Le Nyiragongo de nouveau ouvert aux touristes // Tourists can again visit Nyiragongo Volcano

Bonne nouvelle pour les amoureux des volcans africains ! Alors que le lac de lave de l’Erta Ale est actuellement en perte de vitesse, celui du Nyiragono semble en pleine forme. Des images mises en ligne sur les réseaux sociaux ces derniers jours montrent un spectaculaire débordement.

https://www.facebook.com/search/top/?q=piotr%20bural&epa=SEARCH_BOX

Le Nyiamuragira, plus difficile d’accès, montre lui aussi une belle activité comme ont pu le constater les participants à une mission de la MONUSCO à laquelle participait l’ami Patrick Marcel.

https://youtu.be/utwABU8bS3g

Les volcanophiles peuvent désormais faire travailler leurs mollets pour accéder au sommet du Nyiragongo car le Parc National des Virunga , le plus ancien d’Afrique avec ses 7800 km2, est de nouveau ouvert aux touristes dans l’est de la République démocratique du Congo après plus de neuf mois de fermeture imposée par plusieurs incidents meurtriers. Le Parc avait fermé le 11 mai 2018, après la mort d’une ranger et l’enlèvement de trois personnes. Entre le 9 avril et le 21 mai 2018, deux militaires, un civil, cinq gardes et un chauffeur avaient été tués dans le parc dans des attaques d’hommes armés.

Dans un premier temps, deux sites sont ouverts, celui du volcan de Nyiragongo et le site de Kibumba des gorilles de montagne.

Source : Le Point International.

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Good news for lovers of African volcanoes! While the Erta Ale lava lake is currently losing steam, the Nyiragono lava lake seems in top form. Images posted on social networks in recent days show a dramatic overflow.
https://www.facebook.com/search/top/?q=piotr%20bural&epa=SEARCH_BOX

Nyiamuragira Volcano, which is more difficult to access, also shows a great activity which could be observed by the participants in a MONUSCO mission, among whom Patrick Marcel:
https://youtu.be/utwABU8bS3g

Volcano lovers can now work their calves to reach the summit of Nyiragongo because the Virunga National Park, the oldest in Africa with its 7800 km2, is again open to tourists in eastern Democratic Republic of Congo after more than nine months of closure imposed by several deadly incidents. The Park had closed on May 11th, 2018, after the death of a ranger and the abduction of three people. Between April 9th and May 21st, 2018, two soldiers, a civilian, five guards and a driver had been killed in the Park during attacks by armed men.
Two sites are currently open: Nyiragongo Volcano and the Kibumba mountain where tourists can observe the famous gorillas.

Source: Le Point International.

Lac de lave du Nyiragongo (Crédit photo: Wikipedia)

Islande, terre des touristes imbéciles // Iceland, the land of stupid tourists

Avec l’afflux massif de touristes étrangers, l’Islande est en train de devenir le pays des imbéciles. Avec un comportement semblable à celui d’autres personnes qui se sont déjà mises en danger et sont parfois décédées, un touriste s’est sérieusement mis en difficulté la semaine dernière sur Diamond Beach, près du Jökulsárlón, après s’être retrouvé coincé sur un iceberg au milieu de fortes vagues. Le touriste était monté sur l’iceberg pour que ses compagnons de voyage puissent le prendre en photo. Il a finalement réussi se sortir de cette situation périlleuse mais c’était un jeu dangereux car les vagues étaient vraiment fortes. Si l’homme était tombé à l’eau, personne n’aurait pu l’aider, car un sauveteur se serait trouvé dans la même situation. De plus, si le touriste était tombé dans l’eau très froide, il aurait pu être heurtéé par un iceberg car les blocs de glace sont sans cesse en mouvement.
Ce genre de comportement irresponsable est devenu quasiment quotidien sur Diamond Beach et sur le Jökulsárlón. Les agences de voyages envoient des touristes à travers l’Islande pour toutes sortes d’excursions, même parfois dans des conditions que les gens ne maîtrisent pas et ces touristes ne se rendent souvent pas compte qu’ils se mettent en danger. Un guide local raconte qu’il a vu un enfant se faire surprendre par les vagues sur Diamond Beach. Les vagues peuvent y être très dangereuses, même si elles le sont moins que celles de Reynisfjara où plusieurs personnes se sont noyées et sont décédées après avoir été emportées par les forts courants.
Source: Iceland Monitor.

