Eruption du Cumbre Vieja (La Palma) // Cumbre Vieja eruption (La Palma)

10 heures : La sismicité reste intense à La Palma. Le réseau de surveillance 24 heures sur 24 de l’Institut Géographique National (IGN) a enregistré 42 séismes d’origine volcanique au cours de la nuit écoulée. Une dizaine d’entre eux avaient des magnitudes supérieures à M 3,0..
À 07h24 le 30 octobre 2021, on a enregistré une secousse de M 5,1, la plus importante depuis le début de la crise volcanique. L’épicentre a été localisé au sud-ouest de la municipalité de Villa de Mazo à une profondeur de 39 km. L’événement a été ressenti dans de nombreux endroits de La Palma et aussi à Gomera, El Hierro et Tenerife.

L’éruption strombolienne du Cumbre Vieja projette également des bombes comme celle qui apparaît sur cette vidéo:

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18 heures : Le directeur technique de Pevolca indique que les émission de SO2 sont en baisse pour la cinquième journée consécutive. Il en va de même avec les particules en suspension inférieures à 10 microns.
Environ 10 000 personnes se sont déjà rendues sur l’île de La Palma ce week-end. Il n’y a pas de problème de sécurité, mais les touristes doivent respecter les limitations de circulation des véhicules dans la zone de l’éruption. Un système de navettes a été mis en place pour acheminer les gens vers les points d’observation de l’éruption.
Au cours des dernières 48 heures, la coulée de lave n°3 s’est jointe à la coulée n°9. A proximité immédiate de la côte (la lave se trouve à moins de 400 mètres de la mer) la lave est entrée dans une zone plate, qui va ralentir sa progression. Voici une petite vidéo de la coulée sud:

Selon le système satellitaire européen Copernicus, la zone affectée par la lave est estimée à 963,73 hectares dont 280 sont des terres agricoles. 2 532 bâtiments ont été détruits et 149 autres sont menacés
Les aéroports des Iles Canaries fonctionnent normalement en ce moment.

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10:00 am : Seismicity remains intense in La Palma. The 24-hour monitoring network of the National Geographic Institute (IGN) recorded 42 earthquakes of volcanic origin during the last night. About ten of them had magnitudes greater than M 3.0 ..
At 7:24 a.m. on October 30th, 2021, there was a tremor with a magnitude M 5.1, the largest since the start of the volcanic crisis. The epicenter was located southwest of the municipality of Villa de Mazo at a depth of 39 km. The event was felt in many places of La Palma and also in Gomera, El Hierro and Tenerife.

The Strombolian eruption of Cumbre Vieja also throws bombs like the one shown in the video above.

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6:00 p.m : Pevolca’s technical director indicates that SO2 emissions are down for the fifth day in a row. The same is true with suspended particles smaller than 10 microns.
Around 10,000 people have already visited the island of La Palma this weekend. There is no safety issue, but tourists are asked to restect vehicle traffic restrictions in the eruption area. A system of shuttles was put in place to transport people to the observation points of the eruption.
Over the past 48 hours, Lava Flow # 3 has merged with Lava Flow # 9. In the immediate vicinity of the coast (the lava is less than 400 meters from the sea) the lava has entered a flat area, which will slow its progress.
According to the European Copernicus satellite system, the area affected by lava is estimated at 963.73 hectares of which 280 are agricultural land. 2,532 buildings were destroyed and 149 others are threatened
Airports in the Canary Islands are operating normally at this time. .

Eruption de White Island (Nouvelle Zélande) : GNS Science devant la justice ! // White Island eruption : GNS Science in court !

