Kilauea (Hawaii) : Le site d’observation de l’éruption se fait attendre ! // Kilauea (Hawaii) : No viewing platform of the eruption yet !

En Europe et en particulier en France, beaucoup de volcanophiles se lamentent et piaffent d’impatience quand ils voient les images de l’éruption du Kilauea. Malheureusement, ils doivent rester à la maison parce que toute la zone de l’éruption est fermée et sévèrement contrôlée par la police qui verbalise à tour de bras. Plus de 80 personnes surprises dans la zone interdite ont dû mettre la main au portefeuille, en sachant que les peines encourues peuvent atteindre 5000 dollars et un an de prison. La seule solution possible en ce moment pour observer l’éruption est la voie aérienne, mais les tarifs des sorties en hélicoptère ont bien augmenté depuis le début du mois de mai.

Pour le moment, le point d’observation dont parlent de temps à autre les autorités a tendance à jouer l’Arlésienne. On en parle, mais on ne le voit pas venir. Le site qui semble faire l’unanimité se trouverait à l’intersection de Pohoiki Road et de la Highway 132. Il permettrait d’observer l’activité de la Fracture n° 8 ainsi qu’une portion de la coulée. D’autres sites seraient également à l’étude. Différents facteurs doivent être pris en compte avant l’implantation définitive du site d’observation : contrôle de la circulation routière, qualité de l’air et surtout sécurité du site. Les autorités n’ont pas envie de voir un touriste asphyxié par les gaz comme en février. A cette époque, un guide hawaiien a perdu la vie quand la pluie a fait naître un nuage de gaz toxiques sur une coulée de lave. Si le point d’observation est mis en place, son accès se fera par petits groupes et ne sera pas gratuit. Aux Etats-Unis, business is business. Il ne faudrait pas oublier que l’éruption a causé des dégâts considérables et qu’il y a un grand besoin d’argent dans le district de Puna.

Une autre question à laquelle sont confrontées les autorités est la réouverture de certaines voies d’accès comme la Highway 132 et la Highway 137. Beaucoup d’habitants insistent pour que de telles routes soient déblayées. Le problème, c’est qu’une telle entreprise coûtera des dizaines de millions de dollars. De toute façon, les autorités indiquent que rien ne pourra se faire avant au moins six mois après l’arrêt de l’activité éruptive. Ce n’est donc pas pour demain car la lave s’échappe toujours en abondance de la fracture n° 8 et rien ne dit que d’autres fractures ne vont pas se réactiver.

Source : Protection Civile et presse hawaiienne.

Dernière minute: Les dernières paroles prononcées par le gouverneur de l’État d’Hawaï ne sont pas vraiment encourageantes. Lors d’une conférence de presse il y a quelques jours, il a déclaré que le site d’observation de la lave pourrait (= devrait !) être construit à l’extérieur du District de Puna. Lorsqu’on lui a demandé s’il serait approprié de créer une destination touristique dans une zone où les habitants ne peuvent toujours pas rentrer chez eux, le gouverneur a répondu en disant que la zone d’observation n’aurait pas besoin d’être à Puna. Il a ajouté: « Elle ne sera pas dans ce secteur. On peut voir la coulée de lave depuis Hilo, donc le site sera quelque part de ce côté de l’île. » Cependant, contrairement à ce qu’a déclaré le gouverneur, si on aperçoit la lueur de la lave depuis Hilo, il n’est pas possible de voir la coulée depuis cette ville. En fait, le gouverneur voulait dire que le site d’observation ne serait pas dans la zone évacuée, et son commentaire concernant Hilo ne voulait pas dire que le site d’observation serait mis en place à Hilo.
Si l’implantation d’un site d’observation proche de la lave pose des problèmes logistiques, il apporterait beaucoup d’avantages d’un point de vue commercial. En effet, les pertes économiques sont très importantes pour de nombreuses entreprises du District de Puna, en particulier à Pahoa. L’ouverture d’un site touristique près de Pahoa donnerait un sacré coup de pouce aux commerces locaux. Une bonne idée serait d’implanter le site d’observation près du Lava Tree State Monument, mais l’accès à cette zone est actuellement interdit et la Protection Civile ne semble pas disposée à le rouvrir à court terme.
Comme je l’ai mentionné ci-dessus, les autorités essayent de trouver le meilleur emplacement du fameux site d’observation de l’éruption, mais aucune décision ne sera prise tant que la sécurité des personnes, le contrôle de la circulation, la qualité de l’air ne seront pas déterminés.
Source: Hawaii Tribune Herald.

