Fontanarossa ce matin.

Cela fait maintenant 5 jours que règne le chaos à l’aéroport de Catane, avec des informations confuses, des transferts complexes et onéreux vers d’autres aéroports siciliens, et passagers abandonnés par certaines compagnies aériennes. Le tout en pleine saison touristique!

Parallèlement, la Région Sicile a annoncé que tous les passagers munis d’un billet d’avion pour Catane pourront également emprunter gratuitement les liaisons ferroviaires régulières au départ de Palerme, sur simple présentation de leur billet d’avion.  La difficulté, c’est qu’actuellement, la liaison ferroviaire entre Palerme et Catane est partiellement interrompue en raison de travaux de doublement de la voie. Les voyageurs souhaitant se déplacer entre les deux villes emprunteront le trajet plus long Catane-Messine-Palerme. Bon courage!

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11 août 21 heures : Dans son bulletin du 11 août 2026 au soir, l’INGV précise que l’activité effusive se poursuit au niveau des bouches éruptives situés à 2 750 m, 2 090 m et 1 900 m. Les fronts des coulées de lave alimentées par la bouche située à 2 360 m semblent se refroidir. Les fronts actifs les plus avancés, à 18h00 (heure locale), se situaient à une altitude de 1 360 m, près de Rocca Capra (Valle del Bove).

À 16h10, une puissante émission de cendres a été observée au niveau de la Bocca Nuova et a interagi avec les matériaux émis par l’activité explosive de la Voragine. L’événement a généré
des coulées pyroclastiques modérées qui sont restées confinées à la zone sommitale.

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Plusieurs personnes m’ont demandé si je pensais que l’éruption est une menace pour les zones habitées.

Soyons clairs : pour le moment, l’éruption de l’Etna ne menace pas les zones habitées, mais la situation demande la vigilance de l’INGV qui a déployé plus de personnel sur le front des coulées de lave pour effectuer des relevés. Il est crucial de quantifier le débit effusif des nouvelles fissures, car l’altitude à laquelle elles se sont ouvertes fait se poser des questions. Si les coulées continuaient d’être fortement alimentées pendant plusieurs jours, la possibilité d’un débordement depuis le versant est de la Valle del Bove ne serait plus à exclure. Mais nous n’en sommes pas là. Pour l’instant, le débit effusif est trop faible pour qu’un tel événement se produise.
Les scientifiques de l’INGV expliquent que le dyke qui alimente les quatre fissures apparues ces derniers jours est superficiel. Aucun paramètre sismique ne révèle une intrusion magmatique profonde, ce qui est rassurant. La lave semble s’écouler dans des couches superficielles sous la Valle del Bove, suivant une ligne parallèle à la paroi nord de cet amphithéâtre naturel sur le flanc est du volcan.

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In a bulletin issued at 00:25 (local time) on August 11, 2026, the INGV reported that around 23:30, a new eruptive fissure opened in the Valle del Bove at an elevation of approximately 1,900 m, near Mount Simone.

Meanwhile, intense explosive activity continues at the Voragine crater, producing ash plumes that are highly likely to disrupt air traffic at Catania Airport.

The average amplitude of volcanic tremor remains high. Its source is located both within the Voragine area and in the zone between it and the Northeast Crater, at a depth of 2,500 to 3,000 m above sea level. Source: INGV.

Earlier in the morning, Catania’s Vincenzo Bellini Airport reported that only one plane had taken off at 6:38 a.m. bound for Bologna. Five arriving flights were cancelled and two were diverted. SAC, the airport operator, announced that due to Mount Etna’s eruptive activity and the resulting volcanic ash emissions, the airspace sectors affected by the ash cloud to the southwest (sector C1) have been closed. Arrivals at Catania Airport are suspended until 7:00 p.m. local time. Departures are permitted from runway 08.

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In a new bulletin, the INGV reports that a fourth vent opened around 11:30 a.m. (local time) on August 11, 2026, at the base of the north wall of the Valle del Bove, above Monte Simone, at an elevation of approximately 2,090 m.
The average amplitude of the volcanic tremor remains high.

Ultimately, all flights to and from Catania Airport are suspended until 11:00 AM on August 12, 2026. In fact, very few planes were able to take off from Fontanarossa this morning.

Chaos has reigned at Catania Airport for five days now, marked by confusing information, complex and costly transfers to other Sicilian airports, and passengers being abandoned by certain airlines—all in the middle of the tourist season!

Meanwhile, the Sicily Region has announced that any passenger holding a flight ticket to Catania may also use regular train services from Palermo for free, simply by showing their ticket. The difficulty, however, is that the rail link between Palermo and Catania is currently partially disrupted due to track-doubling work. Travelers wishing to travel between the two cities will have to take the longer Catania-Messina-Palermo route. Good luck!

