Explosions à Stromboli (Sicile): Mort d’un touriste // Explosions at Stromboli: A tourist died

Deux violentes explosions se sont produites le 3 juillet 2019 à 16h46 sur le Stromboli. Deux coulées de lave ont été observées sur la Sciara del Fuoco. Un randonneur est décédé et un autre a été blessé sur le versant du Stromboli exposé à l’éruption. Le randonneur se serait aventuré sur le volcan au départ de Ginostra vers la Punta del Corvo. Les opérations de récupération de récupération du corps ont été rendues difficiles par le panache de gaz émis par le volcan. On ne sait pas si le décès est dû à la retombée de blocs ou à l’incendie qui s’est déclaré dans la végétation.

Selon l’INGV, les explosions du 3 juillet sont parmi les plus fortes observées depuis 1985. Des événements semblables ont été enregistrés en 2003 et 2007. La situation est de nouveau normale sur le volcan mais les volcanologues italiens expliquent qu’il n’est pas possible de dire s’il y aura des répliques car il n’y a pas de signaux précurseurs qui annoncent ces événements.

Par peur, certains touristes se sont précipités dans la mer à Ginostra tandis qu’une trentaine d’autres quittaient l’île en toute hâte par aliscaphe.

Source : Presse italienne. .

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Two violent explosions occurred on July 3rd, 2019 at 4:46 pm on Stromboli. Two lava flows were observed on the Sciara del Fuoco. One hiker died and another was injured on the exposed Stromboli slope. The hiker ventured on the volcano from Ginostra to Punta del Corvo. The recovery operations of the body were made difficult by the plumes emitted by the volcano. It is not known if the death is due to fallout or fire in the vegetation.
According to INGV, the July 3rd explosions are among the strongest observed since 1985. Similar events were recorded in 2003 and 2007. The situation is normal again on the volcano but the Italian volcanologists explain that it is not possible to say if there will be replicas because there are no precursors announcing these events.
For fear, some tourists rushed into the sea at Ginostra while thirty others left the island in a hurry by aliscaph.
Source: Italian Press.

21 heures: Le Stromboli ce soir, avec la coulée de lave sur la Sciara del Fuoco (Capture image webcam Skyline)

22 heures: Le Stromboli est très actif ce soir, avec des explosions , en particulier dans le cratère NE. La lave continue de couler le long de la Sciara del Fuoco  (Capture image webcam Skyline)

Volcans dangereux ? // Dangerous volcanoes ?

Il y a quelques jours j’entendais un géologue expliquer au cours d’une émission télévisée sur la chaîne ARTE que les volcans présentent plus d’avantages que d’inconvénients. La fertilité de leurs sols attire les populations sur leurs pentes, en particulier en Indonésie et aux Philippines, des pays qui, pourtant, compte les volcans les plus dangereux. Le géologue expliquait aussi que, tout compte fait, les volcans ne tuent pas beaucoup de personnes.

Après avoir regardé l’émission, j’ai fait une recherche sur mon blog et j’ai dressé un bilan des éruptions au cours de l’année 2018. Je me suis aperçu que les volcans n’étaient pas aussi gentils qu’ils en avaient l’air et qu’ils avaient au cours de l’année écoulée fait plus de victimes que les avions. Ces derniers ont tué 556 personnes au cours de 15 accidents en 2018, alors que les volcans ont tué au moins 787 personnes pendant la même période. Il n’y a pourtant eu que deux événements volcaniques vraiment meurtriers en 2018 : les éruptions du Fuego au Guatemala et de l’Anak Krakatau en Indonésie. 332 personnes ont péri sous les coulées pyroclastiques du Fuego et 453 ont été balayées par le tsunami qui a accompagné l’effondrement de l’Anak Krakatau.

A cela il faudrait ajouter un mort et onze blessés lors d’une éruption surprise du Mont Kusatsu-Shirane au Japon le 23 janvier 2018.

Un guide est mort asphyxié par un nuage de gaz à Hawaii au cours de l’éruption du Kilauea le 1er février 2018.

Le 16 juillet 2018 à Hawaii, une bombe volcanique a atterri sur un bateau dans lequel avaient pris place des touristes venus admirer l’arrivée de la lave dans l’océan. On a dénombré 23 blessés. A noter que le bateau se trouvait à l’intérieur de la zone de sécurité de 300 mètres par rapport au littoral mise en place par les gardes-côtes américains. Aujourd’hui, le propriétaire du bateau a des démêlés avec la justice.

L’éruption du Kilauea en 2018 n’a pas été meurtrière mais la lave a causé de sérieux dégâts puisque plus de 700 structures sont parties en fumée.

