Récifs coralliens : espoir à Hawaii, inquiétude en Australie // Coral reefs : hope in Hawaii, concern in Australia

Une nouvelle étude à laquelle ont participé des chercheurs de l’Université d’Hawaii se veut plus optimiste sur le comportement des coraux hawaiiens dans un environnement océanique qui devient plus chaud et plus acide. Les scientifiques ont découvert que les trois espèces de coraux étudiées ont connu une mortalité importante dans des conditions qui simulaient les températures et l’acidité océaniques prévues pour les prochaines années. Pratiquement la moitié de certaines des espèces sont mortes, mais aucune d’entre elles n’a connu une dégénérescence complète, et certaines espèces ont même montré un regain de vie à la fin de l’étude.
Selon les auteurs de l’étude, il ne fait aucun doute que les coraux sont en grande difficulté à cause du changement climatique, mais leurs travaux montrent également qu’il y a des raisons d’espérer. 61 % des coraux exposés aux conditions de réchauffement ont survécu, contre 92 % exposés aux conditions de températures océaniques telles que nous les connaissons actuellement.
Les résultats de cette dernière étude montrent un certain optimisme, ils sont aussi plus réalistes que les études précédentes. La dernière a duré 22 mois, contrairement à la plupart des autres travaux qui s’étalaient souvent sur cinq mois au maximum. De plus, les chercheurs ont pris soin de créer des conditions de vie réelles pour les coraux.
Ces derniers ont été placés dans des réservoirs extérieurs avec un environnement imitant les récifs océaniques, avec du sable, des rochers, des étoiles de mer, des oursins, des crabes et des poissons. Ces réservoirs ont également permis une variabilité naturelle des niveaux de température et de pH tout au long de la journée et au fil des saisons, comme cela se passe dans l’océan.
Des échantillons des trois espèces de coraux les plus répandues à Hawaï – Montipora capitata, Porites compressa et Porites lobata – ont été placés dans des réservoirs avec des conditions environnementales différentes : des réservoirs avec les conditions océaniques actuelles, d’autres avec les conditions d’acidification de l’océan, d’autres avec les conditions de réchauffement de l’océan et enfin des réservoirs combinant réchauffement et acidification.
Tout au long de l’étude, les taux de survie ont été de 71 % pour P. compressa, 56 % pour P. lobata et 46 % pour M. capitata. Les coraux ont su s’adapter à la température et à l’acidité supérieures à la moyenne, en particulier les espèces Porites.
Les résultats concernant les deux espèces de Porites donnent des raisons d’espérer car elles font partie des types de coraux les plus répandus dans le monde et jouent un rôle clé dans l’édification des récifs.
Bien que cette étude donne des raisons d’espérer, il ne faut pas se voile la face; cela ne signifie pas que les coraux ne sont pas menacés par le réchauffement climatique. En outre, l’étude n’a pas inclus les facteurs de stress locaux tels que la pollution et la surpêche qui peuvent avoir des impacts négatifs supplémentaires sur les coraux dans certaines zones.
Dans la conclusion de leur étude, les chercheurs expliquent que « les récifs sont attaqués sur plusieurs fronts : réchauffement et acidification des océans, impacts locaux tels que les pratiques de pêche destructrices, la sédimentation et la pollution côtière. Ce sont des problèmes sérieux, mais des solutions sont possibles. Avec une action sensée, nous pouvons contribuer à garantir la présence de récifs coralliens sains au cours de notre vie et celle des générations futures. »
Source : Université d’Hawaï, Big Island Now.