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11 August – 09;00 p.m. : In its bulletin from the evening of August 11, 2026, the INGV reports that effusive activity is continuing at the eruptive vents located at elevations of 2,750 m, 2,090 m, and 1,900 m. The fronts of the lava flows fed by the vent at 2,360 m appear to be cooling. As of 6:00 PM (local time), the most advanced active flow fronts were located at an elevation of 1,360 m, near Rocca Capra (Valle del Bove).
At 4:10 PM, a powerful ash emission was observed at Bocca Nuova; it interacted with material ejected by explosive activity at Voragine. The event generated moderate pyroclastic flows that remained confined to the summit area.

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Several people have asked me whether I consider the eruption a threat to populated areas.

Let’s be clear: at the moment, the eruption of Mount Etna poses no threat to inhabited areas, though the situation requires vigilance from the INGV, which has deployed additional personnel to the lava flow fronts to conduct surveys. It is crucial to quantify the effusion rate from the new fissures, as the altitude at which they opened raises questions. If the flows were to remain well fed for several days, the possibility of an overflow from the eastern slope of the Valle del Bove could no longer be ruled out. However, we are not at that stage yet; for the time being, the effusion rate is too low for such an event to occur.
INGV scientists explain that the dike feeding the four fissures—which have appeared over the last few days—is shallow. No seismic parameters indicate a deep magma intrusion, which is reassuring. The lava appears to be flowing through shallow layers beneath the Valle del Bove, following a path parallel to the northern wall of this natural amphitheater on the volcano’s eastern flank.

2026, l’été de tous les records // 2026, a record-breaking summer

Concentrations de CO2 : 427,45 ppm (10 août 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

Le service européen Copernicus vient de publier son rapport pour le mois de juillet 2026. Sans surprise, juillet 2026 s’est classé au deuxième rang des mois de juillet les plus chauds à l’échelle mondiale, à égalité avec juillet 2024. La température moyenne de l’air en surface pour juillet 2026 s’est établie à 16,90°C.

L’Europe de l’Ouest a connu sa période juin-juillet la plus chaude jamais enregistrée, avec une moyenne de 21,62 °C, dépassant ainsi le record de 2022.

Juillet 2026 a enregistré la température moyenne de surface de la mer la plus élevée jamais relevée pour un mois de juillet dans les océans situés hors des zones polaires, autrement dit les océans exempts de glace de mer saisonnière. Cette situation a été en partie alimentée par l’émergence de conditions El Niño dans le Pacifique équatorial. Le nouveau record moyen pour juillet s’établit à 20,96 °C, dépassant le précédent record de 20,89 °C de 2023.

En juillet 2026, l’étendue de la banquise arctique s’est classée au sixième rang des plus faibles pour ce mois, avec une couverture de glace particulièrement réduite dans le nord de la mer de Barents, aux abords du Svalbard et de la Terre François-Joseph.
Comme la plupart des régions du monde en cet été 2026, l’Arctique suffoque sous la chaleur. Dans le nord de la Russie, région réputée pour ses températures glaciales, le mercure a régulièrement dépassé les 30 degrés Celsius début août. Cela vient s’ajouter à la longue liste de records de chaleur battus cet été.
Dans le même temps, la station météorologique de Selagoncy, située près du cercle polaire arctique, a enregistré 33,9 °C, tandis qu’une autre station, celle d’Olenyok, a relevé 32,7 °C. Pour donner un ordre de grandeur, ces températures sont comparables à celles observées à Orlando, en Floride, à cette époque de l’année.
Des études ont démontré que l’Arctique se réchauffe jusqu’à quatre fois plus vite que le reste du monde en raison des mécanismes de rétroaction liés à la perte de banquise. Il s’agit toutefois d’une dangereuse boucle de rétroaction : à mesure que la banquise fond, l’Arctique réfléchit moins le rayonnement solaire et l’océan absorbe davantage de chaleur. Ce phénomène entraîne une perte de banquise de plus en plus importante.

L’étendue de la banquise antarctique s’est classée au cinquième rang des plus faibles pour un mois de juillet, avec une couverture inférieure à la moyenne dans la plupart des secteurs océaniques, à l’exception de la mer d’Amundsen.

En juillet 2026, une grande partie de l’Europe occidentale ainsi que de vastes zones d’Europe centrale et orientale ont connu des conditions plus sèches que la moyenne, principalement associées à des températures extrêmes et à des incendies de forêt exceptionnels. Les débits des cours d’eau étaient bien inférieurs à la moyenne, voire extrêmement faibles, dans la plupart de ces régions sèches, ce qui a eu des répercussions sur de nombreux secteurs.

En dehors de l’Europe, ces conditions ont touché certaines parties du nord du Canada, du centre des États-Unis, du Maghreb, de la Corne de l’Afrique, de la Sibérie, du centre-sud de l’Asie, de l’intérieur de la Chine, ainsi que certaines zones de l’Argentine, de l’Uruguay et de la Bolivie.

