Plus d’informations sur l’éruption sous-marine à Mayotte // More information on the submarine eruption at Mayotte

Après une année d’attente, les scientifiques français ont fini par découvrir la cause de la sismicité qui angoissait les Mahorais : un nouveau volcan était en train de naître au fond de l’océan. Le CNRS vient de communiquer des informations sur les dernières recherches, notamment l’analyse des séismes qui a permis de retracer la formation du volcan.

Selon l’étude publiée le 6 janvier 2020 dans la revue Nature Geoscience, les scientifiques parviennent peu à peu à reconstruire les différentes étapes de la formation du volcan et la vidange d’un réservoir magmatique  très profond, localisé à une trentaine de kilomètres sous le niveau de la mer. C’est la plus grande éruption sous-marine enregistrée à ce jour avec un volume émis estimé à 3,4 km3.

Outre les séismes largement ressentis par la population de l’île, des centaines de signaux sismiques d’un type plus rare ont aussi été détectés bien avant la crise, dès janvier 2018, et la plupart à partir de juin 2018. Il s’agit d’ondes monochromatiques (autrement dit des ondes dont les oscillations sont toutes à une seule fréquence, ici 15.5 s), d’une durée de 20 à 30 minutes. Ce sont des signaux très longue période (VLP) généralement associés à la résonance de structures volcaniques. L’énergie générée par les principaux événements VLP est considérable car elle équivaut à l’énergie libérée par un séisme de magnitude M 5. Les ondes de surface ont été détectées partout sur Terre. C’est une observation inédite en sismologie. Ces éléments sont compatibles avec le déplacement de Mayotte vers l’est et son enfoncement dans le plancher océanique.

L’analyse des séismes a ainsi permis de retracer l’histoire de la naissance du volcan, parfaitement illustrée par la coupe ci-dessous, obtenue à l’issue des différentes missions MayObs.

La migration rapide et ascendante de la sismicité en mai-juin 2018 a révélé une propagation du magma depuis environ 30 km de profondeur jusqu’au plancher océanique où la campagne océanique MAYOBS 1 a permis de découvrir la création d’un nouvel édifice volcanique. Une fois le conduit formé, avec un passage permettant au magma d’atteindre la surface, l’éruption a commencé en juin 2018. On a alors observé une diminution de l’activité sismique et un affaissement du réservoir magmatique en profondeur, détecté à l’aide des stations GPS.

À partir de septembre 2018, une autre phase a commencé, avec un regain de sismicité en profondeur et plus proche de Mayotte. Celle-ci était due à la vidange et à l’effondrement du réservoir magmatique entre l’île et le volcan. Le nombre d’événements VLP a également augmenté. D’après l’équipe scientifique, ils constitueraient la manifestation du réservoir magmatique entrant en résonance lors de l’évacuation du magma. Tout au long de la crise, les propriétés de la résonance changent ; c’est probablement le signe d’une modification lente de la géométrie du réservoir qui s’amincit dans un premier temps, avant de se raccourcir sous l’effet de son effondrement, phénomène observé à partir de septembre 2018.

Selon lde CNRS, « l’étude démontre l’intérêt de l’analyse de signaux faibles enregistrés à partir de stations sismiques lointaines pour étudier des épisodes volcano-tectoniques de régions peu instrumentées. »

Source : CNRS, Journal de Mayotte.

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After a year of waiting, French scientists have finally discovered the cause of the seismicity which worried the population in Mayotte: a new volcano was born at the bottom of the ocean. CNRS has just released information on the latest research, in particular the analysis of earthquakes which made it possible to trace the formation of the volcano.
According to the study published on January 6th, 2020 in the journal Nature Geoscience, scientists are gradually  reconstructing the different stages of the formation of the volcano and the drainageof a very deep magmatic reservoir, located about thirty kilometers below the sea ​​level. It is the largest underwater eruption recorded to date with an estimated volume of 3.4 km3.

In addition to the earthquakes widely felt by the population of the island, hundreds of seismic signals of a rarer type were also detected well before the crisis, from January 2018, and mostly from June 2018. These are monochromatic waves (in other words waves whose oscillations are all at a single frequency, here 15.5 s), with a duration of 20 to 30 minutes. These are very long period signals (VLP) generally associated with the resonance of volcanic structures. The energy generated by the main VLP events is considerable because it is equivalent to the energy released by an earthquake with a magnitude M 5. Surface waves have been detected everywhere on Earth. This is an unprecedented observation in seismology.
These elements are compatible with Mayotte’s displacement to the east and its sinking into the ocean floor.
The analysis of the earthquakes thus made it possible to retrace the history of the birth of the volcano, perfectly illustrated by the cross-section below, obtained after the various MayObs missions.
The rapid and upward migration of seismicity in May-June 2018 revealed a spread of magma from about 30 km deep to the ocean floor where the MAYOBS 1 ocean campaign discovered the creation of a new volcanic structure. Once the conduit formed and a passage allowed magma to reach the surface, the eruption began in June 2018. Then, there was a decrease in seismic activity and a subsidence of the magmatic reservoir in depth, detected by GPS stations.

