Du jamais vu…mais que l’on reverra!

Il fait beau, il fait chaud, ce fut un beau lundi au soleil, mais il n’y a pas vraiment de quoi se réjouir, comme ont tendance à le faire un grand nombre de personnes.En effet, le mois de mai risque d’être le plus chaud jamais observé en France, avec des températures qui ont atteint 30°C dans le sud-ouest le week-end dernier et devraient culminer à 34° dans les prochains jours. Les saints de glace ont perdu la tête et les jardiniers ne savent plus trop à quels saints se vouer. Le climat est devenu fou!

Météo-France indique qu’en milieu de semaine, certaines villes pourraient connaître au moins cinq jours de suite dépassant 30°C. Ce serait un événement rarissime pour un mois de mai et qui n’a été observé qu’une seule fois sur le dernier siècle, en mai 1945. Rarissime oui, mais le problème est que le rarissime se répète tous les quatre matins et des événements soi-disant exceptionnels ne le sont plus.

On se dirige droit vers un mois de mai record; en sachant que les premières analyses météorologiques harmonisées au niveau national datent de 1947. S’agissant des températures moyennes pour un mois de mai, seuls cinq mois de mai ont présenté des valeurs supérieures à mai 2022 dont la moyenne est en ce moment de 16,6°C. Ainsi, on a enregistré 16,88°C en 2011, mais mai 2022 fera probablement mieux. En fait, je devrais écrire que la chaleur devrait être encore pire, car il n’y a vraiment pas de quoi rigoler.

Ce n’est pas tout. Il fait chaud et la situation hydrique est inquiétante. 2022 est pour l’instant une année très sèche. Il n’a plu que 112,6 mm en moyenne sur le territoire. C’est pour l’instant la deuxième mesure la plus faible depuis que les données existent. Même si Météo-France prévoit un peu de pluie en fin de semaine, cela ne suffira pas à compenser le profond déficit qui était de 25% en avril et de 20% pour la période de septembre à mars, moment où les nappes phréatiques étaient censées se recharger.

Source: Météo-France.

Avec les températures actuelles, il ne fait guère de doute que les glaciers continuent de fondre, avec les problèmes qui accompagnent le phénomène. C’est aussi une très mauvaise nouvelle pour le permafrost de roche; les alpinistes devront redoubler de prudence dans les prochains mois.

La presse a fourni des courbes et graphiques illustrant ces nouvelles inquiétantes. Au cous de ma conférence « Glaciers en Péril », je montre deux courbes côte à côte : la hausse des températures depuis l’ère industrielle et la courbe de Keeling (concentrations de CO2 dans l’atmosphère) au cours de la même période. Le parallélisme est saisissant…

Ensemencer les nuages pour faire pleuvoir… // Cloud seeding to trigger the rain…

Ces temps-ci, la mode semble être à l’ensemencement des nuages, une technologie dont le but est de déclencher la pluie dans une région en proie à une grave sécheresse. L’ensemencement des nuages consiste à utiliser de l’iodure d’argent pour lier les gouttelettes d’eau dans les nuages afin de former des cristaux de glace qui tombent sous forme de neige ou de pluie, selon l’altitude. Des fusées d’iodure d’argent sont envoyées depuis le sol sous la base du nuage, ou par avion, sur le dessus du nuage.
L’ensemencement des nuages existe depuis des décennies, mais a gagné en popularité ces dernières années, encouragé par des travaux qui ont prouvé son succès relatif. En 2020, une étude publiée par la National Academy of Sciences a révélé que dans des conditions favorables (température suffisamment basse et vents correctement orientés), l’ensemencement peut extraire 3 à 5 % de pluie supplémentaires des nuages.