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 In Europe and more particularly in France, many volcano lovers are lamenting and stamping their feet in impatience when they see the images of the Kilauea eruption. Unfortunately, they have to stay at home because the entire area of ​​the eruption is closed and severely controlled by the police. More than 80 people in the forbidden zone have been cited, knowing that the penalties could reach $ 5,000 and one year in prison. The only possible solution at this time to observe the eruption is from the sky, but the rates for helicopter trips have increased since the beginning of May.
For the moment, authorities speak a lot about a possible viewing site but nobody knows where it will be! The more likely site seems to be at the intersection of Pohoiki Road and Highway 132. It would permit to observe the activity at Fissure 8 and a section of the lava flow. Other sites are said to be under study. Various factors must be taken into account before the final decision: control of road traffic, air quality and above all people’s safety. The authorities do not want to see a tourist asphyxiated by the gases as this happened in February. At that time, a Hawaiian guide died when the rain generated a cloud of toxic gas on a lava flow. If the viewing point is set up, access will be in small groups and will not be free. In the United States, business is business. It should not be forgotten that the eruption has caused considerable damage and that there is a great need for money in the District of Puna.
Another issue facing the authorities is the reopening of certain access roads such as Highway 132 and Highway 137. Many residents insist that such roads be cleared. The problem is that such a work will cost tens of millions of dollars. In any case, the authorities indicate that nothing can be done until at least six months after eruptive activity has stopped. It is not for tomorrow because lava is still profusely emerging from Fissure 8 and other fissures may reactivate sooner or later.

Source: Civil Defense and Hawaiian newspapers.

Last minute: The last words pronounced by the Governor of the State of Hawaii are not really encouraging. During a news conference a few days ago, he said that the lava viewing area might be built outside of the Puna district. When asked whether it would be appropriate to create a tourist destination in an area where residents are still unable to return home, the Governor responded by saying the viewing area would not need to be in Puna. He added: “It wouldn’t be down in that area. You can see the lava flow from Hilo, so it’s anything on that side of the island.” However, one can not that, contrary to the Governor’s statement, while the glow from the lava flow is visible from Hilo, the lava itself is not viewable in Hilo. Actually, he meant that the viewing area would not be in the evacuated area, specifically, and his comment regarding Hilo was not intended as a suggestion that the viewing area would be built in Hilo.

While a viewing area close to the lava brings logistical problems, the closer it is to Puna communities, the better, from a business point of view. Indeed, the losses are very severe fos many businesses in the Puna district, especially in Pahoa. Opening a tourist location near Pahoa would greatly help restore local businesses. One obvious choice would be near the Lava Tree State Monument, but access to this area is currently restricted and it does noot look as if Civil Defense will reopen it in the short term.

As I put it above, officials are evaluating potential locations for a viewing area, but will not confirm any location until such factors as safety, traffic control, air quality and security can be determined.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Le site d’observation sera-t-il mis en place avant la fin de l’éruption? (Source: USGS)

Ça chauffe sur l’Ile de la Réunion ! // Things are getting heated on Reunion Island !

Le Journal de l’Ile de la Réunion a publié un article fort intéressant qui met bien en évidence la difficulté d’accès du public à un site éruptif actif. Pour le moment, l’Enclos Fouqué est fermé dès qu’une éruption débute. Pour permettre aux touristes et à la population locale d’admirer de plus près les éruptions du Piton de la Fournaise, une solution serait de les conduire en sécurité sous la houlette de guide compétents. Cela fait pas mal de temps que cette hypothèse est évoquée, mais le Préfet traîne les pieds. Aujourd’hui, les guides de montagne perdent patience et interpellent le Préfet pour qu’il donne son feu vert à l’accompagnement de touristes sur les sites éruptifs. Ils menacent de se mobiliser dans les prochains jours.

