Vallée de la Mort : pas de record de chaleur en 2024 // Death Valley : no heat record in 2024

Le samedi 31 août 2024 a marqué la fin de l’été météorologique, et il est très peu probable que la Vallée de la Mort batte le record du monde de température cette année.
Le record de température pour la Vallée de la Mort remonte au 10 juillet 1913, il y a donc plus d’un siècle, jour où le mercure aurait (il faut parler au conditionnel) atteint 56,6 degrés Celsius. Même si la Californie a connu son mois de juillet le plus chaud cet été, la Vallée de la Mort est restée relativement loin de son record avec un maximum de 53,8 °C le 7 juillet 2024.
Contrairement à de nombreux records de chaleur récents sur Terre, le record de 1913 correspond à la température d’un seul endroit à un moment donné. C’est la raison pour laquelle ce record est devenu l’un des plus controversés de toute la météorologie. Beaucoup de scientifiques pensent qu’une telle mesure était impossible en 1913.
De nombreux records de température datant d’il y a plusieurs décennies ont été accueillis avec scepticisme ces dernières années, notamment un relevé de 58°C en Libye en 1922, qui a été officiellement discrédité par l’Organisation météorologique mondiale en 2012.
Les records de température ne peuvent être enregistrés avec fiabilité que là où il y a à la fois l’équipement adéquat et le personnel qualifié. Il y a probablement des régions du monde (comme l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient) où des températures supérieures à 56°C ont déjà été enregistrées, mais il n’y avait pas d’équipement de surface digne de ce nom. Même dans la Vallée de la Mort, il y a probablement des endroits plus chauds que Furnace Creek, comme Badwater Basin, mais qui n’étaient pas équipés. Le National Weather Service y a installé un nouveau capteur il y a seulement quelques années.
Le climat de la Vallée de la Mort est propice à un record de température. Avec une température moyenne quotidienne maximale de 46°C et une température minimale de 30,5°C au mois de juillet, la Vallée de la Mort est de loin l’endroit le plus chaud d’Amérique du Nord et peut-être l’endroit le plus chaud du monde. Les températures les plus chaudes sont enregistrées de la mi-mai au tout début octobre. La géographie de la Vallée de la Mort explique aussi pourquoi pendant de nombreux jours, les températures peuvent avoisiner les 54°C, comme en juillet 2024.
Personne ne sait vraiment si la Vallée de la Mort a atteint une température de 56,6°C le 10 juillet 1913. Un climatologue américain pense qu’une telle température n’était pas vraiment possible d’un point de vue météorologique. Selon lui, les températures enregistrées dans la Vallée de la Mort pendant la période de chaleur du 7 au 14 juillet 1913 ne correspondent pas aux conditions météorologiques de cette période. En effet, il n’y a pas eu de vague de chaleur vraiment significative, et encore moins de températures record dans le Sud-Ouest des États Unis au cours de cette semaine. Néanmoins, l’Organisation météorologique mondiale a décrété que le record du monde de 56,6°C est exact. L’Organisation affirme que cette température a pu être due à une tempête de sable qui s’est produite à ce moment-là. Une telle tempête a pu mobiliser des matériaux de surface surchauffés qui ont atteint le thermomètre à l’intérieur de son abri.
Contrôler la température la plus élevée dans un endroit particulier du globe demande un haut niveau de précision et de patience. Les scientifiques expliquent que le nombre de conditions météorologiques requises pour un endroit sur Terre est bien plus grand qu’on le pense généralement. Des événements climatiques très rares et très extrêmes se produisent, souvent à des intervalles trop longs pour être mesurés avec les enregistrements météorologiques actuels. Par exemple, si on prend les relevés météorologiques d’un certain lieu sur Terre pendant 100 ans, on observe une gamme de températures comprenant certains extrêmes. A côté de cela, si on prend en compte les relevés pendant 2 000 ans, on a des chances de voir des extrêmes que l’on n’avait pas vus pendant la période de 100 ans.
Aujourd’hui, alors que le réchauffement climatique d’origine humaine se poursuit, les médias nous parlent d’endroits dont la température est habituellement modérée, mais qui connaissent des températures plus élevées que jamais. De la même façon, il existe des endroits normalement chauds qui battent des records de longues périodes de chaleur intense. Les deux situations peuvent entraîner des conséquences extrêmes et dangereuses sur le plan sanitaire.
Source : USA Today via Yahoo News.

