Rapport sur l’état du climat en Europe en 2025 // European State of the Climate report for 2025

Concentrations de CO2 : 433,49 ppm (niveau record!)

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le rapport sur l’état du climat en Europe souligne l’urgence pour le continent europén de s’adapter au réchauffement climatique et d’accélérer sa transition vers les énergies propres. Voici quelques unes des principales conclusions de ce rapport, publié le 29 avril 2026 par le service Copernicus de l’UE sur le changement climatique et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) :

Vagues de chaleur record :
Au moins 95 % de l’Europe a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne en 2025. Le Royaume-Uni, la Norvège et l’Islande ont enregistré l’année la plus chaude de leur histoire. Depuis 1980, l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui en fait le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde.
La Finlande, la Norvège et la Suède subarctiques ont connu une vague de chaleur record de trois semaines en juillet, avec des températures atteignant 30 °C à l’intérieur du Cercle polaire arctique. En moyenne, la région connaît jusqu’à deux jours de fortes chaleurs par an.
En Turquie, les températures ont atteint 50 °C pour la première fois en juillet.

Dans le même temps, 85 % de la population grecque a été touchée par des températures extrêmes proches ou supérieures à 40 °C.

De vastes régions d’Europe occidentale et méridionale ont été frappées par deux vagues de chaleur importantes en juin, notamment la majeure partie de l’Espagne, du Portugal, de la France et le sud de la Grande-Bretagne.
Une troisième vague de chaleur majeure a touché le Portugal, l’Espagne et la France en août.
L’Europe et le reste du monde pourraient connaître un nouvel été extrêmement chaud en 2026 car il est prévu que le phénomène climatique El Niño fera son retour au milieu de l’année.

Fonte des glaces :
Les glaciers européens ont enregistré une nouvelle importante perte de masse en 2025. L’Islande a connu sa deuxième plus forte fonte jamais enregistrée. On prévoit que les glaciers d’Europe et du monde entier continueront de perdre de la masse tout au long du 21ème siècle, quel que soit le scénario d’émissions de gaz à effet de serre.
La calotte glaciaire du Groenland a perdu environ 139 milliards de tonnes de glace, soit l’équivalent de 100 piscines olympiques par heure au cours de l’année 2025. Ce phénomène a entraîné une hausse du niveau moyen des mers de 0,4 mm.
Parallèlement, la couverture neigeuse en Europe a atteint son troisième niveau le plus bas jamais enregistré.

Énergies renouvelables en plein essor :
Pour la troisième année consécutive, les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que les énergies fossiles en Europe, ce qui représente 46,4 % de la production énergétique du continent. La contribution de l’énergie solaire a atteint un niveau record de 12,5 %.
Le rapport insiste sur la nécessité d’une transition énergétique pour abandonner les énergies fossiles.

Autres phénomènes extrêmes :
La température annuelle de la surface de la mer en Europe a atteint un niveau record pour la quatrième année consécutive.
86 % de la zone océanique européenne – un record – a connu au moins une journée de forte vague de chaleur marine. Ces vagues de chaleur ont un impact sur la biodiversité, notamment sur les herbiers en Méditerranée, qui constituent des barrières naturelles et sont sensibles aux températures élevées.
Parallèlement, la superficie brûlée par les feux de forêt a atteint un niveau record de 1 034 550 hectares.

Les tempêtes et les inondations ont fait au moins 21 morts et affecté 14 500 personnes à travers l’Europe, même si les inondations et les pluies extrêmes ont été moins répandues que ces dernières années.
Source : Copernicus, OMM.

——————————————-

The European State of the Climate report underscores the urgent need for Europe to adapt to global warming and accelerate its transition to clean energy. Here are some key findings of the report published by the EU’s Copernicus Climate Change Service and the World Meteorological Organization (WMO) on 29 April 2026:

Record heatwaves :

At least 95 percent of Europe experienced above-average annual temperatures in 2025, with Britain, Norway and Iceland recording their warmest year on record. Since 1980, Europe has been warming twice as fast as the global average, making it the fastest warming continent on Earth.

Sub-Arctic Finland, Norway and Sweden experienced a record three-week heatwave in July, with temperatures reaching 30°C within the Arctic Circle. In an average year, the region will normally have up to two days of strong heat stress.

