Le glacier Korolev, un géant dans l’espace // Korolev Glacier, a giant in space

Quand on parle de volcans du système solaire, on évoque forcément Olympus Mons qui dresse ses quelque 22 500 mètres  en moyenne au-dessus des plaines environnantes. Il possède à son sommet une caldeira, immense elle aussi, d’environ 80 × 60 kilomètres. En fait, tout semble gigantesque sur la Planète Rouge. Il suffit d’observer les images du glacier Korolev diffusées par l’Agence Spatiale Européenne.

De forme circulaire, le cratère Korolev qui héberge le glacier se trouve sur le Planum Boreum, une plaine qui entoure le pôle nord de la planète. Il présente un diamètre de 81.4 kilomètres et contient un volume probable de glace estimé à 2 200 kilomètres cubes. Le cratère doit son nom à Sergei Korolev, un pionnier de la conquête spatiale et spécialiste de la conception des fusées dans les années 1960, époque où les Russes et les Américains s’étaient lancés dans une course effrénée dans l’espace.

Le plancher du cratère se trouve à environ 2 000 mètres sous la lèvre. L’épaisseur de glace à l’intérieur du cratère a été estimée à environ 1 800 mètres. Cette glace présente la forme d’un dôme d’un diamètre de 60 kilomètres.

La région a été photographiée en 2018 par l’orbiteur Mars Express et l’Agence Spatiale Européenne a réalisé une superbe animation avec ces images :

https://youtu.be/ICSUIJ6XaFI

Source : ESA

———————————————

When one mentions the volcanoes in the solar system, one inevitably evokes Olympus Mons, which raises 22,500 metres above the surrounding plains. It has an immense summit caldera, about 80 × 60 kilometres. In fact, everything seems gigantic on the Red Planet. We just need to look at the images of the Korolev Glacier released by the European Space Agency.

Circular in shape, the Korolev crater that hosts the glacier is located on Planum Boreum, a plain that surrounds the north pole of the planet. It has a diameter of 81.4 kilometres and contains a probable volume of ice estimated at 2,200 cubic kilometres. The crater owes its name to Sergei Korolev, a pioneer in space conquest and rocket design specialist in the 1960s, when the Russians and Americans were racing to space.

The crater floor is about 2,000 metres below the rim. The ice thickness inside the crater has been estimated to be around 1,800 metres. This ice is shaped like a dome 60 kilometres in diameter.

The region was photographed in 2018 by the Mars Express Orbiter and the European Space Agency produced a superb animation with these images:

https://youtu.be/ICSUIJ6XaFI

Source: ESA.

Vue du cratère et du glacier Korolev (Source : ESA)

La Soufrière de St Vincent : la crainte des volcanologues // St Vincent’s La Soufriere: what the scientists fear

L’extrusion du dôme de lave se poursuit lentement dans le cratère de la Soufrière de Saint-Vincent. Les dernières mesures effectuées le 24 janvier 2021 révèlent un volume estimé à 4,5 millions de mètres cubes.

Pour l’instant, la masse dôme de lave est bien calée au fond du cratère de sorte qu’il n’y a aucun risque de le voir déborder et que des blocs dévalent les flancs du volcan.

Ce qui inquiète le plus les scientifiques qui surveillent La Soufrière, c’est la pression exercée par le dôme contre la paroi du cratère. Des techniques GPS et de mesure électronique de distance (EDM) sont en cours d’installation pour contrôler la situation.

Si la pression exercée par le dôme devenait trop élevée, il pourrait y avoir un risque d’effondrement d’une partie du cratère et cela deviendrait un réel danger pour les zones situées au pied du volcan.

———————————————

The extrusion of the lava dome is slowly continuing within the crater of St Vincent’s La Soufrière. The latest measurements performed on January 24th, 2021 reveal an estimated volume of 4.5 million cubic metres.

For the time being, the lava dome is still deep within the crater and there is no risk to see it overflow with blocks rolling down the slopes of the volcano.

What worries most the scientists observing La Soufriere is the pressure exerted by the dome against the crater wall. GPS and Electronic Distance Measurement (EDM) techniques are being installed to monitor the situation

Should the pressure exerted by the dome become too high, there might be a risk of collapse of a part of the crater and this would become a real danger to the areas at the foot of the volcano.

Crédit photo : UWI

Sismicité de 2020 dans la Péninsule de Reykjanes (Islande) // 2020 seismicity in the Reykjanes Peninsula (Iceland)

La sismicité enregistrée sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) en 2020 a soulevé pas mal de questions et beaucoup d’entre elles restent sans réponse.

Un article publié dans l’Iceland Monitor nous rappelle que l’année dernière, 22 000 secousses ont été enregistrées sur la Péninsule de Reykjanes, dans le sud-ouest de l’Islande. La plupart d’entre elles avaient des magnitudes inférieures à M 3,0. Il s’agit toutefois de la plus importante activité sismique depuis le début des mesures numériques en 1991.