From September 2018, another phase began, with a new start of seismicity in depth and closer to Mayotte. This was due to the drainage and collapse of the magma reservoir between the island and the volcano. The number of VLP events also increased. According to the scientific team, they might be the indication of the magmatic reservoir entering into resonance during the evacuation of magma. Throughout the crisis, the properties of resonance change; it is probably a sign of a slow change in the geometry of the reservoir, which is thinner at first, before becoming shorter due to its collapse, a phenomenon observed from September 2018.

According to CNRS, “the study demonstrates the importance of analyzing weak signals recorded from distant seismic stations to study volcano-tectonic episodes from poorly instrumented regions.”

Source: CNRS, Journal de Mayotte.

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité éruptive dans le monde.

Le niveau d’alerte du Kirishima (Shinmoedake) est passé de 1 à 2 le 2 janvier 2020 suite à une augmentation de la sismicité (avec une vingtaine d’événements) détectée depuis la veille au soir. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du cratère.
Une hausse de la sismicité avait déjà été enregistrée en novembre 2019, mais elle est revenue plus tard à un niveau normal et aucune éruption n’a été observée.
La dernière éruption de ce volcan a eu lieu du 1er mars au 27 juin 2018, avec un VEI 3.
Source: JMA.

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Une activité strombolienne était encore observée dans le Nouveau Cratère Sud-Est et le Cratère Nord-Est de l’Etna pendant les derniers jours de 2019, mais elle avait considérablement diminué par rapport aux semaines précédentes. Les émissions de cendre sporadiques de la Voragine se sont rapidement dispersées dans l’atmosphère.
Source: INGV.

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Maintenant que l’on en connaît la cause – l’éruption d’un volcan sous-marin au large de l’île – on parle beaucoup moins de la sismicité à Mayotte. Pourtant, la terre continue de trembler. La première secousse de l’année 2020 a été enregistrée le 1er janvier à 16h18. Elle avait une magnitude de M 4,8  sur l’échelle de Richter et a été ressentie par la population, d’autant plus que l’île avait traversé une période plus calme. Le dernier séisme  ressenti, d’une magnitude de M 3,67 avait été enregistré le 15 décembre 2019 à 32 km de profondeur, à 15 km à l’est de Dzaoudzi.

Selon les données du Réseau National de Surveillance Sismique ( RéNass), au cours de la seule journée du 1er janvier 2020, pas moins 7 événements ont été enregistrés. L’activité sismo -volcanique est donc toujours en cours même si la population ne perçoit pas certains événements.
Depuis mai 2018, des centaines séismes ont été recensés à Mayotte, avec la plus forte secousse (M 5,8) jamais enregistrée dans la zone des Comores le 15 mai 2018..

Source : Réunion La 1ère.

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Une activité éruptive est observée en ce moment sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska). Le 3 janvier 2020, le volcan a émis un nuage de cendre qui s’est élevé à 6000 – 7000 mètres. L’activité sismique a augmenté pour atteindre un niveau modéré et des pilotes d’aéronefs ont signalé la présence de nuages de cendre. Ces derniers sont visibles dans les données satellitaires et ils s’étirent jusqu’à 20-30 km au sud-est du volcan. La lave continue probablement à s’écouler sur le flanc du volcan La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.

Dernière minute: L’AVO vient de m’indiquer que les émissions de cendre sont en net déclin depuis le 7 janvier à 12 heures (heure locale). La sismicité se maintient à un niveau bas et les images satellites montrent une activité éruptive réduite. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance (Watch).
Source: AVO.

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Comme je l’ai écrit précédemment, le Piton de la Fournaise montre des signes de réveil depuis quelques jours. A partir du 23 décembre 2019, le volcan est entré dans une nouvelle phase d’inflation, mais la sismicité restait faible. La situation a évolué le 6 janvier 2020, et l’OVPF enregistre désormais entre 10 et 15 séismes volcano-tectoniques quotidiens, avec une accélération le 7 janvier (40 événements). Inflation et sismicité semblent montrer qu’une éruption se prépare à court ou moyen terme, d’autant plus que les concentrations de CO2 sont en hausse depuis la fin de l’éruption du 25-27 Octobre 2019.

Les connaissances en volcanologie ne permettent pas d’aller plus loin dans le domaine de la prévision éruptive, d’autant plus que le Piton de la Fournaise est un volcan capricieux capable de surprendre les scientifiques qui veillent sur lui. Patience est donc le maître mot…

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The alert level for Kirishima (Shinmoedake) volcano was raised from 1 to 2 on January 2nd, 2020 because of an increase in seismicity (20 earthquakes or so) detected since the evening of the past day. Residents and tourists are asked not to approach the crater.

The last time an increase in seismicity was recorded was in November 2019, but it returned later to low levels and no eruption was observed.

The last eruption of this volcano took place from March 1st to June 27th, 2018 with a VEI 3.

Source: JMA.

