Le mystère des aurores boréales // The mystery of northern lights

Cette note n’a pas pour sujet les volcans ou les glaciers mais les aurores boréales – aurora borealis – un phénomène qui fascine ceux qui visitent l’Arctique ou l’Antarctique où l’on peut observer les glaciers et les calottes glaciaires.

On peut lire sur l’excellent site Web The Watchers qu’une nouvelle étude conduite par des scientifiques de l’Institut de recherche environnementale Espace-Terre de l’Université de Nagoya (Japon) a révélé un mécanisme inconnu de la magnétosphère dans lequel les électrons en provenance du Soleil sont propulsés par une énergie électrique plus puissante qu’on ne le pensait jusqu’à présent.

La formation des aurores boréales et australes commence lorsque du plasma est propulsé à très grande vitesse dans l’espace par le Soleil sous forme de particules chargées. Lorsque ces particules se rapprochent de la Terre, elles sont déviées et canalisées, et vont circuler le long des lignes de champ magnétique pour finalement se diriger vers les pôles. La plupart des électrons de la magnétosphère n’atteignent pas l’ionosphère (haute atmosphère) car ils sont repoussés par le champ magnétique terrestre.

Certaines particules accélèrent leur course dans la haute atmosphère terrestre où elles entrent en collision avec des atomes d’oxygène et d’azote qu’elles excitent à une altitude d’environ 100 km. Lorsque les atomes se défont de leur état d’excitation, ils produisent des aurores boréales.

Cependant, de nombreux détails sur ce processus sont encore mystérieux. Par exemple, on ne connaît pas avec précision la manière dont est généré le champ électrique qui accélère les électrons dans l’ionosphère, ni même sa hauteur au-dessus de la Terre. Les scientifiques pensaient jusqu’à présent que l’accélération se produisait à des altitudes comprises entre 1 000 et 20 000 km au-dessus de la Terre. La nouvelle étude montre que la zone d’accélération s’étend au-delà de 30 000 km. Elle montre aussi que le champ électrique qui accélère les particules aurorales peut exister à n’importe quelle hauteur le long d’une ligne de champ magnétique et n’est pas limité à la région de transition entre l’ionosphère et la magnétosphère à plusieurs milliers de kilomètres. Cela laisse supposer que des mécanismes magnétosphériques inconnus entrent en jeu.

L’équipe scientifique a étudié aux États-Unis et au Canada les données d’imageurs fournies par le détecteur d’électrons du satellite japonais Arase. Les données ont été collectées à partir de septembre 2017, au moment où Arase se trouvait à une altitude d’environ 30000 km et dans un mince arc auroral actif pendant quelques minutes.

Les chercheurs ont pu mesurer les mouvements ascendants et descendants des électrons et des photons, ce qui a révélé que la zone d’accélération des électrons commençait au-dessus du satellite et s’étendait en dessous.

Afin d’approfondir l’étude de la zone d’accélération à haute altitude, le prochain objectif de l’équipe scientifique sera d’analyser les données fournies par plusieurs événements d’aurores boréales, de comparer les observations de haute et de basse altitude et de réaliser des simulations numériques du potentiel électrique.

Les chercheurs expliquent que si l’on comprend comment se forme ce champ électrique, on comblera les lacunes dans la compréhension de la formation des aurores et dans le transport d’électrons sur Terre et d’autres planètes comme Jupiter et Saturne.

Référence :  « Active auroral arc powered by accelerated electrons from very high altitudes » – Imajo, S., et al. – Scientific Reports.

Source: The Watchers.

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This post is not about volcanoes or glaciers but about Northern Lights – aurora borealis – a phenomenon that fascinates those who visit the Arctic or the Antarctic where glaciers and ice sheets can be observed.

We can read on the excellent website The Watchers that new research by scientists at Nagoya University’s Institute for Space-Earth Environmental Research has revealed an unknown mechanism of the magnetosphere in which electrons from the Sun are propelled by electrical energy higher than previously thought, ultimately creating displays of northern and southern lights.