De nombreux comtés du sud du Nouveau-Mexique connaissent des conditions de sécheresse extrêmes, avec une nouvelle saison d’ incendies qui a commencé au printemps et devrait s’aggraver à l’approche de l’été.
C’est pourquoi l’Interstate Stream Commission a approuvé une opération d’ensemencement de nuages que dirigera la Seeding Operations and Atmospheric Research, une société basée au Texas. Des avions enverront de l’iodure d’argent dans des nuages ​​ciblés dans l’espoir de déclencher les précipitations. D’autres États des montagnes Rocheuses, dont le Colorado, ont mis en place des opérations similaires.
Des tentatives antérieures d’ensemencement de nuages au Nouveau-Mexique, un Etat souvent frappé par la sécheresse, ont suscité l’inquiétude des écologistes et la méfiance du grand public. Début 2022, Western Weather Consultants, une société basée au Colorado, a retiré sa proposition d’ensemencement de nuages dans la partie nord de l’État en raison de l’inquiétude du public. Les responsables avaient pourtant expliqué qu’il n’y a pas de preuves démontrant que le processus a un effet écologique négatif.

Au Moyen-Orient, les autorités saoudiennes ont approuvé en avril 2022 une opération d’ensemencement de nuages dans le but d’augmenter la quantité de précipitations dans le Royaume qui reçoit actuellement moins de 100 mm de pluie, ce qui en fait l’un des pays les plus secs au monde.
Le Centre National de Météorologie a indiqué que le bureau de gestion des opérations a ouvert le 25 avril au siège du Centre à Riyad et que les premiers vols ont eu lieu dans la région autour de la capitale.
Le Centre National de Météorologie a déclaré avoir atteint ses objectifs en termes de résultats et de calendrier des opérations d’ensemencement. Des mises à jour seront diffusées périodiquement sur l’avancement des opérations. Pour ensemencer les nuages, les scientifiques utilisent les équipements et les techniques météorologiques les plus performantes, avec la participation d’experts internationaux, ainsi que du personnel de soutien technique et logistique.
Il est précisé que des matériaux respectueux de l’environnement sont utilisés pour stimuler les précipitations dans les zones ciblées. L’opération d’ensemencement des nuages ​​fait partie du Middle East Green Initiative Summit – sommet de l’initiative verte au Moyen-Orient – élaboré en octobre 2021. Il s’agit de la première phase de l’opération; la phase deux inclura plus de régions. Une technologie similaire est utilisée aux Émirats Arabes Unis.

La question est de savoir si l’ensemencement des nuages ​​en vaut vraiment la peine. Bien sûr, la technologie peut apporter de la pluie dans une région, mais pas en quantité suffisante pour mettre un terme à une grave sécheresse. De plus, on ne sait pas quel impact la technologie peut avoir sur le climat. L’ensemencement récent des nuages ​​en Australie a été suivi d’une importante période de pluie avec des inondations. Cependant, les météorologues locaux refusent d’attribuer le phénomène à l’ensemencement des nuages qui a précédé les très fortes précipitations.
Jusqu’à présent, les scientifiques n’ont trouvé aucun effet nocif de l’ensemencement des nuages avec de l’iodure d’argent. La concentration d’argent utilisée pour ensemencer les nuages est bien inférieure à la limite acceptée de 50 microgrammes par litre. Même dans des projets qui ont duré 30 à 40 ans, les chercheurs n’ont détecté aucun problème majeur. L’eau de pluie provenant de l’ensemencement des nuages ​​n’a pas un goût ou une odeur différente de l’eau de pluie ordinaire.
Cependant, certains scientifiques pensent que l’ensemencement des nuages pourrait entraîner une toxicité de l’argent et des problèmes environnementaux si la pratique devenait courante à une échelle beaucoup plus grande. De même, les gens craignent que l’ensemencement des nuages perturbe l’équilibre naturel de l’humidité sur Terre. Ils craignent que cela puisse avoir des effets sur l’évaporation et les précipitations. L’avenir le dira…

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It looks as if cloud seeding, a technology whose aim is to bring rain to a region suffering from severe drought is getting more and more fashionable these days. Cloud seeding uses silver iodide to bond cloud droplets together to form ice crystals, which grow into snowflakes and fall as either snow or rain, depending on the elevation. The flares of silver iodide are sent from the ground below the cloud base, or by plane, from above the cloud. .