L’activité sismique a commencé dans la ville de Grindavík le 26 janvier 2020. Elle a été suivie d’une inflation de la surface, d’abord de quelques centimètres, puis davantage. Les géologues islandais pensent que le phénomène était dû à l’accumulation de magma sous la surface. Cependant, curieusement, il n’y a pas eu d’émissions de gaz détectables pour confirmer cette hypothèse. Au moment du pic de sismicité, les scientifiques ont rappelé que la région est très complexe, avec la cohabitation d’une activité volcanique et tectonique potentielle.

Au début, l’activité sismique de l’année dernière est restée en grande partie concentrée dans une zone allant de la pointe sud-ouest de Reykjanes au lac Kleifarvatn à l’est. Cependant, au cours des derniers mois, la source des événements sismiques s’est déplacée vers l’est, en direction de Krýsuvík. Le 20 octobre 2020, l’épicentre d’un séisme de M 5,6 a été localisé à proximité du lac Djúpavatn. La limite entre les plaques tectoniques sur la Dorsale de Reykjanes s’étire d’ouest en est à travers la Péninsule de Reykjanes. C’est là que la plaque tectonique nord-américaine fait face à la plaque eurasienne, parfaitement visible au niveau du «Pont entre les Continents» près de Sandvík, un endroit très prisé des touristes.

En moyenne, les plaques tectoniques sur la Dorsale de Reykjanes s’écartent l’une de l’autre d’environ un centimètre par an, mais au cours des derniers semestres, l’accrétion dans certains secteurs de Reykjanes a atteint 16 cm.

Il semble que la pression s’accumule sous terre entre le lac Kleifarvatn et les montagnes de Bláfjöll, et cette pression s’évacue par l’intermédiaire d’un ou plusieurs puissants séismes. Deux d’entre eux se sont produits en 1929 et 1968, avec respectivement des magnitudes de M 6,3 et M 6,0. Leurs épicentres étaient situés près des montagnes de Brennisteinsfjöll, à l’est du lac Kleifarvatn.

Même si la sismicité a diminué dans la Péninsule de Reykjanes, la région est constamment sous surveillance. Une phase d’ « incertitude » (le niveau d’alerte le plus bas) restera en place tant que l’activité sismique restera au-dessus de la normale.

———————————————–

The seismicity recorded on the Reykjanes Peninsula (Iceland) in 2020 raised quite a lot of questions and many of them remain unanswered.

An article in the Iceland Monitor reminds us that last year, a total of 22,000 earthquakes were registered on the Reykjanes peninsula in Southwest Iceland. Most of them had magnitudes less than M 3.0. It was the largest seismic activity since digital measurements began in 1991.

The seismic activity began in the town of Grindavík on January 26th, 2020. It was followed by an inflation of the surface, first by a couple of centimetres, then more. Icelandic geologists believed it was caused by magma accumulating under the surface. However, strangely enough, there were no detectable gas emissions to confirm this hypothesis. At the time of the seismicity, scientists reminded the public that the region was very complex, with a cohabitation of potential volcanic and tectonic activity.

At the beginning, last year’s seismic activity was for the most part concentrated  in the area from the southwestern tip of Reykjanes to Kleifarvatn lake in the east. However, during the past few months, the source of the events has been moving farther east, toward Krýsuvík. On October 20th, 2020, the source of an M 5.6 earthquake was not far from Djúpavatn lake.

The tectonic plate boundary of the Reykjanes Ridge runs from west to east across the Reykjanes peninsula. This is where the North-American tectonic plate faces the Eurasian one, sparking the idea for the so-called ‘Bridge Across Continents’ near Sandvík, a popular spot among tourists.

On average, the tectonic plates at the Reykjanes Ridge move away from each other by about one centimetre a year, but during the past semesters, the movement in certain areas in Reykjanes has been up to 16 cm.

It looks as if pressure is building up in the earth between Kleifarvatn lake and Bláfjöll mountains, and this pressure can only be released in one or several large earthquakes. Two of them occurred in 1929 and 1968, with magnitudes of M 6.3 and M 6.0, respectively. Their epicentres were located near Brennisteinsfjöll mountains, east of Kleifarvatn lake.

Even though the seismicity has declined in the Reykjanes Peninsula, the region is constantly being monitored. A phase of « uncertainty” (the lowest alert phase) will remain in place there while seismic activity is above average.

Zone géothermale à Krisuvik (Photo : C. Grandpey)

Lac  Kleifarvatn (Photo : C. Grandpey)

Vers une course au lithium aux Etats Unis? // A race to lithium in the United States?

Les États-Unis vont-ils se ruer sur le lithium ? Ce métal pourrait bien devenir l’une des clés de voûte du programme d’énergie propre de 2 mille milliards de dollars prévu par le président Joe Biden. Le minéral se trouve dans le sol de Thacker Pass, une région du comté de Humboldt dans le Nevada.  Il s’agit d’une plaine, riche en sel, qui recouvre une très ancienne zone volcanique, juste au sud de la limite entre l’Oregon et le Nevada.