The formation of auroras starts with supersonic plasma propelled from the Sun as high-speed, charged particles into space. When these particles get near Earth, they are deflected and funneled in streams along the magnetic field lines, flowing towards the poles eventually.

Most electrons in the magnetosphere don’t reach the ionosphere (upper atmosphere) because they are repelled by the Earth’s magnetic field.

Some particles are accelerated into the Earth’s upper atmosphere, where they collide with and excite oxygen and nitrogen atoms at an altitude of roughly 100 km. When the atoms relax from their state of excitation, they emit the auroras. However, many details about this process are still unknown. For instance, we don’t know all the details of how the electric field that accelerates electrons into the ionosphere is generated or even how high above Earth it is.

Scientists previously believed that acceleration happened at altitudes between 1 000 and 20 000 km above the Earth. The new research reveals that the acceleration region spreads beyond 30 000 km. It shows that the electric field that accelerates auroral particles can exist at any height along a magnetic field line and is not limited to the transition region between the ionosphere and magnetosphere at several thousand kilometres. This suggests that unknown magnetospheric mechanisms are at play.

The scientific team studied data from ground-based imagers in the U.S. and Canada from the electron detector on the Japanese satellite, Arase. The data was taken from September 2017, when Arase was at an altitude of about 30 000 km and located within a thin active auroral arc for a few minutes.

The researchers were able to measure the upward and downward movements of electrons and photons, eventually finding the acceleration region of electrons began above the satellite and extended below.

To further investigate the high-altitude acceleration region, the team’s next goal is to analyze data from multiple aurora events, compare observations of high and low altitudes, and conduct numerical simulations of electric potential.

The researchers explain that understanding how this electric field forms will fill in gaps for understanding aurora emission and electron transport on Earth and other planets, including Jupiter and Saturn.

Reference

« Active auroral arc powered by accelerated electrons from very high altitudes » – Imajo, S., et al. – Scientific Reports.

Source: The Watchers.

Photo : C. Grandpey

La vie sous la banquise antarctique // Life beneath the Antarctic ice shelf

Le 26 février 2021, un énorme iceberg baptisé A74, d’une superficie d’environ 1290 km2, s’est détaché de la plateforme glaciaire de Brunt en Antarctique. Quelques jours plus tard, le Polarstern, un navire scientifique géré par l’Institut Alfred Wegener, qui effectuait des recherches dans l’est de la mer de Weddell, a réussi à se frayer un passage dans la zone étroite entre l’A74 et la plateforme Brunt. Les scientifiques ont pu étudier les fonds marins qui venaient d’être libres de glace suite au vêlage de l’iceberg.

Les équipes scientifiques essaient fréquemment de sonder les eaux sous les plateformes glaciaires juste après un vêlage pour mieux comprendre la vie de ces écosystèmes uniques, mais la tâche n’est pas facile. Il faut être au bon endroit au bon moment, et très souvent la glace de mer empêche un navire de recherche de se positionner au-dessus de sa cible.

Le Polarstern utilise un système d’observation et de bathymétrie du plancher océanique (OFOBS). Il s’agit d’un ensemble d’instruments sophistiqués qui est remorqué en profondeur derrière le navire. En cinq heures, les instruments ont pu collecté près de 1 000 images haute résolution et de longues séquences vidéo.

La glace avait recouvert pendant de longues années la zone où se trouvait l’A74. Malgré cela, une vie riche et diversifiée a pu s’établir sur le fond marin. Sur les images, on peut voir de nombreux animaux sessiles agrippés à un grand nombre de petites pierres éparpillées sur le fond marin recouvert de sédiments. La majorité de ces êtres vivants sont des organismes filtreurs qui parviennent à vivre sur des matériaux fins transportés sous la glace au cours des dernières décennies. Une faune mobile comprenant des holothuries, des ophiures, divers mollusques, ainsi qu’au moins cinq espèces de poissons et deux espèces de poulpes a également été observée.