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With the afflux of foreign tourists, Iceland is becoming the land of stupidity. With a behaviour similar to that of previous visitors who put themselves at risk and sometimes died, a tourist got into deep trouble last week at  the Diamond Beach near Jökulsárlón glacial lagoon when he became stranded on an iceberg amidst strong waves.  The tourist got onto the iceberg so that his companions could take photos of him. He finally managed to scramble out of the iceberg. It was a dangerous game because there were really strong waves. Had the man fallen in the water, nobody could have helped him as a rescuer would have got into the same trouble. Moreover, if the tourist had fallen into the freezing cold sea, he could have been hit by an iceberg as they are constantly on the move.

This kind of reckless behaviour has become almost a daily occurrence on the Diamond beach and at Jökulsárlón. Travel agencies send tourists out to the countryside to all kinds of trips, even self drive trips into conditions they are unfamiliar with and people often do not realize they are putting themselves at risk. A local guide spotted a child on the beach which got wet when waves hit it. The waves at the beach can be really dangerous although they are not quite as dangerous as those of Reynisfjara beach where several people drowned and died after being swept away by the strong currents.

Source: Iceland Monitor.

Voici l’une des photos qui accompagnent l’article de l’Iceland Monitor sur son site web.

 

Kilauea (Hawaii) : Le site d’observation de l’éruption se fait attendre ! // Kilauea (Hawaii) : No viewing platform of the eruption yet !

En Europe et en particulier en France, beaucoup de volcanophiles se lamentent et piaffent d’impatience quand ils voient les images de l’éruption du Kilauea. Malheureusement, ils doivent rester à la maison parce que toute la zone de l’éruption est fermée et sévèrement contrôlée par la police qui verbalise à tour de bras. Plus de 80 personnes surprises dans la zone interdite ont dû mettre la main au portefeuille, en sachant que les peines encourues peuvent atteindre 5000 dollars et un an de prison. La seule solution possible en ce moment pour observer l’éruption est la voie aérienne, mais les tarifs des sorties en hélicoptère ont bien augmenté depuis le début du mois de mai.

Pour le moment, le point d’observation dont parlent de temps à autre les autorités a tendance à jouer l’Arlésienne. On en parle, mais on ne le voit pas venir. Le site qui semble faire l’unanimité se trouverait à l’intersection de Pohoiki Road et de la Highway 132. Il permettrait d’observer l’activité de la Fracture n° 8 ainsi qu’une portion de la coulée. D’autres sites seraient également à l’étude. Différents facteurs doivent être pris en compte avant l’implantation définitive du site d’observation : contrôle de la circulation routière, qualité de l’air et surtout sécurité du site. Les autorités n’ont pas envie de voir un touriste asphyxié par les gaz comme en février. A cette époque, un guide hawaiien a perdu la vie quand la pluie a fait naître un nuage de gaz toxiques sur une coulée de lave. Si le point d’observation est mis en place, son accès se fera par petits groupes et ne sera pas gratuit. Aux Etats-Unis, business is business. Il ne faudrait pas oublier que l’éruption a causé des dégâts considérables et qu’il y a un grand besoin d’argent dans le district de Puna.

