Nouvelles de La Palma (Iles Canaries) // News from La Palma (Canary Islands)

18 heures : Le réseau de stations GNSS permanentes sur l’île de La Palma a détecté une inflation d’environ six centimètres au niveau de la station LP03, la plus proche des centres éruptifs du Cumbre Vieja . Dans les autres stations, la légère déflation, peut-être liée à une sismicité profonde, s’est stabilisée, sauf dans la LP01.
La sismicité est moins forte qu’il y a 48 heures, mais l’IGN a encore enregistré 77 événements au cours des dernières heures, dont cinq ressentis par la population. La sismicité se poursuit sous la zone centrale du Cumbre Vieja dans les mêmes secteurs que précédemment, le plus souvent à des profondeurs de 9 à 18 kilomètres. La magnitude maximale enregistrée a été de M 4,2 dans la soirée du 2 décembre.

L’amplitude du tremor reste à des niveaux faibles.

Le panache de cendre atteint une hauteur de 1 900 mètres, tandis que le cône principal présente une altitude de 1 125 mètres.

Source: IGN.

Les dernières données Copernicus font état de 2.891 bâtiments affectés par l’éruption, parmi lesquels 2.790 sont détruits en totalité et 101 présentent des risques. Par ailleurs, plus de 70 kilomètres de routes et de rues ont été endommagés par l’éruption. .

 

Source: IGN

Comme je l’ai indiqué précédemment, le gouvernement espagnol et l’Union Européenne ont débloqué des crédits pour venir en aide aux personnes qui ont tout perdu à La Palma. C’est ainsi que le ministère des Travaux publics, des Transports et du Logement a finalisé le 3 décembre l’achat de 46 nouveaux logements à Tazacorte. Ils seront mis, dans les prochains jours,à disposition des familles qui ont perdu leur seule maison au cours de l’éruption du Cumbre Vieja.
Ce nouveau lot de 46 logements s’ajoute aux 17 propriétés acquises et livrées à Fuencaliente et Tazacorte.
Les 46 nouveaux logements sont des appartements d’une, deux et trois chambres, entre 60 et 90 mètres carrés, avec cuisine équipée.

Source: El Pais

Un drone de la Radio Televisión Canaria a filmé les coulées de lave du volcan Cumbre Vieja, sur l’île de La Palma:

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6:00 p.m : The network of permanent GNSS stations on the island of La Palma detected an inflation of about six centimeters at station LP03, the closest to Cumbre Vieja’s eruptive centers. In the other stations, the slight deflation, perhaps linked to deep seismicity, stabilized, except in LP01.
Seismicity is weaker than 48 hours ago, but IGN has still recorded 77 events in the last hours, including five quakes felt by the population. Seismicity continues below the central area of Cumbre Vieja in the same zones as before, most often at depths of 9 to 18 kilometers. The maximum magnitude was M 4.2 on the evening of December 2nd.
The amplitude of the tremor remains at low levels.
The ash plume reaches a height of 1,900 meters, while the main cone has an altitude of 1,125 meters.
Source: IGN.

The latest Copernicus data show 2,891 buildings affected by the eruption, of which 2,790 are completely destroyed and 101 present risks. In addition, more than 70 kilometers of roads and streets were damaged by the eruption.

As I indicated earlier, the Spanish government and the European Union have released funds to help people who have lost everything in La Palma. This is how the Ministry of Public Works, Transport and Housing finalized on December 3 the purchase of 46 new homes in Tazacorte. They will be made available, in the coming days, to families who lost their only home during the eruption of Cumbre Vieja.
This new lot of 46 housing units is added to the 17 properties acquired and delivered in Fuencaliente and Tazacorte.
The 46 new units are one, two and three bedroom apartments, between 60 and 90 square meters, with fully equipped kitchens.
Source: El Pais.

Capture écran webcam

Dernières nouvelles de l’éruption du Cumbre Vieja (La Palma) // Latest news of the Cumbre Vieja eruption (La Palma)

20 heures : L’éruption du Cumbre Vieja continue et rien n’indique qu’elle se terminera dans le court terme. Pevolca explique qu’il n’est pas exclu qu’il puisse y avoir des émissions de lave plus importantes que celles qui se produisent en ce moment.. Des dépôts de soufre ont pu être observés le 5 novembre sur le versant nord du cône principal. Ce phénomène s’était déjà produit, à de précédentes occasions, dans d’autres endroits de la zone éruptive.
La hauteur du panache éruptif était de 2 500 mètres le 6 novembre au matin..
La sismicité a diminué par rapport aux jours précédents. La magnitude maximale était de M 4,0 au cours des dernières 24 heures. Le tremor volcanique se poursuit à un niveau bas.
La surface affectée par l’éruption et la largeur maximale entre les points extrêmes des coulées n’enregistrent pas de variation pertinente. Le périmètre de la zone touchée s’élève à 56,23 kilomètres.
Les dernières données Copernicus indiquent que la lave a couvert un total de 992,4 hectares depuis le début de l’éruption le 19 septembre. Elle a affecté ou détruit à ce jour 2 719 bâtiments et infrastructures. En ce qui concerne les routes, il y a 73,4 kilomètres de routes détruites et 3,3 kilomètres endommagés.

