Les microplastiques, un fléau pour la planète // Microplastics, a scourge for the planet

Concentrations de CO2 :  425,03 ppm (22 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 :  1939.44 ppb (mai 2026)

D’après une nouvelle étude publiée dans le Journal of Hazardous Materials, les microplastiques réduisent la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont constaté que la prolifération des microplastiques dans les écosystèmes marins perturbe les processus permettant aux océans de stocker le carbone et de réguler leur température.

Les océans constituent le plus grand puits de carbone de la planète et les microplastiques compromettent ce bouclier naturel contre le réchauffement climatique. Les auteurs de l’étude expliquent que la lutte contre la pollution plastique fait désormais partie intégrante de la lutte contre le réchauffement climatique.
Les microplastiques, particules de moins de cinq millimètres de diamètre, se sont infiltrés partout sur Terre, des profondeurs océaniques à la banquise arctique, en passant par les sols, l’air et même le corps humain. Bien que tout le monde soit d’accord pour dire qu’ils sont un problème majeur de pollution, leur rôle dans la crise climatique est largement négligé.
Les océans absorbent environ un quart du dioxyde de carbone émis chaque année par l’activité humaine, ralentissant ainsi le rythme du réchauffement climatique. Un élément essentiel de ce processus est la « pompe biologique à carbone », au cours de laquelle le phytoplancton marin absorbe le carbone par photosynthèse et le transfère vers les couches océaniques plus profondes lorsqu’il meurt ou est consommé. L’étude met en garde contre le fait que les microplastiques perturbent ce système en réduisant la photosynthèse du phytoplancton et en altérant le métabolisme du zooplancton, deux processus qui jouent un rôle crucial dans le réchauffement climatique.

Les chercheurs soulignent également le rôle de la « plastisphère », ces communautés de microbes qui colonisent les particules de plastique dans l’océan. Ces microbes peuvent influencer les cycles du carbone et de l’azote et contribuer à la production de gaz à effet de serre. À terme, ils pourraient entraîner un réchauffement et une acidification des océans, ainsi qu’une perte de biodiversité, menaçant la sécurité alimentaire et les communautés côtières du monde entier.
Plutôt que de présenter de nouvelles expériences sur le terrain, les auteurs de cette étude ont préféré analyser la littérature scientifique existante afin de cartographier les interactions entre les microplastiques, la santé des océans et les systèmes climatiques, et d’identifier les lacunes dans nos connaissances actuelles. L’impact des microplastiques sur le réchauffement climatique, la santé des océans et les systèmes associés reste à ce jour inconnu.
Alors que l’étude met en garde contre les risques que la persistance des plastiques fait peser sur les écosystèmes et la stabilité climatique à long terme, force est de constater que les plastiques sont profondément ancrés dans notre vie moderne, utilisés dans d’innombrables objets du quotidien. Les efforts déployés pour réduire leur production restent lents et âprement contestés. Les principaux producteurs pétrochimiques s’opposent à des plafonds contraignants. La production de plastique continue ainsi d’augmenter rapidement.
Comme les plastiques se dégradent extrêmement lentement, la majeure partie des matériaux produits il y a longtemps existe encore aujourd’hui. Les chercheurs estiment que plus de 8 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, dont environ 80 % finissent dans les décharges ou dans l’environnement.
L’étude exhorte les gouvernements et les organismes internationaux à ne pas traiter la pollution plastique et la crise climatique comme des problèmes distincts. Elle préconise des mesures telles que la réduction des plastiques à usage unique, l’amélioration de la gestion des déchets, la promotion d’alternatives biodégradables et l’investissement dans la recherche afin de mieux comprendre l’impact des microplastiques sur la température des océans et les cycles du carbone.
Source : Independent.