Depuis le 27 avril dernier, c’est à huis clos que se poursuit le spectacle de l’éruption du Piton de la Fournaise. Maintenu à bonne distance, le public doit toujours se contenter du point de vue depuis le Piton de Bert pour tenter d’apercevoir un peu de lave. La fermeture est même devenue totale : plus aucune accréditation n’est accordée par la Préfecture pour descendre dans l’Enclos Fouqué. C’est donc en douce, et avec le risque de ne pas être couverts en cas d’accident, que quelques passionnés se rendent au plus près de l’éruption. Sans eux, il n’y aurait pas d’images dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans les journaux TV locaux et nationaux. Ces observations sont également utiles pour le travail scientifique de l’Observatoire Volcanologique.

Présenté comme l’atout touristique numéro un de La Réunion, le volcan est cadenassé à double tour. Selon les informations obtenues par le Journal de l’Ile, c’est en enjambant les grilles de l’Enclos qu’une équipe de la télévision espagnole a pu tourner la semaine dernière un reportage sur l’éruption. Diffusé en Espagne, il pourrait faire venir des touristes à la Réunion, mais il faudrait qu’ils puissent accéder au volcan !

Entre tout interdire et tout ouvrir, le Préfet avait ouvert une porte en se disant favorable à un accompagnement sécurisé, avec la reprise d’un projet initié dès 2010 par le Syndicat national des accompagnateurs en montagne. Dans la foulée, 47 accompagnateurs ont suivi une formation début 2017, financée par la Région, et se sont équipés en conséquence. L’investissement a été estimé en moyenne à 2 500 euros par professionnel. Une phase de test avait été mise en place lors de l’éruption de juillet 2017. La Préfecture avait jugé le projet «réaliste» mais ne pouvait totalement le valider car certains points restaient à améliorer notamment en matière de couverture radio. Deux nouvelles simulations concluantes ont été menées en mars 2018 et il ne manque plus que le feu vert de l’Etat. C’est la transmission avec la Préfecture qui est désormais au point mort.

Le lendemain du début de l’éruption actuelle, un mail a été envoyé à la Préfecture demandant l’autorisation d’enclencher le dispositif d’accompagnement. On attend toujours la réponse ! S’il fait toujours débat – il serait payant – le dispositif permettrait de conduire des groupes de 8 personnes dans l’Enclos, jusqu’à 80 personnes au maximum par rotation, à environ 200 mètres du site éruptif.

Depuis le début de l’éruption, les initiateurs du projet sont submergés d’appels de locaux et de touristes. Aujourd’hui, ils perdent patience. Faute d’avancées, ils promettent de passer à l’action dans les prochains jours.

L’interdiction d’accès au volcan a des répercussions jusqu’en métropole. Spécialisée dans l’organisation rapide de voyages « spécial éruption », l’agence Aventure et Volcans continuera de «boycotter La Réunion tant que l’accès au volcan ne sera pas autorisé, comme promis à de nombreuses reprises lors des différents salons du tourisme», écrit Tanguy de Saint-Cyr, son responsable, sur les réseaux sociaux. Cela ne manquera pas de réjouir Hawaï et d’autres destinations volcaniques à travers le monde.

Source : Journal de l’Ile.

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The Journal de l’Ile de la Réunion has published a very interesting article that highlights the difficulty of public access to an active eruptive site. For the moment, the Enclos Fouqué is closed as soon as an eruption begins. To allow tourists and the local population to have a closer look at the eruptions of Piton de la Fournaise, one solution would be to accompany them safely under the guidance of competent guides. It’s been a long time since this hypothesis has been mentioned, but the Préfet dragged his feet. Today, mountain guides are losing patience and call on the Préfet to give the go-ahead to accompany tourists on eruptive sites. They threaten to take action in the coming days.