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Si les récifs coralliens à Hawaii donnent des raisons d’espérer, il n’en va pas de même de la Grande Barrière de Corail (Australie). Elle est à nouveau victime du réchauffement climatique, avec un nouvel épisode de blanchissement du corail. Une équipe d’inspection de l’ONU est arrivée sur place pour voir l’étendue des dégâts. La mission va durer une dizaine de jours, avec des survols des quelque 2300 km du site. Les conclusions de la mission seront ensuite transmises à la Commission du patrimoine mondial qui pourrait alors classer la Grande Barrière de Corail comme « site en péril ». C’est un verdict que le gouvernement australien, qui a toujours émis des doutes sur le réchauffement climatique, cherche à éviter absolument parce que ce serait un échec politique avec des conséquences économiques. Cela aurait un impact potentiel sur le tourisme, ressource majeure de la province du Queensland, au nord-est du pays.
En 2021, l’Australie avait évité ce classement, en annonçant un plan massif de plusieurs milliards de dollars pour lutter contre la dégradation de la Grande Barrière. Mais ce plan s’attaque uniquement aux conséquences, pas aux causes, à savoir les émissions de gaz à effet de serre. On sait que l’économie australienne continue de privilégier les énergies fossiles, le charbon en particulier.

Les scientifiques expliquent que le blanchissement du corail est dû à une algue très particulière, surnommée Zooks, qui colore le corail. Quand la température augmente trop, l’algue produit une toxine qui engendre une perte de couleur du corail qui dépérit. Le problème ne concerne pas que le corail car la Barrière abrite de très nombreuses espèces, poissons ou mollusques.

Les scientifiques sont d’autant plus inquiets que les épisodes de blanchissement sont de plus en plus fréquents. C’est le 6e depuis 25 ans, et le 4ème en six ans, après 2016, 2017 et 2020. Cette situation se produit en période El Niña qui apporte généralement des pluies, des nuages et des températures plus fraîches. Malgré cela, le corail ne se régénère pas et ne retrouve pas ses couleurs. ,

Source: presse internationale.

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A new study that included researchers from the University of Hawaii is painting a more optimistic picture of how Hawaiian corals are faring in warmer, more acidic oceans. The scientists found that the three coral species studied experienced significant mortality under conditions that simulated ocean temperatures and acidity expected in the future. Up to about half of some of the species died, but none of them completely died off, and some actually were thriving by the end of the study.

According to the authors of the study, the re is no doubt that corals are in a lot of trouble due to climate change, but their research also makes it clear that there are reasons for hope. Results showed that 61% of corals exposed to the warming conditions survived, compared to 92% exposed to current ocean temperatures.

While the findings are optimistic, they are also more realistic than previous studies. The last one lasted 22 months, contrary to most similar research, which often spans days and up to five months. In addition, the researchers were careful to create real-life conditions.

Test corals were put in outside tanks designed to mimic ocean reefs by including sand, rocks, starfish, urchins, crabs and fish. These tanks also allowed natural variability in temperature and pH levels throughout the course of each day and throughout seasons, as corals would have experienced in the ocean.

Samples of the three most common coral species in Hawaii – Montipora capitata, Porites compressa and Porites lobata – were placed in tanks with four different conditions: control tanks with current ocean conditions, an ocean acidification condition, an ocean warming condition and a condition that combined warming and acidification.

Throughout the course of the study, survival rates were 71% for P. compressa, 56% for P. lobata and 46% for M. capitata. They were able to adapt to the above-average temperature and acidity, especially the Porites species.

The results concerning the two Porites species might offer particular hope, as they are among the most common types of coral around the world and they have a key role in reef building.

While this study does lead to reasons for optimism, it does not mean corals face no threat under climate change. Besides, the study did not include local stressors such as pollution and overfishing that might have additional negative impacts on corals in some areas.

In the conclusion of their study, the researchers explain that “reefs are being assaulted on multiple fronts, from ocean warming and acidification, to local impacts, such as destructive fishing practices, sedimentation and coastal pollution. These are serious problems, but they are also fixable problems. With sensible action, we can help to ensure that there will still be healthy coral reefs during our lifetimes, and for the generations that come after us.”

Source: University of Hawaii, Big Island Now.