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Strombolian activity was still observed at Mt Etna’s New Southeast Crater and North East Crater in the last days of 2019, but it had significantly decreased compared to previous weeks. Sporadic ash emissions from Voragine rapidly dispersed into the atmosphere.

Source: INGV.

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Now that we know the cause – the eruption of an underwater volcano off the island – there is much less talk about seismicity in Mayotte. Yet the earth keeps trembling. The first quake of 2020 was recorded on January 1st at 4:18 p.m. It had a magnitude of M 4.8 on the Richter scale and was felt by the population, all the more as the island had gone through a quieter period. The last earthquake felt, with a magnitude of M 3.67, was recorded on December 15th, 2019 at a depth of 32 km, 15 km east of Dzaoudzi.
According to data from the National Seismic Surveillance Network (RéNass), 7 events were recorded during the single day of January 1st, 2020. The seismic-volcanic activity is therefore still in progress even if the population does not feel certain events.
Since May 2018, hundreds of earthquakes have been recorded in Mayotte, including the strongest earthquake (M 5.8) ever recorded in the Comoros area on May 15th, 2018.
Source: Réunion La 1ère.

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Eruptive activity is observed at Shishaldin (Aleutians / Alaska). On January 3rd, 2020, the volcano produced an ash cloud that rose up to 6,000 – 7,000 metres. Seismic activity has increased to moderate levels and several pilot observations of ash clouds have been reported. The ash cloud is visible in satellite data and extends as far as  20-30 km to the southeast. Lava is probably still flowing along the flanks of the volcano. The aviation colour code has been raised to Red.

Last minute: AVO has just informed me that ash emissions have declined significantly since about 12:00 pm (local time) on January 7th, 2020. Seismicity is currently low. Satellite data suggest continued low-level eruptive activity.  The aviation colour code has been lowered to ORANGE and the volcanic alert level to WATCH.

Source: AVO.

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As I put it earlier, Piton de la Fournaise has been showing signs of reawakening over the past days. As of December 23rd 2019, the volcano entered a new phase of inflation, but seismicity remained low. The situation changed on January 6th, 2020, and OVPF now records between 10 and 15 volcano-tectonic earthquakes daily, with an acceleration on January 7th (40 events). Inflation and seismicity seem to show that an eruption will occur the short or medium term, especially as CO2 concentrations have been increasing since the end of the eruption on October 25-27, 2019.
Our knowledge in volcanology does not allow to go further in the field of eruptive prediction, all the more as Piton de la Fournaise is a capricious volcano which may puzzle the scientists who watch over it. Patience is therefore the watchword…

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

C’est le calme plat en ce moment sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Dans son bulletin mensuel, l’OVPF indique que novembre 2019 a été marqué par une faible sismicité sous les cratères sommitaux et un arrêt de l’inflation de l’édifice à la mi-novembre.

Il va donc falloir attendre un certain temps pour assister à la prochaine éruption. Il est vrai que le Piton nous a gâtés en 2019 !

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D’après GNS Science, «une activité modérée continue à White Island (Nouvelle Zélande). Des émissions de gaz, de vapeur et des projections de boue ont été observées au niveau d’une bouche situé à l’arrière du lac de cratère». Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Cette activité est présente dans le cratère depuis la fin du mois de septembre 2019, mais se produit plus fréquemment à présent. Aucune émission de cendre n’a été observée. Le tremor volcanique reste modéré, avec quelques fluctuations correspondant à l’intensification des émissions de gaz et des projections d’eau et de boue.
La situation actuelle présente certaines similitudes avec celle observée en 2011-2016, époque où White Island avait connu une hausse de l’activité volcanique.
Source: GNS Science.

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Le volcan sous-marin au large de Mayotte (Comores) reste très actif et génère une sismicité continue. Entre le 16 et le 30 octobre 2019, 186 séismes ont été enregistrés avec une moyenne de 12 événements par jour, dont l’un avec une magnitude de M 3,8. La source de cette sismicité se situe au niveau du nouveau volcan sous-marin découvert en mai 2019. Sur une période de 11 mois, de juillet 2018 à juin 2019, le débit éruptif a été évalué à environ 150 à 200 mètres cubes par seconde. Depuis la découverte de l’édifice volcanique, trois nouveaux points de sortie de lave ont été découverts et ont donné les résultats suivants: 1) un volume d’environ 0,2 km3 de lave en 28 jours, de mai à juin 2018, pour un débit minimum moyen d’environ 83 m3 par seconde dans le sud; 2) un volume d’environ 0,3 km3 de lave en 44 jours entre juin et juillet 2019 pour un débit minimum moyen de 79 m3 par seconde à l’ouest; et 3) un volume d’environ 0,08 km3 de lave en 20 jours entre juillet et août 2019 pour un débit minimum moyen d’environ 44 m3 par seconde dans le nord.
Il est généralement admis que ce sont les débits les plus élevés observés sur un volcan effusif depuis l’explosion du Laki en 1783 en Islande, dont le débit éruptif moyen avait été évalué à environ 694 m3 par seconde pendant 245 jours d’éruption.
Source: BRGM et REVOSIMA (REseau de surveillance VOlcanologique et SIsmologique de Mayotte).