In Turkey, temperatures reached 50°C for the first time in July while 85 percent of the Greek population was affected by extreme temperatures close to or above 40°C.

Large parts of western and southern Europe were hit with two significant heatwaves in June, including most of Spain, Portugal, France and southern parts of Britain.

A third major heatwave struck Portugal, Spain and France in August.

Europe and the rest of the world could face another extremely hot summer as the El Niño weather phenomenon is expected to return in the middle of the year.

Melting ice :

Glaciers across Europe recorded a net mass loss in 2025, with Iceland experiencing its second-largest ever melt. Glaciers across Europe and globally are projected to continue to lose mass throughout the 21st century, regardless of the emission scenario.

The Greenland Ice Sheet lost around 139 billion tonnes of ice – equivalent to losing 100 Olympic-sized swimming pools every single hour. It raised the global mean sea level by 0.4mm.

Europe’s snow cover, meanwhile, was the third lowest on record.

Renewables rise :

For the third year running, renewable energy produced more of Europe’s electricity than fossil fuels, accounting for 46.4 percent of the continent’s power generation. Solar power’s contribution reached a record 12.5 percent.

The report insists that we need to work on transitioning away from fossil fuels.

Other extremes :

Europe’s annual sea surface temperature was the highest on record for the fourth consecutive year.

A record 86 percent of the European ocean region had at least one day with « strong » marine heatwave conditions. Such heatwaves have an impact on biodiversity, notably on seagrass meadows in the Mediterranean which act as natural sea barriers and are sensitive to high temperatures.

The area burnt by wildfires, meanwhile, reached a record 1,034,550 hectares.

Storms and floods killed at least 21 people and affected 14,500 across Europe, though flooding and extreme rainfall were less widespread than in recent years.

Source : Copernicus, WMO.

Réchauffement climatique : hausse des événements extrêmes et un violent orage à Juneau (Alaska) // Global warming : more extreme events and a violent thunderstorm in Juneau (Alaska)

Alors que la France se prépare à affronter une nouvelle vague de chaleur dès le mois de juin 2025, de nouvelles données de la NASA révèlent une augmentation spectaculaire de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations au cours des cinq dernières années. L’étude montre que ces événements extrêmes sont de plus en plus fréquents, plus longs et plus sévères. Pour 2024, les chiffres atteignent deux fois la moyenne de 2003-2020.
Les chercheurs sont très inquiets devant les derniers chiffres fournis par le satellite Grace de la NASA qui observe les changements environnementaux de la planète. Très prudemment, par crainte de la colère de Donald Trump, les scientifiques expliquent que « le réchauffement climatique est la cause la plus probable de cette tendance apparente, même si l’intensité des événements extrêmes semble avoir augmenté encore plus vite que les températures à l’échelle mondiale.» L’augmentation des événements extrêmes est annoncée depuis longtemps, mais elle est désormais constatée dans la réalité. Le problème est que les populations ne sont pas préparées à de tels événements météorologiques, qui sont plus violents que ceux du passé
Les auteurs de l’étude expliquent qu’il faudra encore une dizaine d’années pour confirmer et qualifier de manière concluante la situation actuelle de ‘tendance’. Selon eux, « nous ne pouvons pas encore prouver la causalité ; il nous faudra un ensemble de données beaucoup plus vaste. Il est difficile de déterminer précisément ce qui se passe actuellement, mais d’autres événements montrent que le réchauffement climatique en est le facteur déterminant. Nous observons de plus en plus d’événements extrêmes dans le monde, ce qui est très alarmant.»
La première partie de l’étude chronologique de la NASA a été publiée dans Nature Water en 2023. Les chercheurs avaient utilisé une formule mathématique pour calculer l’effet global d’un événement météorologique en termes de gravité, mesurée par la superficie totale touchée, la durée de l’événement et le degré d’humidité ou de sécheresse. L’étude expliquait que la perturbation du système hydrologique serait l’une des conséquences les plus importantes de la crise climatique. Elle soulignait que l’intensité des événements extrêmes était fortement corrélée à la température moyenne de la planète. De ce fait, la poursuite du réchauffement climatique entraînerait des sécheresses et des inondations plus fréquentes, plus graves et plus longues.