A méditer…

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 A few days ago I heard a geologist explain during a TV show on the ARTE channel that volcanoes have more advantages than disadvantages. The fertility of their soils attracts people to their slopes, especially in Indonesia and the Philippines, ajthough rhese countries have the most dangerous volcanoes. The geologiqt also explained that, all in all, volcanoes do not kill so many people.
After watching the program, I did a search on my blog and took into account the eruptions that occurred during the year 2018. I realized that the volcanoes were not as nice as they looked and they had over the past year caused more casualties than the planes. These killed 556 people in 15 accidents in 2018, while volcanoes killed at least 787 people during the same period. There were, however, only two deadly volcanic events in 2018: the eruptions of Fuego in Guatemala and Anak Krakatau in Indonesia. 332 people perished under the pyroclastic flows of Fuego and 453 were swept away by the tsunami that accompanied the collapse of Anak Krakatau.
To this should be added one dead and eleven injured during a surprise eruption of Mount Kusatsu-Shirane in Japan on January 23rd, 2018.
A guide died when he was asphyxiated by a cloud of gas in Hawaii during the eruption of Kilauea on February 1st, 2018.
On July 16th, 2018 in Hawaii, a volcanic bomb landed on a boat in which tourists who came to watch the arrival of the lava in the ocean. There were 23 wounded. It should be noted that the boat was inside the 300-meter safety zone set up by the US Coast Guard. Today, the owner of the boat is in trouble with the law.
The eruption of Kilauea in 2018 was not deadly but the lava caused serious damage as more than 700 structures went up in smoke.

Just think about it!

Les éruptions du Fuego et de l’Anak Krakatau ont été particulièrement meurtrières en 2018

Le séisme des Célèbes (Indonésie) // The Sulawesi earthquake (Indonesia)

Un violent séisme de M 7,5, d’origine purement tectonique, a frappé l’île des Célèbes, aussi appelée Sulawesi, le 28 septembre 2018. Il s’est produit après une première secousse de M 6,1 qui a fait un mort. Le dernier séisme avait son épicentre à 78 kilomètres au nord de la ville de Palu, capitale de la province du centre des Célèbes, et a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. L’alerte tsunami a été levée. Un peu trop tôt semble-t-il car une vague est venue un peu plus tard s’abattre sur le littoral. Il est fait état, selon les témoignages d’une vague de 3 à 6 mètres de hauteur. Une vidéo montre plusieurs vagues s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée. S’agissant des vagues de tsunami, plus que leur hauteur, c’est l’énergie qu’elle développent qui est impressionnante.   Le dernier bilan (très provisoire) est d’au moins 384 morts (NB: 832 morts le 30 septembre 2018) et des centaines de blessés dans la ville de Palu. La panique a poussé les habitants à fuir vers les hauteurs.

Le séisme est survenu à la suite d’un décrochement de faille à faible profondeur à l’intérieur de la microplaque de la Mer des Moluques. Ces événements de décrochement ont généralement une taille d’environ 120 km x 20 km. D’une magnitude de M 6,5 ou plus, ils sont souvent destructeurs, tant sur le plan humain que matériel. Le séisme le plus important avait une magnitude de M 7.9 en janvier 1996, avec l’épicentre situé à une centaine de kilomètres au nord du séisme du 28 septembre 2018. Il a fait une dizaine de victimes, plus de 60 blessés et causé d’importants dégâts aux bâtiments.

Ces derniers événements montrent à quel point nous sommes démunis en matière de prévision sismique et de tsunami. Dans certaines régions du monde, des balises océaniques permettent de suivre la progression des vagues de tsunami. Il semble que la région des Célèbes – pourtant fortement exposée au risque sismique – ne soit pas dotée d’un tel équipement.

Source : Presse internationale, USGS.

Des images terribles:

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-et-tsunami-en-indonesie/en-images-rues-inondees-batiments-detruits-les-premieres-images-des-degats-apres-le-seisme-suivi-d-un-tsunami-en-indonesie_2962613.html