Lithium Americas, la société qui gère l’exploitation, estime qu’elle pourra fournir « une quantité suffisante de lithium pour alimenter une chaîne d’approvisionnement à l’échelle nationale, essentielle à une économie à faible émission de carbone. »

Le lithium, utilisé depuis longtemps dans la fabrication des batteries de téléphones et ordinateurs portables, devrait devenir un produit de plus en plus précieux si la nouvelle administration Biden demande aux constructeurs automobiles d’augmenter la production de véhicules électriques. L’extraction du lithium n’a pas vraiment la faveur des écologistes. D’un côté, l’industrie est impatiente de l’utiliser pour s’éloigner des combustibles à forte émission de carbone ; de l’autre, les défenseurs de l’environnement s’inquiètent de l’impact que les nouvelles mines peuvent avoir sur les espèces menacées et sur l’environnement. J’ai insisté à plusieurs reprises sur ce blog sur les dégâts causés aux salars d’Amérique du Sud par l’extraction du lithium.

L’approbation de la mine de Thacker Pass faisait partie des dernières décisions de l’administration Trump pour accélérer les projets énergétiques et miniers. Contrairement à certains autres projets signés à la hâte par Donald Trump dans les derniers jours de sa présidence et critiqués par les Démocrates, la production de lithium pourrait renforcer le projet de Biden visant à faire sortir l’économie américaine des combustibles fossiles. L’administration Trump considérait le lithium comme l’un des minéraux essentiels à la sécurité nationale et expliquait que son extraction pourrait permettre aux Etats Unis de se passer de l’approvisionnement étranger. Pour Biden, l’augmentation de la production nationale pourrait permettre de réduire le prix d’un élément clé de son plan climatique. Cela permettrait de proposer des offres intéressantes  aux consommateurs et les inciter à échanger leurs voitures à essence contre des voitures électriques.

De plus, favoriser l’extraction du lithium pourrait compenser la récente annulation décrétée par Biden du projet d’oléoduc Keystone XL. En octobre, le candidat démocrate à la présidence a déclaré aux mineurs, pendant sa campagne électorale, qu’il souhaitait augmenter la production de lithium dans le pays.

Cet enthousiasme pour le lithium  pourrait toutefois mettre Joe Biden face à l’opposition des écologistes qui sont vent debout contre une autre mine de lithium dans le Nevada. Selon eux, la mine détruirait l’eriogonum tiehmii, mieux connu sous le nom de sarrasin de Tiehm, une fleur du désert qui ne pousse nulle part ailleurs. La société minière australienne Ioneer Ltd. qui gère l’exploitation a étudié des solutions et proposé des plantes de remplacement. Les dirigeants de la société ne comprennent pas pourquoi les écologistes veulent entraver le développement d’un élément clé d’une «énergie propre». Selon le PDG, le changement climatique constitue une menace immédiate pour toutes les espèces sur Terre. Le lithium permettrait aux Etats Unis d’opérer la transition entre les forages pétroliers et gaziers et les énergies renouvelables.

Une grande partie du lithium de la planète provient d’Australie et d’Amérique du Sud où les entreprises chinoises sont fortement investies. Thacker Pass serait la deuxième mine de lithium en exploitation commerciale aux États-Unis, à côté d’une installation déjà implantée au Nevada et qui prévoit d’investir entre 30 et 50 millions de dollars pour doubler sa production. Ailleurs dans le pays, des milliers de concessions d’exploitation du lithium sont en attente de validation. Elles appartiennent à des spéculateurs qui pensent que les constructeurs automobiles vont augmenter leurs investissements dans les véhicules électriques.

Lithium Americas a déclaré que la société allait rechercher des financements pour le projet d’extraction du lithium à Thacker Pass. Le Nevada a déjà accordé à la société une réduction d’impôts de 9 millions de dollars sur une période de 10 ans. La mine devrait faire naître 1 000 emplois pendant la construction et 300 autres une fois qu’elle sera opérationnelle. Elle générera chaque décennie environ 75 millions de dollars de recettes fiscales à l’échelle nationale et locale.

Source: Yahoo News.

——————————————–

One of the keys to President Joe Biden’s $2 trillion clean energy plan could be LITHIUM. The mineral lies in Thacker Pass, a salt flat above a prehistoric volcano just south of the Oregon-Nevada line.

Lithium Americas, the company behind the mine, affirms it “can supply a quantity critical for establishing a strong domestic lithium supply chain required to support a low-carbon economy.”.

Lithium, long used for rechargeable batteries found in cellphones and laptops, is expected to become an increasingly valuable commodity if the new administration pushes carmakers to scale up electric vehicle production. But its extraction has splintered environmentalists. While technologists are eager to use it to transition away from carbon-based fuels, conservationists worry about the impact new mines can have on endangered species and the environment. I have insisted on this blog on the damage already caused to the salars in South America by the extraction of lithium.