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If the coral reefs in Hawaii give reason for hope, the same is not true of the Great Barrier Reef (Australia). It is again a victim of global warming, with a new episode of coral bleaching. A UN inspection team arrived on site to see the extent of the damage. The mission will last about ten days, with overflights of some 2300 km. The mission’s conclusions will then be forwarded to the World Heritage Commission, which could then classify the Great Barrier Reef as a « endangered ». It is a verdict that the Australian government, which has always expressed doubts about global warming, seeks to avoid because it would be a political failure with economic consequences. This would have a potential impact on tourism, a major resource in the province of Queensland, in the northeast of the country.
In 2021, Australia avoided this ranking, announcing a massive multi-billion dollar plan to combat the degradation of the Great Barrier Reef. But this plan only addresses the consequences, not the causes, namely greenhouse gas emissions. We know that the Australian economy continues to favour fossil fuels, coal in particular.
Scientists explain that coral bleaching is caused by a very particular algae, nicknamed Zooks, which colors the coral. When the temperature rises too much, the algae produces a toxin that causes the coral to lose colour and wither. The problem does not only concern the coral because the Barrier is home to many species of fish or molluscs.
Scientists are all the more worried as bleaching episodes are more and more frequent. It is the 6th in 25 years, and the 4th in six years, after 2016, 2017 and 2020. This situation occurs during a La Niña period which generally brings rain, clouds and cooler temperatures. Despite this, the coral does not regenerate and does not regain its colours. ,
Source: international news media.

Photo : C. Grandpey

El Niño, un phénomène encore mal compris // El Niño, a poorly understood phenomenon

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », je fais référence à El Niño qui influe considérablement sur le climat de notre planète. Il s’agit d’un phénomène climatique étonnamment complexe dans l’Océan Pacifique, qui se traduit pas une hausse de la température à la surface de l’eau, sur une dizaine de mètres de profondeur, dans l’est de l’océan Pacifique, autour de l’équateur. Inversement, quand El Niño disparaît il est remplacé par La Niña qui produit un effet de refroidissement inverse. En 2017 et une grande partie de l’année 2018, on a observé une faiblesse d’El Niño ; malgré cela, les températures globales ont continué à augmenter sur Terre.

Le site web Radio-Canada nous apprend que des chercheurs australiens ont montré, grâce à l’étude de coraux vieux de quatre siècles, que certaines variantes du phénomène El Niño ont augmenté en nombre au cours des dernières années, tandis que d’autres ont augmenté en intensité.

Les coraux enregistrent une partie de leur vécu au cœur de leur structure, un peu comme le font les cernes sur un tronc d’arbre. En révélant ce vécu à l’aide d’une intelligence artificielle, les chercheurs australiens ont pu retracer le comportement d’El Niño au cours des 400 dernières années.

Le phénomène El Niño survient tous les deux à sept ans et il se caractérise par une hausse des températures de l’Océan Pacifique ainsi que des changements dans les courants marins et aériens de cette région. Ces changements dans la chaleur et l’humidité augmentent le rythme des événements extrêmes dans le monde. Certaines régions sont frappées par de grands ouragans ou des inondations, tandis que d’autres subissent davantage de sécheresses et des feux de forêt. Lorsque El Niño sévit, la fonte des glaciers se trouve accélérée.

La force et le rythme de ces événements ne sont toutefois pas constants. Certains épisodes, comme celui de 1997-1998, ont causé des dégâts importants à l’échelle du globe, tandis que d’autres n’ont eu qu’une faible influence sur les événements météorologiques extrêmes.

De plus, les chercheurs reconnaissent maintenant qu’il existerait deux variantes du phénomène, une qui débute au centre du Pacifique, et une autre qui débute dans l’est de cet océan, chacune touchant plusieurs régions de façon différente.

Jusqu’à maintenant, nos connaissances de l’histoire d’El Niño restaient limitées, et les chercheurs ne pouvaient qu’utiliser les données des événements qui ont été mesurés directement au cours du dernier siècle.

