Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Nouvelle éruption!

drapeau francais18h15 (heure métropole): Le Piton de la Fournaise vient d’entrer en éruption pour la 4ème fois cette année. La webcam du Piton d Bert montre fontaines et coulées de lave (voir image ci-dessous).

A force de jouer au yo-yo avec le niveau d’alerte, on finit par se mélanger les pinceaux ! Après avoir fait redescendre le Piton de la Fournaise au niveau « Vigilance », l’Observatoire et la Préfecture ont bien été obligés de le faire passer au niveau 2, vu qu’une éruption a débuté aujourd’hui à 18h50 (heure locale) sur le versant sud du Dolomieu.

L’accès du public à l’Enclos Fouqué, que ce soit depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier ainsi que le poser d’hélicoptère dans la zone du volcan demeurent strictement interdits jusqu’à nouvel avis. Pourquoi diable l’ont-ils ouvert alors que la sismicité était significative et que le volcan était en train de gonfler ?

22h30: L’éruption se poursuit de manière relativement stable, même si, au vu des images de la webcam du Piton de Bert, elle semble avoir quelque peu perdu d’intensité. Cette évolution avait également été observée lors des épisodes éruptifs précédents. Personnellement, je ne pense pas que l’événement soit parti pour durer très longtemps. A mon avis, il serait imprudent d’acheter un billet d’avion en métropole pour aller admirer le spectacle….!

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drapeau anglais18:15 (Metropolitan time): The Piton de la Fournaise is erupting again! It is the 4th eruption this year. The webcam at the Piton de Bert shows nice lava fountains and lava flows (see below).

When you never stop playing yo-yo with the alert level, you end up mixing brushes! After lowering the alert level of the Piton de la Fournaise to « Watche », the Observatory and the Prefecture had to elevate it to Level 2 when an eruption began today at 18:50 (local time) on the south side of the Dolomieu Crater.
Public access to the Enclos Fouqué, whether from the Pas de Bellecombe or from any other trail, as well as helicopter landing in the vicinity of the volcano remain strictly prohibited until further notice. Why on earth did they open the Enclos while seismicity was significant and the volcano was inflating?

22:30: The eruption is going on in a fairly stable way, even though – judging from the images of the webcam at the Piton de Bert – it seems to have somewhat lost of its intensity. This evolution was already observed during the past eruptive events. In my opinion, the current event is not likely to last very long.

  L’éruption vue par la webcam du Piton de Bert

Nishino-shima (Japon) continue de grandir // Nishino-shima keeps growing

Une vidéo diffusée par la chaîne de télévision japonaise NHK montre que l’île Nishino-shima continue de croître rapidement grâce à la lave qui se déverse depuis 2013.

http://khon2.com/2015/08/22/active-volcano-expands-size-of-remote-japanese-island/

Un drone équipé d’une caméra très haute définition 4K a survolé l’île qui a augmenté en taille de plus de 12 fois par rapport à cette époque.
Une zone d’un rayon de quatre kilomètres par rapport au centre de l’île est interdite d’accès en raison de l’éruption, mais l’hélicoptère sans pilote a pu filmer le volcan depuis  une altitude d’environ 2300 mètres.
La vidéo montre un cratère dans le centre de l’île en train de cracher en permanence des spirales de gaz et de cendre. Des blocs atteignant parfois trois mètres de diamètre sont projetés dans les airs. La lave qui s’écoule sur le flanc du volcan produit de la vapeur en entrant dans la mer. Les images nocturnes donnent une bonne idée de la taille des coulées. La lave avance parfois en tunnels avant de réapparaître près de la côte. La vidéo montre également que de nouvelles coulées de lave ont recouvert les anciennes.
Les gardes-côtes japonais estiment que Nishinoshima mesure environ deux kilomètres de large du nord au sud ainsi que d’est en ouest et présente une surface totale de 2,72 kilomètres carrés.

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A NHK video shows that Nishino-shima island is rapidly growing by spewing lava since 2013.

http://khon2.com/2015/08/22/active-volcano-expands-size-of-remote-japanese-island/

A drone equipped with a 4K ultra high-definition camera was flown over the island which has now grown more than 12-fold.

The area within a four-kilometre radius of the island’s centre is a no-entry zone due to the eruption, but the unmanned helicopter made it possible to film the volcano from the comparatively low altitude of about 2,300 meters.

The video shows a crater in the island’s centre continuously spewing gas and ash in a spiral. Rocks up to three metres across are being thrown into the air. Dark lava flowing from the mountainside produces steam as it hits the sea water. Footage taken at night gives a good image of the lava flows. Some of the lava goes underground before reappearing near the coast. The video also shows that new lava flows were formed on top of old ones.

The Japan Coast Guard says Nishinoshima Island is about two kilometres wide north to south as well as east to west and has a total surface area of 2.72 square kilometres.

Nishinoshima

Nishinoshima en mars 2015 (Crédit photo: NASA)

Ça remarche? Peut-être!

Il semblerait que mon blog officiel soit de nouveau opérationnel, mais les difficultés de ces derniers temps m’incitent à ne pas crier victoire trop tôt!

Pendant cette période où mon blog était inaccessible sur « Blogs de voyage », j’ai créé un blog provisoire avec « Overblogs », histoire de continuer à diffuser l’information volcanologique. J’en ai profité pour élargir cette approche à celle des glaciers et du réchauffement climatique.