Une autre question à laquelle sont confrontées les autorités est la réouverture de certaines voies d’accès comme la Highway 132 et la Highway 137. Beaucoup d’habitants insistent pour que de telles routes soient déblayées. Le problème, c’est qu’une telle entreprise coûtera des dizaines de millions de dollars. De toute façon, les autorités indiquent que rien ne pourra se faire avant au moins six mois après l’arrêt de l’activité éruptive. Ce n’est donc pas pour demain car la lave s’échappe toujours en abondance de la fracture n° 8 et rien ne dit que d’autres fractures ne vont pas se réactiver.

Source : Protection Civile et presse hawaiienne.

Dernière minute: Les dernières paroles prononcées par le gouverneur de l’État d’Hawaï ne sont pas vraiment encourageantes. Lors d’une conférence de presse il y a quelques jours, il a déclaré que le site d’observation de la lave pourrait (= devrait !) être construit à l’extérieur du District de Puna. Lorsqu’on lui a demandé s’il serait approprié de créer une destination touristique dans une zone où les habitants ne peuvent toujours pas rentrer chez eux, le gouverneur a répondu en disant que la zone d’observation n’aurait pas besoin d’être à Puna. Il a ajouté: « Elle ne sera pas dans ce secteur. On peut voir la coulée de lave depuis Hilo, donc le site sera quelque part de ce côté de l’île. » Cependant, contrairement à ce qu’a déclaré le gouverneur, si on aperçoit la lueur de la lave depuis Hilo, il n’est pas possible de voir la coulée depuis cette ville. En fait, le gouverneur voulait dire que le site d’observation ne serait pas dans la zone évacuée, et son commentaire concernant Hilo ne voulait pas dire que le site d’observation serait mis en place à Hilo.
Si l’implantation d’un site d’observation proche de la lave pose des problèmes logistiques, il apporterait beaucoup d’avantages d’un point de vue commercial. En effet, les pertes économiques sont très importantes pour de nombreuses entreprises du District de Puna, en particulier à Pahoa. L’ouverture d’un site touristique près de Pahoa donnerait un sacré coup de pouce aux commerces locaux. Une bonne idée serait d’implanter le site d’observation près du Lava Tree State Monument, mais l’accès à cette zone est actuellement interdit et la Protection Civile ne semble pas disposée à le rouvrir à court terme.
Comme je l’ai mentionné ci-dessus, les autorités essayent de trouver le meilleur emplacement du fameux site d’observation de l’éruption, mais aucune décision ne sera prise tant que la sécurité des personnes, le contrôle de la circulation, la qualité de l’air ne seront pas déterminés.
Source: Hawaii Tribune Herald.

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 In Europe and more particularly in France, many volcano lovers are lamenting and stamping their feet in impatience when they see the images of the Kilauea eruption. Unfortunately, they have to stay at home because the entire area of ​​the eruption is closed and severely controlled by the police. More than 80 people in the forbidden zone have been cited, knowing that the penalties could reach $ 5,000 and one year in prison. The only possible solution at this time to observe the eruption is from the sky, but the rates for helicopter trips have increased since the beginning of May.
For the moment, authorities speak a lot about a possible viewing site but nobody knows where it will be! The more likely site seems to be at the intersection of Pohoiki Road and Highway 132. It would permit to observe the activity at Fissure 8 and a section of the lava flow. Other sites are said to be under study. Various factors must be taken into account before the final decision: control of road traffic, air quality and above all people’s safety. The authorities do not want to see a tourist asphyxiated by the gases as this happened in February. At that time, a Hawaiian guide died when the rain generated a cloud of toxic gas on a lava flow. If the viewing point is set up, access will be in small groups and will not be free. In the United States, business is business. It should not be forgotten that the eruption has caused considerable damage and that there is a great need for money in the District of Puna.
Another issue facing the authorities is the reopening of certain access roads such as Highway 132 and Highway 137. Many residents insist that such roads be cleared. The problem is that such a work will cost tens of millions of dollars. In any case, the authorities indicate that nothing can be done until at least six months after eruptive activity has stopped. It is not for tomorrow because lava is still profusely emerging from Fissure 8 and other fissures may reactivate sooner or later.