L’étude des coraux va changer la donne. Ces derniers possèdent un squelette de carbonate de calcium qu’ils assemblent à l’aide de minéraux dissous dans l’océan. Leur composition permet d’en apprendre plus sur la salinité et la température de l’eau où ils ont grandi. Ces informations pourraient permettre d’identifier les changements océaniques occasionnés par El Niño.

Les modifications subies par les coraux sont infiniment plus complexes que celles que l’on trouve dans les cernes des arbres. Beaucoup de scientifiques pensaient que les coraux ne pourraient guère venir en aide pour comprendre le comportement d’El Niño. Pour arriver à leurs fins, les chercheurs de l’Université de Melbourne se sont tournés vers l’intelligence artificielle. À l’aide d’échantillons de coraux provenant de 27 sites distincts à travers l’Océan Pacifique, les scientifiques ont entraîné leur algorithme à reconnaître les modifications des coraux et à les associer aux événements El Niño dont on connaissait les dates au cours du siècle dernier.

Une fois que leur système a été capable de faire cette association sans erreur, ils lui ont soumis des données de coraux plus anciens, échelonnées sur les quatre derniers siècles. Les chercheurs ont alors remarqué que le nombre d’occurrences d’El Niño originaires du centre du Pacifique a plus que doublé durant la deuxième moitié du 20ème siècle comparativement aux siècles précédents, avec 9 épisodes au lieu de 3,5 par période de 30 ans durant la même période.

En ce qui concerne les occurrences d’El Niño originaires de l’est du Pacifique, leur nombre semble plutôt avoir décliné durant les dernières décennies. Par contre, leur intensité semble suivre la tendance inverse, et les trois derniers phénomènes de ce type à avoir été enregistrés, ceux de 1982, 1997 et 2015, sont parmi les plus puissants El Niño des 400 dernières années.

Selon les chercheurs, cette méthode permet non seulement de mieux comprendre l’histoire du phénomène El Niño, mais aussi de mieux prévoir comment il pourrait se comporter au cours des prochaines années.

Source : Radio-Canada.

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During my conference « Glaciers at Risk », I refer to El Niño, which has a major impact on the climate of our planet. It is a surprisingly complex climatic phenomenon in the Pacific Ocean, which results in a rise in the temperature of the surface of the water, about ten metres deep, in the eastern part of the Pacific Ocean, around the equator. Conversely, when El Niño disappears, it is replaced by La Niña, which produces a reverse cooling effect. In 2017 and much of 2018 El Niño has been weak; despite this, global temperatures continued to increase on Earth.
The Radio-Canada website informs us that Australian researchers have shown, through the study of four-century-old corals, that some variants of the El Niño phenomenon have increased in numbers in recent years, while others have increased in intensity.
Corals record some of their life in the heart of their structure, much like tree rings on a trunk. By revealing the coral life using artificial intelligence, Australian researchers have been able to trace the behaviour of El Niño over the last 400 years.
The El Niño phenomenon occurs every two to seven years and is characterized by rising temperatures in the Pacific Ocean as well as changes in the marine and air currents of this region. These changes in heat and humidity are increasing the pace of extreme events around the world. Some areas are hit by major hurricanes or floods, while others suffer more droughts and forest fires. When El Niño occurs, glacier melting is accelerated.
The strength and pace of these events, however, are not constant. Some episodes, such as the 1997-1998 episode, have caused significant global damage, while others have had little influence on extreme weather events.
In addition, researchers now reveal that there are two variants of the phenomenon, one that starts in the centre of the Pacific, and another that begins in the eastern part of this ocean, each affecting several regions in different ways.
Until now, our knowledge of El Niño history has been limited, and researchers could only use data from events that have been measured directly over the last century.
The study of corals will change the research. They have a skeleton of calcium carbonate which they assemble using minerals dissolved in the ocean. Their composition makes it possible to learn more about the salinity and the temperature of the water where they grew up. This information could help identify the oceanic changes caused by El Niño.
The changes in corals are infinitely more complex than those found in tree rings. Many scientists thought that corals could hardly help to understand the behaviour of El Niño. To achieve their ends, researchers at the University of Melbourne turned to artificial intelligence. Using coral samples from 27 distinct sites across the Pacific Ocean, scientists have trained their algorithm to recognize changes in corals and associate them with El Niño events that had known dates during the past century.
Once their system was able to make this association without error, they submitted to it older coral data over the last four centuries. The researchers noted that the number of El Niño occurrences from the central Pacific more than doubled during the second half of the 20th century compared to previous centuries, with 9 episodes instead of 3.5 per 30-year period. during the same period.
As for El Niño occurrences from the eastern Pacific, their numbers appear to have declined in recent decades. However, their intensity seems to follow the opposite trend, and the last three phenomena of this type to have been recorded, those of 1982, 1997 and 2015, are among the most powerful El Niño of the last 400 years.
According to the researchers, this method not only helps to better understand the history of the El Niño phenomenon, but also to better predict how it could behave over the next few years.
Source: Radio-Canada.