Vallée de la Mort: bienvenue dans la fournaise!

Zabriskie Point, l’un des sites les plus visitée

Badwater Basin, l’un des endroits les plus chauds

..sans oublier le cratère de l’Ubehebe, dans le nord de la Vallée

(Photos: C. Grandpey)

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Saturday August 31st, 2024 marked the end of summer as meteorologists define it, and it’s getting increasingly unlikely that Death Valley will have broken the world heat record this year.

Death Valley’s record dates back over 100 years, to July 10th, 1913 when temperature (reportedly) reached 56.6 degrees Celsius. While California set the record for its hottest July this summer, Death Valley remained relatively far from its record with a maximum of 53.8°C on July 7th, 2024.

Unlike many of Earth’s recent heat records, the 1913 record measured the temperature of a single location at a single point in time. This is the reason why the Death Valley’s record has become one of the most controversial in all of meteorology, with experts disagreeing about whether such a reading in 1913 was even possible.

Many high temperature records from decades ago have been met with skepticism in recent years, including a 1922 reading of 58°C in Libya that was officially discredited by the World Meteorological Organization in 2012

Record temperatures can only be recorded where there are both the adequate equipment and the qualified people. There are likely parts in the world (such as Northern Africa and the Middle East) where temperatures above 56°C have already occurred, but there was no accurate surface equipment to measure them. Even in Death Valley there are probably hotter places than Furnace Creek, such as Badwater Basin, but which wre not equipped. The National Weather Service put a new sensor there a couple of years ago.

Death Valley’s climate is an ideal place for a temperature record. With an average daily high of 46°C and a low of 30.5°C during the month of July, Death Valley is far and away the hottest location in North America and perhaps the hottest place in the world. The hottest temperatures are recorded from the middle of May to very early October. The geography of Death Valley leads to many days where temperatures can be around 54°C, as they did in July 2024.

Nobody really knows whether Death Valley reached a temperature of 56.6°C degrees Celsius on July 10th, 1913. A U.S. climatologist thinks that such a temperature was essentially not possible from a meteorological perspective. In his opinion, the temperatures recorded at Death Valley during the period of hot weather from July 7th to 14th, 1913 were not consistent with meteorological conditions during that time period. There was no truly significant heat wave, let alone record-breaking temperatures, affecting the Southwest during that week. Nevertheless, the World Meteorological Organization still insists that the 56.6°C-degree all-time world record is accurate. The organisation says this temperature may be the result of a sandstorm that occurred at the time. Such a storm may have caused superheated surface materials to hit upon the temperature in the shelter.

Keeping track of a single location’s hottest temperature requires a special level of precision and patience. Scientists explain that the range of possible weather for any location on Earth is much larger than we typically experience. Very rare, very extreme events occur, often at return intervals that are too long to capture with the current instrumental weather record. For example, if you take some location and monitor its weather for 100 years, you will see a range of possible temperatures including some extremes. But if you monitor it for 2,000 years, you will likely see extremes that you did not capture in the 100 year period.

Today, as human-induced global warming continues, we are told about normally mild places that get hotter temperatures than they’ve ever had, together with normally hot places that smash their records for lengthy periods of intense heat. Both situations can lead to extreme and dangerous health consequences.

Source : USA Today via Yahoo News.

Chaleur accablante dans le sud de la France : Méditerranée en péril // Sweltering heat in the south of France : the Mediterranean Sea at risk

L’information n’est guère surprenante quand on voit le niveau actuel des températures sur le littoral méditerranéen. Il est bien évident que la chaleur de l’atmosphère affecte également la surface de la mer. Jusqu’à 29°C ont été enregistrés à la surface de l’eau à Nice le mardi 6 août 2024. Le thermomètre a même atteint 30°C le 4 août entre 16h30 et 17 heures. Cette hausse de la température de la surface de la mer ne date pas d’hier. Cela fait plusieurs années que la température de l’eau se maintient entre 3 et 4°C au-dessus de la moyenne normale. Appartenant à un bassin fermé, la Méditerranée se réchauffe 20% plus rapidement que les autres masses d’eau sur Terre.