Cloud seeding has been around for decades, but has grown in popularity in recent years as studies prove its relative success. A 2020 study published by the National Academy of Sciences found that under the right conditions (meaning the temperature is low and the winds are properly oriented), cloud seeding can squeeze 3-5% more rain out of clouds.

Many southern New Mexico counties are experiencing extreme or exceptional drought conditions exacerbated by another early fire season that is expected to worsen as we head into summer.

The Interstate Stream Commission approved a cloud seeding operation, which Texas-based Seeding Operations and Atmospheric Research will lead. The process will involve airplanes releasing silver iodide into targeted clouds in hopes of catalyzing rainfall. Other rocky mountain states, including Colorado, have similar operations in place.

Earlier attempts to bring cloud seeding operations into drought-stricken New Mexico were been met with concern from environmentalists and distrust from the general public. Earlier this year, Colorado-based Western Weather Consultants withdrew their proposal to operate cloud seeding operations in the northern part of the state over public concern. Officials say there has been no evidence as of yet to suggest that the process has a negative ecological effect.

Saudi Arabia authorities approved a similar cloud seeding operation in an effort to increase the amount of rainfall in the Kingdom, which currently receives less than 100 mm of rain, making it one of the driest countries in the world.1

The National Center of Meteorology (NCM) said that its operations room opened on April 25th at the center’s headquarters in Riyadh and the first flights took place in the region surrounding the capital.

NCM said they achieved their goals in terms of the results and timing of the seeding operations, adding that they will issue periodic updates on progress. Work will continue around the clock in the operations room, which uses the most advanced meteorological equipment and techniques and is staffed by international cloud-seeding experts and technical and logistical support workers.

Environmentally friendly materials are used to stimulate precipitation in targeted areas. The cloud-seeding operation is part of the Middle East Green Initiative Summit announced in October 2021. This is the first phase of the operation, phase two will include more regions. Similar technology is being used in the United Arab Emirates.

The question is to know whether cloud seeding is really worth the effort. Sure it can bring some rain in a region, but not in sufficient quantities to cancel a severe drought. What we do not know is the impact the technology can have on the climate. Recent cloud seeding in Australia was followed by a significant period of rain with local floodings. However, local meteorologists refuse to attribute the phenomenon to the prevous cloud seeding.

So far, experts have not found any harmful effects of cloud seeding with silver iodide on the environment. The concentration of silver in a storm from cloud seeding is far below the accepted limit of 50 micrograms per liter. Even in projects that have lasted 30 to 40 years, researchers have not found any major concerns in cloud seeding processes. Rainwater from seeding clouds doesn’t taste or smell any different than regular rainwater.

However, some experts believe that it could lead to silver toxicity and environmental concerns if the practice becomes common on a much larger scale. Similarly, people worry that cloud seeding could throw off earth’s natural balance of moisture. They fear that this could have effects on evaporation and precipitation. Wait and see…

Schéma montrant l’ensemencement des nuages depuis le sol et depuis les airs (Source: Wikipedia)

