Réchauffement climatique : hausse des événements extrêmes et un violent orage à Juneau (Alaska) // Global warming : more extreme events and a violent thunderstorm in Juneau (Alaska)

Alors que la France se prépare à affronter une nouvelle vague de chaleur dès le mois de juin 2025, de nouvelles données de la NASA révèlent une augmentation spectaculaire de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations au cours des cinq dernières années. L’étude montre que ces événements extrêmes sont de plus en plus fréquents, plus longs et plus sévères. Pour 2024, les chiffres atteignent deux fois la moyenne de 2003-2020.
Les chercheurs sont très inquiets devant les derniers chiffres fournis par le satellite Grace de la NASA qui observe les changements environnementaux de la planète. Très prudemment, par crainte de la colère de Donald Trump, les scientifiques expliquent que « le réchauffement climatique est la cause la plus probable de cette tendance apparente, même si l’intensité des événements extrêmes semble avoir augmenté encore plus vite que les températures à l’échelle mondiale.» L’augmentation des événements extrêmes est annoncée depuis longtemps, mais elle est désormais constatée dans la réalité. Le problème est que les populations ne sont pas préparées à de tels événements météorologiques, qui sont plus violents que ceux du passé
Les auteurs de l’étude expliquent qu’il faudra encore une dizaine d’années pour confirmer et qualifier de manière concluante la situation actuelle de ‘tendance’. Selon eux, « nous ne pouvons pas encore prouver la causalité ; il nous faudra un ensemble de données beaucoup plus vaste. Il est difficile de déterminer précisément ce qui se passe actuellement, mais d’autres événements montrent que le réchauffement climatique en est le facteur déterminant. Nous observons de plus en plus d’événements extrêmes dans le monde, ce qui est très alarmant.»
La première partie de l’étude chronologique de la NASA a été publiée dans Nature Water en 2023. Les chercheurs avaient utilisé une formule mathématique pour calculer l’effet global d’un événement météorologique en termes de gravité, mesurée par la superficie totale touchée, la durée de l’événement et le degré d’humidité ou de sécheresse. L’étude expliquait que la perturbation du système hydrologique serait l’une des conséquences les plus importantes de la crise climatique. Elle soulignait que l’intensité des événements extrêmes était fortement corrélée à la température moyenne de la planète. De ce fait, la poursuite du réchauffement climatique entraînerait des sécheresses et des inondations plus fréquentes, plus graves et plus longues.

Dans le même temps, le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime à 80 % la probabilité qu’au moins une des cinq prochaines années dépasse en température 2024, année la plus chaude jamais enregistrée. Il indique que les températures globales devraient continuer d’augmenter au cours des cinq prochaines années, avec une augmentation des risques climatiques et leurs impacts sur les sociétés, les économies et le développement durable. L’imprévisibilité des événements extrêmes révélée par les nouvelles données est susceptible d’inquiéter le secteur de l’assurance, qui base ses primes sur les tendances antérieures. Cela pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble des économies.
Source : NASA.

 

L’intensité des événements extrêmes augmente plus vite que les températures globales sur Terre. (Crédit photo : NOAA)

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Nouvel exemple de l’impact du réchauffement climatique sur les phénomènes extrêmes : un orage supercellulaire, très rare en Alaska, s’est formé au-dessus du sud-est de l’État et a traversé la région de Juneau le 16 juin 2025, déclenchant la première alerte ‘Orage violent’ de tous les temps. Là encore, du jamais vu. Le Service météorologique national a émis cette alerte en s’appuyant sur des images satellite et des réseaux de détection de foudre, car la zone autour de Juneau dispose d’une couverture radar limitée.
Les rafales de vent ont atteint jusqu’à 95 km/h dans le centre-ville de Juneau. L’orage a également produit de la grêle dans certaines parties de la ville. Les vents violents ont abattu des arbres dans la vallée de Mendenhall, près du glacier. Des rafales ont rompu les amarres d’un navire de croisière à quai dans le port de Juneau, le faisant dériver brièvement dans le chenal Gastineau avant qu’il soit maîtrisé.
Les orages se forment très rarement dans cette région en raison du manque de chaleur et de l’espace nécessaire à leur développement. La situation septentrionale de Juneau et la présence d’un vaste champ de glace à proximité maintiennent les températures basses et empêchent les nuages ​​d’orage de s’élever suffisamment pour se développer. Mais aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, les choses sont en train de changer.
Source : Médias d’information d’Alaska.