Les climatologues expliquent cette hausse du mercure par des conditions atmosphériques particulièrement chaudes et un faible refroidissement hivernal. En raison du réchauffement climatique, les canicules marines sont de plus en plus fréquentes et persistantes. Les mers et les océans absorbent chaque année près d’un quart des émissions de CO2 générées par les activités humaines, et emmagasinent 90% de l’excédent de chaleur. Cette masse d’eau chaude est un important puits de carbone.

Les vagues de chaleur prolongées sur l’ensemble de la Méditerranée ne se limitent pas aux mesures enregistrées au large de Monaco et de Nice. On les observe aussi dans l’Adriatique, ainsi que dans les régions centrale et orientale de la Méditerranée. Elles représentent une catastrophe pour la faune, la flore et les écosystèmes marins. Les espèces vulnérables, telles que les coraux, subissent un important stress thermique, ce qui provoque des phénomènes de blanchissement et une diminution significative des populations. La température trop élevée de l’eau perturbant des habitats naturels et des chaînes alimentaires, on enregistre aussi des modifications des schémas migratoires, ainsi qu’une baisse de la reproduction.

Adapté d’un article paru sur le site France Info.

Le 4 août 2024, la température moyenne à la surface de la Méditerranée a dépassé le record de 2023 (Source :CEAM / France Info)

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The piece of news is hardly surprising when one seens the current temperatures on the Mediterranean coast. It is obvious that the heat of the atmosphere also affects the sea surface. Up to 29°C were recorded on the water surface in Nice on Tuesday, August 6th, 2024. The thermometer even reached 30°C on August 4th between 4:30 p.m. And 5:00 p.m. This increase in the sea surface temperature is not new. For several years, the water temperature has remained between 3 and 4°C above the normal average. Belonging to a closed basin, the Mediterranean is warming 20% ​​faster than other bodies of water on Earth.
Climatologists explain this increase in temperature by particularly warm atmospheric conditions and a slight winter cooling. Due to global warming, marine heatwaves are becoming more frequent and persistent. Each year, seas and oceans absorb nearly a quarter of the CO2 emissions generated by human activities, and store 90% of the excess heat. This mass of warm water is a major carbon sink.
Prolonged heatwaves across the Mediterranean are not limited to the measurements recorded off the coast of Monaco and Nice. They are also observed in the Adriatic, as well as in the central and eastern regions of the Mediterranean. They represent a disaster for marine fauna, flora and ecosystems. Vulnerable species, such as corals, are subject to significant thermal stress, which causes bleaching and a significant decline in populations. As the excessively high water temperature disrupts natural habitats and food chains, changes in migratory patterns and a decline in reproduction are also recorded.
Adapted from an article published on the France Info website.

Records de température en série, fournaise dans la Vallée de la Mort // Serial temperature records ; record heat in Death Valley

