2020 : une année encore trop chaude ! // 2020 : a year still too hot !

L’année 2021 vient de commencer en France avec une période de froid – mais pas aussi glacial que l’affirment certains médias – et il se pourrait que la température chute à nouveau vers la fin du mois si le vortex polaire de déplace vers le sud (voir ma note du 8 janvier 2021). Ces périodes plus froides sont des accidents climatiques qui se produisent de temps à autre, mais qui ne changent et ne changeront pas grand-chose à la tendance au réchauffement que nous connaissons depuis plusieurs décennies.

Alors que l’année vient de commencer, il est temps pour les agences climatiques de dresser un bilan des températures en 2020 et on ne peut que constater que la situation est extrêmement inquiétante..

Selon l’agence européenne Copernicus, 2021 arrive à égalité avec 2016 comme l’année la plus chaude jamais enregistrée. Elle clôture aussi la décennie la plus chaude de tous les temps et confirme que l’impact du changement climatique s’intensifie.

Après un hiver et un automne exceptionnellement chauds en Europe, le continent a connu avec 2020 l’année la plus chaude jamais enregistrée. L’Arctique a subi une chaleur extrême et les concentrations de CO2 ont continué d’augmenter.

L’agence Copernicus nous apprend qu’en 2020 la température moyenne de la planète a dépassé de 1,25 degré Celsius celle de l’époque préindustrielle. Les six dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde.

Une première estimation révèle que 13 des catastrophes de l’année dernière ont causé au moins 188 décès et un coût de 46,6 milliards de dollars.

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De leur côté, les données préliminaires issues de la réanalyse ERA5 de dernière génération concluent que l’année 2020 serait la deuxième plus chaude des archives remontant à 1979.

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Les données de réanalyse NCEP / NCAR, quant à elles, placent 2020 à la quatrième place.

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Selon les données satellitaires issues de l’Université d’Alabama à Huntsville (UAH), 2020 arrive en deuxième position.

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Comme je l’indiquais plus haut, le bilan proposé par la NASA et la NOAA prend en compte de manière globale les températures terrestres et leurs homologues océaniques.

Selon la NASA, la température moyenne de la surface de la Terre en 2020 est à égalité avec 2016 et devient donc l‘année la plus chaude jamais enregistrée. Poursuivant la tendance au réchauffement sur le long terme, la température moyenne pour 2020 à l’échelle de la planète  a été de 1,02 ° C supérieure à la moyenne de référence pour 1951-1980. 2020 a devancé 2016 d’un cheveu, mais la marge d’erreur possible oblige à mettre les deux années à égalité.

Selon le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA, le fait qu’une année ait battu ou non un record n’est pas le plus important. Ce qui importe, c’est la tendance sur le long terme. Au vu de la tendance actuelle et de l’impact humain sur le climat, nous devons nous attendre à de nouveaux records à l’avenir. »

Selon la NOAA, avec une fin d’année légèrement plus froide, 2020 est la deuxième plus chaude des 141 dernières années, avec une température à la surface des terres et des océans de 0,98 ° C au-dessus de la moyenne. Cette valeur n’est que de 0,02°C en dessous de la valeur record de 1,00°C établie en 2016 et de seulement 0,03°C au-dessus de 2019 qui a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée. Les sept années les plus chaudes de la période 1880-2020 ont toutes eu lieu depuis 2014, tandis que les 10 années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2005.

Dans la conclusion de son rapport, la NOAA indique que 2020 est la 44ème année consécutive (depuis 1977) avec une température globale des terres et des océans supérieure à la moyenne du 20ème siècle.

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Dans le même temps, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) indiquait de son côté que l’année 2020 a été l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées et rivalise avec 2016 pour la première place. Il faut noter à ce sujet que 2016 se trouvait dans un contexte de fort réchauffement El Niño dans le Pacifique tropical, alors que 2020 s’est déroulée avec un El Niño neutre et même des conditions de refroidissement provoquées par La Niña en fin d’année.

La température mondiale moyenne l’année dernière a été d’environ 14,9°C, soit 1,2 degrés au-dessus du niveau préindustriel (1850-1900). 

