Le dernier séisme à Hawaii // The latest earthquake in Hawaii

Un séisme de magnitude M 5,5 a été enregistré sur la Grande Ile d’Hawaii le 13 mars 2019. L’événement a été localisé sous le flanc sud du Kilauea, à environ 12 km au sud-est de la caldeira, à une profondeur de 6,7 km. A ce niveau de magnitude, on ne prévoit pas de dégâts importants aux bâtiments et aucune alerte tsunami n’a été déclenchée. Comme d’habitude après un séisme dans la région du Kilauea, des voix se sont faites entendre, craignant une réactivation de l’activité volcanique. Cependant, selon le HVO, le séisme n’a eu aucun effet apparent sur le volcan.
Le flanc sud du Kilauea a déjà été le théâtre de 16 séismes de magnitude M 5,0 ou plus au cours des 40 dernières années. La plupart sont causées par le déplacement du flanc sud du volcan vers le sud-est.

Source: USGS.
J’ai écrit sur ce blog plusieurs notes sur la sismicité sur le flanc sud du Kilauea, par exemple le 27 octobre 2015, le 8 juin 2017 ou le 4 septembre 2018.

—————————————————

An M 5.5 earthquake was recorded on Hawaii Big Island on March 13th, 2019. The quake was located beneath Kilauea Volcano’s south flank, about 12 km southeast of the caldera, at a depth of 6.7 km. At that intensity, significant damage to buildings or structures is not expected and there was no tsunami warning either. As usual after an earthquake in the Kilauea area, voices were heard, fearing a reactivation of volcanic activity. However, according to HVO, the earthquake had no apparent effect on Kilauea Volcano.

Kilauea’s south flank has been the site of 16 M 5.0 or greater earthquakes during the past 40 years. Most are caused by abrupt motion of the volcano’s south flank, which moves to the southeast over the oceanic crust.

Source : USGS.

I have written several posts about seismicity on Kilauea’s south flank, for instance on October 27th, 2015, June 8th, 2017 or September 4th, 2018.

Sismicité de ces derniers jours dans la région du Kilauea (Source: USGS)

Hawaii : La rampe d’accès de Pohoiki sera-t-elle rouverte ? // Hawaii : Will the Pohoiki boat ramp be reopened ?

La grande question en ce moment sur la Grande Ile d’Hawaii est de savoir si la rampe de mise à l’eau de Pohoiki sera réutilisable. Cette rampe d’accès à l’océan pour les bateaux a été épargnée par la lave de la dernière éruption et est en parfait état. Toutefois, son entrée maritime est bloquée par un cordon de sable noir déposé par l’éruption et dont le volume est estimé à 14 000 mètres cubes. Une commission d’experts s’est rendue récemment à Pohoiki pour évaluer la situation. Les premières observations ont révélé que de la lave avait atteint les abords de Isaac Hale Beach Park tout proche et avait encerclé la rampe de Pohoiki sans l’endommager.