Since April 27th 2018, the show of the eruption of Piton de la Fournaise is taking place in camera. Maintained at a safe distance, the public is only allowed to watch the eruption from Piton Bert in order to try to see a little lava. The closure has even become total: no more accreditation is granted by the Prefecture to go down in the Enclos Fouqué. It is therefore illegally, and with the risk of not being insured in case of accident, that some enthusiasts get closer to the eruption. Without them, there would be no images in the media, on social media, and in local and national TV news. These observations are also useful for the scientific work of the Volcano Observatory.
Presented as the number one tourist attraction of Reunion Island, the volcano is totally padlocked. According to information obtained by the Journal de l’Ile, a team of the Spanish television managed to get into the Enclos by climbing over the entrance gate last week and could make a report on the eruption. Broadcast in Spain, it could bring tourists to Reunion, but they would need to have access to the volcano!
Between prohibiting and opening everything, the Préfet had opened a door saying he was in favor of a secure accompaniment, with the resumption of a project initiated in 2010 by the National Union of Mountain Guides. In the wake of the Préfet’s words, 47 guides attended a training session in early 2017, funded by the Region, and got equipped accordingly. The investment was estimated at an average of 2,500 euros per guide. A test phase was set up during the eruption of July 2017. The Prefecture judged the project « realistic » but could not fully validate it because some points remained to be improved, in particular in terms of radio coverage. Two new successful simulations were conducted in March 2018 and only the green light of the State is missing.

The day after the start of the current eruption, an email was sent to the Prefecture requesting permission to activate the accompaniment. The guides are still waiting for the answer! If it is still controversial – tourists would have to pay – the project would lead groups of 8 people into the Enclos, up to 80 people maximum per rotation, about 200 metres from the eruptive site.
Since the beginning of the eruption, the initiators of the project have been overwhelmed by calls from locals and tourists. Today, they are losing patience. If nothing is done, they promise to take action in the coming days.
The ban on access to the volcano has repercussions as far as the metropolis. Specialized in the rapid organization of « special eruption » trips, the agency Aventure et Volcans will continue to « boycott Reunion Island as long as access to the volcano is not allowed, as was promised many times at various tourism fairs » , wrote Tanguy de Saint-Cyr, its manager, on social networks. This will delight Hawaii and other volcanic destinations around the world.
Source: Journal de l’Ile.

Frustration des touristes devant un spectacle qu’ils ne peuvent pas approcher (Crédit photo: Christian Holveck)

Vacances de Noël : Une seule destination : Bali ! // Let’s go to Bali for the Christmas holidays !

En Indonésie, le Ministre des Finances a invité les hommes d’affaires et les touristes à célébrer la Saint-Sylvestre à Bali. En effet, le Mont Agung n’est plus vraiment menaçant, malgré la petite activité volcanique encore en cours. L’Agence Nationale de Gestion des Catastrophes (BNPB) a indiqué qu’une éruption n’affecterait qu’une zone limitée de l’île.
Le trafic aérien à Bali a diminué d’environ 30 pour cent en raison de l’augmentation d’activité de l’Agung en novembre et la tendance devrait se confirmer au début de l’année prochaine, tant que le volcan restera en niveau d’alerte élevé. L’objectif de 15 millions d’arrivées de touristes d’ici la fin de l’année ne sera probablement pas atteint. .
Malgré l’éruption actuelle de l’Agung, les autorités locales insistent sur le fait que des zones touristiques comme Tanah Lot, Sanur, Pandawa Beach, le Batur, Ubud, Kuta Beach, Padang-Padang Beach, Lovina Beach, Dreamland Beach et Nusa Dua Beach, ne seraient pas affectées par une éruption.
Source: The Jakarta Post.

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Indonesia’s Finance Minister has invited businesspeople and tourists to celebrate New Year’s Eve in Bali now that Mount Agung is no longer a threat, despite ongoing  minor volcanic activity. The National Disaster Management Agency (BNPB) has indicated that an eruption would affect a limited area of the island.

Flights to Bali have declined by about 30 percent as a result of Mt. Agung’s increased activity in November and the trend is expected to continue into early next year, as long as the volcano and its surrounding area remain under a high alert status. The target of seeing 15 million tourist arrivals by the end of the year will probably not be achieved. .

Despite the current eruption of Mt Agung, local authorities insist that popular tourist areas, such as Tanah Lot, Sanur, Pandawa Beach, Batur Mount, Ubud, Kuta Beach, Padang-Padang Beach, Lovina Beach, Dreamland Beach, and Nusa Dua Beach, would not be affected by an eruption.

Source: The Jakarta Post.

Depuis plusieurs jours, l’activité éruptive marque le pas sur le Mont Agung (Vue webcam)

Mt Agung: La zone d’exclusion n’en est pas vraiment une! // Not really an exclusion zone !