L’OMM précise que la décennie 2011-2020 a été la plus chaude de tous les temps, avec les trois années les plus chaudes : 2016, 2019 et 2020.

L’OMM avertit que « nous nous dirigeons vers une augmentation catastrophique de la température de trois à cinq degrés Celsius ce siècle. » Depuis les années 1980, chaque décennie a été plus chaude que la précédente.

A une échelle plus réduite, l’Europe, le France et le Limousin où j’habite ont connu avec 2020 l’année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques.

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Record de chaleur océanique en 2020

D’après une étude menée par une équipe internationale de chercheurs et publiée le 13 janvier 2021 dans la revue Advances in Atmospheric Sciences, les cinq années les plus chaudes pour les océans se sont succédé depuis 2015 et les océans ont battu des records de chaleur en 2020.

Les auteurs de l’étude expliquent que la hausse de la température moyenne enregistrée actuellement provoque une hausse du niveau de la mer causée par la fonte des glaces, mais c’est aussi un facteur aggravant dans la formation des catastrophes climatiques. 29 tempêtes ont été enregistrées dans l’Atlantique en 2020, ce qui est un record.

Les données compilées par les scientifiques concernent une profondeur de 2 000 mètres. Depuis 1986, le taux de réchauffement de ce segment des océans a été huit fois supérieur à celui de la période 1960-1985. La hausse du niveau de la mer pourrait atteindre un mètre d’ici à la fin du siècle, avec une menace directe pour 150 millions de personnes installées sur les littoraux à travers le monde.

Une eau plus chaude est moins propice à absorber du dioxyde de carbone et donc à limiter les effets du réchauffement climatique. 30% du CO2 est aujourd’hui capté par les océans.

Une fois engagé le processus de réchauffement des océans, il est très difficile de l’infléchir. L’étude se conclut en ces termes : « L’excès de chaleur déjà présent dans l’océan et la chaleur susceptible d’y pénétrer au cours des prochaines années continueront à affecter les évolutions climatiques, le niveau de la mer et la biodiversité océanique pendant un certain temps, même si les émissions de carbone devenaient nulles. »

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The year 2021 has just started in France with a period of cold – but not as freezing as some media claim – and the temperature could drop again towards the end of the month if the polar vortex moves south. (see my note of January 8, 2021). These colder periods are climatic accidents that occur from time to time, but which do not and will not change much to the warming trend that we have seen for several decades.

As the year has just started, it is time for the climate agencies to take stock of the temperatures in 2020, and the situation is extremely worrisome..

According to the European agency Copernicus, last year tied with 2016 as the world’s warmest year on record, rounding off the hottest decade globally as the impacts of climate change intensified.

After an exceptionally warm winter and autumn in Europe, the continent experienced its hottest year on record in 2020, while the Arctic suffered extreme heat and CO2 concentrations continued to rise.

Copernicus explains that in 2020, temperatures globally were an average of 1.25 degrees Celsius higher than in pre-industrial times. The last six years were the world’s hottest on record.

A preliminary tally found that 13 of last year’s disasters led to at least 188 deaths and costs of $46.6 billion.

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For their part, preliminary data from the latest generation ERA5 reanalysis concludes that 2020 will be the second warmest year in records dating back to 1979.

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NCEP / NCAR reanalysis data, meanwhile, places 2020 in fourth place.

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According to satellite data from the University of Alabama at Huntsville (UAH), 2020 comes in second.

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As I indicated above, the balance proposed by NASA and NOAA takes into account in a global way the temperatures on Earth and their ocean counterparts.

According to NASA, Earth’s global average surface temperature in 2020 tied with 2016 as the warmest year on record. Continuing the planet’s long-term warming trend, the year’s globally averaged temperature was1.02°C warmer than the baseline 1951-1980 mean. 2020 edged out 2016 by a very small amount, within the margin of error of the analysis, making the years effectively tied for the warmest year on record.

According to the director of NASA’s Goddard Institute for Space Studies, whether one year is a record or not is not really that important; the important things are long-term trends. With these trends, and as the human impact on the climate increases, we have to expect that records will continue to be broken.”