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A powerful tectonic M 7.5 earthquake struck Sulawesi on September 28th, 2018. It was recorded after a first  M 6.1 quake which caused one death. This last earthquake had its epicenter 78 kilometres north of the city of Palu, capital of the central province of Sulawesi, and was felt as far south as Makassar, the capital of the island. The tsunami warning was lifted. A little too early it seems because waves came later crashing down on the coast. There are reports of a wave 3 to 6 metres high. A video shows waves crashing into several buildings and flooding a mosque.  As far as tsunami waves are concerned, the energy they develop is more impressive than their height. The latest toll is at least 384 dead (NB: 832 on September 30th, 2018) and hundreds injured in the city of Palu. Panic pushed the inhabitants to flee towards the hills around the city.
The earthquake occurred as a result of a shallow strike-slip faulting inside the Moluccan Sea microplate. These strike-slip events are typically about 120 km x 20 km in size. With a magnitude of M 6.5 or more, they are often destructive, both human and material. The largest earthquake had a magnitude of M 7.9 in January 1996, with the epicenter located a hundred kilometres north of the September 2018 earthquake. It killed about ten people, injured more than 60 others and caused major damage to buildings.
These latest events show the difficulty of earthquake and tsunami forecasting. In some parts of the world, ocean beacons track the progress of tsunami waves. It seems that the Sulawesi region – although highly exposed to the seismic risk – is not equipped with such equipment.
Source: International Press, USGS.

Terrible images:

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-et-tsunami-en-indonesie/en-images-rues-inondees-batiments-detruits-les-premieres-images-des-degats-apres-le-seisme-suivi-d-un-tsunami-en-indonesie_2962613.html

Source: USGS

Quelques détails supplémentaires sur l’éruption au Japon // Some more details about the eruption in Japan

Comme je l’ai écrit hier, un membre des Forces japonaises d’Autodéfense (GSDF) est mort et 11 autres personnes ont été blessées au cours de l’éruption du volcan Moto-Shirane près d’une station de ski mardi matin. L’événement a  probablement causé une avalanche.
L’éruption surprise du Mont Moto-Shirane – qui fait partie du complexe volcanique Kusatsu-Shirane – dans la préfecture de Gunma, a arrêté le fonctionnement des remontées mécaniques, si bien qu’environ 80 personnes, dont des touristes de Taiwan et de Grande-Bretagne, se  sont retrouvés temporairement bloqués dans un restaurant près du sommet de la montagne.
Un responsable de la Japan Meteorological Agency ( JMA) a déclaré que les paramètres d’observation n’avaient pas indiqué une augmentation de l’activité volcanique. Cela confirme la difficulté d’émettre des alertes de catastrophe dans un pays sujet aux éruptions volcaniques et aux tremblements de terre.
Une trentaine de soldats de la 12ème brigade de la Force d’Autodéfense au Sol, bien connue pour avoir été envoyée dans des zones touchées par des catastrophes naturelles, effectuaient un stage d’entraînement de ski dans la région au moment de l’éruption. Selon le GSDF et le ministère de la Défense, un homme de 49 ans est décédé suite à l’avalanche et sept autres soldats ont été blessés, dont deux grièvement.
Selon les secouristes, des pierres provenant de l’éruption du Mont Moto-Shirane ont frappé une télécabine et les bris de verre ont blessé au moins quatre personnes à l’intérieur. Les blocs ont également percuté le toit d’une maison de repos où environ 100 personnes avaient trouvé refuge.

L’éruption de du Mont Moto-Shirane (2171 mètres) est la première depuis 1983. [NDLR: Elle avait probablement une origine phréatique]
Des images vidéo enregistrées par la caméra de la gare d’arrivée de la télécabine montrent que les skieurs glissaient sur les pentes et que des blocs noirs tombaient du ciel ; des gerbes de neige jaillissaient lorsqu’ils frappaient le sol, très près des skieurs. Un nuage de fumée noire est ensuite apparu.
Le gouvernement n’a pas signalé de nouvelles victimes ni de personnes disparues.
Une panne d’électricité s’est produite près de la station de ski après l’éruption.
Suite à l’éruption, le JMA a relevé le niveau d’alerte volcanique de 1 à 3, sur une échelle de 5. Ce niveau limite l’accès à la montagne, tout en mettant en garde sur les grandes quantités de cendre retombées dans le secteur au moment de l’éruption.

Le mont Moto-Shirane est situé près de la limite entre les préfectures de Gunma et Nagano et fait partie des 50 volcans surveillés en permanence par l’Agence Météorologique Japonaise.
Source: The Japan Times.

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As I put it yesterday, a Self-Defense Forces member died and 11 other people were injured after a volcano erupted near a ski resort on Tuesday morning, spewing cinders and possibly causing an avalanche.

The unexpected eruption of Mount Moto-Shirane, which is part of Mount Kusatsu-Shirane, in Gunma Prefecture halted ski lift operations, leaving around 80 people, including tourists from Taiwan and Britain, temporarily stranded in a restaurant near the top of the mountain.

A JMA official said observational data had not indicated heightened volcanic activity, highlighting the difficulty of issuing disaster alerts in a nation prone to volcanic eruptions and earthquakes.