Une étude parue dans la revue Nature Medicine explique que des chercheurs ont étudié la distribution des nanoparticules et de microparticules de plastique (MNP) dans des foies, des reins et des cerveaux humains. Ils ont remarqué que le cerveau accumule jusqu’à 30 fois plus de microplastiques que certains organes

Ces travaux ne permettent toutefois toujours pas de conclure à une relation de cause à effet entre la présence de nanoplastiques ou de microplastiques et un impacts sur la santé. L’étude souligne cependant à quel point il devient crucial de mieux comprendre les voies d’exposition, les voies d’absorption et d’élimination et les conséquences potentielles sur la santé des plastiques dans les tissus humains, en particulier dans le cerveau.

 

Une autre étude vient de montrer que 93 % des fulmars boréaux, oiseaux migrateurs échoués ou morts sur le littoral de l’Oregon, puis autopsiés, avaient les intestins remplis de plastique. L’un d’entre eux avaient 454 morceaux de plastique dans l’estomac. (Photo: C. Grandpey)

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According to a new studay published in the Journal of Hazardous Materials, microplastics are reducing the capacity of oceans to absorb carbon dioxide, weakening one of the planet’s most critical natural defences against the climate crisis. Researchers found the spread of microplastics through marine ecosystems was interfering with the processes that allow oceans to store carbon and regulate temperature.

Oceans are the planet’s largest carbon sink and “microplastics are undermining this natural shield against global warming. The study’s authors explain that tackling plastic pollution is now part of the fight against global warming.

Microplastics, particles smaller than five millimetres across, have made their way into every nook of the planet, from deep ocean waters and Arctic ice to soil, air and even human bodies. While they are widely recognised as a major pollution problem, their role in the climate crisis has received much less attention. But microplastics influence biogeochemical processes, disrupt oceanic carbon pumps and contribute directly to greenhouse gas emissions.

Oceans absorb about a quarter of the carbon dioxide released by human activity every year, slowing the pace of global warming. A major part of that process is the “biological carbon pump”, in which sea phytoplankton absorb carbon through photosynthesis and transfer it to deeper ocean layers when they die or are eaten. The study warns that microplastics interfere with this system by reducing phytoplankton photosynthesis and impairing the metabolism of zooplankton, both of which play a central role in carbon cycling.

Researchers also highlight the role of the “plastisphere”, the communities of microbes which colonise plastic particles in the ocean. These microbes can influence carbon and nitrogen cycles and contribute to greenhouse gas production. The effects could intensify over time. Over time, these changes could lead to ocean warming, acidification, and biodiversity loss, threatening food security and coastal communities worldwide.

Rather than presenting new field experiments, the authors of the new study analysed existing scientific literature to map how microplastics interacted with ocean health and climate systems, and to identify gaps in current understanding. The extent to which microplastics affect global warming, ocean health, and associated systems is currently unknown. The significant ecological effects of plastic pollution in the oceans are well recognised but its exact connections to these extensive environmental processes are not well understood.

While the study warns that the persistence of plastics is creating risks for ecosystems and climate stability in the long term, plastics are deeply embedded in our modern life, used in countless everyday items. Efforts to cut production, such as a global plastics treaty, remain slow and fiercely contested, as major petrochemical producers resist binding caps. Plastic production continues to rise rapidly as a consequence.

Since plastics degrade extremely slowly, most of the material ever produced still exists. Researchers estimate that over 8 billion tonnes of plastic have been produced globally, with around 80 per cent ending up in landfills or the environment.

The study urges governments and international bodies not to treat plastic pollution and the climate crisis as separate challenges. It calls for measures such as cutting single-use plastics, improving waste management, promoting biodegradable alternatives, and investing in research to better understand how microplastics affect ocean temperature and carbon cycles.

Source : Independent.

A study published in the journal Nature Medicine details research into the distribution of plastic nanoparticles and microparticles (MNPs) in human livers, kidneys, and brains. Researchers found that the brain accumulates up to 30 times more microplastics than certain other organs.
However, this research does not yet allow for a conclusion regarding a relationship between the presence of nanoplastics or microplastics and health impacts. Nevertheless, the study highlights the critical need to better understand exposure, absorption, and elimination pathways, as well as the potential health consequences of plastics in human tissues, particularly in the brain.

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