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As France is preparing to face another heatwave as soon as June 2025, new data from NASA reveals a dramatic rise in the intensity of weather events such as droughts and floods over the past five years. The study shows that such extreme events are becoming more frequent, longer-lasting and more severe, with last year’s figures reaching twice that of the 2003-2020 average.

The researchers say they are amazed and alarmed by the latest figures provided by NASA’s Grace satellite, which tracks environmental changes in the planet. Very cautiously, for fear of Donald Trump’s anger, they say that « global warming is the most likely cause of the apparent trend, even though the intensity of extremes appears to have soared even faster than global temperatures. » Increases in extremes have long been predicted but are now being seen in reality. The problem is that people are unprepared for such weather events, which are outside previous experience.

The authors of the study say they need another 10 or more years to confirm to conclusively call the current situation a trend. They say : “We can’t prove causation yet – we would need a much longer dataset. It’s difficult to pinpoint exactly what’s happening here, but other events suggest that global warming is the driving factor. We are seeing more and more extreme events round the world, so this is certainly alarming.”

The earlier part of the NASA time series was published in Nature Water in 2023. The researchers used a mathematical formula to calculate the total effect of a weather event in terms of severity measured by the total area affected, the duration of the event and how wet or dry it was. The paper warned that disturbance to the water system would be one of the most significant consequences of the climate crisis. The paper noted that the intensity of extremes was strongly correlated with global mean temperature, suggesting that continued warming of the planet will cause more frequent, more severe, and longer and/or larger droughts and floods.

In the meantime, the World Meteorological Organization’s latest report calculates an 80% chance that at least one of the next five years will top 2024 as the warmest year on record.

It says global temperatures are set to continue to increase over the next five years, increasing climate risks and impacts on societies, economies, and sustainable development. The unpredictability of extreme events revealed in the new data is likely to alarm the insurance industry, which bases current premiums on previous trend data. This could have widespread effects across entire economies.

Source : NASA.

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As a new example of the impact of global warming on extreme events, a rare supercell thunderstorm developed over Southeast Alaska and moved across the Juneau area on June 16, 2025 prompting the first-ever Severe Thunderstorm Warning issued for the city. The National Weather Service issued the warning, relying on satellite images and lightning detection networks because the area has limited radar coverage.

Wind gusts reached up to 95 km/h in downtown Juneau. The storm also produced hail in parts of the city. The strong winds downed trees in the Mendenhall Valley close to the glacier. Wind gusts pushed a cruise ship away from its moorings while it was docked at the Port of Juneau, causing it to briefly drift into the Gastineau Channel before it was brought back under control.

Thunderstorms rarely form in this region due to the lack of heat and space they need to develop. Juneau’s northern location and the presence of a large ice field nearby keep temperatures low and prevent storm clouds from rising high enough to grow. But today with global warming thins are changing.

Source : Alaska’s news media.

Licenciements et réductions budgétaires aux États Unis : Trump joue avec le feu // U.S. layoffs and budget cuts : Trump is playing with fire

La presse américaine, CNN en tête, vient de tomber à bras raccourcis sur la politique de licenciements et de réduction des subventions allouées aux agences en charge de la surveillance des risques naturels aux États Unis par l’Administration Trump.

Les journalistes rappellent au public qu’un séisme majeur – le « Big One » – frappera probablement les États-Unis dans les prochaines décennies. Outre la faille de San Andreas, un danger menace les fonds marins au large de la côte nord-ouest du Pacifique. Après des siècles de frottement de deux plaques tectoniques l’une contre l’autre, la zone de subduction de Cascadia, qui s’étend du nord de la Californie à la Colombie-Britannique, pourrait bien se rompre de notre vivant. Le séisme provoqué par cet événement, de magnitude M9,0, pourrait être dévastateur, accompagné d’un tsunami pouvant atteindre 30 mètres de haut, qui submergerait les villes et villages côtiers. Les chiffres officiels estiment qu’environ 13 800 personnes pourraient mourir et plus de 100 000 autres être blessées. Il pourrait s’agir de la pire catastrophe naturelle que les États-Unis aient connue au cours de l’époque moderne. De nombreux scientifiques affirment que le pays n’est pas préparé à affronter une telle catastrophe. L’équipe scientifique qui a passé des décennies à surveiller la situation a été décimée par les réductions de personnel décidées par l’Administration Trump.

Source: USGS

La plupart des scientifiques interrogés par les médias ont refusé de commenter la situation par crainte de représailles. La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui supervise les tsunamis et les tempêtes solaires, n’a pas répondu aux questions de CNN.