En 2019, une soudaine éruption explosive à White Island (Nouvelle-Zélande) a causé la mort de 22 touristes qui visitaient le volcan et en a blessé 25 autres. Aujourd’hui, GNS Science est poursuivie en justice et est accusée de ne pas avoir prédit l’événement. L’agence de recherche scientifique néo-zélandaise plaide non coupable.
Les agences scientifiques ont rarement fait l’objet d’accusations criminelles à la suite de catastrophes naturelles. Certains scientifiques craignent qu’une plainte contre une telle agence à propos des informations qu’elle diffuse ait un effet paralysant sur la capacité des organisations scientifiques à fournir des conseils pour gérer les risques naturels. D’autres scientifiques pensent que l’issue du procès pourrait clarifier le rôle et la responsabilité de GNS Science et de ses coaccusés pour assurer la sécurité des habitants et les informer des dangers potentiels. Un avocat néo-zélandais a déclaré : « L’une des questions que soulève cette affaire est de savoir jusqu’où une organisation scientifique doit aller pour présenter des informations d’une manière accessible au public, et comment évaluer si elle l’a fait correctement. »
Selon un vulcanologue australien, la tragédie de 2019 était « une catastrophe inévitable ». Il signale qu’une éruption semblable s’était produite en avril 2016, mais de nuit, alors que personne n’était présent dans le cratère.
En novembre 2020, WorkSafe New Zealand, organisme qui régit et réglemente la santé et la sécurité au travail en NZ, a porté deux accusations contre GNS Science. Elles couvrent une période allant d’avril 2016 à décembre 2019 et les deux dernières éruptions. Chacune de ces accusations est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 1,5 million de dollars néo-zélandais (1 million de dollars américains).
C’est la première fois qu’une agence scientifique est inculpée en vertu de la loi néo-zélandaise de 2015 sur la santé et la sécurité au travail. Cette loi s’applique en général aux lieux de travail tels que les usines. Les responsables de WorkSafe New Zealand expliquent que même si l’éruption a été soudaine, elle n’était pas imprévisible. Toute organisation ou personne impliquée dans l’envoi de personnes sur l’île avait le devoir de protéger les personnes dont elle avait la charge.
Les co-accusés dans cette affaire comprennent sept voyagistes et la NEMA (National Emergency Management Agency) qui gère les situations d’urgence en NZ. La première accusation allègue que GNS Science n’a pas assuré la sécurité des pilotes d’hélicoptère embauchés pour conduire son personnel sur l’île. La seconde accusation allègue que GNS Science aurait dû consulter et collaborer avec d’autres agences et voyagistes, et examiner et « analyser le contenu et la diffusion de ses bulletins d’alerte volcanique » pour s’assurer qu’ils « informent réellement sur les conséquences de l’activité volcanique ».
GNS Science publie via le service GeoNet des bulletins d’alerte volcanique pour les 11 volcans actifs de Nouvelle-Zélande et le champ volcanique qui sommeille sous la ville d’ Auckland. GeoNet diffuse ces bulletins auprès des médias et de la NEMA, mais aussi du public. Les bulletins contiennent des observations sur l’activité volcanique et incluent le niveau d’alerte volcanique qui comprend une échelle de 0 à 5.
Le public pense souvent, à tort, que le niveau d’alerte volcanique fournit une prévision éruptive, mais ce n’est pas le cas en Nouvelle-Zélande. Il fournit uniquement une indication sur la situation volcanique à un moment donné. Il n’indique pas de risque futur. On ne sait pas actuellement à qui incombe la responsabilité d’évaluer les risques associés aux visites et aux travaux effectués sur White Island. Ce point va être éclairci devant les tribunaux.
Si GNS Science devait être déclaré coupable, cela pourrait conduire d’autres agences scientifiques qui fournissent des informations sur les risques naturels, tels que les séismes, les inondations et les incendies de forêt, à se demander quelles informations elles peuvent fournir sans être traînées devant la justice, et comment les communiquer.
Ce qui se passe en ce moment en NZ rappelle la situation en Italie à la suite du séisme de L’Aquila qui a fait 309 morts en 2009. Six scientifiques ont été reconnus coupables d’homicide involontaire avant d’être acquittés en appel. L’affaire a conduit la communauté géoscientifique internationale à réfléchir sur la meilleure façon de communiquer les risques au public.
Au Japon, contrairement aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande ou en Italie, la Japan Meteorological Agency (JMA) émet des alertes volcaniques qui lient explicitement l’alerte à des niveaux de danger bien précis. Les alertes comprennent également des mesures, telles que l’évacuation, que la population doit respecter.
En Italie, suite à l’affaire de L’Aquila, les rôles et les responsabilités des scientifiques et de la Protection Civile en matière de gestion et communication des risques sont désormais clairement définis.
Les visites de White Island sont suspendues depuis l’éruption de 2019, et il y a un débat sur leur reprise.
Source : Nature.

