Des porcs au pays des volcans // Pigs in the land of volcanoes

Quelques jours après qu’un touriste ait été photographié par un fermier alors qu’il faisait ses besoins juste à l’extérieur de sa ferme dans le sud de l’Islande, la police de l’ouest de l’Islande a surpris quatre femmes – des touristes espagnoles – en train d’uriner juste à l’extérieur de l’hôtel Laxárbakki à Hvalfjordur. Elles avaient garé leur voiture de location devant l’hôtel et elles urinaient sur le trottoir. Le véhicule de police s’est dirigé vers le parking de l’hôtel et est arrivé au moment où les femmes entraient dans le leur. Les policiers ont fait remarquer aux femmes que ce type de comportement était inacceptable. Elles ont reçu l’ordre d’aller retirer le papier toilette qu’elles avaient laissé derrière elles. Le papier, souillé par l’urine, était éparpillé tout autour du parking car il y avait du vent. Les policiers ont attendu que tout le papier ait été ramassé. A noter que l’hôtel était ouvert au moment de l’incident, avec des toilettes à l’intérieur, et qu’il n’y avait aucune excuse pour uriner à l’extérieur.
Comme je l’ai déjà mentionné, il y a une invasion de touristes en Islande depuis quelques années et ce type de comportement est devenu de plus en plus fréquent. La police fait également état de cas de comportements imprudents, comme des gens qui s’approchent trop près des chutes d’eau, se promènent sur les icebergs de Jokulsarlon ou entrent dans la mer dans des endroits très dangereux. Plusieurs ont été emportés par les vagues et ont perdu la vie.
Source: Iceland Review.

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A few days after a tourist was photographed by a farmer while he was defecating just outside his farm in South Iceland, the West Iceland police spotted four women urinating just outside the Laxárbakki hotel in Hvalfjordur. Spanish tourists had parked two rental cars just outside the hotel and the four women, all passengers in the car, were urinating on the pavement. The police vehicle drove up to the hotel car park and by that time the women were back inside their vehicles. The policemen stopped the people and told the women this sort of behaviour was unacceptable. The women were ordered to pick up toilet paper which they had all left behind.  They had to chase the paper, wet from urine, all around the car park as there was some wind. Police were not happy until all the paper had been picked up. Police added that the hotel had indeed been open at the time of the incident and that there was no excuse for urinating outside the building.

As I put it before, there has been an invasion of tourists in Iceland in the last few years and this kind of behaviour has become more and more frequent. The police also reports cases of reckless behaviour, like people getting too close to the waterfalls, walking on the Jokulsarlon icebergs or stepping into the sea in highly dangerous places. Several were swept away by the waves and lost their lives.

Source: Iceland Review.

Les drones au service de la volcanologie // Drones can serve volcanology

Au cours d’une mission de dix jours, une équipe de volcanologues et d’ingénieurs des universités de Cambridge et de Bristol a effectué des survols des volcans Fuego et Pacaya (Guatemala) à l’aide de drones. Les scientifiques ont pu procéder à des mesures directement dans les panaches ​​émis par ces volcans et obtenir des images réelles et thermiques.
En utilisant des capteurs légers, ils ont mesuré la température, l’hygrométrie et les données thermiques dans les panaches, et ont pris des photos de plusieurs éruptions en temps réel. C’est l’une des premières fois que des drones sont utilisés sur un volcan comme le Fuego où l’accès quasiment impossible du sommet ne permet pas d’obtenir des mesures de gaz fiables. Le financement de l’Institut Cabot a permis à l’équipe scientifique de mettre au point les techniques autorisant une telle approche. Les drones ont été pilotés avec succès à des distances allant jusqu’à 8 km et plus de 3 km de hauteur. [NDLR: En tant qu’aéromodéliste, je suppose que le pilotage des drones se fait en immersion car la distance et l’altitude me semblent importantes pour un pilotage visuel efficace].
Les chercheurs envisagent de retourner au Guatemala plus tard dans l’année avec une plus vaste gamme de capteurs, y compris un analyseur de gaz, un filtre à quatre niveaux; un système d’échantillonnage de cendre, des caméras thermiques et visuelles, et des capteurs atmosphériques.

Les drones offrent une solution inestimable pour l’échantillonnage et la surveillance in situ des émissions volcaniques, en particulier celles qui se trouvent dans des secteurs dont l’approche est dangereuse ou impossible. Les capteurs ne permettent pas seulement d’analyser les émissions volcaniques ;  ils pourraient également être utilisés à l’avenir pour alerter les populations locales dans le cas d’éruptions imminentes.
Au cours de leur mission, les scientifiques ont pu photographier le terrain et observer l’évolution rapide de la topographie du sommet de Fuego. C’est ainsi qu’ils ont constaté que le volcan ne possédait pas une, mais deux bouches éruptives actives. Les chercheurs ont également utilisé les drones pour cartographier une ravine et les dépôts à l’intérieur, formés par une récente coulée pyroclastique. Les données recueillies aideront à modéliser les voies d’écoulement des matériaux et l’impact potentiel des éruptions futures sur les zones habitées situées à proximité.