According to NOAA, with a slightly cooler end to the year, 2020 secured the rank of second warmest year in the 141-year record, with a global land and ocean surface temperature 0.98°C above average. This value is only 0.02°C shy of tying the record high value of 1.00°C set in 2016 and only 0.03°C above 2019 which was the third warmest year on record. The seven warmest years in the 1880–2020 record have all occurred since 2014, while the 10 warmest years have occurred since 2005.

NOAA concludes its report indicating that 2020 marks the 44th consecutive year (since 1977) with global land and ocean temperatures above the 20th century average.

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At the same time, the World Meteorological Organization (WMO) reported that 2020 was one of the three hottest years on record and rivals 2016 for first place. It should be noted that 2016 was in a context of strong El Niño warming in the tropical Pacific, while 2020 took place with a neutral El Niño and even cooling conditions caused by La Niña at the end of the year.

The average global temperature last year was around 14.9 ° C, or 1.2 degrees above the pre-industrial level (1850-1900).

WMO states that the decade 2011-2020 was the hottest ever, with the three hottest years: 2016, 2019 and 2020.

WMO warns that « we are heading for a catastrophic temperature rise of three to five degrees Celsius this century. » Since the 1980s, each decade has been warmer than the rprevious one.

At a smaller scale, for Europe, France and the Limousin where I live, 2020 was the hottest year ever recorded.

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Ocean heat record in 2020

According to a study conducted by an international team of researchers and published on January 13th, 2021 in the journal Advances in Atmospheric Sciences, the five hottest years for the oceans have followed one another since 2015 and the oceans have broken heat records in 2020.

The study’s authors explain that the current increase in average temperature causes sea level rise caused by melting ice, but it is also an aggravating factor in the formation of climate disasters. 29 storms were recorded in the Atlantic in 2020, which is a record.

The data compiled by the scientists relate to a depth of 2000 metres. Since 1986, the rate of warming of this segment of the oceans has been eight times that of the period 1960-1985. Sea level rise could reach one metre by the end of the century, with a direct threat to 150 million people living on coastlines around the world.

Warmer water is less likely to absorb carbon dioxide and therefore limit the effects of global warming. 30% of CO2 is captured by the oceans today. Once the process of ocean warming has started, it is very difficult to reverse it. The study concludes with these words: « The excess heat already present in the ocean and the heat likely to penetrate there over the next few years will continue to affect climate change, sea level and ocean biodiversity. for a while, even if carbon emissions are brought down to zero. « 

Source : NASA

La Montagne Pelée, volcan magnifique et capricieux…

Sur son site web, la chaîne France Info a consacré le 8 janvier 2021 une rubrique à la Montagne Pelée, le tristement célèbre volcan de  la Martinique.

Le titre de l’article annonce la couleur : « La Montagne Pelée, volcan magnifique et capricieux. » C’est vrai que la Pelée est souvent emmitouflée dans les nuages et ne se laisse deviner que par intermittence. Elle semble faire preuve d’une certaine pudeur.

Il faut donc viser et consulter les prévisions météorologiques avant d’emprunter l’un des trois sentiers qui permettent d’accéder au sommet. Le plus facile est celui qui part du parking de l’Aileron (Ajoupa Bouillon, Morne Rouge). Après avoir atteint le dôme de l’Aileron, le sentier se poursuit jusqu’à la Caldeira, avant d’atteindre le Chinois qui n’est autre que le sommet du cône de 1929. La montée n’a rien de vraiment technique mais les pierres et les marches sont souvent glissantes et il faut donc faire preuve de prudence.

Aujourd’hui, aucune manifestation éruptive n’est visible sur la Pelée, mais l’Observatoire volcanologique et sismologique de Martinique (OVSM) a conseillé le 3 décembre 2020 le passage du volcan au niveau d’alerte Jaune (2ème niveau d’alerte sur une échelle qui en comporte 4). Cette préconisation fait suite à la détection de l’évolution de signaux sismiques.

Les chercheurs ont dressé le 8 janvier 2021 un bilan hebdomadaire très précis de la situation. Ils expliquent que « entre le 1er janvier 2021, 16 heures et le 8 janvier 2021, 16 heures, l’OVSM a enregistré́ au moins 65 séismes de type volcano-tectonique de magnitude inférieure ou égale à 1″. Cette hausse de la sismicité serait due à des signaux haute fréquence auxquels s’ajoutent des micros-fracturations.