L’éruption majeure du Mt Agung, censée être « imminente » il y a quelques jours, ne s’est toujours pas produite.
C’est bien là que réside le vrai danger. Des milliers de villageois qui vivent sur les pentes du volcan ont fui le danger pendant plusieurs jours, mais certains risquent maintenant leur vie en revenant dans la zone dangereuse, de même que des touristes à la recherche de sensations fortes.
Le périmètre de sécurité de 10 kilomètres mis en place autour du Mont Agung est ponctué de pancartes sur lesquelles ont peut lire « Zone de danger volcanique ». Entrée interdite! » et qui mettent en évidence les risques encourus. Malgré ces mises en garde, les journaux indonésiens donnent les exemples de personnes qui entrent ou vivent encore dans la zone d’exclusion.
Un volailler qui vit à moins de huit kilomètres du cratère reste dans la zone interdite parce qu’il dit qu’il n’a pas le choix; son gagne-pain en dépend. Les volatiles qu’il élève ne sont pourtant pas destinés à la consommation; ce sont des coqs utilisés dans les combats traditionnels pendant lesquels les villageois parient de l’argent. Le fermier explique qu’il n’y a pas eu beaucoup de combats de coqs depuis que le début de l’éruption. Sa famille est en sécurité dans un centre d’hébergement ; il reste sur le volcan car il a peur de perdre sa seule source de revenus.
Le Mt Agung est aussi un centre spirituel important pour beaucoup de Balinais et de nombreux habitants refusent de partir parce qu’ils pensent que l’éruption du Mont Agung est un événement spirituel. Ils veulent laisser leur destin et leur sécurité entre les mains de Dieu.
Il y a aussi des personnes âgées qui sont totalement attachées à la nature et ont refusé de partir. Un octogénaire qui a été témoin de l’éruption de 1963 dit qu’il ne veut pas être évacué. Il restera là où il vit, à moins que le volcan entre vraiment en éruption ; dans ce cas, il partira en courant. Les autorités locales lui ont rappelé que des centaines de personnes qui sont retournées dans leurs villages sont mortes lors de l’éruption de 2010 du Mont Merapi sur l’île de Java.
Le cratère du Mont Agung se trouve à environ 75 km du centre touristique de Kuta, au bord de la mer. Il y a donc relativement peu de risques pour les touristes qui passent leurs vacances dans cette station mondialement connue. Les soucis des autorités sont causés par des «chasseurs d’éruptions» étrangers qui pénètrent en douce dans la zone rouge pour s’approcher du volcan, et, bien sûr, les Français ne sont jamais loin dans ce cas ! Il y a l’exemple d’une touriste française qui a été arrêtée par la police alors qu’elle pilotait une moto dans la zone dangereuse. Elle a dit: « Nous sommes ici pour les vacances … alors pourquoi pas? Bien sûr, ça fait peur, mais tout ira bien. » Ben voyons ! La Protection Civile indonésienne insiste en permanence pour que les touristes étrangers ne pénètrent pas dans la zone d’exclusion…
Source: Journaux indonésiens.

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Mt Agung’s major eruption that was said to be “imminent” a few days ago has not occurred yet.

There lies the real danger. Thousands of villagers living in the shadow of the volcano have been fleeing for days, but some are now risking their lives by sneaking back into the danger zone, along with thrill-seeking tourists.

The 10-kilometre radius around Mount Agung is littered with roadside signs that read “Volcanic danger zone. No entry!”underscoring the potential risks. Despite these warnings, the Indonesian newspapers give examples of people who are still entering or living in the exclusion zone.

A chicken farmer who lives less than eight kilometres from the crater heads into the no-go area because he says he has no choice at all; his livelihood depends on it. His prized poultry is not for eating though; the chickens are used in the traditional rooster fighting contests in which villagers bet on the outcome. There has not been much chicken fighting since the volcano burst to life again in the past week. But with his family safe in an evacuation centre, the farmer is now afraid of losing his only source of income.

Mt Agung is also an important spiritual centre for many of Bali’s mostly Hindu population and many residents refuse to evacuate because they think Mount Agung eruption is a spiritual event and want to leave their fate and safety in God’s hands.