Voici une très bonne vidéo du survol du Fuego à l’aide d’un drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s
Source: Université de Bristol.

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During a ten-day research trip, a team of volcanologists and engineers from the universities of Cambridge and Bristol carried out drone flights at the summits of Fuego and Pacaya volcanoes (Guatemala). They collected measurements from directly within volcanic clouds, together with visual and thermal images.

Using lightweight modern sensors they measured temperature, humidity and thermal data within the volcanic clouds and took images of multiple eruptions in real-time. This is one of the first times that unmanned aerial vehicles (UAVs) have been used at a volcano such as Fuego where the lack of close access to the summit vent has prevented robust gas measurements. Funding from the Cabot Institute has helped the team to develop technologies to enable this capability. The drones were successfully flown at distances of up to 8 km away, and at a height of over 3 km.

The group plans to return to Guatemala later in the year with a wider range of sensors including a gas analyser, a four-stage filter pack; carbon stubs for ash sampling; thermal and visual cameras, and atmospheric sensors. Indeed, drones offer an invaluable solution to the challenges of in-situ sampling and monitoring of volcanic emissions, particularly those where the near-vent region is hazardous or inaccessible. These sensors not only help to understand emissions from volcanoes, they could also be used in the future to help alert local communities of impending eruptions.

During the campaign, the scientists could perform multiple imaging flights that captured the rapidly changing topography of Fuego’s summit. These showed that the volcano was erupting from not just one, but two active summit vents. The research group also used the drones to map the topology of a barranca and the volcanic deposits within it. These deposits were formed by a recent pyroclastic flow which travelled down the barranca from Fuego. The data captured will assist in modelling flow pathways and the potential impact of future volcanic eruptions on nearby settlements.

Here is a very good video of Fuego Volcano seen by a drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s

Source : University of Bristol.

Source: University of Cambridge.

Vue du sommet du Fuego, avec l’Acatenango à l’arrière-plan.

Crédit photo: www.geo.mtu.edu

Retour de la vie sur un volcan des Aléoutiennes // Life is back on a volcano of the Aleutians

Dans une note rédigée le 10 août 2008, j’indiquais que le volcan Kasatochi, au beau milieu des Iles Aléoutiennes, entre Dutch Harbor et Adak, était entré en éruption le 7 août de cette même année, avec un panache de cendre de plus de 10 km de hauteur. Deux biologistes du Fish and Wildlife Service qui se trouvaient sur l’île au moment de l’événement avaient dû être évacués. L’éruption s’est produite très rapidement et sans prévenir.

Après l’éruption, l’Ile Kasatochi semblait morte. Les scientifiques qui l’ont visitée un an plus tard ont gratté pendant une heure avant de trouver les premiers signes de végétation. Quelques insectes avaient survécu à l’éruption au fond de fractures dans la roche, mais Kasatochi était un endroit parfaitement silencieux, envahi par une odeur de soufre.
L’île était boueuse et inhospitalière, mais les scientifiques ont pensé que ce serait une excellente occasion de surveiller le retour de la vie. Après la fin de l’éruption, les biologistes sont revenus chaque été pour observer et prendre note des changements. Aujourd’hui, ils constatent que le retour de la vie sur l’île progresse rapidement et certains oiseaux de mer sont même aussi nombreux qu’avant l’éruption.
Parmi les oiseaux qui vivent sur Kasatochi, il y a les stariques, des oiseaux gros comme le poing qui sont également extrêmement nombreux sur d’autres îles aléoutiennes. Avant l’éruption, les fractures dans les rochers de Kasatochi abritaient environ 250 000 stariques cristatelles et stariques minuscules. Au cours de l’éruption d’août 2008, 20 pour cent des œufs et des poussins ont été détruits. La plupart des adultes ont survécu. La cendre chaude a envahi toutes les fractures où les oiseaux pondaient leurs œufs. Un biologiste qui est retourné sur l’île un an après l’éruption a estimé que la nidification était nulle.
Des jours, des semaines et des années se sont écoulés. Les tempêtes qui frappent régulièrement les Aléoutiennes ont peu à peu lessivé la roche et envoyé la cendre dans l’océan. Des colonnes de basalte se sont effondrées, laissant apparaître de nouvelles fractures. Au cours des neuf années qui ont suivi la destruction de  leur habitat, les stariques sont revenus petit à petit. Un an après l’éruption, il n’y avait pas d’oiseaux sur l’île. Deux ans plus tard, il y en avait des dizaines, suivis par des centaines d’autres en 2010 et des milliers en 2011. En 2012, ils étaient des dizaines de milliers. Les biologistes ont compris pourquoi les oiseaux étaient de retour. Beaucoup savent que Kasatochi est un bon endroit pour nicher car il se trouve à proximité de l’Atka Pass où ils se nourrissent. Par contre, d’autres oiseaux, comme le bruant lapon, ne sont pas revenus sur l’île. Kasatochi semble encore stérile par rapport aux autres aléoutiennes, à l’exception de Bogoslof qui vient de connaître une éruption.
Le retour des stariques est l’une des premières étapes vers le retour de la végétation à  Kasatochi. Leur colonie continuera de grandir, et les algues verdiront à nouveaux les rochers, aidées en cela par les excréments des oiseaux … jusqu’à ce qu’une nouvelle éruption recouvre l’île de cendre et entraîne un nouveau départ de la vie!
Source: Alaska Dispatch News.