Des records de température sont à nouveau battus partout dans le monde en 2024. J’évoquais récemment une vague de chaleur en Antarctique. Cette fois, c’est le National Park Service (NPS) qui annonce que la Vallée de la Mort, l’endroit le plus chaud de la planète, a enregistré le mois de juillet le plus chaud de tous les temps.
Dans un communiqué publié le 2 août 2024, le NPS a révélé que le parc national avait connu une température moyenne de 42,5°C sur 24 heures, battant ainsi son précédent record de 42,3°C établi en 2018.
En juillet, la température moyenne maximale dans la Vallée de la Mort a été de 49,9°C. Selon le NPS, le Parc a connu neuf jours de températures supérieures ou égales à 51,7°C et seulement sept jours qui n’ont pas atteint au moins 48,8°C. La température la plus élevée a été enregistrée le 7 juillet, lorsque la station météorologique de Furnace Creek a enregistré 54°C.
Le National Park Service nous rappelle que « nous venons de vivre le mois de juillet le plus chaud de l’histoire dans l’endroit le plus chaud de la Terre ! Six des 10 étés les plus chauds ont eu lieu au cours des 10 dernières années, ce qui devrait nous alerter. »
Le NPS conseille aux visiteurs du Parc national de la Vallée de la Mort de s’attendre à des températures extrêmes pendant les mois d’été. Il convient de noter que des foules de personnes viennent dans la Vallée pour voir comment on se sent dans une chaleur extrême. Il n’est pas surprenant de constater que cette chaleur intense ait entraîné de graves accidents. Le 7 juillet, un motocycliste qui visitait le Badwater Basin est décédé des suites d’une exposition à la chaleur tandis qu’une autre personne a été hospitalisée pour « une grave maladie due à la chaleur » alors que la température atteignait 53,3 °C. Quelques semaines plus tard, un touriste belge a subi des brûlures au troisième degré aux pieds et a été hospitalisé à Las Vegas après avoir perdu ses tongs dans les dunes de sable de Mesquite Flat. La température au sol était bien plus élevée que la température de l’air, qui était alors d’environ 50,5 °C.
Les responsables du Parc exhortent les voyageurs se rendant dans la Vallée de la Mort à rester à moins de 10 minutes à pied d’un véhicule climatisé, à boire beaucoup d’eau, à grignoter une nourriture salée, à porter un chapeau et utiliser de la crème solaire.
Source : National Park Service.

Photos: C. Grandpey

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Temperature records are beaten everywhere in the world again in 2024. I recently mentioned a heat wave in Antarctica. This time, the National Park Service (NPS) announces that Death Valley, the hottest place on Earth, recorded its hottest month ever on record in July,

In a statement released on August 2nd, 2024,, the NPS revealed that the park had an average 24-hour temperature of 42.5°C, in turn beating out its previous record of 42.3°C set in 2018.

In July, the average high temperature in Death Valley was 49.9°C. According to the NPS, the park experienced nine days of temperatures at 51.7°C or greater and only seven days that did not reach at least 48.8°C. The highest temperature was on July 7th, when the weather station at Furnace Creek recorded 54°C.

The National Prk Service reminds us that « we have just experienced the hottest month in history in the hottest place on Earth! Six of the 10 hottest summers have come in the past 10 years, which should serve as a wake-up call. »

The NPS advises visittors to Death Valley Natiola Park toVisitors to come prepared to face extreme temperatures during the summer months. It should be noted that crowds of people are coming to the Valley to see what it’s like to fell extreme heat. It is not surprising that the intense heat has resulted in multiple life-threatening incidents. On July 7th, a motorcyclist visiting the park’s Badwater Basin died from heat exposure while another person was hospitalized for “severe heat illness” as temperatures reached 53.3°C. A few weeks later, a Belgian tourist suffered third-degree burns on his feet and was hospitalized in Las Vegas after losing his flip-flops in the park’s Mesquite Flat Sand Dunes. The ground temperature was much hotter than air temperature, which was around 50.5°C.

Park officials are urging travelers to Death Valley to stay within a 10-minute walk of an air-conditioned vehicle, drink plenty of water, eat salty snacks, and wear a hat and sunscreen.

Source : National Park Service.

Nouvelles d’Islande, de Campanie et d’Hawaï // News of Iceland, Campania and Hawaii

Dans sa dernière mise à jour (30 juillet 2024), le Met Office islandais indique que la sismicité quotidienne au sein de la chaîne de cratères Sundhnúkur (péninsule de Reykjanes, Islande) augmente régulièrement. Les modélisations montrent qu’il y a maintenant suffisamment de magma dans le réservoir sous Svartsengi pour déclencher une nouvelle éruption. Dans les mises à jour précédentes, le Met Office expliquait qu’une éruption pourrait se produire avant le 15 août. On peut lire dans la dernière mise à jour qu’ « il y a une probabilité de plus en plus grande que l’éruption se produise dans les 7 à 10 prochains jours. »
Le soulèvement du sol a légèrement diminué au cours des derniers jours. Ceci, ainsi que le type de sismicité détecté au cours des dernières heures, tend à confirmer qu’une intrusion ou une éruption est peut-être imminente.