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L’activité éruptive se poursuit dans les cratères sommitaux de l’Etna (Sicile). Des explosions stromboliennes dans la Voragine se produisent à des intervalles de 5 à 10 minutes, avec des projections de matériaux incandescents au-dessus de la lèvre du cratère. Le cône qui avait commencé à se former à la mi-septembre continue de croître sur le plancher du cratère. Des émissions de cendre sporadiques ont commencé au niveau du Nouveau Cratère Sud-Est pendant la soirée du 30 novembre et une seule explosion strombolienne a été enregistrée le 1er décembre. De nuit, on aperçoit parfois de l’incandescence dans la Bocca Nuova.
Source: INGV.

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L’activité du Stromboli (Sicile) se caractérise actuellement par des explosions, principalement à partir de trois bouches dans la zone du cratère nord et au moins trois autres bouches dans la zone cratérique centre-sud. Les explosions, d’intensité faible à moyenne dans la zone du cratère nord, se produisent à raison de 7 à 11 événements par heure, avec des projections de 80 à 150 mètres de hauteur. Les matériaux retombent sur les flancs des cônes éruptifs et des blocs roulent sur quelques centaines de mètres le long de la Sciara del Fuoco. Les explosions d’intensité moyenne dans la zone centre-sud se produisent à une cadence de 4 à 8 événements par heure et éjectent les matériaux à moins de 150 mètres au-dessus des bouches actives.
Source: INGV.

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Le Nevados de Chillán (Chili) émet toujours des panaches de vapeur et de cendre ayu niveau du cratère Nicanor. La nuit, on observe des explosions qui envoient des matériaux incandescents sur le flanc du volcan. La dernière coulée de lave (L4) descend le flanc NNE, le long des trois coulées précédentes (L1, L2 et L3). Le point d’émission de L4 se trouve à environ 60 mètres au SSE du point d’émission des trois dernières coulées. Le niveau d’alerte volcanique reste à Orange (niveau 2 sur 4).
Source: SERNAGEOMIN.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The situation is currently very quiet on Piton de la Fournaise (Reunion Island). In its monthly bulletin, OVPF indicates that  November 2019 was marked by low seismicity under the summit craters and a stoppage of inflation of the edifice in mid-November.
It will take a while to see the next eruption. It is true that the Piton offered a great show in 2019!

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GNS Science indicates that “moderate volcanic unrest continues at White Island (New Zealand), with substantial gas, steam and mud bursts observed at the vent located at the back of the crater lake.” The volcanic alert level remains at 2, and the aviation colour code at Yellow.

This activity has been present since late September 2019, although it is occurring more frequently now. No volcanic ash has been observed. The volcanic tremor remains at moderate levels, with some periodic variations corresponding with episodes of increased gas-steam jetting and geysering.

The current situation bears some similarities with the one observed during the 2011-2016 period when White Island went through stronger volcanic activity.

Source : GNS Science.

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The submarine volcano off the island of Mayotte (Comoros) is still quite active and generates continuous seismicity. Between October 16th and 30th, 2019, 186 earthquakes have been recorded with an average of 12 tremors per day, one of which had a magnitude of M 3.8. The source is the new underwater volcano discovered in May 2019. Over a period of 11 months from July 2018 to June 2019, the eruptive lava output was around 150 to 200 cubic metres per second. Since the volcanic edifice was discovered, three new remote exit points have been discerned that have produced the following: 1) a volume of about 0.2 km3 of lava in 28 days from May to June 2018 for an average minimum output of about 83 m3 per second in the south; 2) a volume of about 0.3 km3 of lava in 44 days between June to July 2019 for an average minimum output of 79 m3 per second in the west; and 3) a volume of about 0.08 km3 of lava in 20 days between July and August 2019 for an average minimum output of about 44 m3 per second in the north.

It is generally admitted that they are the highest observed outputs on an effusive volcano since the 1783 Laki explosion in Iceland, whose average eruptive output had been calculated approximately 694 m3 per second over 245 days of the eruption.

Source : BRGM and REVOSIMA (REseau de surveillance VOlcanologique et SIsmologique de Mayotte).

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Eruptive activity continues at Mt Etna’s summit craters (Sicily). Strombolian explosions at Voragine occur at intervals of 5-10 minutes, and many incandescent materials are seen rising above the crater rim. A cone which had started forming in mid-September keeps growing on the crater floor. Sporadic ash emissions began at New Southeast Crater in the evening of November 30th, and a single Strombolian explosion was recorded on December 1st. Incandescence from Bocca Nuova was intermittently visible at night.

Source: INGV.

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Activity at Stromboli (Sicily)is currently characterized by explosive activity, mainly from three vents in the north crater area and at least three vents in the south central crater area. Low-to-medium-intensity explosions in the north crater area occur at a rate of 7-11 events per hour, with ejections 80-150 metres high. Ejected tephra fall onto the flanks and some blocks roll a few hundred metres along the Sciara del Fuoco. Medium-intensity explosions in the south central area occur at a rate of 4-8 events per hour and eject material less than150 metres above the vents.

