Belle photo de l’Öræfajökull (Islande) // Nice photo of Öræfajökull (Iceland)

On peut voir sur le site web Iceland Monitor une superbe photo satellitaire de l’Öræfajökull qui, comme son nom l’indique se cache sous la glace dans la partie méridionale du Vatnajökull. Le cliché a été réalisé le 22 février 2021 par le satellite Landsat-8 alors que le ciel était parfaitement dégagé.

On discerne la forme ovale du cratère sous la glace. Il mesure 3 x 4 km de diamètre. Le volcan présente un diamètre de 20 km. Sa partie la plus haute, Hvannadalshnúkur, est également le point culminant d’Islande à 2 110 m.

L’Öræfajökull est un stratovolcan dont les éruptions se sont accompagnées de jökulhlaups. Elles ne sont pas fréquentes; deux d’entre elles seulement se sont produites au cours des 1 100 dernières années, en 1362 et en 1727. L’éruption de 1362 a été particulièrement explosive et a produit 10 km3 de tephra. Les jökulhlaups et les coulées pyroclastiques ont tout détruit dans un rayon de 20 km du volcan qui a aussi produit d’énormes nuages de cendres qui se sont déposées jusqu’au Groenland, en Norvège et en Irlande.

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On the Iceland Monitor website one can see a superb satellite photo of Öræfajökull which, as its name suggests, hides under the ice in the southern part of Vatnajökull. The snapshot was taken on February 22nd, 2021 by the Landsat-8 satellite when the sky was perfectly clear.

The oval shape of the crater is clearly visible under the ice. It measures 3×4 km in diameter. The volcano is covered in ice and measures 20 km in diameter. The mountain’s highest peak is also Iceland’s highest, Hvannadalshnúkur, at 2,110 m.

Öræfajökull is a stratovolcano whose eruptions have been accompanied by jökulhlaups. Its eruptions are not frequent ; only two of them have occurred during the past 1,100 years, in 1362 and in 1727.The 1362 eruption was highly explosive and produced 10km3 of tephra. The jökulhlaups and pyroclastic flows caused total devastation within a 20-km radius of the volcano which produced huge ash clouds. The ash was deposited as far away as Greenland, Norway and Ireland.

La Montagne Pelée, volcan magnifique et capricieux…

Sur son site web, la chaîne France Info a consacré le 8 janvier 2021 une rubrique à la Montagne Pelée, le tristement célèbre volcan de  la Martinique.

Le titre de l’article annonce la couleur : « La Montagne Pelée, volcan magnifique et capricieux. » C’est vrai que la Pelée est souvent emmitouflée dans les nuages et ne se laisse deviner que par intermittence. Elle semble faire preuve d’une certaine pudeur.

Il faut donc viser et consulter les prévisions météorologiques avant d’emprunter l’un des trois sentiers qui permettent d’accéder au sommet. Le plus facile est celui qui part du parking de l’Aileron (Ajoupa Bouillon, Morne Rouge). Après avoir atteint le dôme de l’Aileron, le sentier se poursuit jusqu’à la Caldeira, avant d’atteindre le Chinois qui n’est autre que le sommet du cône de 1929. La montée n’a rien de vraiment technique mais les pierres et les marches sont souvent glissantes et il faut donc faire preuve de prudence.

Aujourd’hui, aucune manifestation éruptive n’est visible sur la Pelée, mais l’Observatoire volcanologique et sismologique de Martinique (OVSM) a conseillé le 3 décembre 2020 le passage du volcan au niveau d’alerte Jaune (2ème niveau d’alerte sur une échelle qui en comporte 4). Cette préconisation fait suite à la détection de l’évolution de signaux sismiques.

Les chercheurs ont dressé le 8 janvier 2021 un bilan hebdomadaire très précis de la situation. Ils expliquent que « entre le 1er janvier 2021, 16 heures et le 8 janvier 2021, 16 heures, l’OVSM a enregistré́ au moins 65 séismes de type volcano-tectonique de magnitude inférieure ou égale à 1″. Cette hausse de la sismicité serait due à des signaux haute fréquence auxquels s’ajoutent des micros-fracturations.