NB: Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes (voir en particulier celles du 14 juin et du 3 décembre 2020) , l’affaire de White Island est aussi une affaire de gros sous. Les familles des personnes disparues pendant la catastrophes ainsi que les personnes blessées ont attaqué en justice les différents protagonistes.

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In 2019, a sudden explosive eruption of White Island (New Zealand) caused the deaths of 22 tourists who were visiting the volcano and injured 25 others.Today, GNS Science is going to court and is accused of not having predicting the event. The science research agency has pleaded not guilty to the criminal charges laid in the wake of the eruption.

Science agencies have rarely faced criminal charges following natural disasters. Some experts fear that pressing charges against a science agency in relation to the information it releases could have a chilling effect on the ability of scientific organizations to provide advice used to manage natural hazards. Others say that the trial’s outcome might clarify the roles and responsibilities of GNS Science and its co-defendants in keeping people on the island safe and informed of potential dangers. A NZ lawyer said : “One of the questions this case raises is how far a scientific organization has to go in terms of presenting information in a manner that is accessible to the public, and how you would assess if they have done so.”

According to an Australian volcanologist, the 2019 tragedy was “a disaster waiting to happen”. He points to an eruption in April 2016 that was comparable in size, but happened to occur at night, when no one was present.

In November 2020, the country’s workplace health and safety regulator, WorkSafe New Zealand, laid two charges against GNS Science. They cover a period from April 2016 until December 2019, spanning both recent eruptions. Each carries a penalty of a fine of up to NZ$1.5 million (US$1 million).

This is the first time a scientific agency has been charged under New Zealand’s Health and Safety at Work Act of 2015, which is usually applied in workplaces such as factories. WorkSafe New Zealand officials explain that although the eruption was unexpected, it was not unforeseeable, and any organization or individual involved in getting people to the island had a duty to protect those under their care.

Co-defendants in the case include seven tour operators and the National Emergency Management Agency (NEMA). The first charge alleges that GNS Science failed to ensure the health and safety of helicopter pilots it hired to take its employees to the island. The second alleges that GNS Science should have consulted and coordinated with other agencies and tour operators, and reviewed “the structure, content and delivery of its volcanic alert bulletins” to ensure that they “effectively communicated the implications of volcanic activity”.

GNS Science issues volcanic alert bulletins for New Zealand’s 11 active volcanoes and the volcanic field that sits beneath Auckland, through a service called GeoNet, which disseminates them to registered media and emergency-response agencies and to the public. The bulletins contain observations about volcanic activity and include the volcanic alert level which includes a scale from 0 to 5.

One common public misconception is that volcanic alert level systems provide a forecast, but that’s not the case in New Zealand. They are simply a measure of what’s going on with a volcano at the time. New Zealand’s volcanic alert level system does not indicate future risk, and it is currently unclear where the responsibility lies for assessing risks associated with visiting or working on White Island. This point is going to get tested in court.

A guilty verdict for GNS Science could leave other scientific agencies that provide information about natural hazards, such as earthquakes, floods and wildfires, questioning what information they can provide without incurring liability, and how to communicate it.