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Les coupes budgétaires rendent difficile la maintenance des sismographes et des capteurs océaniques qui mesurent la vitesse de propagation des vagues de tsunami. Un scientifique a déclaré : « Être capable de détecter, de prévoir et d’alerter la population de l’arrivée d’un tsunami sauverait des centaines, voire des centaines de milliers de vies. On court un risque en réduisant les capacités de la NOAA à effectuer ce travail.» Des équipes de l’USGS se rendent sur le terrain chaque été pour réparer les instruments. Cela deviendra encore plus difficile car ces fonctionnaires fédéraux, et ceux d’autres agences, se sont vu interdire d’effectuer de nouvelles dépenses, ce qui rend cet tâche pourtant cruciale encore plus ardue.
À l’instar des sismographes disséminés le long de la côte, la NOAA maintient un réseau de capteurs en eaux profondes, conçus pour alerter les scientifiques en cas de déferlement d’une vague de tsunami. Les deux centres d’alerte aux tsunamis de l’agence et le programme du Service météorologique national, qui s’efforce de moderniser ses logiciels obsolètes, ont subi des licenciements. Ces centres de surveillance, fonctionnent 24h/24 et 7j/7 et étaient déjà en sous-effectif. Les nouvelles réductions sont donc extrêmement préoccupantes, notamment compte tenu de la menace d’un séisme et d’un tsunami majeurs dans le Pacifique Nord-Ouest. Tous les scientifiques s’accordent à dire que ces réductions de personnel et les coupes budgétaires accroissent le risque de tsunami et de séisme aux États-Unis ; en cas d’événement majeur, elles auront des conséquences dévastatrices pour les populations côtières et l’économie américaine.

Les capteurs océaniques permettent de suivre la progression des vagues de tsunami (Source: NOAA)

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Il existe deux principaux bureaux de l’USGS chargés de surveiller l’activité volcanique : l’un à Hawaï et l’autre en Alaska. Certains volcanologues de l’USGS ont bénéficié du programme de démission différée. Les observatoires volcanologiques sont surveillés 24h/24 et 7j/7, et en cas d’éruption volcanique majeure, tout le monde est sur le pont. Par conséquent, le manque de personnel se fera nettement sentir en cas de crise volcanique, car tous les scientifiques doivent être mobilisés pour assurer la charge de travail.

Le Kilauea à Hawaï est en éruption intermittente depuis 2024 et d’autres éruptions sont à venir. Les volcanologues surveillent également le Grand Sitkin, un volcan des Aléoutiennes qui émet lentement de la lave depuis le début de l’éruption en 2021. Un autre volcan à surveiller de près est le mont Spurr, en Alaska, où une activité sismique a été détectée récemment.

En Alaska, le Mont Spurr a montré des signes d’activité ces dernières semaines (Crédit photo: AVO)

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Si la plupart des dangers les plus importants nécessitant une surveillance constante se produisent sur Terre, d’autres dangers sommeillent dans le cosmos, notamment, ceux liés à l’activité du Soleil. Les tempêtes solaires se produisent lorsque le Soleil projette du plasma et d’autres particules chargées qui transportent le champ magnétique solaire vers la Terre. Les tempêtes qui en résultent peuvent créer de belles aurores boréales, mais elles peuvent aussi perturber nos réseaux électriques et nos systèmes radio. Ce type de tempêtes est d’autant plus fréquent que le Soleil est dans une phase particulièrement active.
Une douzaine d’experts travaillent au Space Weather Prediction Center de la NOAA à Boulder, dans le Colorado, avec généralement deux scientifiques par équipe de 24 heures. Trois employés ont récemment été licenciés.
Le lancement d’un nouveau satellite était prévu pour mieux mesurer et prévoir la météorologie spatiale, mais l’incertitude autour de la situation actuelle pourrait menacer l’avenir de ce programme certes modeste, mais important.

Source: NASA

Source : Médias d’information américains.

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The U.S. News media,, led by CNN, have just attacked the Trump Administration’spolicy of layoffs and reductions in funding allocated to agencies in charge of the monitoring of natural risks in the United States.