Source: Civil Defense and Hawaiian newspapers.

Last minute: The last words pronounced by the Governor of the State of Hawaii are not really encouraging. During a news conference a few days ago, he said that the lava viewing area might be built outside of the Puna district. When asked whether it would be appropriate to create a tourist destination in an area where residents are still unable to return home, the Governor responded by saying the viewing area would not need to be in Puna. He added: “It wouldn’t be down in that area. You can see the lava flow from Hilo, so it’s anything on that side of the island.” However, one can not that, contrary to the Governor’s statement, while the glow from the lava flow is visible from Hilo, the lava itself is not viewable in Hilo. Actually, he meant that the viewing area would not be in the evacuated area, specifically, and his comment regarding Hilo was not intended as a suggestion that the viewing area would be built in Hilo.

While a viewing area close to the lava brings logistical problems, the closer it is to Puna communities, the better, from a business point of view. Indeed, the losses are very severe fos many businesses in the Puna district, especially in Pahoa. Opening a tourist location near Pahoa would greatly help restore local businesses. One obvious choice would be near the Lava Tree State Monument, but access to this area is currently restricted and it does noot look as if Civil Defense will reopen it in the short term.

As I put it above, officials are evaluating potential locations for a viewing area, but will not confirm any location until such factors as safety, traffic control, air quality and security can be determined.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Le site d’observation sera-t-il mis en place avant la fin de l’éruption? (Source: USGS)

Ça chauffe sur l’Ile de la Réunion ! // Things are getting heated on Reunion Island !

Le Journal de l’Ile de la Réunion a publié un article fort intéressant qui met bien en évidence la difficulté d’accès du public à un site éruptif actif. Pour le moment, l’Enclos Fouqué est fermé dès qu’une éruption débute. Pour permettre aux touristes et à la population locale d’admirer de plus près les éruptions du Piton de la Fournaise, une solution serait de les conduire en sécurité sous la houlette de guide compétents. Cela fait pas mal de temps que cette hypothèse est évoquée, mais le Préfet traîne les pieds. Aujourd’hui, les guides de montagne perdent patience et interpellent le Préfet pour qu’il donne son feu vert à l’accompagnement de touristes sur les sites éruptifs. Ils menacent de se mobiliser dans les prochains jours.

Depuis le 27 avril dernier, c’est à huis clos que se poursuit le spectacle de l’éruption du Piton de la Fournaise. Maintenu à bonne distance, le public doit toujours se contenter du point de vue depuis le Piton de Bert pour tenter d’apercevoir un peu de lave. La fermeture est même devenue totale : plus aucune accréditation n’est accordée par la Préfecture pour descendre dans l’Enclos Fouqué. C’est donc en douce, et avec le risque de ne pas être couverts en cas d’accident, que quelques passionnés se rendent au plus près de l’éruption. Sans eux, il n’y aurait pas d’images dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans les journaux TV locaux et nationaux. Ces observations sont également utiles pour le travail scientifique de l’Observatoire Volcanologique.

Présenté comme l’atout touristique numéro un de La Réunion, le volcan est cadenassé à double tour. Selon les informations obtenues par le Journal de l’Ile, c’est en enjambant les grilles de l’Enclos qu’une équipe de la télévision espagnole a pu tourner la semaine dernière un reportage sur l’éruption. Diffusé en Espagne, il pourrait faire venir des touristes à la Réunion, mais il faudrait qu’ils puissent accéder au volcan !

Entre tout interdire et tout ouvrir, le Préfet avait ouvert une porte en se disant favorable à un accompagnement sécurisé, avec la reprise d’un projet initié dès 2010 par le Syndicat national des accompagnateurs en montagne. Dans la foulée, 47 accompagnateurs ont suivi une formation début 2017, financée par la Région, et se sont équipés en conséquence. L’investissement a été estimé en moyenne à 2 500 euros par professionnel. Une phase de test avait été mise en place lors de l’éruption de juillet 2017. La Préfecture avait jugé le projet «réaliste» mais ne pouvait totalement le valider car certains points restaient à améliorer notamment en matière de couverture radio. Deux nouvelles simulations concluantes ont été menées en mars 2018 et il ne manque plus que le feu vert de l’Etat. C’est la transmission avec la Préfecture qui est désormais au point mort.