Around 30 Ground Self-Defense Force troops of the 12th Brigade, well known for being sent to areas affected by natural disasters, were engaging in ski training in the area at the time. According to the GSDF and the Defense Ministry, a 49-year-old male GSDF member died and seven other troops were injured, with two in serious condition.

Separately, stones from the eruption of Mount Moto-Shirane hit a gondola lift and injured at least four people on board with shattered glass, according to local rescuers. The stones also crashed through the roof of a rest house where about 100 people had evacuated.

The eruption of the 2,171-metre mountain was the first since 1983. [Personal remark: It propably had a phreatic origin.]

Video footage from the top of the resort’s gondola showed skiers gliding down the slopes as black rocks plummeted from the skies and snow billowed up as they struck the ground, sometimes just missing skiers. A cloud of black smoke later drifted in.

The government has no reports of additional casualties or missing people.

A power outage occurred near the ski resort after the eruption.

Following the eruption, the weather agency raised the volcanic alert status from 1 to 3, on a scale of 5, a level that restricts entry to the mountain, while warning of large amounts of ash in the area.

Mount Moto-Shirane  is located near the border of Gunma and Nagano prefectures and is one of 50 volcanoes continuously monitored by the Japan Meteorological Agency.

Source: The Japan Times.

Vue de la zone sommitale du volcan (Photo: F. Gueffier)

Agung : L’éruption de 1963 // Mt Agung : The 1963 eruption

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez un excellent document mis en ligne par la BBC. On y voit des images d’archives de l’éruption de l’Agung en 1963. Le film a été montré à des personnes évacuées en ce moment et qui ont été mises en sécurité dans des centres d’hébergement provisoires. Certaines d’entre elles ont assisté à l’éruption de 1963 et racontent ce qu’elles ont vécu, avec le volumineux panache de cendre et de bombes qui s’est élevé au-dessus du volcan avant de retomber sur les alentours en tuant des centaines de personnes. L’Agung reste en alerte maximale car les volcanologues indonésiens pensent qu’une éruption aura lieu très prochainement.

http://www.bbc.com/news/av/world-asia-41433507/the-last-time-mount-agung-erupted

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By clicking on the link below, you will see an excellent document released by the BBC. One can see archival images of the 1963 eruption of MtAgung. The film has been shown to people evacuated at this time and who have been placed in temporary shelters. Some of them witnessed the 1963 eruption and tell what they have experienced, with the voluminous plume of ash and bombs that rose above the volcano before falling back onto the surroundings, killing hundreds of people. Mt Agung remains on high alert as Indonesian volcanologists believe that an eruption will occur very soon.
http://www.bbc.com/news/av/world-asia-41433507/the-last-time-mount-agung-erupted

Crédit photo: Wikipedia

 

 

Séisme au Mexique : Quelques informations // Earthquake in Mexico : A little information

Le séisme le plus puissant jamais enregistré au Mexique depuis un siècle a frappé la côte Pacifique du pays en fin de journée le jeudi 7 septembre 2017. Il a été ressenti jusqu’à Mexico. Le bilan encore provisoire est de 60 morts. Les dégâts les plus importants sont dans le sud du pays, à proximité de l’épicentre. Environ 50 millions de personnes à travers le Mexique ont ressenti le séisme qui avait une magnitude de M 8.2.
Le séisme s’est produit près du Fossé d’Amérique Centrale (Middle America Trench), une zone du Pacifique oriental où la plaque des Cocos glisse sous celle d’Amérique du Nord, au travers du processus bien connu de subduction. Le glissement est très lent – environ 8 centimètres par an. Au fil du temps, des contraintes apparaissent en raison du frottement entre les plaques tectoniques. À un certain point, ces contraintes deviennent si grandes que la roche se brise et glisse le long d’une faille. Cela libère de grandes quantités d’énergie et, si le glissement se produit sous l’océan, le brutal déplacement d’eau peut provoquer un tsunami. Le gouvernement mexicain a émis une alerte tsunami au large de la côte d’Oaxaca et du Chiapas, mais aucun des deux États n’a été affecté par les vagues. Le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique a déclaré que la plus grande vague enregistrée sur la côte du Pacifique du Mexique mesurait moins d’un mètre de hauteur.
Des zones de subduction similaires bordent l’Océan Pacifique dans d’autres régions. Elles sont responsables des séismes les plus puissants et des tsunamis les plus dévastateurs. Le tremblement de terre de magnitude M 9.0 au Japon en 2011 qui a provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima et le séisme de M 9.1 en Indonésie en 2004, avec des tsunamis qui ont tué 250 000 personnes autour de l’océan Indien, sont des exemples récents.
Au Guatemala, les militaires n’ont pu que constater les dégâts, principalement dans la partie occidentale du pays. À Huehuetenango, des briques et du verre brisé jonchaient le sol alors que des murs s’étaient effondrés dans la ville. Quetzaltenango, la deuxième ville du Guatemala, qui commençait à se remettre d’un séisme en juin, a subi de nouveaux dégâts dans son centre historique.
Source: Médias américains.