The journalists remind the public that sometime between today and 200 years from now, scientists say a major earthquake – “the Big One” – will hit the United States. Aside from the San Andreas Fault, there is a danger lurking on the sea floor off the Pacific Northwest’s coast: After centuries of two tectonic plates pushing up against each other, the Cascadia subduction zone that runs from Northern California to British Columbia is due to rupture, possibly in our lifetimes. The resulting earthquake could be a devastating M9.0 event, and the subsequent tsunami could be 30 meters high, overwhelming coastal cities and towns. Official figures warn that around 13,800 people could die and more than 100,000 others could be injured. It could be the worst natural disaster the United States has seen in modern times. And many scientists say we are less prepared for it than ever before. The team of scientists that has spent decades keeping watch is being decimated by the Trump Administration’s staffing cuts.

Most scientsist interviewed by the media declined to comment the situation for fear of reprisals. The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), which oversees tsunamis and solar storms, did not return a request for comment from CNN.

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The budget cuts make it difficultto fix earthquake seismographs and deep ocean sensors that capture how fast tsunami waves are traveling. One scientist said : “Being able to detect forecast and alert people of an incoming tsunami will save hundreds, if not hundreds of thousands of lives. That is the risk we face by reducing the capability to do this work at NOAA.” Teams of scientists from the USGS typically go out every summer to fix broken instruments. This will become more difficult after federal workers there and at other agencies were told they could spend no more than $1 on any single expense, making that critical task increasingly difficult.

Similar to the seismographs scattered along the NOAA keeps a network of sensors deep in the ocean, designed to alert scientists when a tsunami wave rolls through. The agency’s two tsunami warning centers and the National Weather Service program working to modernize their outdated software systems have been hit with firings. The 24/7 monitoring centers were already thinly staffed, and the further reductions are deeply concerning, especially given the threat of an earthquake and tsunami in the Pacific Northwest. All scientists agree to say that these staff cuts and the potential budget cuts make the United States more at risk for a tsunami and earthquake ; they will have devastating impacts for coastal populations and the US economy.

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There are two main USGS offices monitoring volcano activity – one in Hawaii and the other in Alaska. Some USGS volcano scientists have taken the deferred resignation program. The volcano observatories are monitored 24/7, and if there is a big volcanic eruption, it turns into an all-hands-on-deck situation. As a consequence, the staffing shortages will be made much, much worse when there’s a volcanic crisis, because all staff needs to be brought on board to cover the workload.

The Kilauea volcano in Hawaii has been erupting on and off since last year and more eruptions are to come. Volcanologists are also closely watching Great Sitkin, a volcano in the Aleutians that has been slowly spewing lava since it began erupting in 2021. Another volcano to be closely monitored is Alaska’s Mt. Spurr, where recent seismic activity has been detected.

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While many of the biggest hazards that take constant monitoring happen on earth, there are others in the cosmos. Particularly, from the sun. Solar storms happen when the sun flings plasma and other charged particles carrying the sun’s magnetic field toward Earth. The resulting storms can create nice auroras, but they can also wreak havoc on our electric grids and radio systems. And these kinds of storms have been happening more because the sun is in a particularly active phase.

There are roughly a dozen experts who work at NOAA’s Space Weather Prediction Center in Boulder, Colorado, with generally two scientists on any given 24-hour shift. They have recently lost three employees.

The launch of a new satellite had been planned to better measure and predict space weather, but the current uncertainty could threaten the future of a small but important program.

Source : U.S. News media.

Sécheresse dans le Nord !

Après les pluies diluviennes dans le Sud, voici la sécheresse dans le Nord. Le réchauffement climatique va nous rendre fous ! Une sécheresse jamais vue depuis des décennies frappe depuis plusieurs semaines une partie du nord de l’Europe, allant de l’Écosse aux Pays-Bas. Sans précipitations dans un avenir proche, ce phénomène pourrait réduire les futurs rendements des cultures que les agriculteurs sont en train de semer. Dans le nord de la France, en Belgique ou au Royaume-Uni, il a plu beaucoup moins que la normale au printemps et les sols sont extrêmement secs. Dans les champs, les semis de printemps n’ont pas encore germé à cause de cette sécheresse exceptionnelle.

Il faut remonter à l’année 1959 pour trouver trace d’un trimestre aussi sec dans les Hauts-de-France. Le département du Nord est placé, depuis le 16 mai, en vigilance sécheresse. Dans le nord de l’Angleterre, les niveaux des réservoirs d’eau sont particulièrement bas. Certains agriculteurs ont commencé à irriguer plus tôt. Aux Pays-Bas, il n’avait jamais aussi peu plu depuis le début des relevés en 1906.