The current case brings to mind what happened in Italy following the 2009 L’Aquila earthquake which killed 309 people. Six scientists and one government official were initially convicted of manslaughter. The scientists’ convictions were overturned on appeal, but the case led to a reckoning in the international geoscience community over how best to communicate risk to the public.

In Japan — unlike the United States, New Zealand or Italy — the national meteorological agency issues volcanic warnings that explicitly link the alert to specified danger levels. The warnings also include measures, such as evacuation, that residents and others must take.

In Italy, the upshot of the L’Aquila case was that the roles and responsibilities of scientists and the Department of Civil Protection in regards to managing and communicating risk are now clearly defined, says.

Tours of White Island have been suspended since the 2019 eruption, and there is debate about whether they should resume.

Source : Nature.

NB: As I explained in previous posts (see in particular those of June 14th and December 3rd, 2020), the White Island case is also a matter of big money. The families of people who died during the disaster as well as those injured took legal action against the various protagonists.

Photo: C. Grandpey

La Palma (Iles Canaries): un séisme et une nouvelle bouche éruptive // An earthquake and a new eruptive vent

8 heures: Un séisme de magnitude M 3,8, le plus fort depuis le début de l’éruption du Cumbre Vieja, a été enregistré le 20 septembre 2021 à 21h32. L’IGN avait initialement signalé une magnitude de M 3,1, mais l’a relevée par la suite.

Peu avant le séisme, une nouvelle bouche éruptive s’était ouverte dans le secteur de Tacande, obligeant l’évacuation des habitants de plusieurs rues: El Espigón, Camino Nuevo et la partie supérieure d’Echedey. Le Cabildo de La Palma a signalé via son compte Twitter que le LP-3 est fermé à la hauteur d’El Paso. Les personnes qui traverseront la zone « sans motif valable » seront verbalisées

La lave émise par le volcan a déjà touché une centaine de maisons et a obligé l’évacuation de quelque 6 000 personnes.Un rayon d’exclusion de deux kilomètres reste en place autour du centre éruptif et des coulées de lave. La lave a ralenti sa progression vers la côte et ne devrait pas atteindre le rivage avant ce mardi matin.
L’UE a proposé son aide à La Palma et a activé son système de satellites Copernicus pour suivre l’éruption. La Commission européenne est en contact avec les autorités espagnoles pour offrir un soutien supplémentaire. La Présidente a promis que l’UE aiderait La Palma en activant le mécanisme européen de protection civile et également avec une aide « à moyen et long terme » pour collaborer à la reconstruction des zones endommagées.
Source: médias canariens.

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10 heures: Les images satellites fournies par l’Agence spatiale européenne (ESA) révèlent que la lave émise par le Cumbre Vieja a détruit 166 bâtiments et recouvert à ce jour plus de 100 hectares. La lave a entraîné l’évacuation de quelque 6 000 personnes. Comme indiqué précédemment, un périmètre de sécurité de deux kilomètres autour du centre éruptif et des coulées de lave a été mis en place pour minimiser l’impact des projections et l’exposition aux gaz. Un habitant de Las Indias a été la seule victime officielle de l’éruption de 1971, suite à l’inhalation de gaz toxiques dans la région de Los Perchelès. On pense que c’est ce qui a également causé la mort du photographe Heriberto Felipe Hernández, de Santa Cruz de La Palma, décédé à l’hôpital avec des symptômes d’intoxication après s’être aventuré dans la zone de l’éruption.

Source: El Pais.