La folie météorologique continue // The weather madness continues

Après le coup de chaud en Alaska et les températures anormalement élevées enregistrées à Kodiak le 26 décembre 2021, l’Etat a dû faire face à des pluies torrentielles suivies dans la foulée par une vague de froid qui a transformé l’eau en glace. Les autorités ont parlé d’un « Icemageddon ».
D’énormes plaques de glace ont envahi les routes et bloqué la circulation à Fairbanks, la deuxième plus grande ville d’Alaska, le 31 décembre. La région a connu une série de tempêtes hivernales sans précédent.
Quelques heures après que le thermomètre ait atteint 19,4 °C sur l’île de Kodiak, la température de décembre la plus élevée jamais enregistrée en Alaska, l’intérieur de l’État a vu 25 millimètres de pluie tomber en quelques heures, un déluge jamais vu depuis des décennies.
Ensuite, la température a de nouveau chuté, et tout a gelé d’un seul coup.
Les météorologues expliquent que la pluie très intense a été causée par le même système météorologique qui a fait grimper la température, avec de l’air chaud et humide en provenance d’Hawaï qui a envahi le Grand Nord où règnent des températures beaucoup plus basses. Ils ajoutent que « ce genre de phénomène – humidité extrêmement élevée dans un air extrêmement chaud – est exactement ce à quoi il faut s’attendre dans un contexte de réchauffement climatique
Les conditions météorologiques instables ont perturbé lle trafic aérien au départ de l’aéroport international Sea-Tac de Seattle, avec des centaines de vols annulés ou retardés.
En Californie, la neige et les pluies persistantes continuent également de poser problème. Des inondations ont entraîné des évacuations dans les secteurs autour de Los Angeles.
Dans le nord de l’Etat, la station touristique de Lake Tahoe – où des incendies de forêt il y a quelques mois ont fait fuir les habitants – a été ensevelie sous une neige abondante, laissant certaines personnes isolées.
Pendant ce temps, des incendies de forêt ravageaient la région de Boulder (Colorado) à cause de la sécheresse dans cet État.

Quand je vous dis que le climat est devenu fou….

Source : médias d’information américains.

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After the heatwave in Alaska and the unusually high temperatures recorded at Kodiak on December 26th, 2021, the State had to face torrential downpours with a cold spell that turned the water into ice. It left authorities warning of « Icemageddon ».

Huge sheets of ice blocked roads and choked traffic in Fairbanks, Alaska’s second largest city on December 31st. The region experienced an unprecedented series of winter storms.

Hours after thermometers on Kodiak Island in the south reached 19.4°C, the warmest December temperature ever recorded in Alaska, the interior of the State saw 25 millimeters of rain fall in just a few hours, a downpour unseen in decades.

Then when temperatures plummeted again, it all froze.

Meteorologists explain that the rainstorm was caused by the same weather system that brought the soaring temperatures, transporting warm, moist air from Hawaii to the frigid far north. They add that « this kind of thing – record high moisture content, record warm air – is exactly what we expect, of course, in our warming climate. »

Unsettled weather disrupted flights in an out of Sea-Tac International Airport in Seattle, with hundreds of flights cancelled or delayed this week.

In California, snow and persistent rain also continue to cause problems, with localized flooding forcing evacuations in areas around Los Angeles.

In the north of the state, the tourist resort of Lake Tahoe – where forest fires a few months ago caused residents to flee – has been buried in heavy snow, leaving some people cut off.

In the meantime, wildfires were ravaging places near Boulder (Colorado) because of the drought in this State.

The climate has really become crazy….

Source: US news media.

Photo: C. Grandpey

De plus en plus d’événements extrêmes mais tout le monde s’en fiche…sauf les populations impactées! // More and more extreme events but nobody cares…except the affected populations!

Les événements extrêmes se multiplient ces jours-ci et les impacts du changement climatique deviennent de plus en plus sévères.

En Amérique du Nord, un cortège de tornades dévastatrices a tué des dizaines de personnes dans plusieurs États. Au moins 70 personnes ont été tuées dans l’ouest du Kentucky, et le nombre de morts pourrait dépasser 100.

Plusieurs événements météorologiques majeurs ont été observés depuis début décembre :

L’Australie a connu son printemps le plus humide depuis 2010 et le mois de novembre le plus humide depuis le début des archives météorologiques en 1900.

Au moins 18 personnes sont mortes ou portées disparues après les fortes pluies qui ont affecté le Vietnam après le 26 novembre 2021. Elles ont causé de graves inondations et des dégâts.

Avec une température de -20,9°C le 5 décembre 2021, Saint-Pétersbourg (Russie) a battu le record pour ce jour de l’année. Le précédent remontait à 1893.