Avant la dernière éruption, quatre compagnies exploitaient commercialement la rampe et conduisaient les touristes en mer devant les entrées de lave dans l’océan. La petite baie jouxtant à la rampe d’accès était également un lieu de baignade populaire et un excellent spot de surf et autres activités aquatiques. Les experts pensent qu’il serait possible d’évacuer le cordon de sable noir et de rétablir ainsi l’accès à la rampe. Cependant, sa réouverture dépendra de plusieurs facteurs : le rétablissement de l’accès routier, l’aide de la communauté locale, l’obtention des permis nécessaires à son exploitation et, surtout, du financement. Il n’existe actuellement aucune estimation du coût des travaux, ni de date pour leur début.
La commission d’experts a également survolé l’ensemble du littoral du District de Puna afin de détecter d’autres sites possibles pour y établir une nouvelle rampe de mise à l’eau, au cas où celle de Pohoiki ne pourrait pas être réutilisée. Deux autres sites semblent possibles, mais comme à Pohoiki, une nouvelle rampe d’accès nécessitera le soutien de la communauté, des permis, un accès routier et des millions de dollars de financement.
À la MacKenzie State Recreation Area, les gens ont maintenant accès à deux nouvelles plages de sable noir. Avant l’éruption, la côte était ponctuée de falaises abruptes qui tombaient dans l’océan. La plus grande des deux plages est située directement sous le parking et demande la plus grande prudence. La beauté des plages de sable noir cache des dangers. Il y a de puissantes lames de fond et des courants, de sorte qu’un nageur pourrait facilement être entraîné vers le large. Le Kilauea a façonné sept plages de sable noir entre MacKenzie et Pohoiki.
Depuis la bordure nord de la MacKenzie State Recreation Area, il suffit de marcher quelques minutes pour atteindre la coulée de lave émise par la dernière éruption et dont l’accès reste déconseillé. Lors de la réouverture de MacKenzie, un ranger s’est rendu auprès de la coulée de lave et a expliqué aux nombreuses personnes présentes les risques et dangers liés au nouveau paysage. La lave est extrêmement coupante et instable sous les semelles. Des panneaux le long de la route conduisant à la zone mettent en garde sur le risque d’émissions de gaz volcaniques. Il est demandé aux gens de faire preuve d’un comportement responsable et de bon sens lorsqu’ils s’aventurent dans les zones affectées par l’éruption. Il leur est aussi demandé d’éviter – par le biais des réseaux sociaux – d’inciter les gens à venir y randonner. Cela pourrait attirer des personnes peu habituées à fréquenter un tel environnement.
Source: Hawaii 24/7.

——————————————-

The big question right now on Hawaii Big island to know whether the Pohoiki Boat Ramp will be usable again in the future. The boat ramp shows no damage itself. However, an estimated 14,000 cubic metres of black sand, deposited during the recent East Rift Zone eruption, completely rings and blocks the entrance to the boat ramp.

A commission of experts flew to Pohoiki recently to assess the situation. The first observations revealed that lava crept to the edge of the neighbouring Isaac Hale Beach Park and surrounded the boat ramp without damaging it.

Prior to the latest eruption, four companies operated lava ocean tours from the ramp. The tiny bay leading up to the ramp was also a popular swimming spot and ocean-entrance for surfers and other water enthusiasts. Experts think it could be possible to remove the black sand and re-create the entrance to the boat ramp. However, the reopening of the Pohoiki Boat Ramp would be dependent on road access being restored, support from the local community, the securing of necessary permits, and most importantly the funding.  There are currently no estimates now of how much it would cost or a time frame for potential work to begin.

The commission also flew the entire Lower Puna coastline looking for other possible small boat ramp sites, in case Pohoiki can’t be resurrected. They believe there may be a couple of options, but like at Pohoiki, a new ramp would require support from the community, permits, road access, and millions of dollars in funding for design and construction.

At MacKenzie, people can now have access to two new black sand beaches. Prior to the eruption the parks coastline was punctuated by steep, rocky cliffs that dropped precipitously and directly into the ocean. The larger of the pair of beaches is directly below the parking lot and still requires careful navigation down the cliff face. The beauty of the black sand beaches is underlain with danger. There is a powerful undertow at these beaches and a swimmer or boarder could easily be swept out to sea. There are now seven black sand beaches, created by Kilauea, between MacKenzie and Pohoiki.

From the northern boundary of the MacKenzie State Recreation Area, it is just a few-minute walk to the edge of the newly formed lava flow which remains within a restricted access zone. On the first day of the reopening of MacKenzie, a National Guardsman walked out to the edge of the lava flow and spoke to numerous visitors about the risks and hazards associated with the newly-altered landscape. In addition to the extremely sharp lava which creates unstable footing, there are pockets where the ground may look stable, but is not. Road signs leading into MacKenzie SRA also warn people to be aware of the possibility of continuing volcanic gas emissions. People are requested to demonstrate responsible behaviour and use judgment and common sense when venturing into any areas impacted by the Lower East Rift Zone eruption and avoid promoting excursions on social media. This would only increase the appetite for others often less skilled to follow.

Source: Hawaii 24/7.