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14 heures: Selon le président des îles Canaries, les dégâts sur l’île de La Palma sont « bien supérieurs » à 400 millions d’euros. Ce chiffre est celui qui, s’il est dépassé, permettra de bénéficier des fonds de solidarité de l’Union européenne. Le 21 septembre 2021 au matin, quatre nouvelles secousses ont secoué l’île, dont deux de magnitude M 3,2 et M3,0.
La lave a déjà englouti 166 structures et contraint 5 500 personnes à quitter leur domicile. Les scientifiques pensaient que la lave atteindrait la mer vers 20 heures lundi, mais elle a ralenti sa progression et on ne sait toujours pas si et quand elle atteindra l’océan, ni où elle le fera.
Le deuxième jour de l’éruption, l’Institut volcanologique des îles Canaries (INVOLCAN) a effectué de nouvelles mesures de la quantité de SO2 émise dans l’atmosphère. Le taux d’émission varie entre 7 997 et 10 665 tonnes par jour. Le suivi quotidien de ce paramètre est important pour analyser l’évolution du processus éruptif. Les dernières valeurs sont similaires et même légèrement supérieures aux valeurs enregistrées le premier jour de l’éruption. Cela s’explique par l’apparition d’une nouvelle bouche à Tacande.

Source: TV Canarias.

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20 heures: Rien de très nouveau sur le front de l’éruption ce soir. La bouche la plus active émet en rugissant de puissants jets de lave. De toute évidence, il y a encore beaucoup de pression dans le conduit éruptif.

Le commissaire européen à l’environnement a confirmé que Bruxelles viendrait en aide à La Palma suite à la destruction subie pendant l’éruption du Cumbre Vieja. Les dégâts sont très importants et bien supérieurs aux 400 millions d’euros prévus pour recevoir l’aide de l’Union Européenne. La lave a entraîné l’évacuation de 6 000 personnes, a détruit 183 maisons et a déjà couvert plus de 100 hectares. Elle a ralenti sa progression vers la côte.

Le gouvernement espagnol a demandé aux entités bancaires d’accorder des facilités aux personnes évacuées, Le Premier Ministre est sur place; il va se rendre à New Yorl pour participer à l’Assemblée Générale des Nations Unies mais sera de retour le 23 septembre au moment de la visite du roi à La Palma.
Le parlement espagnol vient d’approuver des déclarations institutionnelles dans lesquelles, en plus de montrer sa solidarité envers toutes les personnes touchées par l’éruption, ils demande au gouvernement et à toutes les institutions d’apporter leur soutien .économique. à La Palma. Le communiqué du parlement souligne que, bien que l’éruption du Cumbre Vieja soit un phénomène naturel, les connaissances scientifiques et les moyens de protection civile ont permis d’éviter la perte de vies humaines.

Source: médias espagnols. 

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22 heures: Les volcanologues espagnols mettent en garde sur le risque d’effondrements du front de coulée qui atteint jusqu’à 12 mètres de hauteur. De gros blocs peuvent se détacher et atteindre de longues distances. Il y a aussi un risque de petites coulées pyroclastiques. PEVOLCA précise que la lave avance à une vitesse de 200 mètres par heure et que la déformation du sol dans la zone proche de l’éruption s’élève à 28 centimètres. Dans un premier bilan provisoire des dégâts matériels, 185 bâtiments auraient été détruits, dont 63 maisons d’habitation, selon le cadastre. A l’heure actuelle, 5 700 personnes ont été évacuées, dont les 200 de Tacande le 20 septembre. Seules 132 restent dans les hébergements provisoires.
L’éruption continue à présenter un dynamisme strombolien, dans une fissure orientée nord-ouest-sud-est. L’activité est actuellement concentrée dans quatre principales bouches éruptives. la dernière s’est ouverte vers 20 heures le 20 septembre. Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) dans l’atmosphère se situent entre 8 000 et 10 600 tonnes par jour.
Source: médias canariens, PEVOLCAN.

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08:00 am: An M 3.8 earthquake, the strongest since the start of the Cumbre Vieja eruption, was recorded on September 20th, 2021 at 9:32 p.m. IGN initially reported a magnitude of M 3.1, but subsequently elevated it.