The approval of the mine is among the last decisions issued by Trump’s Department of Interior to advance energy and mining projects. Unlike some other projects signed in a hurry by Donald Trump in his final days, lithium production could bolster Biden’s plans to transition the economy away from fossil fuels.

The Trump administration listed lithium among the minerals critical to national security and thought mines could help wean the country off of foreign supply. For Biden, boosting domestic production could potentially lower the price tag on a key component of his climate plan: offering rebates to consumers to trade in gas-powered for electric cars.

What is more, favouring the mining of lithium might compensate Joe Biden’s cancellation of permits for the Keystone XL oil pipeline. In October, the Democrat candidate to the presidency told miners during his campaign that he wanted to increase lithium production domestically.

The enthusiasm could put him at odds with conservationists, who are fighting another proposed Nevada lithium mine they say would destroy Tiehm’s Buckwheat, a desert flower not known to exist elsewhere. Australia-based mining company Ioneer Ltd. is developing plans to mitigate damage to the flower by trying to grow replacement plants. The executive chairman of its board does not understand why environmentalists want to prevent development of a key element to future “clean energy.” In his opinion, climate change poses an immediate threat to all the species on Earth. Lithium would enable the nation’s transformation from oil and gas drilling to renewable energy.

Much of the world’s lithium supply comes from Australia and South America, where Chinese firms are heavily invested. Thacker Pass would be the second commercial lithium mine in operation in the U.S., following a central Nevada facility that plans to invest between 30 and 50 million dollars to double production. Elsewhere, thousands of claims for the mineral have been staked on federal lands by speculators who anticipate carmakers will expand investments into electric vehicles.

Lithium Americas said that the company now plans to seek financing for the project. Nevada has offered the company 9 million dollars in tax rebates over a 10-year period. The mine is projected to require 1,000 jobs during construction and 300 once completed, generating roughly 75 million dollars in state and local tax revenue over a decade.

Source : Yahoo News.

Vue du site de Thacker Pass (Source : Lithium Americas)

Sites d’extraction du lithium aux Etats Unis (Source : Proactive Investors)

Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Le dernier rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution donne d’autres informations intéressantes sur l’activité volcanique dans le monde:

En Indonésie, des avalanches incandescentes  sont émises quotidiennement par le cratère Jonggring Seleko du Semeru. Elles parcourent de 200 à 1000 m dans la ravine Kobokan sur le flanc SE. Des matériaux incandescens sont éjectés à une cinquantaine de mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE.

L’éruption strombolienne du Lewotolo se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant à 200-1 000 m au-dessus du sommet. Les explosions stromboliennes éjectent des matériaux à 100-600 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Source: PVMBG.

++++++++++

Au Guatemala, les explosions du complexe de dômes du Santiaguito génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent de 600 à 900 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs et de cendres sont observées sur les flancs ouest et sud-ouest. Des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent.

L’activité strombolienne et effusive se poursuit sur le Pacaya. Les explosions au niveau du cône dans le cratère Mackenney éjectent des matériaux jusqu’à 200 m de hauteur. Des coulées de lave restent actives sur les flancs S et SO où elles parcourent jusqu’à 1,7 km.

On enregistre en moyenne 5 à 11 explosions par heure sur le Fuego. Elles génèrentnt des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc continuent de faire vibrer les bâtiments autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent le long de plusieurs ravines et atteignent souvent la végétation. Des matériaux incandescents sont éjectés de 100 à 300 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs secteurs.

Source: INSIVUMEH.

++++++++++

On enregistre toujours une activité intense sur le Reventador (Equateur). La sismicité se caractérise par  42 à 106 explosions quotidiennes, des séquences de tremor volcano-tectoniques et harmoniques et événements longue période (LP). On observe souvent des panaches de gaz, de vapeur et de cendres. Une incandescence est visible au niveau du cratère et des blocs incandescents roulent  sur 600 à 800 m sur les flancs NE et S. Une nouvelle coulée de lave est apparue sur le flanc N.

Source : Instituto Geofisico.

—————————————-

The Smithsonian Institution’s latest Weekly Report gives some more interesting news about volcanic activity around the world:

In Indonesia, daily incandescent avalanches are emitted by the Jonggring Seleko Crater at Semeru. They travel 200-1,000 m down the Kobokan drainage on the SE flank. Incandescent material is ejected 50 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

The strombolian eruption at Lewotolo continues with ash plumes rising 200-1,000 m above the summit. The strombolian explosions eject material 100-600 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the summer crater.

Source : PVMBG.

++++++++++

In Guatemala, explosions at Santiaguito lava-dome complex generate ash plumes that rise 600-900 m above the summit. Block-and-ash avalanches are observed on the W and SW flanks. Ashfall is observed in downwind areas.

Strombolian activity and lava effusion continue at Pacaya. Explosions from the cone in Mackenney Crater eject material as high as 200 m above the crater. Lava flows are active on the S and SW flanks and  travel as far as 1.7 km.