Source: INGV.

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Nevados de Chillán (Chile) is still emitting steam and ash plumes at the Nicanor Crater. Occasional explosions ejecting incandescent material onto the flank of the volcano can be observed at night. The newest lava flow (L4) is travelling down the NNE flank, close to three previous flows (L1, L2, and L3). The point of emission of L4 is about 60 metres SSE of the emission point for the previous three lava flows. The volcano alert level remains at Orange.

Source: SERNAGEOMIN.

Explosion sur le Stromboli vue par la webcam Skyline

Nouvelles de Mayotte (Archipel des Comores) // News of Mayotte (Comoro Islands)

L’éruption du volcan sous-marin à l’est de Mayotte se poursuit. Les scientifiques craignent qu’elle contamine le lac Dziani sur Petite Terre.
Bien que moins intense qu’au cours des derniers mois, l’activité sismique continue et se concentre entre 5 et 15 km de Petite Terre, à des profondeurs de 25 à 47 km. Cependant, cette sismicité reste stable avec un nombre élevé d’événements. On enregistre en moyenne 38 secousses par jour. Depuis le début de la crise, les stations GPS ont enregistré un déplacement de l’île de Mayotte vers l’est de 190 à 210 mm, ainsi qu’un affaissement de 80 à 160 mm, principalement vers l’est.
Le volcan est situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Petite-Terre, à une profondeur de 3 500 mètres. Le diamètre actuel de son sommet est d’environ 800 mètres, avec une base de 4 à 5 km de diamètre.
Selon les scientifiques du BRGM, le nouveau volcan pourrait affecter le lac Dziani, un maar volcanique sur Petite Terre. En effet, l’impact dû au processus d’affaissement est susceptible de provoquer des fissures et une infiltration d’eau. Le lac est connu pour sa belle couleur verte due à la présence de la spiruline, une biomasse de cyanobactéries.
Il faut garder à l’esprit que l’éruption du volcan sous-marin a commencé en mai 2018, alors que la sismicité était intense à Mayotte et inquiétait fortement la population. Ce n’est quà la fin du mois de février 2019 que les autorités françaises ont décidé de mettre sur pied plusieurs missions d’observation (voir mes précédents articles sur le volcan), avec des résultats attendus d’ici 6 mois. Le volcan sous-marin a finalement été découvert en mai 2019, soit un an après le début de la crise sismique.
Source: BRGM, The Watchers.

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The eruption of the submarine volcano east of Mayotte continues. Scientists fear it might contaminate Petite Terre’s Lake Dziani.

Although less intense than during the past months, seismic activity continues and is centered at 5 to 15 km from Petite Terre at depths of 25 to 47 km. However, it remains stationary with a high number of events. The average seismic activity is 38 per day. Since the start of the crisis, GPS stations have recorded a displacement towards the east part of the island by 190 to 210 mm, together with a subsidence of 80 to 160 mm, mainly to the east.

The volcano is located 50 km (31 miles) east of the Petite-Terre island at a depth of 3 500 m (11 482 feet). Its current diameter is about 800 metres, with a base of 4 to 5 km in diameter.

According to the French BRGM scientists, the new volcano might affect the maar Lake Dziani on Petite Terre. Indeed, the impact due to subsidence may cause cracks and infiltration of waters. The lake is known for its green because of Spirulina, a biomass of cyanobacteria.

One should keep in mind the the eruption of the submarine volcano started in May 2018 when seismicity was intense in Mayotte and deeply worried the population. However, it was not before late February 2019 that French authorities launched several observation missions (see my previous posts about the volcano), with results expected within 6 months. The submarine volcano was finally discovered in May 2019, one year after the beginning of the seismic crisis.

Source : BRGM, The Watchers.

Vue de Petite Terre et de l’emplacement du volcan sous-marin. (Source : Mission MAYOBS)

Le volcan de Mayotte : Des résultats, mais aussi un manque de moyens

On n’en parle plus trop maintenant, mais l’éruption au large de Mayotte continue. Le nouveau volcan, qui est sous surveillance depuis 9 mois, est loin d’avoir livré tous ses secrets. Le mardi 15 octobre 2019, les scientifiques se sont réunis à l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) pour faire le  point à l’issue de 9 mois de surveillance.

Les intervenants s’accordent pour dire que le phénomène sismique et volcanique observé à Mayotte est d’une ampleur et d’une durée exceptionnelle. Mais tous affirment également qu’il est impossible, aujourd’hui encore, de faire des projections et d’imaginer le futur, essentiellement à cause du manque cruel d’outils et de données.