Shortly before the earthquake, a new eruptive vent had opened in the Tacande area, forcing the evacuation of the inhabitants of several streets: El Espigón, Camino Nuevo and the upper part of Echedey. The Cabildo de La Palma reported via its Twitter account that the LP-3 is closed at El Paso. People who cross the area « without a valid reason » will be fined.

The lava emitted by the volcano has already affected around 100 houses and forced the evacuation of some 6,000 people. A two-kilometer exclusion radius remains in place around the eruptive center and the lava flows. The lava has slowed its progress towards the coast and is not expected to reach the shore until Tuesday morning.

The EU offered to help La Palma and activated its Copernicus satellite system to track the eruption. The European Commission is in contact with the Spanish authorities to offer further support. The President promised that the EU would help La Palma by activating the European Civil Protection Mechanism and also with « medium and long term » help to collaborate in the reconstruction of damaged areas.

Source: local news media.

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10:00 am: Satellite images provided by the European Space Agency (ESA) reveal that the lava emitted by Cumbre Vieja has destroyed 166 structures and so far covered more than 100 hectares. The lava caused the evacuation of some 6,000 people. As previously stated, a two-kilometer security perimeter around the eruptive center and lava flows has been set up e to minimize the impact of projections and exposure to gases. An inhabitant of Las Indias was the only official victim of the 1971 eruption, following the inhalation of toxic gases in the area of Los Perchelès. This is believed to have also caused the death of photographer Heriberto Felipe Hernández, from Santa Cruz de La Palma, who died in hospital with symptoms of poisoning after venturing into the area of the eruption.

Source: El Pais.

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02:00 pm: According to the president of the Canary Islands, the damage on the island of La Palma is « much higher » than 400 million euros. This figure is the one which, if exceeded, will make it possible to benefit from the solidarity funds of the European Union. On the morning of September 21st, 2021, four new earthquakes shook the island, two with magnitudes M 3.2 and M3.0.
Lava has already engulfed 166 structures and forced 5,500 people to leave their homes. Scientists thought lava would reach the sea around 8 p.m. Monday, but it slowed its progress and it is still not known if and when it will reach the ocean, or where it will do so.

On the second day of the eruption, the Volcanological Institute of Canary Islands (INVOLCAN) conducted further measurements to monitor the amount of SO2 emitted into the atmosphere. The emission rate ranges between 7 997 and 10 665 tons per day. Daily monitoring of this parameter is important to analyse the evolution of the current eruptive process. The last values are similar and even slightly higher than the values recorded for the first day of the eruption. They are consistent with the first 48 hours of the evolution of this eruptive process with the appearance of a new eruptive vent in Tacande.

Source: TV Canarias.

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8 p.m .: Nothing really new tonight on the eruption site. The most active vent furiously emits powerful jets of lava. There is still a lot of pressure in the eruptive conduit.

The European Commissioner for the Environment has confirmed that Brussels will help La Palma following the destruction suffered during the Cumbre Vieja eruption. The damage is very significant and much higher than the 400 million euros planned to receive aid from the European Union. The lava evacuated 6,000 people, destroyed 183 houses and has already covered more than 100 hectares. It has slowed its progress towards the coast.
The Spanish government has asked the banking entities to grant facilities to the evacuees. The Prime Minister is on site; he will travel to New Yorl to participate in the United Nations General Assembly but will be back on September 23rd when the king is visiting La Palma.
The Spanish parliament has just approved institutional declarations in which, in addition to showing solidarity with all those affected by the eruption, they ask the government and all institutions to provide economic support. in La Palma. The parliamentary statement underlines that, although the eruption of Cumbre Vieja is a natural phenomenon, scientific knowledge and means of civil protection have made it possible to prevent the loss of human life.
Source: Spanish media.