El Niño et La Niña influencent le climat de notre planète (Source: NOAA)

Pour la protection des coraux… // For coral protection…

En ce 4 juillet 2018, jour de la Fête Nationale aux États-Unis, le gouverneur de l’État d’Hawaii a signé une loi interdisant la vente d’écrans solaires contenant deux produits chimiques susceptibles de nuire aux récifs coralliens. Cette décision fait d’Hawaï le premier État américain à interdire l’oxybenzone et l’octinoxate.
La loi entrera en vigueur en 2021.
Le Gouverneur a déclaré que l’Etat devra également poursuivre ses efforts pour protéger les coraux, avec en particulier la lutte contre les espèces invasives, la pollution due aux eaux de ruissellement, et le changement climatique.
Les écrans solaires contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate ne seront tolérés que pour les personnes en possession d’une ordonnance médicale. Les autres devront acheter des écrans solaires sans ces produits chimiques ou venir à Hawaii avec leur propre crème solaire. Les scientifiques ont découvert que les deux substances peuvent être toxiques pour les récifs coralliens qui constituent une partie vitale de l’écosystème océanique et attirent les touristes.
Les critiques affirment qu’il n’y a pas assez d’études scientifiques indépendantes démontrant que les produits chimiques nuisent aux récifs coralliens. Le groupe Retail Merchants of Hawaii a déclaré qu’il était préoccupé par l’interdiction qui allait décourager les gens d’acheter de la crème solaire dans les magasins locaux.
Lorsque l’idée de l’interdiction a été émise, la Hawaii Medical Association s’est inquiétée de l’impact sur la santé publique de l’interdiction de certains types de crème solaire. Cela irait à l’encontre de plusieurs décennies de politique publique mettant en garde sur le cancer de la peau et les risques d’une exposition prolongée au soleil.
Source: Presse hawaïenne.

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On July 4th, 2018, Independence Day in the United States, the Governor of the State of Hawaii has signed legislation that will ban the sale of sunscreens containing two chemicals thought to harm coral reefs. The move makes Hawaii the first U.S. state to enact a ban on oxybenzone and octinoxate.

The legislation will take effect in 2021.

The Governor said the State will also need to continue other efforts to protect coral, including fighting invasive species, pollution from land runoff and climate change.

Sunscreen containing oxybenzone and octinoxate will only be available to those with a prescription from a physician. Others will have to buy sunscreens without these chemicals or bring their own sunscreen with them to Hawaii. Scientists have found the two substances can be toxic to coral reefs, which are a vital part of the ocean ecosystem and a popular draw for tourists.

Critics say there are not enough independent scientific studies supporting the assertion that the chemicals harm coral reefs. The group Retail Merchants of Hawaii has said it is concerned the ban will discourage people from buying sunscreen at brick and mortar stores.

When the idea of the ban was put forward, the Hawaii Medical Association raised concerns over the public health impact of banning certain types of sun lotion on the islands. The ban would go against several decades of public policy and public health concerns about skin cancer and sun exposures.