Depuis le début de l’année, l’OVSM a relevé 249 signaux sismiques longue période (LP) qui ont surtout eu lieu à deux moments, entre minuit et 2 heures le 3 janvier et entre 21h le 3 janvier et 2h le 4 janvier. Les chercheurs ont également enregistré 2 séismes LP isolés. Toutefois, aucune secousse n’a été ressentie par la population.

Selon l’OVSM, cette hausse de la sismicité est normale quand le volcan entre en « phase de réactivation volcanique ». La Montagne Pelée est entrée dans cette phase en avril 2019. L’auteur du dernier rapport précise qu’il s’agit « clairement d’une perturbation du système hydrothermal, probablement engendrée par la circulation de fluides chauds et pressurisés d’origine hydrothermale et/ou magmatique ».

Si la Montagne Pelée présente ces signes d’activité, les scientifiques écartent cependant la possibilité d’une éruption à court terme.

Le reportage de France Info souligne la beauté de la Montagne Pelée qui pourrait figurer prochainement au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le volcan dispose de plusieurs atouts pour cela. Outre son intérêt volcanologique, la montagne est très intéressante du point de vue de la biodiversité, avec un fort taux d’endémisme. Certains Martiniquais se demandent pourquoi la Pelée n’appartient toujours pas au Patrimoine de l’Unesco alors que la Chaîne des Puys (Auvergne) au passé éruptif moins glorieux l’a intégré, après plusieurs tentatives, il est vrai…

Si les nuages de la Montagne Pelée vous contraignent à une attente prolongée pour entreprendre l’ascension, vous pourrez patienter en lisant l’ouvrage « Quatre-vingt-dix secondes «  de Daniel Picouly, paru chez Albin Michel en 2018.

Photos : C. Grandpey

Les Philippines et le Mayon

Avec le confinement, les activités sont réduites et je consacre plus de temps à la lecture – même si les librairies sont fermées – et je passe davantage de temps devant la télévision à regarder des émissions enregistrées, ou devant mon ordinateur à visionner des documentaires en rediffusion.

C’est ainsi que j’ai voyagé en train dans plusieurs pays en compagnie de Philippe Gougler dans le cadre de l’émission « Des trains pas comme les autres. » Le dernier périple m’a conduit aux Philippines, un archipel de 7 000 îles où je me suis régalé en retrouvant l’ambiance du sud-est asiatique, avec ses couleurs, sa simplicité et ses sourires.

Après s’être attardé dans les magnifiques rizières du nord du pays, et à Manille, la capitale , Philippe a pris le train pour Legazpi, une ville de 180 000 habitants à proximité du Mayon, un volcan  dont le cône serait, géométriquement parlant, le plus parfait au monde. C’est un beau volcan aux éruptions fréquentes, dont celle de 1993 qui a tué plus de 70 paysans en train de travailler sur ses pentes fertiles. Le Mayon inspire donc à la fois respect et crainte.

Au cours du trajet entre Manille et Legazpi, Philippe Gougler rencontre un passager du train qui lui explique ce que le Mayon représente pour lui Voici l’intégralité de ses propos : «  Dans le train, on a une vue sur le Mont Mayon que l’on n’a pas en avion. Vu du ciel, le volcan est masculin, dur. Mais vu du train, c’est une dame ; elle est belle, beaucoup plus sensuelle, féminine ; elle représente les Philippines. Elle est le monument naturel unique qui représente les Philippines. Quand tu penses Philippines, tu penses Mont Mayon, et quand tu penses Mont Mayon, tu penses Philippines. Surtout, c’est un cadeau. Quand Dieu a créé les montagnes, il a piétiné la terre ; il a créé les montagnes, mais celle-ci, il l’a soignée. Ce volcan, c’est comme la fille de Dieu, et Dieu crée de belles choses. »

J’adore ces témoignages spontanés venant de la population locale. Ils sont souvent pleins de sincérité, d’amour et d’authenticité.