Depuis le début de l’année, l’OVSM a relevé 249 signaux sismiques longue période (LP) qui ont surtout eu lieu à deux moments, entre minuit et 2 heures le 3 janvier et entre 21h le 3 janvier et 2h le 4 janvier. Les chercheurs ont également enregistré 2 séismes LP isolés. Toutefois, aucune secousse n’a été ressentie par la population.

Selon l’OVSM, cette hausse de la sismicité est normale quand le volcan entre en « phase de réactivation volcanique ». La Montagne Pelée est entrée dans cette phase en avril 2019. L’auteur du dernier rapport précise qu’il s’agit « clairement d’une perturbation du système hydrothermal, probablement engendrée par la circulation de fluides chauds et pressurisés d’origine hydrothermale et/ou magmatique ».

Si la Montagne Pelée présente ces signes d’activité, les scientifiques écartent cependant la possibilité d’une éruption à court terme.

Le reportage de France Info souligne la beauté de la Montagne Pelée qui pourrait figurer prochainement au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le volcan dispose de plusieurs atouts pour cela. Outre son intérêt volcanologique, la montagne est très intéressante du point de vue de la biodiversité, avec un fort taux d’endémisme. Certains Martiniquais se demandent pourquoi la Pelée n’appartient toujours pas au Patrimoine de l’Unesco alors que la Chaîne des Puys (Auvergne) au passé éruptif moins glorieux l’a intégré, après plusieurs tentatives, il est vrai…

Si les nuages de la Montagne Pelée vous contraignent à une attente prolongée pour entreprendre l’ascension, vous pourrez patienter en lisant l’ouvrage « Quatre-vingt-dix secondes «  de Daniel Picouly, paru chez Albin Michel en 2018.

Photos : C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Rien de très nouveau à La Soufrière de St Vincent où le dôme poursuit sa lente croissance dans le cratère, sans menace pour la population située à proximité du volcan. Avec l’aide de scientifiques américains,  les volcanologues de la University of the West Indies (UWI) continuent à installer des webcams et des instruments de mesure afin de mieux surveiller la situation. En dépit de tous ces instruments, personne ne sait comment va évoluer l’éruption.

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A Hawaii, l’éruption du Kilauea se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave jaillit des bouches qui percent la paroi nord-ouest du cratère. La lave continue de s’écouler de ces bouches en empruntant un chenal qui la conduit dans le lac.

Les inclinomètres au sommet du volcan ont enregistré une faible tendance déflationniste depuis le 1er janvier 2021, avant de passer à une légère tendance inflationniste dans la soirée du 9 janvier, et à nouveau à une tendance déflationniste le 13 janvier.

Rien n’indique que le magma migre vers les zones de rift du Kilauea.

Les émissions de SO2 atteignent 2 500 tonnes par jour. .

Le lac de lave a une profondeur d’environ 196 m ; il est ‘perché’ au-dessus du bord ouest et reste inactif dans sa moitié est. Il a une forme ovale, 760 m de long sur 470 m de large pour une superficie totale de 28 hectares. Il a un volume de plus de 27 millions de mètres cubes. Son niveau est monté d’environ un mètre depuis que les tiltmètres ont révélé le passage d’une phase déflationniste à une phase inflationniste de l’édifice volcanique.

Source: HVO.

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Un nouveau dôme de lave, observé pour la première fois le 4 janvier 2021, continue de croître en dessous de la lèvre sud-ouest du Merapi (Indonésie). Des avalanches incandescentes dévalent jusqu’à 800 m de distance dans la ravine de la rivière Krasak sur le flanc SO. La déformation continue; les données électroniques de mesure de distance (EDM) continuent de révéler un resserrement entre les points du nord-ouest à un rythme de 15 cm par jour.

Le 7 janvier 2021, 1342 habitants résidaient dans des centres d’hébergement.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 5 km du sommet.

Source: VSI.

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L’éruption strombolienne se poursuit sur le Lewotolo (Indonésie) avec des panaches de vapeur et de cendres s’élevant au-dessus du sommet.  Des matériaux incandescents sont éjectés à 100-200 m au-dessus du cratère et jusqu’à 700 m de distance.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Source: PVMBG.