Source: Presse hawaiienne.

Photo: C. Grandpey

Destruction et protection de la Nature à Hawaii // Destruction and protection of Nature at Hawaii

Destruction: Les sites le long de la côte de Puna ne sont pas les seules ressources naturelles mise en péril par l’éruption du Kilauea. Le Département des Terres et Ressources Naturelles (DLNR) nous informe que l’activité volcanique dans la Lower East Rift Zone est en train de provoquer de graves dégâts dans les réserves marines et forestières.
La perte principale concerne sans aucun doute les Waiopae Tidepools dans la baie de Kapoho où la coulée de lave en provenance de la Fracture n° 8 a envahi au moins 150 hectares de mer et complètement submergé les Waiopae Tidepools. Moins de un pour cent de l’environnement marin à Hawaï est entièrement protégé grâce à cette région, de sorte que la perte des Waiopae Tidepools est une véritable catastrophe.
D’autres sites gérés par le DLNR sont affectés par l’éruption du Kilauea. Parmi eux figure le Lava Tree State Monument qui a été fermé peu de temps après le début de l’éruption en raison de la proximité des coulées de lave et des émissions de gaz nocifs. Avant la fermeture, les visiteurs pouvaient profiter d’un sentier en boucle qui permet d’admirer les troncs d’arbres moulés par les coulées de lave qui ont traversé la forêt dans le passé. Comme je l’ai déjà dit, des dizaines de touristes ont été verbalisés dans le Lava Tree Monument et la MacKenzie State Recreation Area dont l’accès est actuellement interdit.
Environ la moitié de la réserve forestière de Malama Ki, d’une superficie de 612 hectares, a été fermée car la lave a brûlé une grande partie de la végétation et les gaz volcaniques ont défolié des centaines d’arbres. La réserve fournit un habitat à de petites populations d’oiseaux indigènes, avec un isolement qui leur a permis de développer une résistance à la variole et au paludisme aviaires. Les responsables de la DLNR espèrent qu’ils ne perdront pas ce pool génétique. Si une destruction supplémentaire d’habitat devait se produire, les populations d’animaux sauvages pourraient se fragmenter encore davantage ou voir leur domaine vital se rétrécir, entraînant leur déclin, voire leur disparition.
Source: DLNR.

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Protection: La loi hawaiienne devrait bientôt interdire la vente d’écrans solaires contenant des produits chimiques susceptibles de provoquer la destruction des récifs coralliens. L’interdiction concernera les lotions contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate, qui, selon certains scientifiques, contribuent au blanchissement des coraux. Elle pourrait être mise en place en janvier 2021 si le projet de loi est approuvé par le gouverneur de l’Etat d’Hawaii.
Environ 3 500 produits de protection solaire contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate sont actuellement disponibles dans le monde entier. Ces produits chimiques provoquent la mortalité des coraux au cours de leur phase de développement ; ils favorisent le blanchissement des coraux, signe d’un stress extrême, et ils causent des dommages génétiques aux coraux et autres organismes marins. Il a également été démontré que ces produits chimiques diminuent la résilience et la capacité des coraux à s’adapter aux facteurs de changement climatique et inhibent le recrutement de nouveaux coraux.
En 2015, une étude publiée par un groupe de scientifiques internationaux a montré que l’oxybenzone était «hautement toxique» pour les jeunes coraux et d’autres organismes marins. Les chercheurs ont découvert que ce produit chimique non seulement augmente la probabilité de blanchissement, mais il endommage aussi l’ADN ; de plus, il entraîne une croissance anormale du squelette et des déformations chez le très jeune corail.
Le corail blanchit lorsque la température de l’eau dépasse le niveau tolérable. Une vague de chaleur sur la Grande Barrière de Corail en Australie entre mars et novembre 2016 a causé la mort de 30% des coraux.
Selon le projet de loi hawaiien, la pollution chimique dans les eaux de l’archipel est « constamment renouvelée » par les gens qui se baignent ou qui nagent après s’être enduits d’écran solaire. La loi serait la première du genre dans le monde. Elle marquerait une énorme différence entre la protection des récifs coralliens et la vie marine d’une part, et la santé humaine d’autre part.
La partie n’est pas encore gagnée. En effet, le projet de loi a reçu l’opposition de la Hawaii Medical Association qui s’inquiète de l’impact sur la santé publique de l’interdiction de certains types de crème solaire. Cela irait à l’encontre de plusieurs décennies de politique de santé publique mettant en garde sur le cancer de la peau et les risques d’une exposition prolongée au soleil.
Source: The Independent.