Le lendemain du début de l’éruption actuelle, un mail a été envoyé à la Préfecture demandant l’autorisation d’enclencher le dispositif d’accompagnement. On attend toujours la réponse ! S’il fait toujours débat – il serait payant – le dispositif permettrait de conduire des groupes de 8 personnes dans l’Enclos, jusqu’à 80 personnes au maximum par rotation, à environ 200 mètres du site éruptif.

Depuis le début de l’éruption, les initiateurs du projet sont submergés d’appels de locaux et de touristes. Aujourd’hui, ils perdent patience. Faute d’avancées, ils promettent de passer à l’action dans les prochains jours.

L’interdiction d’accès au volcan a des répercussions jusqu’en métropole. Spécialisée dans l’organisation rapide de voyages « spécial éruption », l’agence Aventure et Volcans continuera de «boycotter La Réunion tant que l’accès au volcan ne sera pas autorisé, comme promis à de nombreuses reprises lors des différents salons du tourisme», écrit Tanguy de Saint-Cyr, son responsable, sur les réseaux sociaux. Cela ne manquera pas de réjouir Hawaï et d’autres destinations volcaniques à travers le monde.

Source : Journal de l’Ile.

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The Journal de l’Ile de la Réunion has published a very interesting article that highlights the difficulty of public access to an active eruptive site. For the moment, the Enclos Fouqué is closed as soon as an eruption begins. To allow tourists and the local population to have a closer look at the eruptions of Piton de la Fournaise, one solution would be to accompany them safely under the guidance of competent guides. It’s been a long time since this hypothesis has been mentioned, but the Préfet dragged his feet. Today, mountain guides are losing patience and call on the Préfet to give the go-ahead to accompany tourists on eruptive sites. They threaten to take action in the coming days.

Since April 27th 2018, the show of the eruption of Piton de la Fournaise is taking place in camera. Maintained at a safe distance, the public is only allowed to watch the eruption from Piton Bert in order to try to see a little lava. The closure has even become total: no more accreditation is granted by the Prefecture to go down in the Enclos Fouqué. It is therefore illegally, and with the risk of not being insured in case of accident, that some enthusiasts get closer to the eruption. Without them, there would be no images in the media, on social media, and in local and national TV news. These observations are also useful for the scientific work of the Volcano Observatory.
Presented as the number one tourist attraction of Reunion Island, the volcano is totally padlocked. According to information obtained by the Journal de l’Ile, a team of the Spanish television managed to get into the Enclos by climbing over the entrance gate last week and could make a report on the eruption. Broadcast in Spain, it could bring tourists to Reunion, but they would need to have access to the volcano!
Between prohibiting and opening everything, the Préfet had opened a door saying he was in favor of a secure accompaniment, with the resumption of a project initiated in 2010 by the National Union of Mountain Guides. In the wake of the Préfet’s words, 47 guides attended a training session in early 2017, funded by the Region, and got equipped accordingly. The investment was estimated at an average of 2,500 euros per guide. A test phase was set up during the eruption of July 2017. The Prefecture judged the project « realistic » but could not fully validate it because some points remained to be improved, in particular in terms of radio coverage. Two new successful simulations were conducted in March 2018 and only the green light of the State is missing.