Les scientifiques expliquent que, ces derniers mois, l’île de Mayotte s’est déplacée d’une vingtaine de centimètres vers l’est et s’est affaissée d’une quinzaine de centimètres. Il est à noter que cette subsidence ralentit actuellement. Toutefois,  rien ne permet de dire pour le moment si le phénomène va s’arrêter. Toutes les hypothèses sont permises. Début 2019, un réseau de mesures a été installé à Mayotte et aux Glorieuses. Les données viennent désormais compléter celles fournies par des stations plus anciennes situées aux Comores et à Madagascar. 21 bénévoles se relaient pour surveiller quotidiennement les phénomènes sismiques, géochimiques et les déformations. D’ici quelques semaines, début 2020, sept scientifiques vont être recrutés pour mettre en place le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), une structure qui rassemble les données géologiques, géophysiques et géochimiques, afin de nourrir les recherches sur le fonctionnement du volcan.
À terre, les stations installées permettent un suivi en temps réel des événements sismiques. En mer, en revanche, les stations de mesures ne peuvent être relevées que tous les deux à trois mois. Ainsi, elles ont été installées lors de la première sortie du Marion Dufresne en mai (MAYOBS 1) et collectées deux mois plus tard lors de MAYOBS 6 fin juillet. De tels délais ralentissent inévitablement le travail des scientifiques et rendent le système peu efficace. Pour mieux comprendre le phénomène mahorais, les scientifiques ont besoin d’accéder en temps réel aux données enregistrées au fond de la mer, notamment concernant les déformations de la croûte terrestre. Une solution consisterait à installer un réseau de stations câblées en mer, capable de transmettre instantanément les données collectées. À l’heure actuelle, seuls les Américains et les Japonais disposent de tels systèmes. Les Français souhaitent s’en inspirer, mais ce dispositif ne verra pas le jour avant plusieurs années.
Une autre difficulté à laquelle sont confrontés les scientifiques est la modélisation de la chambre magmatique. Le centre de cette cavité se trouverait à une trentaine de kilomètres à l’est de Mayotte, mais il est impossible actuellement de déterminer sa taille. Selon les chercheurs, cette chambre pourrait s’étendre jusque sous l’île et se trouver à 40 km de profondeur. C’est en se vidant de son magma qu’elle provoque l’affaissement d’une quinzaine de centimètres de la croûte terrestre. C’est aussi à cette source magmatique que sont liés les essaims sismiques ressentis par les Mahorais. Les scientifiques en sont sûrs, mais ils ne comprennent pas comment se conjuguent l’activité sismique et la poche de magma qui se vide.

En conclusion de la réunion à l’IPGP, les scientifiques ont insisté sur l’importance des témoignages des Mahorais qui interviennent régulièrement sur le site CSEM (Centre sismologique euro-méditerranéen), mais qui collecte uniquement les séismes ressentis en Europe et, en particulier, dans la Méditerranée. Il faudrait que les habitants de Mayotte se dirigent davantage vers le site du Bureau Central Sismologique Français (www.franceseisme.fr) qui recueille les témoignages sur les séismes qui ont lieu sur le territoire français.
La collecte de données à terre se poursuit et la surveillance est maintenue à Mayotte. De nouvelles demandes de missions sont déposées en ce moment pour la prochaine campagne de recherches au large. Mais, comme me l’expliquait au mois de juin Philippe Kowalski à l’OVPF, ces missions en mer réalisées grâce au Marion Dufresne sont très coûteuses et longues à mettre en place. Cela expliquerait le temps mis par les scientifiques pour détecter la cause de la sismicité sur l’île. Une commission doit se réunir en fin d’année pour étudier les demandes. Les prochains départs pourraient n’avoir lieu qu’en 2021.

Source : IPGP, Outre-mer la 1ère.

Mayotte redoute la submersion de ses côtes // Mayotte fears the submersion of its coasts

Comme je l’ai expliqué dans plusieurs notes sur ce blog, la sismicité qui a ébranlé l’île de Mayotte a déclenché une vague d’angoisse parmi les habitants. Aujourd’hui, le phénomène de fortes marées vient ajouter de l’inquiétude au sein d’une population déjà angoissée par le volcan sous-marin  et les essaims sismiques. C’est ainsi que le dernier week-end du mois d’août a vu la mer submerger une partie des routes du littoral de l’île. La psychose a de nouveau gagné les habitants et beaucoup se sont demandés ce qui se passait réellement.
A première vue, la montée des eaux à Mayotte n’a aucun lien avec le phénomène sismique et le volcan sous-marin. Il s’agit d’un phénomène qui revient chaque année à la même période à l’occasion des grandes marées. Pourtant, le phénomène s’amplifie et en 2019 la mer risque d’atteindre 4,15 mètres en septembre et 4,25 mètres en  octobre, ce qui est plus que d’habitude. Conjugués à l’enfoncement de l’île, au volcan sous-marin, sans oublier l’essaim sismique, les dangers sont bien réels. L’île de Mayotte s’est enfoncée de 15 à 20 cm en un an suite à l’évacuation du magma sur le plancher de l’océan. Les scientifiques expliquent que c’est considérable ; c’est comme si on avait fait un bon de 700 ans, et aujourd’hui les infrastructures ne sont plus exploitables comme elles étaient initialement prévues.