Vous pourrez regarder le documentaire en cliquant sur ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=abc4XpyVFKA

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Ayons une pensée pour les Philippins qui viennent de subir les assauts du super typhon « Goni », avec des vents de 225 km/h et des rafales à 280 km/h. On déplore une vingtaine de morts. Les dégâts sont estimés à 230 millions de dollars. La région du Mayon a dû faire face à des lahars qui ont bloqué les routes. Le site touristique des Ruines de Cagsawa est sous les eaux. L’aéroport de Legazpi a été fortement endommagé.

Le Mayon : un volcan au cône parfait, mais aux redoutables coulées pyroclastiques (Crédit photo : Wikipedia)

Baptême du nouveau volcan de Mayotte : il va falloir attendre…

Depuis la découverte du volcan sous-marin de Mayotte, de nombreuses structures, notamment associatives, demandaient la tenue de rencontres pour expliquer et informer la population sur ce phénomène qui attire les scientifiques du monde entier.

Ces rencontres entre scientifiques et population mahoraise ont finalement eu lieu le 30 octobre 2020 au lycée de Kawéni. Elles étaient organisées par la préfecture et le rectorat de Mayotte.

Elles se sont faites en présence de scientifiques venus de l’hexagone et qui ont étudié l’activité sismique et volcanique. Ils ont fait part à la population des connaissances actuelles sur le volcan et surtout les conséquences du phénomène en cours.
Ces rencontres entre scientifiques et la population devaient être l’occasion de baptiser le nouveau volcan sous-marin. C’est du moins ce qu’avait indiqué la directrice du BRGM. Le nom du nouveau volcan sous-marin devait être dévoilé le 30 octobre lors de la journée spéciale au Lycée de Mamoudzou Nord. Ce nom a fait l’objet d’une consultation depuis 2019, lancée par la préfecture auprès des élèves mahorais.

Hier soir, patatras ! On apprenait qu’il y a des divergences sur la liste de 10 noms présélectionnés. Il n’y a pas de consensus et il va falloir relancer un nouveau processus de consultation. Voici les 10 noms sélectionnés pour le moment :

Bagugu (le monstre imaginaire)

Chisiwa Pya (le nouvelle île)

Mfaloume Wah Bahari (le roi des mers)

Adzalwa (il est né)

Mcombe (le puissant)

Maydzaha (lae volcan de Mayotte)

Andrianavi (le retour du roi)

Tsiyo (Le voilà)

Dzaha Latru (Notre volcan)

Shize Ya Trumbo (le dernier né)

Source : Mayotte la 1ère.

Un nouveau volcan actif en Chine? // New active volcano in China ?

Il existe des volcans et des champs volcaniques en Chine, bien qu’ils soient moins connus que leurs homologues aux États-Unis ou en Europe. Entre 2014 et 2018, j’ai écrit plusieurs notes à propos du Mont Paektu (également appelé Baekdu ou Changbai), un volcan considéré comme sacré, qui se trouve près de la frontière nord-coréenne avec la Chine et qui est entré en éruption pour la dernière fois en 1903. Cependant, une explosion en 946 après JC a été l’un des événements volcaniques les plus puissants de l’histoire.
Un article paru dans le South China Morning Post nous informe qu’une équipe de géophysiciens de l’Université chinoise des sciences et technologies a étudié le volcan Weishan qui se trouve dans le champ volcanique de Wudalianchi au nord-est de la Chine, près de la frontière avec la Corée du Nord et la Russie. Ils précisent que le volcan Wei pourrait entrer prochainement en éruption suite à la découverte de deux énormes chambres magmatiques sous le volcan qui s’est manifesté pour la dernière fois il y a plus de cinq cent mille ans et était considéré comme éteint jusqu’à présent. .
Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont étudié près de 100 sites sur le massif du Wei. Ils ont utilisé des capteurs pour détecter les anomalies électromagnétiques sous terre. Ils ont ainsi découvert une première chambre magmatique à 15 km de profondeur et une autre à 8 km. Les chambres font partie d’un système plus vaste qui pourrait également appartenir au volcan Paektu par convection mantellique. Les modèles indiquent que les chambres éclipsent le volcan par leur taille ; en effet l’édifice ne mesure qu’une centaine de mètres de hauteur et 5 kilomètres de diamètre.
L’équipe scientifique chinoise a remarqué que l’activité sismique avait augmenté sur le Mt Paektu de 2002 à 2005, signe que l’activité magmatique sous le volcan avait augmenté elle aussi. Ils ont également indiqué que l’activité volcanique dans le nord-est de la Chine se trouvait probablement à un stade actif, et qu’une surveillance était nécessaire pour mieux comprendre les systèmes magmatiques dans cette région. La dernière éruption dans le champ volcanique de Wudalianchi a eu lieu au début du 18ème siècle; elle a donné naissance à deux volcans, le Laohei et le Huoshao. Les chercheurs n’ont détecté aucune présence de chambres magmatiques actives sous ces deux volcans.
Les chercheurs sont un peu déconcertés par les résultats de l’étude du volcan Wei. L’un d’eux a déclaré: « S’il y a vraiment de volumineuses chambres magmatiques dans la région, nous aurions dû détecter des signes activité sismique en relation avec elles, en particulier lorsque la chambre inférieure recharge celle qui la surmonte ; dans ce cas, on devrait détecter des mouvements. » Pourtant, après des décennies de surveillance du site, aucune activité significative n’a été détectée. Les signaux anormaux détectés par les chercheurs semblaient être provoqués par des chambres magmatiques, mais il se pourrait qu’ils aient été causés par d’autres matériaux à haute conductivité, comme l’eau ou des roches.
Source: The Watchers et The South China Morning Post.