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The most powerful earthquake to hit Mexico in 100 years struck off the nation’s Pacific Coast late Thursday September 7th 2017, rattling millions of residents in Mexico City with its violent tremors, killing at least 60 people and levelling some areas in the southern part of the country, closer to the quake’s epicentre. About 50 million people across Mexico felt the earthquake, which had a magnitude of M 8.2.

The quake occurred near the Middle America Trench, a zone in the eastern Pacific where the Cocos Plate is sliding under the North American, through the weel-known process of subduction. The movement is very slow — about 8 centimetres a year — and over time stress builds because of friction between the slabs. At some point, the strain becomes so great that the rock breaks and slips along a fault. This releases vast amounts of energy and, if the slip occurs under the ocean, can move a lot of water suddenly, causing a tsunami. Mexico’s government issued a tsunami warning off the coast of Oaxaca and Chiapas after Thursday’s quake, but neither state appeared to have been adversely affected by waves. The Pacific Tsunami Warning Center said the largest wave recorded on Mexico’s Pacific Coast measured less than one metre.

Similar subduction zones ring the Pacific Ocean and are also found in other regions. They are responsible for the world’s largest earthquakes and most devastating tsunamis. The M 9.0 earthquake off Japan in 2011 that led to the Fukushima nuclear disaster and the M 9.1 quake in Indonesia in 2004 that spawned tsunamis that killed 250,000 people around the Indian Ocean are recent examples.

In Guatemala, the military was out Friday morning assessing the damage, found mainly in the western part of the country. In Huehuetenango, bricks and glass were strewn on the ground as walls in the city collapsed. Quetzaltenango, Guatemala’s second-largest city, which was beginning to recover from a tremor in June, suffered more damage to its historic center.

Source : American news media.

Middle America Trench

Le séisme d’hier en Italie a-t-il provoqué une avalanche meurtrière ? // Did yesterday’s earthquake in Italy trigger a deadly avalanche ?

drapeau-francaisLes séismes qui ont secoué mercredi la région d’Amatrice sont-ils responsables de l’avalanche qui a enseveli l’hôtel Rigopiano, à Farindola, station de ski située à 1020 mètres d’altitude dans le massif de Gran Sasso (Abruzzes) ? Il est pour le moment impossible de répondre à cette question, mais il se peut que la sismicité enregistrée dans la région d’Amatrice et ressentie jusqu’à Rome ait déstabilisé la très épaisse couche de neige et provoqué la catastrophe.

Au moment où j’écris ces lignes, deux survivants ont été retrouvés – dont un en forte hypothermie – par les secouristes, qui poursuivent leurs recherches au sein des décombres. Une trentaine de personnes étaient hébergées dans la structure au moment de la secousse, ont confirmé les autorités. L’une des deux personnes secourues a expliqué aux secouristes que sa femme et sa fille étaient à l’intérieur.

Les premières équipes de secours ont eu beaucoup de mal à rejoindre l’hôtel cette nuit vers 4h30 du matin, après une approche à skis et à raquettes qui a duré toute la nuit. La neige tombe abondamment sur la région, avec une couche atteignant parfois deux mètres, et les routes sont quasiment impraticables.

Les images diffusées par les secours laissent craindre le pire, avec de nombreux morts.

Source : Presse italienne

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drapeau-anglaisAre the earthquakes that shook the Amatrice region on Wednesday responsible for the avalanche that buried the Hotel Rigopiano in Farindola, a ski resort 1020 meters a.s.l. in the Gran Sasso massif? It is impossible to answer this question at this time, but it is possible that the seismicity recorded in the Amatrice region and felt as far as Rome destabilized the very thick layer of snow and caused the cdisaster.
At the moment I am writing these lines, two survivors have been found – including one in severe hypothermia – by rescuers who are continuing their research in the rubble. The authorities confirmed that thirty people or so were lodged in the structure at the moment of the avalanche. One of the two rescued people told the rescuers that his wife and daughter were inside.
The first rescue teams had a hard time getting to the hotel at about 4:30 this morning after a ski and snowshoe approach that lasted all night. The snow is falling abundantly on the area, with a layer sometimes reaching two meters, and the roads are almost impassable.
The images broadcast by the rescuers lead authorities to fear the worst, with many dead.
Source: Italian newspapers.