Toujours dans le nord de l’Europe, une vague de froid sans précédent a touché la Scandinavie. La Suède a connu le jour de décembre le plus froid depuis le 1er décembre 1986. Une température de -43,8°C a été enregistrée à Naimakka, dans le nord de la Laponie, le 6 décembre 2021.

Une puissante dépression en provenance de l’océan Atlantique a frappé l’Irlande les 7 et 8 décembre 2021, avec des vents violents et de fortes pluies. Plus de 60 000 habitants ont été privés d’électricité. La queue de la tempête a également touché le sud-ouest de la France avec de très fortes pluies qui ont provoqué de graves inondations dans les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes.

Des chutes de neige exceptionnelles pour un début décembre ont été signalées dans les Alpes. Certaines parties de l’est de l’Autriche ont reçu les plus fortes chutes de neige depuis 9 ans. Des quantités énormes sont également tombées sur les Alpes françaises et dans les Pyrénées. On craint que cette énorme quantité de neige provoque de nouvelles inondations lors de sa fonte.

Il faut également garder à l’esprit qu’une vague de chaleur spectaculaire a affecté la majeure partie des États-Unis fin novembre et début décembre. Une grande partie de la moitié ouest des États-Unis a connu des températures d’environ 20 °C au-dessus de la normale pour cette période de l’année. Des records de température ont été battus dans le Montana, le Wyoming, l’État de Washington et le Dakota du Nord.

Certaines parties de la Colombie-Britannique dans l’ouest du Canada ont également été touchées par la vague de chaleur avec 22,5 °C, la température la plus élevée jamais enregistrée en décembre.

La COP 26 à Glasgow s’est terminée sans qu’aucune décision majeure ne soit prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Les autorités gouvernementales oublient que les dégâts causés par le réchauffement climatique seront de plus en plus sévères et que le prix à payer sera de plus en plus élevé. Mais est-ce vraiment important ? L’avenir s’annonce très sombre pour les générations futures.

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Extreme events are accumulatin these days and the impacts of climate change are getting more and more severe.

In North America, a devastating tornado outbreak has killed dozens of people across multiple states, with as many as 70 people believed to have been killed in western Kentucky, and the death toll could exceed 100.

Several major weather events have been observed since the beginning of December:

Australia has experienced its wettest spring since 2010 and the wettest November since records began in 1900.

At least 18 people have died or are missing after heavy rains affecting Vietnam since November 26th, 2021, caused severe floods and damage.

With the temperature dropping to -20.9°C on December 5th, 2021, St. Petersburg (Russia) broke its daily record set in 1893.

Still in northern Europe, a historic cold spell has affected Scandinavia, Sweden recorded its coldest December day since December 1st, 1986. A temperature of -43.8°C was registered in Naimakka, northern Lapland on December 6th, 2021.

A powerful deep low-pressure area moving in from the Atlantic Ocean hit Ireland on December 7th and 8th, 2021, bringing severe winds and heavy rain. More than 60 000 residents were without power. The tail of the storm also affected southwestern France ith very heavy rains thatd caused severe floodinc in the Pyrénées-Atlantiques and Landes depzrtments.

Exceptional early-December snowfall was reported across the Alps in early December, with parts of eastern Austria receiving the heaviest snowfall in 9 years. Huge amounts also fell on the French Alps and in the Pyrenees. It is feared that this enormous amount of snow will cause new floods when it melts.

One should also keep in mind that a dramatic heatwave swept across large parts of the US in late November and early December. Much of the western half of the US has seen temperatures about 20°C above average for this time of year. Temperature records were broken in Montana, Wyoming, Washington State and North Dakota.

Parts of British Columbia in western Canada were also affected by the heat wave with 22.5°C, the highest temperature ever recorded during December.

COP 26 in Glasgow unfolded with no major decisions being taken to curb the emissions of greehouse gases around the world. World leaders are forgetting that the damage caused by global warming will be more and more extensive and the price they will have to pay will be higher and higher, but does it really matter? The future is really dark for future generations.

Enroulement de la tempête Barra le 7 décembre 2021 (Source: Meteosat)