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There are volcanoes and volcanic fields in China, although they are less popular than their counterparts in the U.S. or in Europe. Between 2014 and 2018, I wrote several posts about Mount Paektu (also called Baekdu or Changbai), a volcano considered  sacred, that stands close to the North Korean border with China and which last erupted in 1903. However, an explosion in 946 A.D. was one of the strongest volcanic events in history.

An article in the South China Morning Post informs us that a team of geophysicists from the University of Science and Technology of China has studied the Weishan volcano in the Wudalianchi volcanic field in northeast China, near the border with North Korea and Russia. They have warned that Wei Mountain could be ready for an eruption after two huge magma chambers were discovered under the volcano, which last erupted more than five hundred thousand years ago and was considered extinct up to now. .

For the study, the researchers studied almost 100 sites across Wei Mountain. They used sensors to spot electromagnetic abnormalities underground. They discovered a first magma chamber 15 km underground, and another one 8 km deep. The chambers are part of a larger system that could be linked with the neighbouring Paektu volcano by secondary mantle convection. The models indicate the chambers dwarf the volcano, which is about 100 metres high and 5 kilometres wide.

The Chinese scientific team remarked that seismic activity had increased at Paektu from 2002 to 2005, indicating that magmatic activity beneath the volcano had increased. They also indicated that volcanic activity in northeast China was probably in an active stage, and active volcanic monitoring is needed to further understand the magmatic systems in this region. The last eruption at the Wudalianchi field was in the early 18th century; it formed two volcanic mountains, Laohei and Huoshao.The researchers have not detected any sign of active magma chambers under these two volcanoes.

The researchers are a little disconcerted by the results of the Wei study One of them said: « If there really are huge magma chambers in the area, we should have detected some related seismic activities – when the lower chamber recharges the upper one, there should be some movement. » However, after decades of monitoring on the site, no significant activity has been detected. While the abnormal signals detected by the researchers appeared to be magma chambers, they could have been caused by other substances with high conductivity, like water or rocks.

Source : The Watchers and The South China Morning Post.

Carte montrant les volcans Paektu (ou Changbai) et Wei  (Source : South China Morning Post)

Volcan Wei (Source : South China Morning Post)

Un volcan dans la cuisine ! // A volcano in the kitchen !

Pendant cette période de confinement, voici une solution à la fois drôle et instructive pour occuper vos enfants pendant un moment ! Tous les enfants adorent les volcans. Voici la recette pour en faire un, en éruption en plus!