There are also elderly people who have surrendered completely to nature and refused to leave. An octogenarian who witnessed the 1963 eruption says he does not want to be evacuated. He will stay where he lives, unless the volcano really erupts, then he will run. Local authorities reminded him that hundreds of people who snuck back to their villages died in the 2010 eruption at Java’s Mount Merapi

Mt Agung’s crater is about 75km from the beachside tourist hub of Kuta, so there is relatively little risk to the tourists who visit this world famous resort. The local officials’ headaches are caused by foreign “eruption chasers” who are sneaking into the red zone to get close to the volcano, and, of course, the French are never far! There is the example of a French tourist who was stopped by the police while riding a motorbike into the danger zone. She said: “We are here for vacation… so why not? Of course it is scary, but it’s gonna be okay.” The Indonesian Civil Defence insists again and again that foreign tourists should not trespass into the exclusion zone.

Source: Indonesian newspapers.

Temple de Besakih, à l’intérieur de la zone d’exclusion (Photo: C. Grandpey)

 

 

 

Les autorités balinaises essayent de rassurer les touristes // Balinese authorities try to reassure tourists

Le gouvernement indonésien tente de persuader les touristes à travers le monde que l’île de Bali est une destination sûre malgré l’augmentation d’activité de l’Agung depuis le mois dernier.
Des milliers de personnes ont été évacuées des villages proches du volcan. Les autorités ont demandé aux touristes et à la population d’éviter le camping ou la randonnée dans un rayon de 6 km du cratère. En fait, il y a une zone de danger de 12 km autour du volcan. (NDRL: J’ai personnellement encouragé les touristes français à ne pas annuler leurs voyages à Bali, à condition de respecter cette zone de danger et les recommandations des autorités en cas d’éruption).
Dans ses efforts pour convaincre les touristes, le Ministère du Tourisme a commencé à organiser des « voyages de familiarisation » (fam trips) à Bali à l’attention des auteurs de revues de voyage et des journalistes. Le ministère a invité neuf journalistes chinois à visiter l’île car la Chine est l’un des plus grands pourvoyeurs de touristes en Indonésie.
Cette année, l’Indonésie devrait accueillir 15 millions de touristes, dont 2 millions en provenance de Chine. L’Agence Centrale des Statistiques a indiqué que 1,48 million de touristes chinois sont arrivés en Indonésie entre janvier et août de cette année. Ce chiffre est supérieur de 54,78% à celui de la même période l’année dernière.
Il n’y a pas encore de données sur la baisse de fréquentation touristique, mais des hôtels à Bali ont commencé à signaler un certain nombre de reports de séjours suite à l’augmentation de l’activité du Mont Agung.
Une baisse de la sismicité est observée sur le volcan depuis le 20 octobre. Cependant, les volcanologues sont réticents à baisser le niveau d’alerte et à permettre aux personnes évacuées de revenir chez elles. L’histoire éruptive d’autres volcans indonésiens a montré qu’une éruption peut commencer après une période de calme.
Source: The Jakarta Post.

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The Indonesian government is trying to convince tourists across the globe that the island of Bali is a safe destination despite the increased activity of Mount Agung, which has been active since last month.

Thousands of people have been evacuated from villages near the volcano, and the authorities have warned tourists and residents to avoid camping or hiking within a 6km radius of the crater. Actually, there is a 12-km danger zone around the volcano. (NDRL: I have personally encouraged French tourists not to cancel their trips to Bali provided they respect the danger zone and authorities’ recommendations in case of an eruption).

In efforts to convince tourists, the Tourism Ministry has started to organise « familiarisation trips » (fam trips) for travel writers and journalists in Bali. The ministry has invited nine journalists from China, one of the largest contributors of tourists to Indonesia, to visit the island.

This year, the government is set to welcome 15 million tourists from across the country, 2 million of whom are expected to come from China. The Central Statistics Agency recorded that 1.48 million Chinese tourists arrived in Indonesia in the period from January to August this year. The number is 54.78 per cent higher than the figure for the corresponding period last year.

There is not yet any data about the decrease in tourist arrivals, but hotels in Bali have started to report a number of postponements of their guests’ arrivals, following the increase in Mount Agung’s activity.