Dans le même temps, le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime à 80 % la probabilité qu’au moins une des cinq prochaines années dépasse en température 2024, année la plus chaude jamais enregistrée. Il indique que les températures globales devraient continuer d’augmenter au cours des cinq prochaines années, avec une augmentation des risques climatiques et leurs impacts sur les sociétés, les économies et le développement durable. L’imprévisibilité des événements extrêmes révélée par les nouvelles données est susceptible d’inquiéter le secteur de l’assurance, qui base ses primes sur les tendances antérieures. Cela pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble des économies.
Source : NASA.

 

L’intensité des événements extrêmes augmente plus vite que les températures globales sur Terre. (Crédit photo : NOAA)

°°°°°°°°°°

Nouvel exemple de l’impact du réchauffement climatique sur les phénomènes extrêmes : un orage supercellulaire, très rare en Alaska, s’est formé au-dessus du sud-est de l’État et a traversé la région de Juneau le 16 juin 2025, déclenchant la première alerte ‘Orage violent’ de tous les temps. Là encore, du jamais vu. Le Service météorologique national a émis cette alerte en s’appuyant sur des images satellite et des réseaux de détection de foudre, car la zone autour de Juneau dispose d’une couverture radar limitée.
Les rafales de vent ont atteint jusqu’à 95 km/h dans le centre-ville de Juneau. L’orage a également produit de la grêle dans certaines parties de la ville. Les vents violents ont abattu des arbres dans la vallée de Mendenhall, près du glacier. Des rafales ont rompu les amarres d’un navire de croisière à quai dans le port de Juneau, le faisant dériver brièvement dans le chenal Gastineau avant qu’il soit maîtrisé.
Les orages se forment très rarement dans cette région en raison du manque de chaleur et de l’espace nécessaire à leur développement. La situation septentrionale de Juneau et la présence d’un vaste champ de glace à proximité maintiennent les températures basses et empêchent les nuages ​​d’orage de s’élever suffisamment pour se développer. Mais aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, les choses sont en train de changer.
Source : Médias d’information d’Alaska.

———————————————-

As France is preparing to face another heatwave as soon as June 2025, new data from NASA reveals a dramatic rise in the intensity of weather events such as droughts and floods over the past five years. The study shows that such extreme events are becoming more frequent, longer-lasting and more severe, with last year’s figures reaching twice that of the 2003-2020 average.

The researchers say they are amazed and alarmed by the latest figures provided by NASA’s Grace satellite, which tracks environmental changes in the planet. Very cautiously, for fear of Donald Trump’s anger, they say that « global warming is the most likely cause of the apparent trend, even though the intensity of extremes appears to have soared even faster than global temperatures. » Increases in extremes have long been predicted but are now being seen in reality. The problem is that people are unprepared for such weather events, which are outside previous experience.

The authors of the study say they need another 10 or more years to confirm to conclusively call the current situation a trend. They say : “We can’t prove causation yet – we would need a much longer dataset. It’s difficult to pinpoint exactly what’s happening here, but other events suggest that global warming is the driving factor. We are seeing more and more extreme events round the world, so this is certainly alarming.”

The earlier part of the NASA time series was published in Nature Water in 2023. The researchers used a mathematical formula to calculate the total effect of a weather event in terms of severity measured by the total area affected, the duration of the event and how wet or dry it was. The paper warned that disturbance to the water system would be one of the most significant consequences of the climate crisis. The paper noted that the intensity of extremes was strongly correlated with global mean temperature, suggesting that continued warming of the planet will cause more frequent, more severe, and longer and/or larger droughts and floods.

In the meantime, the World Meteorological Organization’s latest report calculates an 80% chance that at least one of the next five years will top 2024 as the warmest year on record.

It says global temperatures are set to continue to increase over the next five years, increasing climate risks and impacts on societies, economies, and sustainable development. The unpredictability of extreme events revealed in the new data is likely to alarm the insurance industry, which bases current premiums on previous trend data. This could have widespread effects across entire economies.

Source : NASA.