Voici les ustensiles et ingrédients dont ils auront besoin:

Voici les ustensiles et ingrédients dont ils auront besoin:

– Un récipient un peu large, comme un plateau de service ou une cuvette ménagère

– Un petit seau de sable

– Une petite bouteille en plastique

– Un colorant alimentaire, rouge de préférence, ou du sirop de grenadine

– Du vinaigre blanc

– Du bicarbonate de soude

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Voici comment procéder :

1) Placer la petite bouteille au centre de la grande cuvette.

2) Former une structure de sable en forme de montagne autour de la bouteille. Ne laisse dépasser que son goulot.

3) Verser 3 cuillères à soupe de grenadine ou 1 cuillère à café de colorant rouge dans la bouteille.

4) Ajouter un verre de vinaigre blanc.

5) Introduire ensuite rapidement 2 cuillères à soupe de bicarbonate.

Ça commence à bouillonner dans la bouteille, de la mousse rouge sort par le goulot ! La mousse coule sur le sable comme la lave sur le flanc d’un volcan ! Chouette, non !

En cliquant sur ce lien, vous verrez une illustration très sympa de l’expérience, avec l’accent en plus !

https://youtu.be/4I9X5U5shK0

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Comment ça marche :
La « lave » qui s’échappe de la bouteille se forme par une réaction chimique qui se déclenche lorsqu’on mélange le bicarbonate de soude avec le vinaigre. Cela crée une réaction base / acide. Le bicarbonate de soude est une base, autrement dit une substance qui accepte les ions hydrogène. Dans le même temps, le vinaigre est un acide, une substance qui perd de l’hydrogène. Lorsqu’on mélange ces deux ingrédients, on obtient un acide très instable qui se scinde immédiatement en eau et en dioxyde de carbone (CO2). La réaction libère du dioxyde de carbone à l’intérieur de la bouteille. Ce sont les bulles qui se forment. À mesure que le dioxyde de carbone est libéré, la pression continue de s’accumuler dans le bocal. Comme le gaz prend beaucoup d’espace, il sort de la bouteille et il entraîne le liquide avec lui. Dans un volcan, il y a du magma, des roches très chaudes qui ont fondu. Elles contiennent des gaz. Ces gaz, tel un moteur, entraînent le magma hors du volcan : c’est une éruption, avec la lave qui sort du cratère!

…mais rien ne vaut un vrai volcan!

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During this lockdown period, here is something funny and educational to keep your children busy for a moment! All children love volcanoes. Here is the recipe to make one, an eruptive volcano at that!

Here are the materials and ingredients they need :

– A large tray or a large kitchen bowl

– Some sand

– A small plastic bottle

– Food colouring, preferably red, or grenadine syrup

– White vinegar

– Baling soda

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Here is how to proceed :

1) Instal the plastic bottle in the middle of the tray or kitchen bowl

2) Build a sand structure, looking like a mountain around the bottle, without covering its neck

3) Drop 3 tablespoons of  grenadine syrup or one teaspoon of food colouring into the bottle.

4) Add a glass of white vinegar.

5) Add rapidly 2 tablespoons of baking soda

The mixture starts fizzing inside the bottle and red foam starts coming out of the bottle! It then flows along the sand, like lava on the slope of a volcano… Nice, isn’t it?

By clicking on this link, you will see a video illustrating the experiment:

https://youtu.be/4I9X5U5shK0

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How does this work?

The “lava” coming out of your glass jar is formed through a chemical reaction that occurs when you combine baking soda with vinegar. This creates a base-acid reaction. The baking soda is a base which is a substance that accepts hydrogen ions. Meanwhile, vinegar is an acid which is a substance that loses hydrogen. When both of these ingredients are mixed together, it produces a very unstable acid which immediately splits up into water and carbon dioxide (CO2). The reaction releases carbon dioxide inside the glass jar. You can see this by the bubbles that are forming. As carbon dioxide is released, pressure continues to build up in the jar. Eventually, the carbon dioxide escapes the jar which causes the « lava eruption ». This experiment is a pretty accurate representative of a real life volcano eruption. Enjoy!

…but there is nothing like a real volcano!

Photo: C. Grandpey

Nouvelles de Mayotte // News of Mayotte

Le réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA) vient de publier son dernier bulletin concernant l’activité à Mayotte pendant la deuxième quinzaine du mois de février 2020.