Vue de la rampe d’accès de Pohoiki et son cordon de sable voir (Crédit photo: USGS)

Kilauea (Hawaii): Pas d’effet de l’ouragan Lane sur le volcan // No effect of Hurricale Lane on the volcano

La tempête tropicale Lane s’est éloignée vers l’ouest, loin de la Grande Ile d’Hawaï où les inondations ont été sévères. Comme on pouvait s’y attendre, l’ouragan a eu peu d’effet sur l’éruption, à l’exception de quelques chutes de pierres au sommet et d’une augmentation des émissions de vapeur au niveau des bouches actives du Pu’uO’o et sur la Lower East Rift Zone (LERZ). Cependant, le HVO a perdu la communication avec plusieurs stations de surveillance dans la partie est de l’île, mais la capacité de l’observatoire à évaluer les conditions volcaniques n’a été que faiblement affectée..
La sismicité et la déformation du sol sont négligeables au sommet du Kilauea. Dans la LERZ, on aperçoit parfois une petite accumulation de lave au fond de la Fracture n° 8. On observe encore quelques petites entrées de lave dans l’océan et quelques petits panaches de brume volcanique. Les émissions de SO2 au sommet et sur la LERZ sont très faibles, avec une quantité totale inférieure à ce qu’elle était )à la fin de l’année 2007. Les émissions de SO2 de la LERZ sont trop faibles pour pouvoir être mesurées.
Source: USGS / HVO.

—————————————

Tropical Storm Lane is moving to the west away from the Island of Hawaii where flooding remains a problem. As could be predicted, the hurricane has had little effect on the eruption aside from minor rockfalls at the summit and increased steaming from Pu’uO’o and LERZ vents. However, HVO lost communication with several monitoring stations on the east side of the island, but the losses only slightly reduced the Observatory’s ability to assess volcanic conditions.
Seismicity and ground deformation are negligible at the summit of Kilauea. On the Lower East Rift Zone (LERZ), a small lava pond can occasionally be seen deep within the fissure 8 cone. A few ocean entries are still oozing lava and laze plumes are minimal. SO2 emission rates at both the summit and LERZ are drastically reduced; the combined rate is lower than at any time since late 2007. The SO2 emissions from the LERZ are too low to measure.
Source: USGS / HVO.

Encore un peu d’incandescence au fond de la Fracture n° 8 (Crédit photo: USGS / HVO)

Humeur volcanique…

Depuis le 27 novembre dernier, jour où le niveau d’alerte de l’Agung a de nouveau été élevé à son maximum, les autorités indonésiennes, les volcanologues  (locaux et étrangers) et  – par voie de conséquence – la-presse-qui-sait-tout, annoncent à qui veut l’entendre qu’une éruption de l’Agung est « IMMINENTE »

Si l’on se réfère aux différentes définitions de ce mot dans les dictionnaires, il ressort que l’éruption (selon le Larousse) est  « sur le point de se produire. » D’autres définitions insistent sur « un délai très bref. » D’autres encore y ajoutent une nuance de menace. On qualifierait d’imminent un « événement redouté qui est sur le point d’avoir lieu, qui va arriver dans un futur très proche. »

Ces dernières définitions s’appliquent parfaitement à l’Agung, sauf qu’il faudrait savoir ce que l’on entend par « délai très bref » ou « futur très proche ». Si, comme cela se fait souvent à propos des volcans, on se situe à l’échelle géologique, une éruption imminente pourrait avoir lieu dans quelques années, quelques décennies, voire quelques siècles.

A l’échelle humaine, c’est un peu différent. Quand on annonce le départ imminent d’un train, il s’agit en général de quelques dizaines de secondes sauf si, comme cela se produit de plus en plus souvent sur la ligne Limoges-Paris, la motrice tombe en panne au moment du départ du convoi…

Toujours est-il, se plaçant à l’échelle humaine, que l’éruption imminente (je l’attendais personnellement au bout de quelque heures, en étant tolérant) n’a toujours pas eu lieu ! Certes, on a vu de beaux nuages de cendre fermer les aéroports et perturber le trafic aérien, mais c’est roupie de sansonnet à côté de l’événement majeur annoncé !

Ne fustigeons pas les volcanologues locaux ; on est sur un volcan de la Ceinture de Feu dont les humeurs sont totalement imprévisibles. Envoyons quelques fleurs à la Protection Civile locale qui a su à deux reprises (chaque fois que le niveau d’alerte a été élevé au maximum) appliquer le principe de précaution et mettre à l’abri les populations menacées.