An average of 5-11 explosions per hour is recorded at Fuego, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves keep rattling buildings around the volcano. Block avalanches descend several drainages, often reaching the vegetation. Incandescent material is ejected 100-300 m above the summit. Ashfall has been reported in several areas.

Source : INSIVUMEH.

++++++++++

Elevated activity continues to be recorded at Reventador (Ecuador). Seismicity is characterized by 42-106 daily explosions, volcano-tectonic and harmonic tremor events, and long-period earthquakes. Gas, steam, and ash plumes are often observed. Crater incandescence and incandescent blocks rolling 600-800 m down the NE and S flanks are observed on some nights. A new lava flow has appeared on the N flank.

Source : Instituto Geofisico.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le KVERT indique qu’un violent événement éruptif a eu lieu sur le Klyuchevskoy (Kamchatka) le 18 janvier 2021 avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 7,5 km au-dessus du niveau de la mer. Le village de Kozyrevsk a reçu des retombées de cendres dans les heures qui ont suivi l’éruption. La couche de cendre a atteint un centimètre d’épaisseur. Il semble que la couleur et la structure de cette cendre soient différentes de celles des éruptions précédentes. Des échantillons ont été envoyés à l’Institut de Volcanologie pour une analyse chimique.

Dans ses derniers rapports, le KVERT dit qu’une coulée de lave continue d’avancer le long du flanc sud du volcan. Les données satellitaires montrent une anomalie thermique significative dans une zone du volcan

Le niveau d’alerte est maintenu à Orange.

Vue des panaches de cendre du Klyuchevskoy le 24 janvier 2021 (Crédit photo : KVERT)

++++++++++

Une hausse de la sismicité avec 22 événements entre M 3,4 et M 4,1 a été enregistrée à moins de 35 km d’El Chichon (région du Chiapas / Mexique) entre le 24 décembre 2020 et le 19 janvier 2021. Les hypocentres ont été localisés à des profondeurs comprises entre 3 et 83 km. Suite à la récente sismicité, de nouveaux instruments sont installés sur le volcan pour surveiller la sismicité et les émissions de gaz. Des échantillons d’eau de source sont collectés pour analyse chimique.

La dernière éruption d’El Chichon a eu lieu du 28 mars au 11 septembre 1982, avec un VEI 5. Elle a détruit le dôme de lave sommital et déclenché des coulées pyroclastiques qui ont dévasté une zone d’environ 8 km autour du volcan. L’éruption a creusé un nouveau cratère de 1 km de large et 300 mètres de profondeur qui contient aujourd’hui un lac acide

Source: Service national de sismologie du Mexique (SSN), Smithsonian Institution.

++++++++++

Un essaim sismique avec plus de 68 événements a été enregistré près de Rotorua (Nouvelle-Zélande) le 24 janvier 2021, avec des magnitudes allant jusqu’à M 4,9 et à une profondeur de 5 km. De nombreux habitants ont déclaré avoir ressenti les secousses.

GeoNet a expliqué que des essaims sismiques sont fréquents dans la Zone Volcanique de Taupo, en particulier dans le secteur entre Rotorua et Taupo, qui est tectoniquement actif. Le dernier essaim sismique de cette magnitude dans la caldeira remonte à juillet 2004. L’épicentre était situé juste au nord, près du lac Rotoehu. En 1998, un autre essaim a été enregistré juste au sud du dernier événement. Il a duré un mois, tandis que la séquence de 2004 a duré un peu plus de trois semaines.

Source: New Zealand Herald.

Rotorua et sa region (Source: Google Maps)

++++++++++

En Sicile, les caméras de surveillance continuent de montrer une activité strombolienne à partir d’au moins deux bouches sur le Cratère SE de l’Etna. Une activité strombolienne est également observée à l’intérieur du Cratère NE, de la Voragine et de la Bocca Nuova. Le tremor se maintient à un niveau relativement élevé.

L’INGV indique qu’au vu des caméras de surveillance la coulée de lave émise de la zone cratèrique Nord du Stromboli n’est plus alimentée. On observe maintenant une activité strombolienne normale à partir de trois ou quatre bouches dans la zone cratèrique Nord, avec une douzaine d’explosions chaque heure. L’activité dans la zone Centre-Sud semble réduite. L’ampleur du tremor volcanique, la fréquence et l’énergie des événements explosifs montrent un certaine stabilité. Les données de déformation ne montrent aucun changement significatif.

Le volcan est particulièrement actif en ce moment et la situation peut, bien sûr, évoluer rapidement.

++++++++++

Plusieurs médias indiquent que le Merapi (Indonésie) a connu un épisode éruptif dans la matinée du 27 janvier 2021 avec plusieurs coulées pyroclastiques qui ont  parcouru environ 1 500 mètres sur le versant SO du volcan.. Ce sont les plus longues coulées observées sur le volcan depuis que les autorités ont relevé le niveau d’alerte en novembre 2020. Ce niveau d’alerte est maintenu à 3 (Siaga) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone de danger existante de 5 kilomètres autour du cratère.