Entre le 16 et le 29 février, 592 séismes volcano-tectoniques, 288séismes Longue Période (LP) et 16 séismes Très Longue Période (VLP) ont été détectés par le REVOSIMA.

Les signaux LP ont déjà été observés depuis le début de la crise mais ils n’étaient jusqu’alors pas classifiés. Cette nouvelle catégorie a été mise en place suite à l’amélioration graphique de la représentation des signaux sismiques. La majorité des séismes LP a lieu en essaim de quelques dizaines de minutes, et sont souvent associés à des signaux VLP. Les signaux VLP sont habituellement associés à des résonances et des mouvements de fluides.

L’activité sismique principale est toujours concentrée à 5-15km de Petite-Terre, à des profondeurs de 20-45 km.

Une sismicité plus faible en nombre et en énergie (entre M 1 et 2,5), déjà visible sur les enregistrements fond de mer en février 2019, est également toujours enregistrée proche de Petite-Terre à environ 5 km à l’est (à des profondeurs de 25-40 km) voire sous Petite Terre.

A noter qu’avec le recrutement de nouveaux personnels (voir ma dernière note à propos de Mayotte), des ressources humaines supplémentaires sont désormais dédiées au dépouillement sismique, ce qui a permis d’abaisser la magnitude minimale des séismes identifiés. Il est désormais possible de mieux identifier les séismes de plus petites magnitudes (< M1,5), ce qui explique l’augmentation du nombre total de séismes identifiés par rapport aux mois précédents.

Les déplacements de surface mesurés depuis le début de la crise par les stations GPS de Mayotte indiquent: a) un déplacement d’ensemble des stations GPS de Mayotte vers l’est d’environ 20 à 22cm; b) un affaissement d’environ 9 à 17 cm selon leur localisation sur l’île. Un ralentissement des déplacements est observé depuis avril-mai 2019.

Le REVOSIMA indique que l’éruption se poursuit probablement au fond de ma mer à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Mayotte, avec sismicité et déformations associées. Toutefois, en l’absence de campagne en mer depuis le 20 août 2019, il est à l’heure actuelle impossible d’avoir une idée de l’évolution de l’activité éruptive.

Source : REVOSIMA.

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The volcanological and seismological monitoring network of Mayotte (REVOSIMA) has just released its latest bulletin concerning activity in Mayotte during the second half of February 2020.
Between February 16th and 29th, 592 volcano-tectonic earthquakes, 288 Long Period earthquakes (LP) and 16 Very Long Period earthquakes (VLP) have been recorded by REVOSIMA.
LP signals had already been observed since the start of the crisis, but they had not yet been classified. This new category was implemented following the graphic improvement of the representation of seismic signals. The majority of LP earthquakes occur in swarms of a few tens of minutes, and are often associated with VLP signals. VLP signals are usually associated with resonances and fluid movements.
The main seismic activity is still concentrated 5-15 km from Petite-Terre, at depths of 20-45 km.
A lower seismicity in number and in energy ( between M 1 and M 2.5), already visible on the sea bottom records in February 2019, is still recorded near Petite-Terre about 5 km to the east (at depths of 25-40 km) or even under Petite Terre.
Note that with the recruitment of new staff (see my last note about Mayotte), additional human resources are now dedicated to seismic analysis, which has made it possible to lower the minimum magnitude of the identified earthquakes. It is now possible to better identify earthquakes of smaller magnitudes (<M1.5), which explains the increase in the total number of earthquakes compared to previous months.
The surface displacements measured since the beginning of the crisis by the Mayotte GPS stations indicate: a) an overall displacement of the Mayotte GPS stations towards the east by about 20 to 22 cm; b) a subsidence of about 9 to 17 cm depending on their location on the island. A slowdown in the displacements has been observed since April-May 2019.
REVOSIMA indicates that the eruption probably continues at the bottom of my sea about fifty kilometers east of Mayotte, with seismicity and associated deformation. However, in the absence of a campaign at sea since August 20th, 2019, it is currently impossible to have an idea of ​​the evolution of the eruptive activity.
Source: REVOSIMA.