Pour autant, il faudrait arrêter d’utiliser en permanence des termes ronflants. Parler d’une « menace d’éruption » ou de la « possibilité d’une éruption à court terme » aurait été plus nuancé et permis à la population de comprendre tout aussi bien le danger. Pourquoi ameuter les foules inutilement ? Le sensationnalisme est dans l’air du temps, mais son abus est tout de même un peu gênant, voire très désagréable !

Webcam VSI

Le plus haut volcan du monde (suite) // The highest volcano in the world (continued)

Une foule de 3 000 personnes s’est rassemblée dimanche après-midi à Portland (Oregon) sur le parvis de l’OMSI pour assister à l’éruption d’un volcan de 10,2 mètres de hauteur dans le cadre de la tentative de battre le record du monde Guinness du plus grand volcan réalisé avec du bicarbonate de soude et du vinaigre. Un liquide rougeâtre a giclé au sommet de la structure recouverte d’une bâche (voir photo ci-dessous).
Il faudra plusieurs mois pour avoir la confirmation du record mais les autorités du musée sont «confiantes à 100%» que la tentative de dimanche a bien établi un nouveau record du monde. Le record précédent pour un tel volcan était de 8,40 mètres de hauteur avec une éruption de 1,20 mètres, établi par l’École Elmfield Rudolf Steiner au Royaume-Uni en 2015.
Le volcan de OMSI aura battu le record précédent avec une structure autonome qui atteignait 10,20 mètres de hauteur et une éruption qui atteignait environ 1,80-2,40 mètres. L’OMSI ne saura pas avant 2 ou 3 mois si le record du monde est validé par Guinness.
Un employé de l’OMSI a filmé l’éruption depuis le toit du musée pour que Guinness puisse se avoir une bonne idée de l’éruption.
L’événement de dimanche faisait partie de l’ouverture au public d’une exposition sur Pompéi. (voir ma note précédente à ce sujet).
Source: The Oregonian.

————————————-

A crowd of 3,000 people gathered on Sunday afternoon around the OMSI Front Plaza as the science museum’s 10.2-metre-high volcano erupted in an attempt to break a Guinness World Record for the largest baking soda and vinegar volcano. A reddish liquid sprayed from the top of the tarp-covered structure.

Though it will take months to confirm it, the museum authorities are « 100 percent confident » that Sunday’s attempt indeed set a new world record. The previous record for a vinegar-baking soda volcano was 8.4 metres tall with a 1.20-metre eruption, set by the Elmfield Rudolf Steiner School in the United Kingdom in 2015.

OMSI’s baking soda-vinegar volcano appears to have beaten the previous record handily, with a freestanding structure that reached 10.20 metres and an eruption that hit around 1.80-2.40 metres beyond that. OMSI will not know for sure that they have set the Guinness World Record for at least 2-3 months.

An OMSI employee recorded the eruption from the museum’s rooftop so Guinness would be able to confirm how high the eruption went.

Sunday’s event was part of a celebration of this summer’s opening of « Pompeii: The exhibition.”

Source: The Oregonian.

Crédit photo: OMSI

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau-francaisLes conditions météo ne sont pas bonnes en ce moment sur l’Ile de la Réunion (pré-alerte cyclonique) et seuls les instruments peuvent donne des indications sur l’évolution de l’éruption. Dans son bulletin du dimanche 5 février émis en fin de journée, l’Observatoire indiquait que « l’éruption débutée le 31 janvier 2017 à 19h40 heure locale se poursuit. Le tremor volcanique se maintient à un niveau relativement élevé, comparable à celui observé en début d’éruption.» Les autres paramètres demeurent inchangés.

Source : OVPF.

———————————-

drapeau-anglaisWeather conditions are not good at the moment on Reunion Island and only the instruments can give information about the evolution of the eruption. In its update of Sunday February 5th, released at the end of the day, the Observatory indicated that « the eruption begun on January 31st, 2017 at 7:40 pm (local time) continues. The volcanic tremor remains at a relatively high level, like at the beginning of the eruption. » The other parameters remain unchanged.
Source: OVPF.

piton-01-copie

Source: OVPF.