The day after the start of the current eruption, an email was sent to the Prefecture requesting permission to activate the accompaniment. The guides are still waiting for the answer! If it is still controversial – tourists would have to pay – the project would lead groups of 8 people into the Enclos, up to 80 people maximum per rotation, about 200 metres from the eruptive site.
Since the beginning of the eruption, the initiators of the project have been overwhelmed by calls from locals and tourists. Today, they are losing patience. If nothing is done, they promise to take action in the coming days.
The ban on access to the volcano has repercussions as far as the metropolis. Specialized in the rapid organization of « special eruption » trips, the agency Aventure et Volcans will continue to « boycott Reunion Island as long as access to the volcano is not allowed, as was promised many times at various tourism fairs » , wrote Tanguy de Saint-Cyr, its manager, on social networks. This will delight Hawaii and other volcanic destinations around the world.
Source: Journal de l’Ile.

Frustration des touristes devant un spectacle qu’ils ne peuvent pas approcher (Crédit photo: Christian Holveck)

Vacances de Noël : Une seule destination : Bali ! // Let’s go to Bali for the Christmas holidays !

En Indonésie, le Ministre des Finances a invité les hommes d’affaires et les touristes à célébrer la Saint-Sylvestre à Bali. En effet, le Mont Agung n’est plus vraiment menaçant, malgré la petite activité volcanique encore en cours. L’Agence Nationale de Gestion des Catastrophes (BNPB) a indiqué qu’une éruption n’affecterait qu’une zone limitée de l’île.
Le trafic aérien à Bali a diminué d’environ 30 pour cent en raison de l’augmentation d’activité de l’Agung en novembre et la tendance devrait se confirmer au début de l’année prochaine, tant que le volcan restera en niveau d’alerte élevé. L’objectif de 15 millions d’arrivées de touristes d’ici la fin de l’année ne sera probablement pas atteint. .
Malgré l’éruption actuelle de l’Agung, les autorités locales insistent sur le fait que des zones touristiques comme Tanah Lot, Sanur, Pandawa Beach, le Batur, Ubud, Kuta Beach, Padang-Padang Beach, Lovina Beach, Dreamland Beach et Nusa Dua Beach, ne seraient pas affectées par une éruption.
Source: The Jakarta Post.

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Indonesia’s Finance Minister has invited businesspeople and tourists to celebrate New Year’s Eve in Bali now that Mount Agung is no longer a threat, despite ongoing  minor volcanic activity. The National Disaster Management Agency (BNPB) has indicated that an eruption would affect a limited area of the island.

Flights to Bali have declined by about 30 percent as a result of Mt. Agung’s increased activity in November and the trend is expected to continue into early next year, as long as the volcano and its surrounding area remain under a high alert status. The target of seeing 15 million tourist arrivals by the end of the year will probably not be achieved. .

Despite the current eruption of Mt Agung, local authorities insist that popular tourist areas, such as Tanah Lot, Sanur, Pandawa Beach, Batur Mount, Ubud, Kuta Beach, Padang-Padang Beach, Lovina Beach, Dreamland Beach, and Nusa Dua Beach, would not be affected by an eruption.

Source: The Jakarta Post.

Depuis plusieurs jours, l’activité éruptive marque le pas sur le Mont Agung (Vue webcam)

Mt Agung: La zone d’exclusion n’en est pas vraiment une! // Not really an exclusion zone !