Se pose le problème de l’information et de la communication avec les habitants. La préfecture oublie systématiquement que 50% des gens ne lisent pas le français, 50% n’ont pas Internet, et qu’il faut donc aller dans les communes et dans les villages à la rencontre de la population pour informer sur ces phénomènes. Le maire de Mamoudzou explique qu’il faudrait expliquer ce qu’est un tsunami, comment ça se passe et ce qu’il faut faire si ça arrive.

Dans ce contexte, le député de Mayotte a interpellé la ministre des outre-mer et réclamé la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde du littoral et d’un plan d’adaptation des infrastructures de transport et aéroportuaires de Mayotte. Il attend du gouvernement qu’il prenne la pleine mesure de la situation particulière de la montée des eaux sur l’île et qu’il envisage tous les investissements nécessaires.

C’est en 2020, qu’une « vigilance vague submersion » sera mise en œuvre. Pour le reste, il faut du temps à l’Etat et aux communes pour mettre en place les moyens nécessaires contre d’éventuels risques. On a vu qu’il a fallu un an pour que les scientifiques en provenance de métropole découvrent – avec une fanfaronnade bien inutile – la cause de la sismicité à Mayotte. On m’a expliqué qu’il faut du temps pour organiser une mission du Marion Dufresne et pour accomplir toutes les formalités administratives et techniques.  Pourtant, Mayotte est un département français et devrait être traité comme ses homologues de métropole… !

A noter que les prochaines missions du navire scientifique français à Mayotte (MAYOBS) sont prévues pour la première quinzaine de mai et la deuxième quinzaine de juillet 2020.

Source : Le Journal de Mayotte.

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As I explained in several posts on this blog, the seismicity that shook the island of Mayotte triggered a wave of anxiety among the inhabitants. Today, the phenomenon of high tides adds anxiety to a population already worried by the submarine volcano and the seismic swarms. During the last weekend of August, the sea submerged some of the coastal roads of the island. The inhabitants got anxious again and many wondered what was really happening.
At first glance, the rise of water in Mayotte has no connection with the seismic phenomenon and the submarine volcano. It happens every year at the same period during the very high tides. However, the phenomenon is increasing and in 2019 the sea is likely to reach 4.15 metres in September and 4.25 metres in October, which is more than usual. Combined with the sinking of the island, the submarine volcano, not to mention the seismic swarm, the dangers are very real. The island of Mayotte sank by 15 to 20 cm in one year following the evacuation of magma on the ocean floor. Scientists explain that it is considerable; it’s like making a leap of 700 years, and today the infrastructure is no longer usable as originally planned.
There is the problem of information and communication with the inhabitants. The prefecture systematically forgets that 50% of people can’t read French, 50% do not have Internet, and that it is therefore necessary to go to the towns and villages to meet the population to inform about these phenomena. The Mayor of Mamoudzou explains that we should explain what a tsunami is, and what to do if it happens.
In this context, the Mayotte MP asked the Overseas Minister for the implementation of a coastal protection plan and an adaptation plan for transport and airport infrastructure in Mayotte. He expects the government to take full measure of the particular situation of rising water on the island and consider all the necessary investments.
A « wave submersion plan » will be implemented in 2020. The problem is that it takes time for the state and municipalities to implement the necessary means against possible risks. We have seen that it took French scientists a year to discover – with a useless boastfulness – the cause of seismicity in Mayotte. I was explained that it takes time to organize a Marion Dufresne mission and to complete all the administrative and technical red tape. Yet, Mayotte is a French department and should be treated like its counterparts on the continent …!
The next missions of the French scientific ship in Mayotte (MAYOBS) are scheduled for the first half of May and the second half of July 2020.
Source: Le Journal de Mayotte.

Localisation du volcan sous-marin et de la source de la sismicité à Mayotte (Google Maps)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, en complément de celles publiées sur ce blog il y a quelques jours:

La dernière mission « Mayobs4 » effectuée à bord du Marion Dufresne a révélé que le nouveau volcan sous-marin détecté au large de Mayotte n’a pas grandi. Il fait toujours environ 800 mètres de hauteur,  mais il a grossi. Une nouvelle coulée de lave est apparue sur son flanc ouest. Elle a ajouté un volume d’environ 0,3 Km3 de magma. La coulée présente une épaisseur de 150 mètres, mais ces données doivent être affinées. Des échantillons ont été prélevés (voir photo ci-dessous).
On enregistre toujours de nombreux séismes (2000 pendant les douze jours de la mission), mais ils sont très faibles pour la plupart. La zone de l’essaim sismique est toujours située à une distance proche de Petite Terre, entre 5 et 15 kilomètres.
Des émissions de gaz et de fluides sont toujours constatées dans la zone de l’essaim sismiques. Des échantillons ont été prélevés et envoyés à un laboratoire de Brest pour des analyses.
Mayotte continue de s’enfoncer et de se déplacer. Les dernières données disponibles font état de 15 centimètres d’enfoncement depuis le début du phénomène en mai 2018, et de 18 centimètres de déplacement vers l’est. Le phénomène est lié à l’évacuation de la poche de magma qui a donné naissance au nouveau volcan sous-marin.
Les prochaines missions ne sont pas encore programmées, mais ce volcan reste sous surveillance. Comme d’habitude, les scientifiques sont confrontés à des problèmes de financement des missions. Les quatre missions successives du Marion Dufresne ont déjà coûté 5 millions d’euros.