Selon les chercheurs, il n’est pas vraiment surprenant de trouver ce genre de communauté aussi profond sous la banquise, mais cela montre qu’il existe une bonne réserve de nourriture à une telle profondeur. Cette nourriture est produite par le plancton qui prolifère à la surface de la mer grâce à la lumière du soleil et qui est ensuite entraîné sous la banquise par les courants de la mer de Weddell. Ce sont ces mêmes courants qui déplaceront l’iceberg A74 vers l’ouest. Il fera le tour de la mer de Weddell puis se dirigera vers le nord avant d’aller mourir dans l’Océan Austral.

La partie orientale de la mer de Weddell est intéressante car elle n’a pas subi les effets du réchauffement climatique autant que le secteur ouest à proximité de la Péninsule Antarctique. Cette situation ne durera peut-être pas car des modèles informatiques montrent qu’il pourrait y avoir des incursions régulières d’eau chaude océanique en provenance du nord d’ici la fin du siècle.

Source: La BBC.

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On February 26th, 2021, a huge iceberg called A 74 with an area of about 1,290 sq km, broke away from the Brunt ice shelf in Antarctica. A few days later, the Polarstern, a scientific vessel run by the Alfred Wegener Institute, which was doing research in the eastern Weddell Sea, managed to visit the narrow area of seafloor between A74 and the Brunt Ice Shelf which had just been exposed by the calving iceberg.

Research groups frequently try to probe waters below freshly calved ice shelves, to better understand how these unique ecosystems operate, but success is not easy. You have to be in the right place in Antarctica at just the right time, and often the sea-ice conditions simply won’t let a research ship get into position above the target site.

The Polarstern employs an Ocean Floor Observation and Bathymetry System (OFOBS). This is a sophisticated instrument package that is towed behind the ship at depth.

Over five hours, the system collected almost 1,000 high-resolution images and long sequences of video.

Despite the years of continuous ice coverage, a developed and diverse seafloor community was observed. In the images, numerous sessile animals can be seen attached to various small stones scattered liberally across the soft seafloor. The majority of these are filter-feeding organisms, presumably subsisting on fine material transported under the ice over these last decades. Some mobile fauna, such as holothurians, ophiuroids, various molluscs, as well as at least five species of fish and two species of octopus were also observed.

According to the researchers, finding this kind of community this far under the ice shelf is not surprising but it is a good indication that there is a rich supply of food reaching very deep under the ice shelf. This food is produced by plankton in the sunlit sea surface nearby, then dragged under the ice shelf by the currents of the Weddell Sea. These same currents will eventually move the iceberg westward around the Weddell Sea and then northwards to its doom in the Southern Ocean. .

The Weddell Sea’s eastern side is interesting because it has not witnessed the warming effects that have been observed in its western sector, next to the Antarctic Peninsula. This situation may not last, however, with computer models suggesting there could be regular incursions of warm ocean water from the north by the century’s end.

Source: The BBC.

Image satellite de l’iceberg A74 et du chenal emprunté par le Polarstern que l’on aperçoit sur la vignette (Source : Copernicus / Sentinel 2)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

La Covid-19 occupant l’essentiel de l’actualité, on ne parle plus guère du volcan sous-marin en éruption au large de Mayotte. Il reste pourtant sous surveillance. En 2021, deux nouvelles campagnes Mayobs vont continuer l’étude de la situation au fond de l’océan. En avril, le Pourquoi-Pas? de Genavir va se rendre sur zone. Ensuite, à l’automne, ce sera au tour du Marion Dufresne à avoir des scientifiques à son bord. Toutefois, ces campagnes ne mettront pas en oeuvre, comme initialement prévu, le nouveau robot sous-marin Ulyx mis au point par l’Ifremer qui demande des perfectionnements. Ce robot est conçu pour plonger en toute autonomie jusqu’à 6000 mètres, scanner les fonds et inspecter visuellement des sites d’intérêt, tout en pouvant recueillir un certain nombre de données et d’échantillons dans la colonne d’eau. Ce sont donc le robot Victor 6000 et le drone sous-marin IdefX qui participeront aux missions scientifiques.   .
Source : Mer et Marine.