A decrease in seismicity has been observed since October 20th. However, volcanologists are reluctant to lower the alert level and allow evacuees to retirn home. History on other Indonesian volcanoes has shown that an eruption can start after a quiet period.

Source: The Jakarta Post.

Source: Wikipedia

Bali s’impatiente ! // Bali is getting impatient !

A Bali, on trouve le temps long ! Le Mt Agung est toujours en alerte maximale et l’éruption redoutée ne se produit toujours pas. Les sismographes s’agitent mais le magma n’atteint pas la surface. Des prêtres ont bravé les interdictions et sont allés prier et déposer des offrandes sur la lèvre du cratère du volcan. D’autres prêtres se sont réunis dans le temple de Besakih, situé dans la zone interdite pour demander au volcan, par l’intermédiaire de leurs prières, de ne pas entrer en éruption. Un Français a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo le montrant au sommet du volcan en train de défier les interdictions. Le désordre commencerait-il à naître ?

Quelque 140 000 personnes ont été déplacées et les autorités regrettent que des habitants vivant hors de la zone de sécurité aient rejoint les centres d’hébergement qui sont déjà saturés.

Dans le même temps, le niveau alerte maximal décrété sur l’Agung a des effets désastreux sur le tourisme dans l’ensemble de l’île de Bali. Les autorités de pays comme l’Australie ont demandé à leurs concitoyens de se montrer prudents et, si possible de différer leurs départs. Les vacances scolaires viennent de débuter en Australie et on comprend aisément les conséquences de la situation sur le tourisme à Bali. Certains centres touristiques comme Kuta se trouvent à environ 70 km du volcan, mais les informations relayées par la presse n’encouragent guère à aller y passer ses vacances. De plus, on parle de vols qui seraient détournés si l’aéroport de Denpasar ètait affecté par les retombées de cendre. Guère encourageant !

Les Balinais auront-ils la patience d’attendre que le niveau d’alerte soit abaissé pour regagner leurs fermes sur les pentes du volcan ? Pas sûr. Pas très loin de Bali, le niveau d’alerte vient d’être abaissé sur l’île d’Ambae, sans que le volcan Manaro Voui ait connu une éruption majeure. Cette mesure devrait permettre aux personnes évacuées de revenir chez elles dans les prochains jours. Un risque de contagion ne saurait être écarté.

Que ce soit au Vanuatu ou à Bali, on risque de se trouver dans une situation compliquée qui montre bien notre incapacité à prévoir une éruption volcanique. Au début des événements, j’ai approuvé haut et fort la décision d’évacuer d’emblée toute la population autour de l’Agung sur un rayon de 9 à 12 km. On était loin de l’évacuation pas à pas autour du Merapi et de ses 320 morts en 2010. On connaît le pouvoir destructeur de ces volcans indonésiens  et il ne faut pas hésiter à faire vite le vide autour d’eux quand ils se manifestent. Le tout est de ne pas se tromper. Si on évacue des dizaines de milliers de personnes et qu’il ne se passe rien, comme c’est le cas en ce moment à Bali, la crédibilité des scientifiques en prend un sacré coup et la population risque à l’avenir de se fier davantage aux affirmations des prêtres ou du gardien du volcan. Comme me le confiait un jour Franco Barberi, alors responsable de la Sécurité Civile en Italie, à propos du Vésuve : « Si j’évacue et qu’il ne se passe rien, on me prend pour un imbécile ; si je n’évacue pas et qu’il y a des morts, je vais en prison ».