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Dans le bulletin hebdomadaire émis le 12 janvier 2021, l’INGV indique qu’une activité strombolienne d’intensité variable, accompagnée d’émissions de cendres, persiste dans le Cratère sud-est de l’Etna (Sicile)  Une activité strombolienne est également observée à l’intérieur du Cratère nord-est, tandis que la Voragine et la Bocca Nuova montrent de faibles émissions sporadiques de cendres.

De son côté, le Stromboli (Sicile) montre son activité strombolienne habituelle. Comme précédemment, elle se concentre essentiellement dans les parties Nord et Centre-sud de la terrasse cratèrique. Le fréquence actuelle des explosions d’intensité globalement moyenne est de 12-14 événements par heure.

Source : INGV.

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Statu quo au Kamchatka par rapport à ces dernières semaines : le niveau d’alerte de l’Ebeko, du Karymsky, du Klyuchevskoy, du Sheveluch reste Orange ; celui du Bezymianny et du Sarychev est maintenu au Jaune.

Source : KVERT.

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L’activité actuelle du Fuego (Guatemala) consiste en explosions modérées et fortes, à raison de 8 à 12 événements par heure, avec projections de matériaux jusqu’à 300 mètres au-dessus du cratère. Les explosions génèrent des colonnes grises de cendres à des hauteurs comprises entre 4500 et 4800 mètres d’altitude (voir photos ci-dessous). Comme d’habitude, on observe des grondements et des ondes de choc ressenties jusqu’à une vingtaine de kilomètres. Aucune coulée de lave n’est observée sur l’édifice volcanique.

Source : INSIVUMEH.

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On observe une faible activité explosive dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala), avec des projections sporadiques de matériaux incandescents à une cinquantaine de mètres au-dessus du cratère. Le dégazage du cratère produit une colonne de 200 mètres de hauteur.

Les coulées de lave en direction du sud-ouest sont toujours actives, avec une longueur d’environ 1500 mètres (voir photo ci-dessous). Cette zone de coulées de lave est susceptible de générer des effondrements. Il n’est pas exclu que de nouvelles coulées de lave apparaissent sur d’autres flancs ou qu’il y ait des émissions de cendres au niveau du cratère.

Source : INSIVUMEH.

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Le Popocatepetl (Mexique) émet ses habituels panaches de vapeur auxquels se mêle parfois de la cendre (voir image ci-dessous).  Le CENAPRED demande de ne pas s’approcher du cratère et de se montrer vigilant dans les ravines sur les flancs du volcan en période de fortes pluies à cause du risque de lahars.

Le niveau d’alerte volcanique du Popocatépetl reste à la couleur Jaune, Phase 2.

Source : CENAPRED.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Nothing really new at St Vincent’s Soufrière where the dome continues its slow growth in the crater, without any threat to the population located near the volcano. With the help of American scientists, volcanologists at the University of the West Indies (UWI) continue to install webcams and measuring instruments to better monitor the situation. Despite all these tools, no one knows how the eruption will develop.

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The Kilauea eruption (Hawaii) continues within Halema’uma’u Crater. Lava is erupting from vents on the northwest side of the crater. Lava keeps flowing from the vents through a crusted channel into the lake.

Summit tiltmeters recorded a weak deflationary tilt since January 1st, 2021. It switched to weak inflation in the evening of January 9th, and again to weak deflation on January 13th.

There is no seismic or deformation data to indicate that magma is currently moving into Kilauea’s rift zones.

SO2 emission rates are reaching 2,500 tonnes per day. .

The lava lake is about 196 m deep, perched above its western edge and stagnant over its eastern half. It has an oval shape, 760 m long  by 470 m wide for a total area of 28 hectares. It has a volume of more than 27 million cubic metres. Its level has risen about a metre since the start of the switch from deflationary to inflationary tilt.

Source: HVO.

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A new lava dome, first observed on January 4th, 2021, continues to emerge just below Merapi’s SW rim (Indonesia). Incandescent avalanches are observed travelling as far as 800 m down the Krasak River drainage on the SW flank. Deformation continues; electronic Distance Measurement (EDM) data are still measuring a distance shortening between points in the NW at a rate of 15 cm per day.