https://www.meretmarine.com/fr

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La série de paroxysmes continue sur l’Etna (Sicile). Le n°14 a eu lieu pendant la nuit du 16 au 17 mars 2021. Le déroulement reste le même : hausse du tremor, activité strombolienne évoluant en fontaines de lave dans le Cratère SE, débordements et coulées de lave dans le Valle del Bove et sur le versant SO du volcan. Les retombées de cendres sont fréquentes autour de l’Etna. Voir ma note du 15 mars 2021 à ce sujet.

 

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) continue dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave est émise par une bouche dans la paroi nord-ouest du cratère et se jette dans le lac de lave. Le lac a une profondeur d’environ 221 mètres. Les émission de SO2 restent élevés à 800 t / jour.

Un séisme de M 4,1 a été enregistré sous le flanc sud du Kilauea le 14 mars 2021. L’épicentre a été localisé à environ 11 km au sud-est de Volcano, près du secteur de Hōlei Pali, à une profondeur de 6,4 km. La secousse n’a eu aucun effet apparent sur le Kilauea et le Mauna Loa.

Source: HVO.

 

Vue de l’éruption le 14 mars 2021

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L’activité sismique a diminué ces dernières heures sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) avec certains événements ont atteint ou dépassé M 5.0 au cours de la semaine écoulée. Es fractures sont apparues sur la péninsule. Les volcanologues islandais pensent qu’un dyke se déplace sous la surface. Une éruption ne saurait être exclue. Des caméras sont pointées vers le site possible de sortie de la lave, mais pour le moment il ne se passe rien.

Dernières nouvelles (18 mars 2021) Selon des scientifiques de l’Université d’Islande, la zone de la Péninsule de Reykjanes où est susceptible de se produire une éruption est plus grande que celle définie auparavant. Elle comprend désormais Fagradalsfjall et ses environs, mais pas la zone au sud de la montagne.

À en juger par les dernières images satellites, il semble que le dyke ait rencontré un obstacle ou un passage plus étroit sous la région de Nátthagi, au sud de Fagradalsfjall. Une expansion régulière est enregistrée dans le secteur et le magma continue d’alimenter le dyke.

La comparaison des images satellites prises ces dernières semaines montre une divergence tectonique atteignant jusqu’à 10 cm de part et d’autre du dyke qui s’est formé entre les montagnes de Keilir et Fagradalsfjall.

Les scientifiques ont remarqué que depuis le 24 février 2021, du nouveau magma pénètre chaque jour dans le dyke, mais une partie du se solidifie et ne pourra pas donc pas alimenter une éruption. Les scientifiques disent également n’entrevoir aucun signe de diminution de l’activité sismique, ni aucun signe montrant que le dyke se rapproche de la surface.

Si je comprends bien, l’éruption est moins «imminente» qu’il y a quelques jours!

Source: Iceland Monitor.

Source : Icelandic Road and Coastal Administration

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange sur l’Ekoko, le Sheveluch et le Klyuchevskoy où les données satellitaires montrent une importante anomalie thermique correspondant à l’éruption sur le versant nord-ouest du volcan.

Source: KVERT.

(Crédit photo: Artem Gromov, Boris Smirnov, Alexey Kulayev)

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Le PHIVOLCS indique que la sismicité est toujours élevée sur le Taal (Philippines) avec de nombreux événements volcano-tectoniques et des épisodes de tremor. L’activité du Main Crater consiste en émissions modérées de vapeur qui s’élèvent à une dizaine de mètres de hauteur. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne de 518 tonnes / jour. La température de l’eau du Main Crater Lake atteint un maximum de 71,8°C avec un pH de 1,59.

Les paramètres de déformation du sol issus de l’analyse des données GPS et InSAR indiquent une inflation très lente et régulière de la région de Taal depuis l’éruption de janvier 2020.