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In a note released on August 10th 2008, I indicated that Kasatochi Volcano in the Aleutians, between Dutch Harbor and Adak, had erupted explosively on August 7th, sending an ash plume more than 10 km into the air and forcing two biologists from the U.S. Fish and Wildlife Service to evacuate the island. The eruption occurred very quickly and with very little warning.

Following the eruption, Kasatochi seemed dead. Scientists visiting the island one year later searched for one hour before finding the first sprigs of vegetation. A few insects survived the eruption deep within rock folds, but Kasatochi was a quiet place that stunk of sulphur.

The island was muddy and inhospitable, but scientists thought it could be a great opportunity to monitor the return of life. Since the end of the eruption, biologists have tried to return each summer to document changes. They say the island’s resurrection is progressing to the point where certain seabirds are perhaps as abundant as they were before the eruption.

One species of birds that used to live on Kasatochi are auklets, hand-size seabirds that are also extremely numerous on some Aleutian islands. Before the eruption, Kasatochi’s rock crevices were home to about 250,000 crested and least auklets. During the August 2008 eruption, 20 percent of eggs and chicks in the rocks were destroyed. Most of the adults survived. Hot ash blanketed all the cracks where the birds lay eggs. A biologist who returned to the island one year after the eruption estimated nesting success as zero.

Days, weeks and years passed. Aleutian storms gradually washed the ash into the ocean, revealing the rocky structure beneath. Columns of basalt tumbled. The cracks reappeared. And, nine years after their habitat was destroyed, so have the auklets. One year after the eruption, there was no bird to be seen. Two years after, there were tens of birds, followed by hundreds of birds in 2010 and thousands in 2011. The year after that there were tens of thousands. The return of the birds was understood by the biologists. Lots of birds know Kasatochi is a good place. It’s close to Atka Pass where they forage. Other birds, like land-dwelling Lapland longspurs, have not returned to the island. Kasatochi still looks barren compared with any other Aleutian Island except the erupting Bogoslof.

The return of the auklets is one of the first stages of Kasatochi resembling a mature island covered with abundant vegetation. The auklet colony will keep growing, and it will green up with the algae starting up on the rocks from the birds’ feces….until another eruption covers the island with ash and forces a new life to start over again!

Source: Alaska Dispatch News.

Vue du Kasatochi le 22 août 2008, quelques jours après l’éruption.

(Crédit photo : AVO)

Les stariques sont très répandus dans les Aléoutiennes.

(Crédit photo: Wikipedia)

Etna (Sicile): Vers une reprise de l’activité éruptive? // New eruptive activity soon?

16 heures: Depuis le milieu de ma matinée du 10 avril 2017, on observe une hausse du tremor et de la sismicité sur l’Etna, accompagnées d’émissions ponctuelles de cendre au niveau du Cratère SE. Situation à surveiller. Il n’est pas impossible que l’on assiste à une réactivation de l’activité strombolienne.

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20 heures : Le petit sursaut d’activité observé en cours de journée semble terminé. Le tremor et la sismicité semblent regagner des niveaux quasiment normaux. Cet épisode montre que du magma est bien présent sous le volcan et confirme l’incandescence visible régulièrement au niveau de la Voragine. La lave continue à s’écouler lentement depuis la dépression entre les deux cônes du Cratère SE. Je n’en suis pas certain, mais il semblerait que la lave se dirige maintenant directement dans la Valle del Bove. Il s’agit peut-être d’une nouvelle coulée? Cette hypothèse demande bien sûr confirmation.

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16:00: Since the middle of the morning of 10 April 2017, there has been an increase in the tremor and seismicity on Mt Etna, accompanied by occasional ash emissions at the SE Crater. The situation should be monitored carefully. There might be a reactivation of  strombolian activity.

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20:00 : The increase in activity observed today seems to be over. Both the tremor and seismicity are regaining their background levels. This episode shows that there has been a magma ascent beneath the volcano and confirms the glow that can be seen regularly at the Voragine. Lava keeps flowing from a vent between the two cones of the SE Crater. I’m not sure, but it seems the lava is now moving directly toward the Valle del Bove. Is it a new lava flow? This hypothesis needs to be confirmed.

L’augmentation d’activité en images…

La lave continue à avancer sur le flanc sud du Cratère Sud-Est. Au vu de l’image du haut, il semblerait que la lave se dirige directement dans la Valle del Bove.  (Webcams Radio Studio 7)