On January 7th, 2021, 1,342 residents were housed in evacuation centres.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km away from the summit.

Source: VSI.

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The Strombolian eruption continues at Lewotolo (Indonesia) with steam and ash plumes rising above the summit. Incandescent material is ejected 100-200 m above the summit and as far as 700 m away from the crater.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the crater.

Source: PVMBG.

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In the weekly report issued on January 12th, 2021,  INGV indicates that Strombolian activity of varying intensity, accompanied by ash emissions, persists in Mt Etna’s SE Crater (Sicily) Strombolian activity is also observed inside the Northeast Crater, while Voragine and Bocca Nuova show low sporadic ash emissions.

For its part, Stromboli (Sicily) shows its usual Strombolian activity. As before, it is mainly concentrated in the North and Center-South parts of the crater terrace. The current frequency of explosions of overall medium intensity is 12-14 events per hour.

Source: INGV.

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The situation remains unchanged in Kamchatka : the alert level for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy, Sheveluch remains Orange ; it is kept at Yellow for Bezymianny and Sarychev.

Source : KVERT.

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The current activity of Fuego (Guatemala) consists of moderate and strong explosions, at a rate of 8 to 12 events per hour, with projections up to 300 metres above the crater. The explosions generate gray columns of ash reaching heights between 4,500 and 4,800 metres above sea level (see photos below). As usual, there are rumblings and shock waves felt as far as twenty kilometres. No lava flow is observed on the volcanic edifice.

Source: INSIVUMEH.

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Weak explosive activity is observed in Pacaya’s Mackenney crater (Guatemala), with sporadic projections of incandescent material about fifty metres above the crater. Degassing within the crater produces a column 200 metres high.

The lava flows in a southwest direction are still active, with a length of about 1,500 metres (see photo below). This area of ​​lava flows is likely to generate collapses. New lava flows may appear on other flanks of the volcano and new ash emissions may occur at the crater.

Source: INSIVUMEH.

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Popocatepetl (Mexico) emits its usual plumes of steam sometimes mixed with ash (see image below). CENAPRED asks not to approach the crater and to be vigilant in the drainageson the flanks of the volcano during periods of heavy rains because of the risk of lahars.

The volcanic alert level of Popocatépetl remains at Yellow, Phase 2.

Source: CENAPRED.

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Un grand merci à Thierry Sluys de m’avoir adressé ces photos

  • du Fuego

 

  • du Popocatepetl

  • du Pacaya

Le réchauffement climatique plus inquiétant que la Covid-19 // Global warming wore worrisome than Covid-19

La Croix-Rouge vient le lancer un message d’alerte relayé par de nombreux médias. L’association d’aide humanitaire explique, preuves à l’appui, que le réchauffement climatique est une catastrophe « de plus grande ampleur » que la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

La Croix-Rouge explique que les nouveaux vaccins permettront probablement de nous mettre à l’abri de la pandémie. En revanche, il n’existe aucune protection de ce genre contre les effets du réchauffement climatique. La seule solution pour y mettre fin est de s’attaquer à ses causes.

Le changement climatique n’attend pas que la Covid-19 soit maîtrisée pour continuer à emporter des vies. La multiplication des catastrophes naturelles devrait nous alerter ; pourtant rien n’est fait. Selon l’organisation basée à Genève, plus de 100 catastrophes ont eu lieu entre les mois de mars – début de la pandémie  – et septembre, et plus de 50 millions de personnes ont été touchées. En matière de vies humaines, le changement climatique aura un impact beaucoup plus important à moyen et long terme. La Covid-19 a fait au moins 1,3 million de morts depuis la fin de l’année 2019, mais les nouveaux vaccins devraient empêcher le mal de se propager dans les prochains mois. Rien de tel n’existe pour se prémunir contre les effets du réchauffement climatique. Selon le président de la Croix-Rouge, il faudra une action et des investissements beaucoup plus durables pour réellement protéger la vie humaine sur cette Terre.