Volcan sous-marin actif dans l’Alaska du Sud-Est // Active submarine volcano in South-East Alaska

drapeau-francaisDes scientifiques états-uniens et canadiens ont découvert un nouveau volcan sous-marin actif dans eaux de l’Alaska du Sud-Est.
Il y a deux ans, des géologues qui étudiaient un chenal océanique près de Ketchikan avaient déjà repéré un volcan immergé, à environ 45 mètres sous la surface. Il était en sommeil et les scientifiques ont alors estimé qu’il n’avait pas eu d’éruption depuis environ 10 000 ans.
Des scientifiques américains et canadiens ont découvert le nouveau volcan sous-marin le 23 septembre 2015, près de la Dixon Entrance, juste au nord de la frontière maritime entre l’Alaska et la Colombie-Britannique, lors d’une mission d’étude sur le système de failles Queen Charlotte-Fairweather qui a été l’épicentre de certains séismes récents. Le nouveau volcan a été découvert alors que scientifiques étudiaient des failles locales dans un secteur où elles sont susceptibles de déclencher d’importants glissements de terrain qui peuvent à leur tour provoquer des tsunamis à grande échelle.
Lors d’un déplacement vers un lieu d’exploration différent, les chercheurs ont détecté un important panache de méthane en provenance d’une bouche volcanique à environ 900 mètres sous le niveau de la mer. Cependant, ils n’ont pas observé de lave émise récemment.
La découverte met en lumière le fonctionnement de la faille Queen Charlotte-Fairweather qui se trouve au large de la Colombie-Britannique et de l’Alaska du Sud-Est. C’est une région où la plaque Pacifique se frotte contre la plaque nord-américaine. Cela signifie que cette faille aboutit dans les profondeurs de la Terre à des zones où le magma et les fluides sont chauffés par géothermie et peuvent ensuite migrer vers la surface.
Selon un chercheur, les recherches fournissent « de nouvelles informations sur les risques très importants de séismes dans la région. Elles permettront aussi à l’avenir de mieux comprendre les caractéristiques de fluidité de cette faille. » En effet, la lave et d’autres fluides volcaniques jouent un rôle de lubrifiant dans les failles, ce qui réduit le risque de ruptures brutales. En revanche, cela peut augmenter la pression sur d’autres zones le long de la faille, avec des déplacements susceptibles de provoquer de puissants séismes.
Source: CoastAlaska News.

———————————–

drapeau-anglaisUS and Canadian scientists have found a new active underwater volcano in Southeast Alaska waters.
About two years ago, geologists studying an ocean channel near Ketchikan had already spotted a submerged volcano, about 45 metres below the surface. It was dormant and scientists estimated it hadn’t erupted for about 10,000 years.
American and Canadian scientists discovered the new underwater volcano on September 23rd, near Dixon Entrance, just north of Alaska’s maritime border with British Columbia, during a study of the Queen Charlotte-Fairweather Fault System which has been the epicentre of some recent earthquakes. The new volcano was found as scientists investigated local failures in the area that are likely to trigger large landslides that may in turn general tsunamis.
While travelling to a different place of exploration, the researchers came across a big plume made up of methane gas that was being released by a volcanic vent about 900 metres below sea level. However, they did not detect any fresh lava.
The discovery sheds light on the workings of the Queen Charlotte-Fairweather Fault System, which is offshore British Columbia and Southeast Alaska. It’s where the Pacific Plate, rubs up against the North American Plate. It means that this fault acts as a conduit to deeper in the Earth to places where either magma or fluids that are heated by magma or geothermally heated at depth can migrate up through the fault to the surface.
According to one researcher, the research is providing “really important new information about earthquake hazards in our area. It’s also helping direct future research that will help define the significance of understanding the fluidity of that fault.” Indeed, lava and other volcanic fluids lubricate faults, lessening the chance of sudden movement. But that can increase pressure on other areas along the fault, forcing them to jerk forward, causing earthquakes.
Source : CoastAlaska News.

Fault

Vue de la faille Queen Charlotte-Fairweather  (Source: USGS)