Source: Médias d’information nationaux et internationaux.

Cette dernière séquence éruptive est provoquée par des effondrements du dôme sommital, déjà observés depuis plusieurs mois. Cela ne signifie pas forcément, comme on peut le lire parfois, que l’on se dirige vers une éruption majeure du Merapi.

Le Merapi le 27 janvier 2021 (Crédit photo : Slamet Riyadi)

++++++++++

La situation reste relativement stable sur La Soufrière de St Vincent. Le dôme continue à croître lentement. Les scientifiques de la Univerity of the West Indies (UWI), épaulés par des collègues américains, continuent d’installer des instruments de surveillance sur le volcan. Les webcams en font partie, mais, autant que je sache, aucune d’elle de transmet des images à l’attention du public.

Le dernier bulletin à propos de La Soufrière indique que les scientifiques sont préoccupés par l’activité du dôme à proximité de la paroi intérieure sud du cratère. Une caméra a été installée au sommet pour suivre sa croissance et sa vitesse d’extrusion.

De plus, un miroir spécial a également été installé. A l’aide d’un faisceau de lumière, il permettra de faire des mesures précises. Les scientifiques sauront si le point où se trouve le miroir – sur le flanc sud du cratère – est en train de se déplacer. Si c’est le cas, cela signifie que le dôme exerce une pression sur le cratère, avec un possible danger d’effondrement.  .

Il y a actuellement pas mal de vapeur qui sort du cratère. Elle est probablement due au contact entre les sédiments et l’eau de pluie avec la roche très chaude du dôme.

Le niveau d’alerte du volcan reste à Orange.

Source : UWI, NEMO.

Source : UWI

++++++++++

L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave sort d’une bouche qui perce la paroi interne nord-ouest du cratère (voir photo ci-dessous). Le 25 janvier 2021, le lac de lave avait une profondeur d’environ 205 m et seule la partie ouest est actuellement active. Les émissions de SO2 restent élevées avec environ 2 200 tonnes par jour.

Les inclinomètres au sommet montrent une tendance déflationniste. Aucun magma ne migre actuellement vers les zones de rift du Kilauea.

Source: HVO.

—————————————-

Here is some news of volcanic activity around the world :

KVERT indicates that a poweful eruptive event took place at Klyuchevskoy (Kamchatka) on January 18th, 2021 with ash plumes rising up to 7.5 km above sea level. The Kozyrevsk village received ashfall with a one-centimetre layer in the hours after the eruption. It seems the colour and structure of the ash is different, from the previous eruptions. Samples were sent to the Institute of Volcanology for chemical analysis.

In its latest reports, KVERT says a lava flow continues to travel along the southern flank of the volcano. Satellite data show a large bright thermal anomaly in an area of the volcano

The alert level is kept at Orange.

+++++++++++

An increase in seismicity with 22 events between M 3.4 and M 4.1 has been registered within 35 km of El Chichon (Chiapas region / Mexico) between December 24th, 2020 and January 19th, 2021. The hypocentres were located at depths between 3 and 83 km.

Following the recent seismicity, more instruments are being installed on the volcano to monitor seismicity and gas emissions. Spring water samples ae collected for chemical analysis.

The last eruption of El Chichon took place from March 28th to September 11th, 1982, with a VEI 5. It destroyed the summit lava dome and triggered pyroclastic flows that devastated an area as far as about 8 km around the volcano. The eruption created a new 1-km-wide, 300-metre-deep crater that now contains an acidic lake

Source : Mexico’s National Seismological Service (SSN), Smithsonian Institution.

++++++++++

A seismic swarm with more than 68 events was recorded near Rotorua (New Zealand) on January 24th, 2021, with magnitudes up to M 4.9 and depth of 5 km. Many residents reported feeling the quakes.

GeoNet explained that seismic swarms are ofte recorded in the Taupo Volcanic Zone, especially in the area between Rotorua and Taupo, which is tectonically active. The last swarm with quakes of this size within the caldera was in July 2004. It was located just north near Lake Rotoehu. In 1998, another swarm occurred just to the south of the latest event. It lasted for a month, while the 2004 sequence lasted just over three weeks.

Source: New Zealand Herald.

++++++++++

In Sicily, the monitoring cameras still show strombolian activity from at least two vents at Mt Etna’s SE Crater. Strombolian activity is also observed within The NE Crater, Voragine and Bocca Nuova. The tremor remains at a relatively high level.

INGV indicates that in view of surveillance cameras the lava flow emitted from Stromboli’s northern crater zone is no longer supplied. Normal Strombolian activity is now observed from three or four vents in the northern crater zone, with a dozen explosions every hour. Activity in the Center-South area appears to be reduced. The magnitude of the volcanic tremor, the frequency and the energy of the explosive events show a certain stability. The deformation data shows no significant change.

The volcano is particularly active these days and the situation can change quickly.  