°°°°°°°°°°

As a new example of the impact of global warming on extreme events, a rare supercell thunderstorm developed over Southeast Alaska and moved across the Juneau area on June 16, 2025 prompting the first-ever Severe Thunderstorm Warning issued for the city. The National Weather Service issued the warning, relying on satellite images and lightning detection networks because the area has limited radar coverage.

Wind gusts reached up to 95 km/h in downtown Juneau. The storm also produced hail in parts of the city. The strong winds downed trees in the Mendenhall Valley close to the glacier. Wind gusts pushed a cruise ship away from its moorings while it was docked at the Port of Juneau, causing it to briefly drift into the Gastineau Channel before it was brought back under control.

Thunderstorms rarely form in this region due to the lack of heat and space they need to develop. Juneau’s northern location and the presence of a large ice field nearby keep temperatures low and prevent storm clouds from rising high enough to grow. But today with global warming thins are changing.

Source : Alaska’s news media.

2023 a bien été l’année la plus chaude // 2023 was definitely the hottest year

On le savait déjà, mais l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) vient de confirmer que 2023 a officiellement été l’année la plus chaude de tous les temps.
L’OMM utilise six ensembles de données provenant de différents pays pour contrôler les températures sur Terre. Ces données révèlent que la température annuelle moyenne a été supérieure de 1,45°C à l’ère préindustrielle (1850-1900). Chaque mois entre juin et décembre 2023 a établi de nouveaux records. Juillet et août ont été les deux mois les plus chauds jamais enregistrés.
Depuis les années 1980, chaque décennie a été plus chaude que la précédente et les neuf dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées.

Toutes les agences climatiques confirment que 2023 a bien été l’année la plus chaude (Source: OMM)

———————————————————–

We already knew it, but the World Meteorological Organization (WMO) is confirming that 2023 officially smashed the global temperature record.
WMO uses six leading international datasets from across the globe to monitor global temperatures. They reveal a new annual temperature average of 1.45°C set against the pre-industrial era (1850-1900). Every month between June and December 2023 set new records. July and August were the two hottest months ever recorded.

Since the 1980s, each decade has been warmer than the previous one and the past nine years have been the warmest on record.

Réchauffement climatique : des promesses non tenues // Climate change : unkept promises

Le 6 mai 2021, j’ai publié un article insistant sur le niveau désastreux des concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Malgré les mises en garde des climatologues, on voit que rien – ou presque rien – n’est fait pour inverser la tendance. Certains lecteurs de ce blog diront que je suis trop pessimiste, mais ce que j’ai vu dans l’Arctique et dans les Alpes m’a fait comprendre à quel point la situation était grave.

Selon The Climate Action Tracker, un réseau indépendant de scientifiques qui contrôle la mise en œuvre des engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les dernières promesses faites par les gouvernements pour limiter les émissions de carbone ne suffiront pas pour empêcher les températures de la planète de dépasser 1,5°C. Au lieu de cela, ces engagements non contraignants vont entraîner une élévation moyenne de la température de 2,4°C qui sera tout simplement  catastrophique.

Le rapport de The Climate Action Tracker explique que certains des objectifs fixés lors du sommet organisé par Joe Biden avec d’autres chefs d’états permettront de réduire de 0,2°C l’estimation du réchauffement prévue par le réseau, mais cela ne changera pas le risque de  dépassement du seuil de 1,5°C fixé en 2018 par le GIEC. Selon les prévisions les plus optimistes, le réchauffement reste bien au-dessus des 1,5°C de l’Accord de Paris. Malgré les premiers engagements pris par les leaders mondiaux au cours de la COP 21, l’Organisation Météorologique Mondiale, sous l’égide des Nations Unies, indique dans son dernier rapport que les températures ont déjà dépassé de plus de 1,2°C le niveau préindustriel. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré: «Nous sommes au bord du gouffre.»

Bien qu’il soit toujours possible de maintenir la hausse moyenne des températures de surface en dessous de 1,5°C, le Climate Action Tracker explique que cela nécessitera un effort important de la part de tous les gouvernements, et qu’un tel effort transformera la vie telle que nous la connaissons. Comme je l’ai souvent écrit, il appartient aux Conférences des Parties – les COP – d’imposer de telles décisions. Les initiatives décidées par les gouvernements à la seule échelle nationale ne sont pas suffisantes.