L’éruption majeure du Mt Agung, censée être « imminente » il y a quelques jours, ne s’est toujours pas produite.
C’est bien là que réside le vrai danger. Des milliers de villageois qui vivent sur les pentes du volcan ont fui le danger pendant plusieurs jours, mais certains risquent maintenant leur vie en revenant dans la zone dangereuse, de même que des touristes à la recherche de sensations fortes.
Le périmètre de sécurité de 10 kilomètres mis en place autour du Mont Agung est ponctué de pancartes sur lesquelles ont peut lire « Zone de danger volcanique ». Entrée interdite! » et qui mettent en évidence les risques encourus. Malgré ces mises en garde, les journaux indonésiens donnent les exemples de personnes qui entrent ou vivent encore dans la zone d’exclusion.
Un volailler qui vit à moins de huit kilomètres du cratère reste dans la zone interdite parce qu’il dit qu’il n’a pas le choix; son gagne-pain en dépend. Les volatiles qu’il élève ne sont pourtant pas destinés à la consommation; ce sont des coqs utilisés dans les combats traditionnels pendant lesquels les villageois parient de l’argent. Le fermier explique qu’il n’y a pas eu beaucoup de combats de coqs depuis que le début de l’éruption. Sa famille est en sécurité dans un centre d’hébergement ; il reste sur le volcan car il a peur de perdre sa seule source de revenus.
Le Mt Agung est aussi un centre spirituel important pour beaucoup de Balinais et de nombreux habitants refusent de partir parce qu’ils pensent que l’éruption du Mont Agung est un événement spirituel. Ils veulent laisser leur destin et leur sécurité entre les mains de Dieu.
Il y a aussi des personnes âgées qui sont totalement attachées à la nature et ont refusé de partir. Un octogénaire qui a été témoin de l’éruption de 1963 dit qu’il ne veut pas être évacué. Il restera là où il vit, à moins que le volcan entre vraiment en éruption ; dans ce cas, il partira en courant. Les autorités locales lui ont rappelé que des centaines de personnes qui sont retournées dans leurs villages sont mortes lors de l’éruption de 2010 du Mont Merapi sur l’île de Java.
Le cratère du Mont Agung se trouve à environ 75 km du centre touristique de Kuta, au bord de la mer. Il y a donc relativement peu de risques pour les touristes qui passent leurs vacances dans cette station mondialement connue. Les soucis des autorités sont causés par des «chasseurs d’éruptions» étrangers qui pénètrent en douce dans la zone rouge pour s’approcher du volcan, et, bien sûr, les Français ne sont jamais loin dans ce cas ! Il y a l’exemple d’une touriste française qui a été arrêtée par la police alors qu’elle pilotait une moto dans la zone dangereuse. Elle a dit: « Nous sommes ici pour les vacances … alors pourquoi pas? Bien sûr, ça fait peur, mais tout ira bien. » Ben voyons ! La Protection Civile indonésienne insiste en permanence pour que les touristes étrangers ne pénètrent pas dans la zone d’exclusion…
Source: Journaux indonésiens.

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Mt Agung’s major eruption that was said to be “imminent” a few days ago has not occurred yet.

There lies the real danger. Thousands of villagers living in the shadow of the volcano have been fleeing for days, but some are now risking their lives by sneaking back into the danger zone, along with thrill-seeking tourists.

The 10-kilometre radius around Mount Agung is littered with roadside signs that read “Volcanic danger zone. No entry!”underscoring the potential risks. Despite these warnings, the Indonesian newspapers give examples of people who are still entering or living in the exclusion zone.

A chicken farmer who lives less than eight kilometres from the crater heads into the no-go area because he says he has no choice at all; his livelihood depends on it. His prized poultry is not for eating though; the chickens are used in the traditional rooster fighting contests in which villagers bet on the outcome. There has not been much chicken fighting since the volcano burst to life again in the past week. But with his family safe in an evacuation centre, the farmer is now afraid of losing his only source of income.

Mt Agung is also an important spiritual centre for many of Bali’s mostly Hindu population and many residents refuse to evacuate because they think Mount Agung eruption is a spiritual event and want to leave their fate and safety in God’s hands.

There are also elderly people who have surrendered completely to nature and refused to leave. An octogenarian who witnessed the 1963 eruption says he does not want to be evacuated. He will stay where he lives, unless the volcano really erupts, then he will run. Local authorities reminded him that hundreds of people who snuck back to their villages died in the 2010 eruption at Java’s Mount Merapi

Mt Agung’s crater is about 75km from the beachside tourist hub of Kuta, so there is relatively little risk to the tourists who visit this world famous resort. The local officials’ headaches are caused by foreign “eruption chasers” who are sneaking into the red zone to get close to the volcano, and, of course, the French are never far! There is the example of a French tourist who was stopped by the police while riding a motorbike into the danger zone. She said: “We are here for vacation… so why not? Of course it is scary, but it’s gonna be okay.” The Indonesian Civil Defence insists again and again that foreign tourists should not trespass into the exclusion zone.