Le niveau d’alerte reste à 2.

Source: PHIVOLCS.

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L’activité éruptive reste intense sur le Pacaya (Guatemala) avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 2 000 m de hauteur. L’activité effusive continue d’alimenter une coulée de lave d’environ 1500 à 1800 mètres de longueur sur le flanc sud du volcan. De faibles retombées de cendres ont été signalées dans le village d’El Patrocinio.

Source: INSIVUMEH.

Photo : C. Grandpey

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Le Popocateptl (Mexique) montre les habituelles emissions de vapeur et de cendre, avec parfois des retombées sur les villages sous le vent.

La couleur du niveau d’alerte reste au Jaune Phase 2.

Voici une image fournie par la caméra le 14 mars 2021.

Source: CENAPRED.

Vue webcam du Popocatepetl le 14 mars 2021

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :  :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

With Covid-19 occupying most of the news, little is said about the submarine volcano erupting off Mayotte. However, it remains under surveillance. In 2021, two new Mayobs campaigns will continue to study the situation at the bottom of the ocean. In April,  Genavir’s Pourquoi-Pas? will visit the area. Then, in autumn, the Marion Dufresne will have scientists on board. However, these campaigns will not use, as initially planned, the new Ulyx submarine robot developed by Ifremer which requires improvements. This robot is designed to independently dive down to 6,000 metres, scan the seabed and visually inspect sites of interest, while being able to collect a number of data and samples in the water column. Therefore, the Victor 6000 robot and the IdefX underwater drone that will participate in the scientific missions.

Source: Mer et Marine.

https://www.meretmarine.com/fr

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The series of paroxysms continues on Mt Etna (Sicily). Crisis n°14 took place during the night of 16-17 March, 2021. The course of events remains the same: rise of the tremor, Strombolian activity evolving in lava fountains in the SE Crater, overflows and lava flows in the Valle del Bove and on the SW slope of the volcano. Ashfall is frequently observed around Mt Etna. See my post of March 15th on this topic.

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Kilauea (Hawaii) is erupting within Halema’uma’u Crater.Lava is emitted by a vent on the northwest side of the crater and flowing into the lava lake. The lake is about 221 metres deep. SO2 emission rates remain elevated at 800 t/day.

An M 4.1 earthquake was recorded beneath Kīlauea’s south flank on March 14th, 2021 It was centered about 11 km southeast of Volcano, near the Hōlei Pali area, at a depth of 6.4 km. The earthquake had no apparent effect on Kīlauea or Mauna Loa volcanoes.

Source: HVO.

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Seismic activity has declined in the past hours on the Reykjanes Peninsula (Iceland) but some events reached or exceeded M 5.0 during the past week Icelandic volcanologists believe a dyke is moving under the surface. Fissures have appeared in some places. An eruption cannot be ruled out. Cameras are pointed at the site where lava might come out, but nothing is happening at the moment.

Latest news (March 18th, 2021) According to University of Iceland scientists, the potential area of an eruption on the Reykjanes peninsula is larger than before. It now includes Fagradalsfjall and vicinity, not the area south of the mountain.

Judging fro the latest satellite pictures, the magma dyke may have reached a hindrance or constriction under the Nátthagi area, south of Fagradalsfjall. Constant expansion is being registered in the area, and magma continues to flow into the dyke.

The comparison of satellite pictures taken in the past weeks shows tectonic divergence on both sides of the magma dyke, which has formed between the mountains Keilir and Fagradalsfjall, amounting to up to 10 cm on each side.

The scientists have noticed that since February 24th, 2021, every day new magma enters the magma dyke, while simultaneously, part of the magma is solidifying and changing into a dyke, namely magma that will not be able to erupt. They also say that they see neither signs of the seismic activity abating, nor any sign of the magma dyke moving closer to the earth’s surface.

I understand the eruption is less”imminent” than predicted a few days ago!

Source: Iceland Monitor.