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10 p.m .: Spanish volcanologists warn of the risk of collapse of the flow front, which reaches up to 12 meters in height. Large blocks can break off and reach long distances. There is also a risk of small pyroclastic flows. PEVOLCA specifies that lava is advancing at a rate of 200 meters per hour and that soil deformation near the eruption amounts to 28 centimeters. In a first provisional assessment of material damage, 185 buildings were destroyed, including 63 residential houses, according to the land register. To date, 5,700 people have been evacuated, including 200 from Tacande on 20 September. Only 132 remain in temporary accommodation.
The eruption continues to present a Strombolian dynamism, in a fissure oriented north-west/south-east. The activity is currently concentrated in four main eruptive vents. The last one opened around 8 p.m. on September 20th. Sulfur dioxide (SO2) emissions into the atmosphere are between 8,000 and 10,600 tonnes per day.
Source: Canarian media, PEVOLCAN.

Probabilité de trajectoire de la lave, du rouge (très probable) au vert (peu probable) Source: IGN

Activité sismique sur le Lo’ihi (Hawaii) // Seismic activity at Lo’ihi (Hawaii)

Un séisme de M 4.0 a été enregistré sous le Lō’ihi le 2 juin 2021 à 18h44. L’USGS indique que l’épicentre se trouvait à environ 41 km au sud-est de Nā’ālehu, sous le volcan sous-marin, à une profondeur de 11 km. Le séisme ne semble pas avoir eu d’effet sur le Kīlauea ou le Mauna Loa et aucun dégât significatif n’a été signalé.

Le Loihi est un volcan actif dont le sommet se trouve à environ 975 mètres sous la surface du Pacifique. La zone sommitale possède trois cratères et les scientifiques pensent que la chambre magmatique est peu profonde, juste sous la surface.

Le Loihi est rarement visité et aucune éruption n’a été observée, mais les chercheurs pensent que le volcan est le théâtre d’événements éruptifs explosifs et effusifs.

Des séismes sont enregistrés sur le Loihi depuis des décennies. Au cours de l’été 1996, il y a eu plus de 4 000 secousses, dont 300 supérieures à M 3.0 et 95 supérieures à M 4.0.

En 2020, l’USGS a signalé plus de 100 séismes sur le Loihi à la mi-mai. L’activité sismique a pu correspondre à une brève éruption ou au mouvement du magma à l’intérieur du volcan.

Il n’y a pas d’instruments de surveillance installés sur le volcan et les mesures sont effectuées à partir de stations sur la Grande Ile.

Il est probable que le Loihi percera un jour la surface de l’océan et deviendra une nouvelle île. Les scientifiques ne savent combien de temps cela prendra et dépend de l’activité éruptive. Ils pensent que cela pourrait se produire dans environ 200 000 ans. Prévision gratuite et sans le moindre risque !

Source : USGS/HVO.

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An M 4.0 earthquake located beneath the Lō‘ihi seamount occurred on June 2nd, 2021 at 6:44 p.m. USGS indicates the event was centered about 41 km southeast of Nā’ālehu, under Lō‘ihi seamount at a depth of 11 km. The earthquake had no apparent effect on Kīlauea or Mauna Loa volcanoes and no significant damage was reported.

Loihi is an active volcano with its summit about 975 metres below the surface of the Pacific. The summit area has three craters and scientists believe it has a shallow magma chamber just beneath the surface.

An eruption of the rarely visited volcano has never been observed, but researchers believe Loihi has explosive and effusive eruptive events.

Earthquakes have been recorded at Loihi for decades. In the summer of 1996, there were more than 4,000 earthquakes at the seamount, 300 of which were larger than M 3.0 and 95 larger than M 4.0.

Last year, USGS reported more than 100 earthquakes at Loihi in the middle of May. The earthquake activity could have represented a brief eruption or the movement of magma inside the volcano.

There are no monitoring instruments on the deep-water volcano and measurements are taken from stations on the Big Island.

Loihi is likely to one day break the surface of the ocean and become a new island. Scientists cannot predict how long that would take because it depends on the rate of eruption, but they say it could happen in about 200,000 years.

Source : USGS / HVO.

Source : USGS / HVO