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Destruction: Shoreline sites along the Puna coastline are not the only precious natural resource endangered by the ongoing Kilauea Volcano eruption. The Department of Land and Natural Resources DLNR) informs us that volcanic activity in the Lower East Rift Zone is spreading destruction to marine and forest preserves.

The main loss is undoubtedly the Waiopae Tidepools at Kapoho Bay, where the lava flow from fissure 8 has filled at least 150 hectares of ocean and completely inundated the Waiopae Tidepools. Less than one percent of the marine environment in Hawaii is fully protected by these districts, so the loss of Waiopae is a disaster.

Other DLNR-managed sites impacted by the Kilauea eruption include the Lava Tree State Monument which was closed shortly after the eruption began because of its proximity to lava flows and noxious gas emissions. Before the closure, visitors could enjoy a loop trail that provides views of lava molds of tree trunks burned when flows swept through the forest. As I put it before, citations have been issued to dozens of sightseers caught in Lava Tree Monument and MacKenzie State Recreation Area.

About half of the 612-hectare Malama Ki Forest Reserve has been closed, as lava burned much of the forest and volcanic emissions have defoliated hundreds of trees. The reserve provides habitat to small populations of native forest birds whose isolation has allowed them to develop resistance to avian pox and avian malaria. DLNR officials hope they will not lose that genetic pool. With additional habitat loss expected, wildlife populations may become further fragmented or find their home ranges shrunk, leading to their rapid decline or extermination.

Source: DLNR.

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Protection : The state legislature in Hawaii is set to ban the sale of sunscreens that contain chemicals linked to the destruction of coral reefs. It has moved to pass laws prohibiting lotions containing oxybenzone and octinoxate, believed by some scientists to contribute to coral bleaching. The ban could be brought into place by January 2021, if the bill is approved by the state’s governor.

Around 3,500 sun protection products containing oxybenzone and octinoxate are currently available to consumers worldwide. These chemicals cause mortality in developing coral, increase coral bleaching that indicates extreme stress, and cause genetic damage to coral and other marine organisms. These chemicals have also been shown to degrade corals’ resiliency and ability to adjust to climate change factors and inhibit recruitment of new corals.

In 2015, a study published by a group of international scientists concluded oxybenzone was “highly toxic” to juvenile corals and other marine life. Researchers found the chemical not only increased the likelihood of bleaching, but also caused DNA damage, abnormal skeleton growth and deformities in baby coral.

Coral bleaches when water temperatures rise above a level it can tolerate. A heatwave on Australia’s Great Barrier Reef between March and November 2016 caused 30 per cent of its coral to die off

The legislation warns chemical pollution in Hawaii’s waters was being “constantly refreshed and renewed” by swimmers and beach goers wearing sunscreen. It would be a “first-in-the-world law”. If the bill becomes law, it will make a huge difference in protecting coral reefs, marine life, and human health in Hawaii.

However, the bill has received opposition from the Hawaii Medical Association, which has raised concerns over the public health impact of banning certain types of sun lotion on the islands. The ban would go against several decades of public policy and public health concerns about skin cancer and sun exposures.

Source : The Independent.

Lava trees (Photos: C. Grandpey)

Souvenirs des Waiopae Tidepools (Photos: C. Grandpey)