Conséquence du temps chaud et ensoleillé observé en Europe du Nord, les champs destinés à la culture de la pomme de terre ont été labourés avec jusqu’à trois semaines d’avance dans certaines régions du nord de l’Islande. Dans certaines localités comme Húsavík, les semis ont déjà commencé, marquant un changement significatif par rapport au calendrier agricole habituel.

Source : France 3 Régions, Iceland Monitor.

Le risque volcanique en Alaska : les avions en première ligne // Volcanic risk in Alaska : planes on the front line

Chaque fois qu’une éruption se produit dans les îles Aléoutiennes (Alaska), l’Observatoire Volcanologique d’Alaska (AVO) adapte le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne en fonction de l’activité volcanique. Les volcans des Aléoutiennes sont souvent situés sur des îles inhabitées ou peu peuplées, mais ils se trouvent sur la trajectoire des avions entre les États-Unis et l’Asie. L’émission d’un panache de cendres par l’un de ces volcans pourrait mettre les pilotes en difficulté, car les cendres peuvent endommager les moteurs des aéronefs et provoquer des catastrophes. Plusieurs d’entre elles ont été évitées de justesse par le passé. C’est pourquoi la surveillance des volcans est essentielle dans cette région du monde.
L’Alaska compte plus de 100 volcans, dont 54 sont considérés comme historiquement actifs. De plus, de nombreux volcans ne sont pas considérés historiquement actifs, mais sont susceptibles d’entrer en éruption à l’avenir. Pour surveiller tous ces volcans, l’AVO dispose de 212 stations sismiques réparties dans 34 réseaux couvrant 2,736 km :

Source: AVO

Les nuages ​​de cendres constituent le principal danger pour le trafic aérien. Ils se forment lorsqu’une éruption explosive fragmente le magma, et projette de petites particules dans l’atmosphère, parfois jusqu’à 10 à 20 km de hauteur, voire plus, en moins d’une heure. Les cendres sont très abrasives et les particules peuvent gravement endommager les avions, éroder et adhérer aux moteurs et aux composants électriques, et endommager les hublots, les ailes et le train d’atterrissage. Les perturbations électriques et les gaz présents dans un nuage de cendres peuvent altérer la capacité de l’avion à transmettre des messages et provoquer des problèmes respiratoires chez les personnes à bord. De nombreux avions en Alaska assurent des liaisons locales et volent généralement à des altitudes où les cendres volcaniques sont les plus susceptibles d’être présentes (3 à 6 km au-dessus du niveau de la mer).

Nuage de cendres émis par le Pavlof (Aléoutiennes) en 2016 (Crédit photo : AVO)

De nombreuses éruptions volcaniques historiques ont produit des nuages ​​de cendres et entraîné des retombées qui ont affecté, et continuent parfois d’affecter, de vastes zones au-delà de leurs limites. Les cendres de l’éruption du Novarupta-Katmai de 1912, la plus volumineuse du 20ème siècle, constituent périodiquement un danger lorsqu’elles sont remobilisées par des vents très violents et pendant des conditions sèches.

L’éruption du volcan Aniakchak en 1931 a provoqué des retombées de cendres de plusieurs millimètres jusqu’à l’île Kodiak.

Lors de l’éruption du Redoubt en 1989-1990, plusieurs avions de ligne ont rencontré le panache de cendres, dont un qui a atteint le Texas. Un Boeing 747-400 a traversé par inadvertance le nuage de cendres du Redoubt près d’Anchorage, ce qui a occasionné temporairement la perte de puissance de ses quatre moteurs. Bien que l’avion ait atterri sans encombre, il a subi des dégâts s’élevant à 80 millions de dollars. Cet événement a conduit à l’expansion de l’AVO et montre la nécessité d’une surveillance volcanique rigoureuse et d’une communication sur les risques.

 Panache de cendres du Mt Redoubt le 21 avril 1990 (Crédit photo : USGS)

Les risques volcaniques proches de la zone éruptive sont moins susceptibles de perturber le trafic aérien. Ils comprennent les projections de blocs, les lahars, les coulées pyroclastiques, les coulées et dômes de lave, les glissements de terrain, les avalanches de débris et les gaz volcaniques. Il convient toutefois de noter que les retombées de cendres sur les pistes d’un aéroport peuvent entraîner des retards, voire des annulations de vols.

Les dernières nouvelles à propos des volcans actifs en Alaska concernent le volcan Atka et le mont Spurr.
Une petite explosion de courte durée a été détectée sur le complexe volcanique de l’Atka le 25 avril 2025 grâce aux données infrasonores et sismiques locales qui ont montré que l’explosion provenait du cratère sommital Korovin, l’un des nombreux cônes actifs du complexe volcanique. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été relevée au Jaune et le niveau d’alerte volcanique est passé à Advisory (surveillance conseillée).