Le réseau The Climate Action Tracker est particulièrement inquiet quand il constate la volonté persistante de certains gouvernements de construire de nouvelles infrastructures non compatibles avec les objectifs de Paris, telles que des centrales au charbon, le développement du gaz naturel pour produire l’électricité et l’utilisation abusive et inefficace des véhicules personnels dans certains pays.

La hausse des températures a déjà eu un impact significatif sur la vie sur Terre, avec de plus en plus d’épisodes sévères de sécheresse, des événements météorologiques extrêmes et des incendies de végétation. Tant que le changement climatique se poursuivra à un rythme soutenu, l’avenir restera sombre. Une étude menée en 2020 par l’Université de l’Arizona a révélé qu’au rythme actuel d’augmentation de la température, un tiers de toutes les plantes et animaux de la planète seront menacés d’extinction de masse au cours des 50 prochaines années.

Dans son rapport de 2018, le GIEC a averti qu’un réchauffement climatique de 1,5°C entraînera une hausse drastique du niveau de la mer qui menacera les côtes et les nations insulaires, avec une augmentation du nombre de vagues de chaleur. À 2 degrés de réchauffement, 99% des récifs coralliens mourront. On estime que 13% des écosystèmes terrestres seront menacés et l’Arctique dépourvu de glace deviendra une réalité d’ici une vingtaine d’années.

Source: Yahoo News.

——————————————–

On May 6th, 2021, I released a post referring to the disastrous level of CO2 concentrations in the atmosphere. Despite the climatologists warnings, nothing – or very little – is done to stop the trend. Some readers of this blog will say I am too pessimistic, but what I have seen in the Arctic and in the Alps have made me understand how serious the situation was.

According to The Climate Action Tracker, an independent network of scientists that tracks the commitments made on cutting greenhouse gas emissions, the recent pledges made by world governments to limit carbon emissions will not be sufficient to meet the goal of keeping global temperatures from rising above 1.5 degrees Celsius. Instead, those nonbinding commitments will result in a rise in the average global temperature to a potentially catastrophic 2.4 degrees Celsius.

The Climate Action Tracker report notes that more robust targets made at the summit organised by Joe Biden with other world leaders “have improved the network’s warming estimate by 0.2°C,” but that the net result would still mean the world is poised to blow past the 1.5 degrees Celsius threshold set in 2018 by IPCC. Even under the most optimistic assumptions, the warming is still well above the Paris Agreement’s 1.5˚C temperature limit.

Despite the initial commitments made by world leaders in the Paris climate accord, the United Nations World Meteorological Organization indicates in its latest report that temperatures have already risen by more than 1.2 degrees Celsius above pre-industrial levels. The U.N. Secretary-General António Guterres declared: “We are on the verge of the abyss.”

While keeping the average rise of surface temperatures below 1.5 degrees Celsius is still possible, the Climate Action Tracker said doing so will require a massive, unified effort from world governments that would transform life as we know it. As I have often affirmed, it is up to the Conferences of Parties to impose such decisions. The initiatives decided by local governments are not just sufficient.

The Climate Action Tracker report is particularly worried by the persisting plans of some governments to build new infrastructure not compatible with Paris goals, such as new coal-fired power plants, increasing uptake of natural gas as a source of electricity and the use of large inefficient personal vehicles in some countries..

Rising temperatures have already had a profound impact on life on Earth, with the severity of drought, weather events and wildfire destruction. With climate change continuing apace, the future looks even more bleak. A 2020 study conducted by the University of Arizona found that at the current rate of temperature rise, one-third of all plants and animals on the planet will be at risk of mass extinction in the next 50 years.

In its 2018 report, the IPCC warned that global warming of 1.5 degrees Celsius would result in drastic sea-level rise, threatening coastlines and island nations, and an increase in the number of deadly heat waves. At 2 degrees of Celsius warming, 99 percent of the world’s coral reefs would die off, an estimated 13 percent of ecosystems on land would be imperiled and an ice-free Arctic would become a reality within two decades.

Source : Yahoo News.

Evolution des températures de surface (Source : GIEC)