À l’échelle mondiale, 2026 est pour l’instant la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, derrière 2024 et 2025. Toutefois, 2026 a encore le temps de rattraper son retard. Avec l’arrivée du puissant phénomène El Niño, il y a de fortes chances pour que 2026 devienne, d’ici la fin de l’année, l’année la plus chaude jamais enregistrée et dépasse ainsi 2024.

Source : Copernicus.

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Avec une température moyenne de 24,90°C, le mois de juillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900. Il dépasse les précédents records de la canicule d’août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C).

Météo-France souligne une anomalie importante de +3,8°C par rapport à la normale de juillet pour les températures moyennes, et même de +5,2°C pour les températures maximales.

Avec un déficit pluviométrique de près de 70%, juillet 2026 a également été le 3e mois de juillet le moins arrosé en France. Les sols sont plus secs qu’en 2022 ou 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas enregistrés »en août 2022.

De telles températures ont des conséquences importantes pour l’agriculture et favorisent les incendies de végétation.

Source : Météo France.

NDLR: Si l’on observe l’indicateur thermique national depuis le début de l’année 2026, on se rend vite compte de la courbe ascendante des températures moyennes, ponctuée par les canicules de mai, juin juillet et août. Cela n’engage que moi, mais j’ai de plus en plus la conviction que depuis le mois de mai nous assistons à une seule  et unique canicule qui montre des fluctuations, avec des pics au cours des derniers mois. Avec le renforcement d’El Niño, il se pourrait que de nouveaux pics de chaleur accompagnent ces fluctuations thermiques.

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Copernicus has just released its report for July 2026. With no surprise, July 2026 was the joint-second warmest July globally, tied with July 2024. The July 2026 average surface air temperature globally was 16.90°C.

Western Europe experienced its warmest June–July period on record with an average of 21.62°C, beating the 2022 record.

July 2026 saw the highest average sea surface temperature ever recorded for July across the extra-polar oceans, or the oceans free of seasonal sea ice. That was partially fueled by developing El Niño conditions in the equatorial Pacific. The new average record for July is 20.96°C, which beats the 2023 record of 20.89°C.

In July 2026, Arctic sea ice extent ranked sixth lowest for the month, with particularly low sea ice cover in the northern Barents Sea around Svalbard and Franz Josef Land.

Like most regions of the world this summer 2026, the Arctic is sweltering. Across northern Russia, a region known for its very cold temperatures, they have routinely surpassed 30 degrees Celsius, adding to the mountain of broken heat records observed this summer.

The Selagoncy meteorological station, near the border of the Arctic Circle, recorded 33.9°C ; another station, Olenyok, logged 32.7°C. To put that in perspective, these temperatures are on par for Orlando, Florida, at this time of year.

Studies have shown that the Arctic is warming much more rapidly than the rest of the planet due to feedback from the loss of sea ice. However, it is a dangerous feedback loop: as sea ice melts, the Arctic reflects less sunlight, and the ocean absorbs more heat. This generates even more sea ice loss. The region is warming as much as four times faster than the rest of the world.

Rising temperatures are unlikely to let up anytime soon with the strong El Niño is expected this year.. As a consequence, with the probable record El Niño, it is likely that in 2027 we will see even more record heat than we are seeing this year.

Antarctic sea ice extent ranked fifth lowest for July, with below-average sea ice cover in most ocean sectors except the Amundsen Sea.

In July 2026, much of western Europe and large parts of central and eastern Europe, experienced drier-than-average conditions, mainly associated with extreme temperatures and exceptional wildfires. River flows were much below average to extremely low across much of the dry regions, with impacts on multiple sectors.

Outside Europe, parts of northern Canada, central USA, the Maghreb, part of the Horn of Africa, Siberia, south-central Asia, parts of inner China, parts of Argentina, Uruguay and Bolivia.

Globally, so far 2026 is the third-hottest year, behind 2024 and 2025. But 2026 still has time to catch up. With the incoming powerful El Niño phenomenon, there is an increasing chance that by the end of the year, 2026 will become the hottest year on record, beating out 2024, or at least come close.

Source : Copernicus.

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With an average temperature of 24.90°C, July 2026 was the hottest month ever recorded in France since record-keeping began in 1900. It surpasses the previous records set during the heatwaves of August 2003 (24.8°C) and July 2006 (24.4°C).
Météo-France highlights a significant anomaly of +3.8°C compared to the July average, and even +5.2°C for maximum temperatures.
With a rainfall deficit of nearly 70%, July 2026 was also the third-driest July on record in France. Soil moisture levels are lower than at the same time in 2022 or 2025, reaching lows comparable to those recorded in August 2022.
Such temperatures have major consequences for agriculture and increase the risk of wildfires.
Source: Météo-France.