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In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange on Ekoko, Sheveluch and Klyuchevskoy where satellite data show a large thermal anomaly over the flank eruption at the northwestern slope of the volcano.

Source: KVERT

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 PHIVOLCS indicates that seismicity is still elevated on Taal (Philippines)with numerous volcano-tectonic events and episodes of tremor.  Activity at the Main Crater consists of moderate emissions of steam that rise about 10 m high. SO2 emissions average 518 tonnes/day. At the Main Crater Lake, water temperature has been measured at a maximum of 71.8°C  with a  pH of 1.59.

Ground deformation parameters from GPS and InSAR data analysis have indicated very slow and steady inflation and expansion of the Taal region since after the January 2020 eruption.

The Alert Level remains at 2.

Source: PHIVOLCS.

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Sustained eruptive activity is still observed at Pacaya (Guatemala) with ash plumes rising up to 2 000 m. Effusive activity continues to feed a lava flow about 1500-1800 metres long on the southern flank of the volcano. Weak ashfall has been reported in the village of El Patrocinio.

Source: INSIVUMEH.

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 Popocateptl (Mexico) shows the usual emissions of steam and ash, sometimes with some ashfall on downwind villages. The colour of the alert level remains at Yellow Phase 2 . See above an image provided by the camera on March 14th, 2021.

Source: CENAPRED.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Février 2021 un peu moins chaud // February 2021 sljghtly cooler

Selon la NASA et la NOAA, la température de surface à l’échelle de la planète en février 2021 a été de 0,65°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (12,1°C). En classement, ce fut le 16ème mois de février le plus chaud des 142 dernières années.

Février 2021 a été le 45ème mois de février consécutif et le 434ème mois avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle. En particulier, l’Amérique du Nord a connu son mois de février le plus froid depuis 1994.

L’étendue moyenne de la glace de mer dans l’Arctique en février 2021 a été de 5,9% inférieure à la moyenne de 1981-2010 et à égalité avec 2019 comme septième plus petite étendue en février sur 43 années de relevés L’étendue de la glace de mer en février a été proche de la moyenne dans la plupart des régions de l’Arctique.

En Antarctique, l’étendue de glace de mer en 2021 a été la 11ème plus faible pour un mois de février depuis le début des relevés satellitaires en 1979.

Globalement, février 2021 a marqué une légère pause dans la hausse des températures dans le monde. Deux phénomènes doivent être pris en compte pour expliquer cette pause. D’une part, l’effet de refroidissement de La Niña dans le Pacifique équatorial a atteint son maximum en octobre-novembre 2020, mais ce refroidissement s’est encore fait sentir en février. D’autre part, un réchauffement stratosphérique soudain (SSW) a provoqué la rupture du vortex polaire qui s’est brisé en plusieurs morceaux. L’un de ces segments a atteint le continent nord américain, ce qui explique les basses températures et les tempêtes de neige dans plusieurs états des Etats-Unis.

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According to NASA and NOAA, the February 2021 global surface temperature was 0.65°C above the 20th century average of 12.1°C. This was the 16th highest for February in the 142-year record.

February 2021 marked the 45th consecutive February and the 434th consecutive month with temperatures above the 20th century average. In particular, North America had its coldest February since 1994.

The February average Arctic sea ice extent was 5.9 percent below the 1981-2010 average and tied with 2019 as the seventh-smallest February extent in the 43-year record.  February sea ice extent was near average across most regions in the Arctic.

The Antarctic sea ice extent was the 11th smallest for February since satellite records began in 1979

 February 2021 marked a slight pause in temperature rise around the world. Two phenomena should be taken into account to explain this pause. On the one hand, the cooling influence of La Niña in the Equatorial Pacific reached its peak in October-November 2020 but could still be felt in February.  On the other hand, a sudden stratospheric warming (SSW) caused the polar vortex to break into pieces. One of the segments reached the North American continent, which accounts for low temperatures and snowstorms in several states of the United States.

Source : NOAA