Source: Indonesian newspapers.

Temple de Besakih, à l’intérieur de la zone d’exclusion (Photo: C. Grandpey)

 

 

 

Les autorités balinaises essayent de rassurer les touristes // Balinese authorities try to reassure tourists

Le gouvernement indonésien tente de persuader les touristes à travers le monde que l’île de Bali est une destination sûre malgré l’augmentation d’activité de l’Agung depuis le mois dernier.
Des milliers de personnes ont été évacuées des villages proches du volcan. Les autorités ont demandé aux touristes et à la population d’éviter le camping ou la randonnée dans un rayon de 6 km du cratère. En fait, il y a une zone de danger de 12 km autour du volcan. (NDRL: J’ai personnellement encouragé les touristes français à ne pas annuler leurs voyages à Bali, à condition de respecter cette zone de danger et les recommandations des autorités en cas d’éruption).
Dans ses efforts pour convaincre les touristes, le Ministère du Tourisme a commencé à organiser des « voyages de familiarisation » (fam trips) à Bali à l’attention des auteurs de revues de voyage et des journalistes. Le ministère a invité neuf journalistes chinois à visiter l’île car la Chine est l’un des plus grands pourvoyeurs de touristes en Indonésie.
Cette année, l’Indonésie devrait accueillir 15 millions de touristes, dont 2 millions en provenance de Chine. L’Agence Centrale des Statistiques a indiqué que 1,48 million de touristes chinois sont arrivés en Indonésie entre janvier et août de cette année. Ce chiffre est supérieur de 54,78% à celui de la même période l’année dernière.
Il n’y a pas encore de données sur la baisse de fréquentation touristique, mais des hôtels à Bali ont commencé à signaler un certain nombre de reports de séjours suite à l’augmentation de l’activité du Mont Agung.
Une baisse de la sismicité est observée sur le volcan depuis le 20 octobre. Cependant, les volcanologues sont réticents à baisser le niveau d’alerte et à permettre aux personnes évacuées de revenir chez elles. L’histoire éruptive d’autres volcans indonésiens a montré qu’une éruption peut commencer après une période de calme.
Source: The Jakarta Post.

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The Indonesian government is trying to convince tourists across the globe that the island of Bali is a safe destination despite the increased activity of Mount Agung, which has been active since last month.

Thousands of people have been evacuated from villages near the volcano, and the authorities have warned tourists and residents to avoid camping or hiking within a 6km radius of the crater. Actually, there is a 12-km danger zone around the volcano. (NDRL: I have personally encouraged French tourists not to cancel their trips to Bali provided they respect the danger zone and authorities’ recommendations in case of an eruption).

In efforts to convince tourists, the Tourism Ministry has started to organise « familiarisation trips » (fam trips) for travel writers and journalists in Bali. The ministry has invited nine journalists from China, one of the largest contributors of tourists to Indonesia, to visit the island.

This year, the government is set to welcome 15 million tourists from across the country, 2 million of whom are expected to come from China. The Central Statistics Agency recorded that 1.48 million Chinese tourists arrived in Indonesia in the period from January to August this year. The number is 54.78 per cent higher than the figure for the corresponding period last year.

There is not yet any data about the decrease in tourist arrivals, but hotels in Bali have started to report a number of postponements of their guests’ arrivals, following the increase in Mount Agung’s activity.

A decrease in seismicity has been observed since October 20th. However, volcanologists are reluctant to lower the alert level and allow evacuees to retirn home. History on other Indonesian volcanoes has shown that an eruption can start after a quiet period.

Source: The Jakarta Post.

Source: Wikipedia