Vous pouvez retrouver ce blog provisoire à cette adresse: http://volcansetglaciers.over-blog.com

Je vais continuer à communiquer à l’aide de ce blog provisoire pendant quelque temps encore et je pense que je vais ouvrir un nouveau blog (probablement début septembre) en utilisant une plateforme plus fiable et qui sera plus riche que ce que propose « overblogs » que je trouve un peu simpliste.

Je vous tiendrai bien sûr au courant ici (si ça fonctionne!) et sur mon blog provisoire.

Je suis désolé de la gêne que ces difficultés entraînent. Le piratage d’un site pose forcément de gros problèmes aux techniciens que je remercie au passage pour leur travail.

Encore merci de votre patience.

Morses, ours polaires et réchauffement climatique // Walruses, polar bears and global warming

drapeau francaisLes animaux des régions arctiques sont parmi les premières victimes du réchauffement climatique et de la fonte de la glace qui accompagne le phénomène.
Le journal alaskien Anchorage Dispatch News informe ses lecteurs que les communautés qui vivent dans la mer de Béring voient depuis plusieurs années une forte baisse des morses qui constituent une part importante de leur nourriture. Le faible nombre de morses tués cette année a été compensé par un don de 4,5 tonnes de flétan congelé à quatre villages de l’ouest de l’Alaska.
Le morse est très prisé par les autochtones ; il représente un aliment de subsistance qu’ils stockent en vue de l’hiver. La vente de l’ivoire sculpté à partir des défenses des morses, légale uniquement pour les autochtones d’Alaska, apporte un revenu supplémentaire à ces communautés où le taux de chômage est élevé.
Les chasseurs et les scientifiques disent que les morses se sont éloignés des terrains de chasse traditionnels. La hausse des températures a fait fondre la glace sous laquelle les animaux avaient l’habitude de plonger et sur laquelle ils venaient se reposer. Ils ont migré vers des espaces situés plus au nord. Les scientifiques confirment ces observations. Selon le Bureau des Recherches Maritimes, les huit dernières années sont celles pendant lesquelles on a enregistré les plus faibles quantités de glace de mer.

Les ours polaires sont eux aussi les victimes de la réduction de la banquise. Plusieurs d’entre eux ont été repérés en train de plonger pendant plus de trois minutes, ce qui est beaucoup plus longtemps que d’habitude. Normalement les ours remontent à la surface pour reprendre leur souffle et ils utilisent la banquise pour se reposer et se dissimuler quand ils chassent les phoques. Avec la disparition de la glace, ils poursuivent les phoques plus longtemps sous l’eau, la plupart du temps en ratant leurs cibles. Il s’ensuit un risque évident d’épuisement, puis de famine.
À la fin du mois de juin 2015, les scientifiques ont publié un rapport qui décrit deux scénarios possibles pour les ours polaires d’ici l’année 2100: 1) les émissions de gaz à effet de serre se stabilisent et 2) elles se poursuivent sans relâche. Quel que soit le scénario, la population d’ours polaires que l’Alaska partage avec la Russie et la Norvège sera la première touchée. Selon une étude réalisée par l’USGS, on pourrait commencer à voir les effets néfastes du réchauffement climatique dès 2025. Pour parler franchement, si les humains ne sont pas en mesure d’inverser le réchauffement climatique et stopper la perte de la glace de mer, il est peu probable que les ours polaires continueront à exister en tant qu’espèce.

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drapeau anglaisAnimals in Arctic regions are among the first victims of global warming and the ensuing ice melting.

The Anchorage Dispatch News informs its readers that remote communities in the Bering Sea are seeing a steep decline in walrus harvested the past several years. The low harvest this year recently prompted a donation of 4.5 tonnes of frozen halibut to four affected villages.

Walrus is highly prized by Alaska Natives as a subsistence food to store for winter. The sale of carved ivory from the tusks, legal only for Alaska Natives, also brings in supplemental income to communities with high unemployment rates.

Hunters and scientists say walrus migration patterns are veering from historical hunting grounds as temperatures warm and the ocean ice used by the animals to dive and rest recedes farther north. Science backs that observation. According to the Office of Naval Research, the past eight years have had the eight lowest amounts of summer sea ice on record.

Polar bears are also the victims of the thinning ice. Several of them have been spotted diving underwater for more than three minutes, far longer than has been recorded in the past. Normally the bears would come up for air and use ice floes to cover themselves. With no more ice, they are chasing the seals by diving underwater, most of the time failing to grab them. There is the obvious risk of exhaustion and then starvation.

By the end of June 2015, government scientists released a report that outlined two scenarios for polar bears through the year 2100: one in which greenhouse gas emissions stabilize and the other in which they continue unabated. Under either scenario, the polar bear group that Alaska shares with Russia and Norway would be affected first. It could begin seeing the ill effects of global warming as soon as 2025, according to the study by the U.S. Geological Survey. Putting it bluntly, if humans don’t reverse global warming and stop the loss of sea ice, it’s unlikely polar bears will continue as a species.

 

Morses dans la réserve de Round Island

Ours polaire dans le Manitoba (Canada)  [Photo: C. Grandpey]