 

Image de la déformation du sol actuellement (point vert) à Svartsengi. Les décrochements montrent le déclenchement des dernières éruptions (Source : Met Office)

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Dans son dernier bulletin du 30 juillet 2024, l’INGV indique que pendant la semaine du 22 au 28 juillet 2024, dans les Champs Phlégréens (Campanie, Italie) 74 séismes ont été enregistrés avec une magnitude maximale de M4.0. Une secousse de cette intensité a secoué le Golfe de Pouzzoles le 26 juillet sur le coup de midi, avec l’inquiétude habituelle au sein de la population, même si un tel événement est relativement fréquent dans la région.
S’agissant de la déformation du sol, on reste dans une phase inflationniste à raison d’environ 20 ± 3 mm par mois à la station de Rione Terra. Le soulèvement à cette station atteint 12,5 cm depuis janvier 2024. (voir les différents relevés ci-dessous).
Il n’y a pas de variation significative dans les paramètres géochimiques. La principale fumerolle, celle de Pisciarelli, montre une température moyenne de 95°C.
L’INGV ne s’attend pas à une évolution significative de la situation dans les Champs Phlégréens à court terme.

 

Évolution chronologique des mouvements du sol aux stations Rione Terra, Via Napoli, Porto, Solfatara, Cimitero de Pouzzoles et Accademia Aeronautica, entre le 1er janvier et le 28 juillet 2024. (Source : INGV).

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À Hawaï, le Kilauea n’est pas en éruption. Il n’y a pas eu de réactivation de l’essaim sismique des 22-25 juillet 2024 dans la partie supérieure de la zone de rift est (Upper East Rift Zone – UERZ). On n’a enregistré que quelques séismes sous le sommet du volcan et sur la zone de rift est. Les inclinomètres du sommet enregistrent une légère inflation tandis qu’un inclinomètre de la zone de rift est enregistre une légère déflation. Le HVO prévient que de nouveaux essaims sismiques pourraient se produire sans prévenir ou presque, annonçant une intrusion magmatique ou une éruption. Les émissions de SO2 au sommet sont faibles, avec environ 65 tonnes par jour en moyenne.
La sismicité et la déformation du sol sous la Middle East Rift Zone et la Lower East Rift Zone restent faibles.

 

Tout est calme dans le cratère de l’Halema’uma’u (Capture image webcam)

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In its latest update (July 30th, 2024), the Icelandic Met Office indicates that daily sismicity within the Sundhnúkur crater row (Reykjanes Peninsula, Iceland) is steadily increasing. Model calculations show that enough magma has now been recharged in the Svartsengi reservoir to trigger a new eruption. In previous updates, the Met Office warned that an eruption might occur before August 15th. One can read in the latest update that « there is an increased likelihood that this will occur within the next 7-10 days. »

The rate of ground uplift has decreased slightly during the past few days. This, along with the type of seismicity that was detected in the past hours, are indicators that a dike intrusion or a volcanic eruption may be imminent.

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In its latest bulletin of 30 July 2024, INGV indicates that during the week between July 22nd and July 28th in the Phlegraean Fields (Campania, Italy) 74 earthquakes were recorded with a maximum magnitude of M4.0. A tremor of this intensity was recorded in the Gulf of Pozzuoli on 26 July at noon, with the usual concern among the population, even if such an event is relatively frequent in the region.
As for the deformation of the ground, we remain in an inflationary phase at a rate of about 20 ± 3 mm/month at the Rione Terra station. The uplift at this station has reached 12.5 cm since January 2024. (see graphs above for the other stations).
There are no significant variations in the geochemical parameters. The main fumarole of Pisciarelli shows an average temperature of 95°C. INGV does not expect any significant developments in the situation of the Phlegraean Fields in the short term.

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In Hawaii, Kilauea is not erupting. There has been no reactivation of the July 22-25 seismic swarm in the upper East Rift Zone (UERZ). Only a few earthquakes are registered beneaththe volcano’s summit and the UERZ. Summit tiltmeters are recording minor inflation while an UERZ tiltmeter is recording minor deflation. HVO warns that additional seismic swarms may occur with little or no warning and result in either a magma intrusion or an eruption. SO2 emissions at the summit are low at about 65 tonnes per day on average.

Seismicity and ground deformation beneath the middle and lower East Rift Zone and lower Southwest Rift Zone remain low.