Comme je l‘ai fait remarquer à plusieurs reprises, la fréquence et l’intensité des phénomènes climatologiques augmentent considérablement, avec davantage de tempêtes de catégorie 4 ou 5, davantage de vagues de chaleur battant des records de températures et davantage de fortes pluies, même en France comme le prouve les intenses épisodes cévennols et la catastrophe qui a frappé la vallée de la Vésubie. Rien qu’en 2019, il y a eu 308 catastrophes déclenchées par des aléas naturels ; ils ont fait quelque 24 400 victimes dans le monde. 77% étaient des catastrophes climatiques ou météorologiques. Le nombre des catastrophes climatiques et météorologiques augmente depuis les années 1960, et a progressé de près de 35% depuis les années 1990. Ce sont des chiffres parlants, mais qui ne semblent pas émouvoir les sphères gouvernementales. Pourtant, la proportion des catastrophes attribuables à des phénomènes climatiques et météorologiques extrêmes a, elle aussi, nettement augmenté pendant cette période, passant de 76% dans les années 2000 à 83% dans les années 2010.

D’autres chiffres confirment la gravité de la situation. Les catastrophes provoquées par des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont tué plus de 410 000 personnes ces dix dernières années, en grande majorité dans des pays à revenu faible. Les vagues de chaleur, suivies des tempêtes, ont été les plus meurtrières.

La Croix-Rouge estime que quelque 50 milliards de dollars seraient nécessaires chaque année pour subvenir aux besoins d’une cinquantaine de pays en voie de développement et leur permettre de faire face aux conséquence du réchauffement climatique. Beaucoup trop de pays hautement vulnérables au changement climatique sont laissés pour compte et ne reçoivent qu’une aide relativement modeste. Des pays comme la Somalie ne figurent pas parmi les vingt principaux récipiendaires par personne des financements au titre de l’adaptation aux changements climatiques.

Source : La Croix-Rouge, les médias français.

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The Red Cross has just sent an alert message relayed by many media. The humanitarian aid association explains, with supporting evidence, that global warming is a disaster « on a larger scale » than the health crisis caused by the coronavirus.

The Red Cross says that the new vaccines will probably help protect us from the pandemic. However, there does not exist any such protection against the effects of global warming. The only way to end it is to tackle its causes.

Climate change does not wait for Covid-19 to be brought under control to continue taking lives. The proliferation of natural disasters should alert us; yet nothing is done. According to the Geneva-based organization, more than 100 disasters occurred between March – the start of the pandemic – and September, and more than 50 million people were affected. In terms of human lives, climate change will have a much greater impact in the medium and long term. Covid-19 has killed at least 1.3 million people since the end of 2019, but the new vaccines should prevent the disease from spreading in the coming months. Nothing like this exists to guard against the effects of global warming. According to the president of the Red Cross, it will take much longer action and investment to truly protect human life on this Earth.

As I have pointed out on several occasions, the frequency and intensity of weather phenomena is increasing dramatically, with more category 4 or 5 hurricanes, more heat waves breaking temperature records and more heavy rains, even in France as evidenced by the intense episodes of the Cevennes and the disaster that struck the Vésubie valley. In 2019 alone, there were 308 disasters triggered by natural hazards; they claimed some 24,400 victims worldwide. 77% were climatic or meteorological disasters. The number of climatic and meteorological disasters has increased since the 1960s, and has increased by almost 35% since the 1990s. These are strong figures, but they do not seem to move the governments. However, the proportion of disasters attributable to extreme climatic and meteorological events also increased markedly during this period. going from 76% in the 2000s to 83% in the 2010s.

Other figures confirm the gravity of the situation. Disasters caused by extreme weather and climate events have killed more than 410,000 people over the past decade, the vast majority in low-income countries. Heat waves, followed by storms, were the deadliest.

The Red Cross estimates that some 50 billion dollars would be needed each year to meet the needs of some 50 developing countries and enable them to cope with the consequences of global warming. Far too many countries highly vulnerable to climate change are left behind and receive relatively little aid. Countries like Somalia are not among the top 20 per capita recipients of climate change adaptation funding.

Source: La Croix-Rouge, French media.

L’ouragan Iota à l’approche de l’Amérique Centrale le 17 novembre 2020 (Source: NASA)