++++++++++

Several news media indicate that Mount Merapi (Indonesia) erupted in the morning of January 27th, 2021 with several pyroclastic flows that travelled about 1,500 metres down the SW slopes of the volcano (see photo above). They were the volcano’s longest flows since authorities raised the alert level in November 2020. The alert level is kept at 3 (Siaga) and people should stay out of the existing 5-kilometre danger zone around the crater.

Source: National and international news media.

The last eruptive episode was caused by collapses of the summit dome. Similar collapses were already observed in the past months and do not necessarily herald a major eruption of Mt Merapi, as can be read on the social networks.

++++++++++

The situation remains relatively stable at St Vincent’s La Soufrière. The dome continues to grow slowly. Scientists from the University of the West Indies (UWI), supported by American colleagues, continue to install monitoring instruments on the volcano. Webcams are one of them, but as far as I know none of them sends images to the public’s attention.

The latest update about La Soufriere indicates that scientists are concerned about activity close to the southern crater wall inside the crater. A camera has been installed at the summit to track the growth of the dome and its extrusion rate.

In addition, a special mirror was also installed. With a beam of light from the flanks, it will allow to make accurate measurements. Thus, the scientists will know if the point where the mirror is – on the southern crater flank – is moving. If so, this would mean the dome is pressing against the crater, with a possible collapse hazard. .

There is currently quite a lot of steam coming out of the crater. It is probably dur to the contact between the sediment and water due to rainfall and the hot rock of the dome.

The volcanic alert level remains at Orange.

Source: UWI, NEMO.

++++++++++

 Kilauea (Hawaii) continues to erupt within Halema’uma’u Crater. Lava is coming out of a vent on the northwest side of the crater (see photo below). On January 25th, 2021, the lava lake was about 205 m deep and only the western half is currently active.

SO2 emission rates remain elevated at about 2,200 tons per day. .

The summit tiltmeters show a deflationary trend. No magma is currently moving into Kilauea’s rift zones.

Source: HVO.

Photo prise le 21 janvier 2021 depuis la lèvre sud de la caldeira sommitale du Kilauea. Elle montre la bouche active mentionnée ci-dessus. Cette bouche alimente le lac de lave. (Crédit photo: USGS).

La photo montre aussi qu’il ne s’agit pas d’un véritable de lave comme celui qui s’agitait dans le cratère de l’Halema’uma’u au cours de la dernière éruption du Kilauea , ou encore das les cratères du Nyiragongo ou de l’Erta Ale. Ici, l’image montre qu’il s’agit davantage d’un épanchement de lava alimentée par une bouche sur la paroi interne du cratère. Cette lave émise s’accumule ensuite dans la cratère mais ne présente pas les mouvements de convection que l’on voit habituellement dans les vrais lacs de lave. Pour qu’un tel lac naisse dans l’Halema’umau’, il faudrait que le niveau de la lave dans le cratère dépasse en hauteur la bouche qui l’émet. Peut-être qu’à ce moment-là, le lac prendra une autre allure…

°°°°°°°°°°

Photo taken on January 21st, 2021 from the southern rim of the Kilauea summit caldera. It shows the active vent mentioned above. This vent feeds the lava lake. (Photo credit: USGS).

The photo also shows that it is not a real lava like the one that stirred in Halama’uma’u Crater during the last Kilauea eruption, or even in the craters of Nyiragongo or Erta Ale. Here, the image shows that it is more of an effusion of lava fed through a vent on the inner wall of the crater. This emitted lava then accumulates in the crater but does not exhibit the convection motions usually seen in real lava lakes. For such a lake to appear in Halema’umau ’, the level of the lava in the crater would have to rise above the emitting vent. The lake might then assume on a different aspect …

Le réchauffement de l’Arctique menace les baleines grises // Arctic warming is a threat to grey whales

Les biologistes marins sont inquiets. La population de baleines grises connaît actuellement un déclin significatif et un taux de mortalité particulièrement élevé.

En 2016, la population de baleines grises comprenait 27000 individus, mais à partir de 2018, un nombre inquiétant de baleines a commencé à mourir. Depuis 2019, les baleines grises sont décimées par un phénomène appelé ‘événement de mortalité inhabituel’, Unusual Mortality Event, ou UME en anglais. Un UME est un phénomène au cours duquel un nombre important de mammifères marins meurt. Jusqu’à présent, l’UME en cours a provoqué 378 décès confirmés de baleines grises, et beaucoup d’autres n’ont probablement pas été enregistrés.

Les scientifiques ne savent pas exactement pourquoi les baleines meurent, mais dans une étude récemment publiée dans la revue Marine Ecology, les chercheurs pensent que c’est probablement le résultat de la famine due au manque de proies, en relation avec le réchauffement des eaux arctiques où elles se nourrissent. Si cette hypothèse est confirmée, il faut s’attendre à des décès de plus en plus fréquents à l’avenir car les eaux continuent de se réchauffer en raison du changement climatique d’origine anthropique.

