L’éruption de l’Eyjafjallajökull a fertilisé l’océan! // The eruption of Eyjafjallajökull fertilised the ocean !

drapeau francais   Au printemps 2010, l’éruption de l’Eyjafjallajokull (Islande) semait la panique dans le trafic aérien en Europe, mais on s’aperçoit aujourd’hui qu’elle a aussi été bénéfique pour la vie dans l’Océan Atlantique

C’est ce qu’ont découvert des scientifiques de l’Université de Southampton (Angleterre) en étudiant les eaux de l’Atlantique Nord pendant et après l’éruption. Au cours de plusieurs campagnes, ils ont mesuré les concentrations en fer à la surface de l’océan dans des zones affectées par le nuage de cendre et ses retombées. En effet, le fer est un élément essentiel au développement du phytoplancton. Comme les plantes, ces organismes convertissent la lumière du soleil en énergie chimique par le biais de la photosynthèse et ils servent de base à la chaîne alimentaire.

Les analyses ont révélé que les zones de l’océan soumises aux retombées de cendre contenaient des teneurs en fer 20 à 45 fois supérieures à leur situation avant l’éruption. Le spectre de dispersion de la cendre montre qu’une zone de 570 000 kilomètres carrés a pu recevoir jusqu’à 100 tonnes de fer grâce au nuage.

Les chercheurs ont également remarqué que, dans le même temps, les teneurs en nitrates avaient diminué de manière spectaculaire dans le Bassin Islandais de l’Atlantique Nord, ce qui tend à montrer que pendant que le fer fertilise l’eau de mer, le développement du phytoplancton absorbe les autres nutriments.

Dans la mesure où le phytoplancton utilise le CO2 comme les autres plantes, on pourrait conclure de cette étude que la cendre volcanique riche en fer à la surface de l’océan pourrait contribuer à réduire la quantité de gaz qui produit l’effet de serre dans l’atmosphère. Toutefois, les scientifiques font remarquer que, dans le cas du nuage de l’Eyjafjallajökull ; la surface océanique affectée par la cendre est beaucoup trop limitée pour avoir un impact significatif.  En extrapolant, les résultats de l’étude conduite pas les universitaires anglais prouvent qu’il serait vain de déverser d’énormes quantités de fer dans la mer dans le but de réduire l’impact des gaz à effet de serre.

Cette étude est censée être la première du genre à aboutir à de telles conclusions à propos de la cendre volcanique et la prolifération du phytoplancton. Il faut toutefois remarquer que les Alaskiens étaient arrivés à des conclusions identiques en observant l’abondance de saumons après l’éruption du Mont Redoubt en 2009. Le volcan avait alors émis d’importantes quantités de cendre et les scientifiques américains pensaient que cette cendre chargée en fer était susceptible de favoriser le développement du plancton et donc le développement de la vie dans l’océan.

Source : Live Science.

 

drapeau anglais   In spring 2010, the eruption of Eyjafjallajokull (Iceland) triggered panic in the air traffic of Europe, but we now realize it was also beneficial for life in the Atlantic Ocean.

This was discovered by scientists of the University of Southampton (England) who studied the waters of the North Atlantic during and after the eruption. During several campaigns, they measured iron concentrations at the ocean surface in areas affected by the ash cloud and its fallout. In fact, iron is an essential element to the development of phytoplankton. Like plants, these organisms convert sunlight into chemical energy through photosynthesis and they represent the basis of the food chain.

Analyses revealed that areas subject to ashfall contained dissolved iron levels 20 to 45 times higher than their situation before the eruption. The dispersion spectrum of the ash shows that an area of ​​570,000 square kilometres could receive up to 100 tons of iron through the cloud.
The researchers also noted that, at the same time, nitrate levels had dramatically decreased in the Icelandic Basin of the North Atlantic, which suggests that while the iron fertilizes seawater, the development of phytoplankton absorbs other nutrients.

Insofar as phytoplankton uses CO2 like other plants, one might conclude from this study that the iron-rich volcanic ash on the surface of the ocean could reduce the amount of gas that produces the greenhouse effect in the atmosphere. However, scientists note that, in the case of the cloud of Eyjafjallajökull, the ocean surface affected by the ash was too limited to have a significant impact. By extrapolating, the results of the study conducted by the English researchers prove it would be useless to pour huge amounts of iron into the sea in order to reduce the impact of greenhouse gas emissions.

This study is supposed to be the first of its kind to reach such conclusions about volcanic ash and phytoplankton. It should be noted that Alaskans had arrived at similar conclusions by observing the abundance of salmon after the eruption of Mount Redoubt in 2009. The volcano had then feleased large amounts of ash and American scientists believed that this iron-laden ash might have triggered the development of plankton and thus the development of life in the ocean.

Source: Live Science.

Eyjafjallajokull-blog

Crédit photo:  Wikipedia.

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