Source : FranceTVInfo.

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L’activité de l’Ubinas (Pérou) continue d’être intense.1 522 séismes, d’une magnitude inférieure à M 2,2, ont été enregistrés entre le 20 et le 24 juillet. Les explosions génèrent parfois des panaches de cendre pouvant atteindre une altitude de 9 km. Entre le 26 et le 28 juillet, 503 personnes ont été évacuées des zones affectées par les retombées de cendre.
Source: IGP.

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La situation n’a pas beaucoup évolué au Kamchatka, où la couleur de l’alerte aérienne  pour l’Ebeko, le Sheveluch, le Karymsky et le Klyuchevskoi reste Orange en raison du risque d’explosions pouvant générer des volumineux panaches de cendre.

Source: KVERT.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) est stable et estimé à 475 000 mètres cubes. La lave extrudée dévale parfois les pentes supérieures du flanc SE, générant des effondrements de blocs et de cendre qui parcourent environ un kilomètre dans la ravine de la Gendol River. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km autour du volcan.
Source: CVGHM.

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On peut encore voir des panaches de cendre s’élever jusqu’à une altitude de 2,5 km au-dessus du cratère du Bromo (Indonésie). Le niveau d’alerte reste à 2 et les visiteurs sont priés de rester en dehors d’un rayon de 1 km du cratère.
Source: CVGHM.

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De nombreuses explosions stromboliennes sont observées dans le cratère du Villarrica (Chili) avec des projections de matériaux incandescents sur les flancs du volcan. .
Source: POVI.

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Des pilotes ont fait état d’émissions de vapeur sur le Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska). Cette situation va de pair une légère hausse du tremor. En conséquence, l’AVO vient de faire passer la couleur de l’alerte aérienne de Vert à Jaune et le niveau d’alerte volcanique à « Advisory » (surveillance renforcée).

Source : AVO.

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Here is some more information about volcanic activity around the world, added to the news released on this blog in the previous days:

The last « Mayobs4 » mission carried out aboard the Marion Dufresne revealed that the new submarine volcano detected off Mayotte has not grown. It is still about 800 metres high, but its volume has increased. A new lava flow has appeared on its western flank. It has added a volume of about 0.3 Km3 of magma. The flow has a thickness of 150 metres, but these data need to be refined. Samples have been collected (see photo below).
There are still many earthquakes (2000 during the twelve days of the mission), but they are very weak for the most part. The area of ​​the seismic swarm is still located at a distance close to Petite Terre, between 5 and 15 kilometres.
Gas and fluid emissions are still observed in the seismic swarm area. Samples were taken and sent to a laboratory in Brest for analysis.
Mayotte continues to sink and slide. The latest available data show 15 centimetres of subsidence since the beginning of the phenomenon in May 2018, and 18 centimetres of displacement to the east. The phenomenon is related to the emptyingof the magma pocket that gave birth to the new submarine volcano.
The next missions are not yet scheduled, but this volcano remains under surveillance. As usual, scientists are facing funding problems of the missions. The four successive missions of the Marion Dufresne have already cost 5 million euros.
Source: FranceTVInfo.

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Activity at Ubinas (Peru) continues to be elevated. A total of 1,522 earthquakes, all with magnitudes under M 2.2, were recorded between July 20th and 24th. Explosions may generate ash plumes that rise up to 9 km above sea level. Between July 26th and 28th, 503 people were evacuated from areas affected by ashfall.

Source : IGP.

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The situation has not much changed in Kamchatka where the aviation colour code for Ebeko, Sheveluch, Karymsky and Klyuchevskoi is kept at Orange due to the risk of explosions that may generate voluminous ash plumes.

Source: KVERT.

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The volume of the lava dome at the summit of Merapi (Indonesia) is stable and estimated 475,000 cubic metres. Extruded lava sometimes falls onto the upper parts of the SE-flank, generating block-and-ash flows that travel about 1,000 metres down the Gendol drainage. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

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Ash plumes can still be seen rising up to 2.5 km above sea level above Mt Bromo’s crater (Indonesia). The alert level remains at 2 and visitors are asked to stay outside a 1-km radius from the crater.

Source : CVGHM.

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Numerous strombolian explosions are observed in Villarrica’s summit crater (Chile) with ejections of incandescent material onto the flanks of the volcano. .

Source: POVI.

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Pilot reports of steaming coincide with low-level tremor recorded at Veniaminof (Aleutians / Alaska). These observations mark a departure from recent background activity. Therefore AVO has just raised the aviation colour code to YELLOW and the volcano alert level to ADVISORY.

Source: AVO.

Echantillon prélevé sur le nouveau volcan sous-marin de Mayotte pour être analysé. A première vue, il s’agit d’un basalte bien vacuolé (Source: BRGM).