La baleine grise de l’est du Pacifique Nord parcourt plus de 6500 kilomètres par an le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord, entre les aires d’alimentation de la Mer de Béring en été et les aires de reproduction le long de la Basse-Californie du Sud en hiver.

La pandémie de COVID-19 a entravé la surveillance et les comptages, mais d’après les observations effectuées jusqu’à présent, on a dénombré très peu de veaux et certaines baleines sont extrêmement maigres.

Il semble que l’accès à la nourriture dans la Mer de Béring soit la cause de cette situation difficile pour les cétacés. Le changement rapide des conditions climatiques dans l’Arctique perturbe les cycles normaux. Comme je l’ai déjà écrit, l’Arctique se réchauffe trois fois plus vite que la moyenne mondiale et la glace de mer a atteint un niveau d’absence record à la fin de l’été et à l’automne. Cela a un impact sur les conditions météorologiques, sur les remontées d’eau et la production primaire dans l’Océan Pacifique Nord. La productivité primaire est un terme scientifique faisant référence à une mesure de la vie biologique dans l’océan. De façon saisonnière, à mesure que le temps se réchauffe et que les nutriments sont transportés vers la surface depuis le fond de l’océan grâce aux remontées d’eau, certaines zones de l’océan connaissent des proliférations de plancton. Tous les ans à la même époque, ces proliférations attirent des prédateurs qui arrivent de près et de loin. Si cette abondance de plancton n’existe plus, cela devient une menace pour la vie qui en dépend.

Selon le rapport 2020 de la NOAA sur l’Arctique, la productivité primaire dans la Mer de Béring a montré en 2020 des valeurs inférieures à la moyenne. Sur le long terme, alors que la plupart des régions arctiques comme le Groenland ont vu une augmentation de la productivité primaire, elle n’a pas évolué en Mer de Béring.

Les chercheurs craignent qu’avec le réchauffement du climat, la situation empire pour les baleines grises et d’autres mammifères marins. Il y aura de moins en moins de proies pour les baleines grises, ce qui aura sans aucun doute des effets importants sur la taille des cétacés. Étant donné que les baleines grises se nourrissent de diverses proies dans différentes aires d’alimentation, certaines parties de leur population seront plus résistantes à de tels changements dans l’Arctique tant que la quantité de  proies ne changera pas. Il est touefois probable que la population dans son ensemble diminuera avec la réduction de la capacité de charge environnementale.

Source: CBS News.

————————————————

Marine biologists are worried. The grey whale population is currently experiencing a significant decline and a particularly high mortality rate.

As of 2016 the population of grey whales consisted of 27,000 individuals, but starting in about 2018, unusual numbers of whales started dying off, alarming scientists. Since 2019, grey whales have been decimated through a phenomenon called unusual mortality event, or UME. A UME is an unexpected phenomenon during which a significant number of marine mammals die. So far, this UME has resulted in 378 confirmed grey whale deaths, and possibly many more that are unrecorded.  .

Scientists are not exactly sure why the whales are dying, but in a newly released study, published in the journal Marine Ecology, researchers conclude it is likely a result of starvation due lack of prey, probably caused by warming Arctic waters where they feed. If this hypothesis is confirmed, the concern is that mass die-offs may become more frequent in the future as waters continue to heat up due to human-caused climate change.

The eastern North Pacific grey whale travels over 6,500 kilometres a year each way up and down the west coast of North America between feeding grounds in the Bering Sea in summer and breeding grounds along the Baja California Sur in winter.

The COVID-19 pandemic has hampered monitoring, but from the limited observations so far, there are very few calves and some whales are emaciated.

It appears access to food in the Bering Sea is to blame. The rapid change in the Arctic is disrupting normal cycles. As I put it before, the Arctic has been warming at three times the rate of the global average, and sea ice has reached near record lows during late summer and autumn. This impacts weather patterns, upwelling and primary production in the North Pacific Ocean. Primary productivity is a scientific term referring to a measure of biological life in the ocean. Seasonally, as the weather warms and nutrients are transported to the surface from down below due to upwelling, parts of the ocean come alive with blooms of plankton. Like clockwork, these plankton blooms draw predators from near and far. But if these blooms decrease, it threatens the life that depends on them.

According to NOAA’s 2020 Arctic Report Card, primary productivity in the Bering Sea did show lower-than-average values in 2020. Over the longer term, while most Arctic regions, like Greenland, have seen an increase in primary productivity, the Bering Sea has basically flatlined.

Researchers are concerned that as the climate continues to warm, the challenges will continue to mount for grey whales and other marine mammals. The prey availability for grey whales will be negatively affected, which no doubt will have strong effects on the population size of the species. Since grey whales feed on a variety of prey in different feeding grounds, some parts of their population will be more resilient to such changes in the Arctic, as long as their localized prey does not change. For the population as a whole though, it is likely that the population will decline to the new environmental carrying capacity.

Source: CBS News.

Aire de distribution des baleines grises (Source: Cetacea)