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On the island of Bali, people are getting impatient!  Mt Agung is still at its highest alert and the feared eruption has not occurred yet. The seismographs are quite active but the magma has not reached the surface. Priests braved the prohibitions and went to pray and place offerings on the crater rim of the volcano. Other priests gathered in the temple of Besakih, located in the forbidden zone, to ask the volcano, through their prayers, not to erupt. A Frenchman has released a video on the social networks showing him at the top of the volcano challenging the bans. Is some disorder appearing in Bali?
Some 140,000 people have been displaced and the authorities regret that people living outside the security zone have decided to live in the already saturated shelters.
At the same time, the maximum alert level imposed on Mt Agung has disastrous effects on tourism throughout the island of Bali. Authorities in countries such as Australia have asked their fellow citizens to be cautious and, if possible, to delay their departures. The school holidays have just begun in Australia and it is easy to understand the consequences of the situation on tourism in Bali. Some tourist centers such as Kuta are about 70 km from the volcano, but information from the press does not encourage people to spend their holidays there. In addition, flights would be diverted if Denpasar airport was affected by ashfall. Hardly encouraging!
Will the Balinese have the patience to wait until the alert level is lowered to return to their farms on the slopes of the volcano? Not sure. Not far from Bali, the alert level has just been lowered on the island of Ambae, without Manaro Voui volcano experiencing a major eruption. This measure should allow evacuees to return home within the next few days. A risk of contagion can not be ruled out.
Whether in Vanuatu or Bali, authoritis are facing a complicated situation that demonstrates our inability to predict a volcanic eruption. At the beginning of the events, I strongly approved the decision to evacuate the entire population around Mt Agung from a distance of 9 to 12 km from the crater. We were far from the step by step evacuation around Mt Merapi and its 320 deaths in 2010. We know the destructive power of these Indonesian volcanoes and we should not hesitate to avacuate whole populations around them when they become dangerously active. The whole thing is to take the right decision. If we evacuate tens of thousands of people and nothing happens, as is the case in Bali at the moment, the credibility of scientists is taking a hit and in the future the population is likely to trust more to the affirmations of the priests or the guardian of the volcano. As Franco Barberi, then head of Civil Security in Italy, told me about Vesuvius: « If I evacuate and nothing happens, I am taken for a fool; if I do not evacuate and there are deaths, I go to prison. « 

Source: Wikipedia

Des porcs au pays des volcans // Pigs in the land of volcanoes

Quelques jours après qu’un touriste ait été photographié par un fermier alors qu’il faisait ses besoins juste à l’extérieur de sa ferme dans le sud de l’Islande, la police de l’ouest de l’Islande a surpris quatre femmes – des touristes espagnoles – en train d’uriner juste à l’extérieur de l’hôtel Laxárbakki à Hvalfjordur. Elles avaient garé leur voiture de location devant l’hôtel et elles urinaient sur le trottoir. Le véhicule de police s’est dirigé vers le parking de l’hôtel et est arrivé au moment où les femmes entraient dans le leur. Les policiers ont fait remarquer aux femmes que ce type de comportement était inacceptable. Elles ont reçu l’ordre d’aller retirer le papier toilette qu’elles avaient laissé derrière elles. Le papier, souillé par l’urine, était éparpillé tout autour du parking car il y avait du vent. Les policiers ont attendu que tout le papier ait été ramassé. A noter que l’hôtel était ouvert au moment de l’incident, avec des toilettes à l’intérieur, et qu’il n’y avait aucune excuse pour uriner à l’extérieur.
Comme je l’ai déjà mentionné, il y a une invasion de touristes en Islande depuis quelques années et ce type de comportement est devenu de plus en plus fréquent. La police fait également état de cas de comportements imprudents, comme des gens qui s’approchent trop près des chutes d’eau, se promènent sur les icebergs de Jokulsarlon ou entrent dans la mer dans des endroits très dangereux. Plusieurs ont été emportés par les vagues et ont perdu la vie.
Source: Iceland Review.

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A few days after a tourist was photographed by a farmer while he was defecating just outside his farm in South Iceland, the West Iceland police spotted four women urinating just outside the Laxárbakki hotel in Hvalfjordur. Spanish tourists had parked two rental cars just outside the hotel and the four women, all passengers in the car, were urinating on the pavement. The police vehicle drove up to the hotel car park and by that time the women were back inside their vehicles. The policemen stopped the people and told the women this sort of behaviour was unacceptable. The women were ordered to pick up toilet paper which they had all left behind.  They had to chase the paper, wet from urine, all around the car park as there was some wind. Police were not happy until all the paper had been picked up. Police added that the hotel had indeed been open at the time of the incident and that there was no excuse for urinating outside the building.

As I put it before, there has been an invasion of tourists in Iceland in the last few years and this kind of behaviour has become more and more frequent. The police also reports cases of reckless behaviour, like people getting too close to the waterfalls, walking on the Jokulsarlon icebergs or stepping into the sea in highly dangerous places. Several were swept away by the waves and lost their lives.

Source: Iceland Review.