L’activité sismique sur le Mont Spurr reste élevée, bien qu’elle ait légèrement diminué au cours du mois dernier. La déformation du sol a également ralenti au cours des trois dernières semaines. Les satellites n’ont pas détecté d’émissions de SO2 en provenance du mont Spurr depuis le 3 avril 2025, probablement en raison d’un temps trop nuageux. Compte tenu du peu d’évolution constaté ces derniers temps dans les données de surveillance et de l’impossibilité de mesurer les émissions de gaz au cours du dernier mois, il est difficile d’établir des prévisions sur l’activité volcanique à venir. Globalement, la probabilité d’une éruption a diminué depuis mars, mais le volcan reste à un niveau d’activité élevé et une éruption explosive comme celles de 1953 et 1992 est toujours possible.
Source : Alaska Volcano Observatory, National Park Service.

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Each time an eruption occurs in the Aleutians (Alaska), the Alaska Volcano Observatory (aVO) is careful to shift the volcano alert level and the aviation color code according to the volcanic activity. Volcanoes in the Aleutians are often located on uninhabited or poorly inhabited islands, but they stand in the path of airlies metween the U.S. and Asia. Should an ash plume be emeitted by one of these volcanoes, it could put the pilots in trouble as ash can disrupt plane engines and cause a disasters. Several of thme were shortly avoided in the past. This is why volcano monitoring is very important in that part of the world. There are over 100 volcanoes in Alaska, 54 of which are considered historically active. In addition, there are numerous volcanoes that are not considered historically active, but which could erupt at some point in the future.

Ash clouds are the main hazard to air trafic. They are formed when an explosive eruption fragments magma, rapidly injecting small particles into the atmosphere, sometimes up to 10–20 km or more above the volcano within less than an hour. Ash is highly abrasive and the particles can severely damage aircraft, eroding and adhering to engine and electrical parts and abrading windows, wings, and landing gear. Electrical disturbances and gases within an ash cloud may impair the aircraft’s ability to transmit messages and cause respiratory problems for those on board. Many visitors to Alaska arrive via small aircraft that typically travel at altitudes where volcanic ash is most likely to be present (3–6 km above sea level).
Multiple historical eruptions of volcanoes have produced ash clouds and resulted in ashfall that affected and sometimes continue to affect large areas beyond their boundaries. Ash from the 1912 eruption of Novarupta-Katmai, which was the most voluminous of the twentieth century, poses an ongoing seasonal hazard due to resuspension during very high winds and dry conditions.

The 1931 eruption of Aniakchak volcano resulted in millimeters of ashfall as far as Kodiak Island.

During the 1989-1990 eruption of Redoubt, multiple jetliners encountered the ash cloud, in one case as far away as Texas. A 747-400 jet aircraft inadvertently flew through the 1989-1990 Redoubt ash cloud near Anchorage and temporarily lost power in all four engines. Although the plane landed safely, it incurred 80 million dollars in damages. This event led to the expansion of AVO and remains an important example of the need for vigorous volcano monitoring and hazard communication.

Proximal volcanic hazards are less likeky to disturb air trafic. They include ballistics, lahars, pyroclastic flows, lava flows and domes, rockfalls, landslides, debris avalanches, and volcanic gases. However, it should be noted that ashfall on the runw ays in an airport may lead to dealys or even cancellations of the flights.

The latest news about active volcanoes in Alaska concern Atka Volcano and Mount Spurr.

A small, short-lived explosion was detected at the Atka volcanic complex on April 25 2025 in local infrasound and seismic data which indicates the explosion originated from the summit crater of Korovin, one of several volcanoes within the Atka volcanic complex. As a consequence, the Aviation Color Code was raised to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

Shallow seismic activity underneath Mount Spurr remains elevated, though it has declined slightly over the past month. Ground deformation has also slowed over the past three weeks. Satellites have not detected SO2 from Mount Spurr since April 3 2025, most likely due to cloudy weather.

Based on the recent modest changes in monitoring data and the inability to measure gas for the last month, the outcome of the current unrest is less certain. Overall, the likelihood of an eruption has decreased from March, but the volcano remains at an elevated level of unrest and an explosive eruption like those that occurred in 1953 and 1992 is still possible.

Source : Alaska Volcano Observatory, National park Service.