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8:00 pm : The Cumbre Vieja eruption continues and there is no indication that it will end in the short term. Pevolca explains that there may be more lava emissions than those which occur at this time. Sulfur deposits were observed on November 5th on the northern slope of the main cone. This phenomenon had already occurred, on previous occasions, in other places of the eruptive zone.
The eruptive plume was 2,500 meters high on the morning of November 6th.
Seismicity has decreased compared to previous days. The maximum magnitude was M 4.0 over the past 24 hours. The volcanic tremor continues at a low level.
The surface affected by the eruption and the maximum width between the extreme points of the flows do not show significant variation. The perimeter of the affected area is 56.23 kilometers.
The latest Copernicus data indicates lava has covered a total of 992.4 hectares since the eruption began on September 19. To date, it has affected or destroyed 2,719 buildings and infrastructure. As for the roads, there are 73.4 kilometers of destroyed roads and 3.3 kilometers damaged.

Vue de l’éruption ce soir (capture écran webcam)

Cumbre Vieja (La Palma) : Poursuite de l’éruption // The eruption continues

8 heures : Même si Pevolcan indique que les coulées de lave émises par le Cumbre Vieja sont entrées dans une phase de « stabilité et de lenteur », le volcan reste très actif ce matin.De son côté, l’agence Copernicus fait état de la destruction causée par l’éruption. 763,32 hectares ont été recouverts par la lave et au moins 1 956 bâtiments ont déjà été détruits. La coulée de lave qui se montrait jusqu’à présent la plus active et qui se trouve à environ 160 mètres de la mer a également ralenti sa progression.

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17 heures : Après un mois d’activité quasiment interrompue, l’éruption du Cumbre Vieja continue. Ce soir, selon Involcan, le front de la coulée nord se trouve entre 30 et 40 mètres de la mer. Il est probable que la lave atteigne la côte dans les prochaines heures et forme un deuxième delta.

La lave avance à plus de dix mètres par heure et présente une température de plus de 1 200 degrés. Le front a une hauteur de quatre mètres et une largeur de plus de 200 mètres. L’accès à la coulée est compliquée car les routes sont bloquées..

Si la lave chute de la falaise et atteint l’océan, il est probablement que des mesures de confinement seront décidées pour les zones habitées les plus proches.

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8:00 am : Even if Pevolcan indicates that the lava flows emitted by Cumbre Vieja have entered a phase of « stability and slowness », the volcano remains very active this morning. For its part, the Copernicvus agency reports the destruction caused by the eruption. 763.32 hectares have been covered by lava and at least 1,956 buildings have already been destroyed. The lava flow, which has so far been the most active, and which is about 160 meters from the sea, has also slowed its progress.

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5:00 pm : After a month of almost interrupted activity, the eruption of Cumbre Vieja continues. Tonight, according to Involcan, the front of the northern flow lies between 30 and 40 meters from the sea. The lava is likely to reach the coast in the next few hours and form a second delta.
The lava moves at more than ten meters per hour and has a temperature of over 1,200 degrees. The front is four meters high and over 200 meters wide. Access to the lava flow is difficult because the roads are blocked.
If the lava falls off the cliff and reaches the ocean, it is likely that containment measures will be decided for the nearest populated areas.

Capture écran webcam

 

2020 : une année encore trop chaude ! // 2020 : a year still too hot !

L’année 2021 vient de commencer en France avec une période de froid – mais pas aussi glacial que l’affirment certains médias – et il se pourrait que la température chute à nouveau vers la fin du mois si le vortex polaire de déplace vers le sud (voir ma note du 8 janvier 2021). Ces périodes plus froides sont des accidents climatiques qui se produisent de temps à autre, mais qui ne changent et ne changeront pas grand-chose à la tendance au réchauffement que nous connaissons depuis plusieurs décennies.

Alors que l’année vient de commencer, il est temps pour les agences climatiques de dresser un bilan des températures en 2020 et on ne peut que constater que la situation est extrêmement inquiétante..

Selon l’agence européenne Copernicus, 2021 arrive à égalité avec 2016 comme l’année la plus chaude jamais enregistrée. Elle clôture aussi la décennie la plus chaude de tous les temps et confirme que l’impact du changement climatique s’intensifie.

Après un hiver et un automne exceptionnellement chauds en Europe, le continent a connu avec 2020 l’année la plus chaude jamais enregistrée. L’Arctique a subi une chaleur extrême et les concentrations de CO2 ont continué d’augmenter.

L’agence Copernicus nous apprend qu’en 2020 la température moyenne de la planète a dépassé de 1,25 degré Celsius celle de l’époque préindustrielle. Les six dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde.

Une première estimation révèle que 13 des catastrophes de l’année dernière ont causé au moins 188 décès et un coût de 46,6 milliards de dollars.

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De leur côté, les données préliminaires issues de la réanalyse ERA5 de dernière génération concluent que l’année 2020 serait la deuxième plus chaude des archives remontant à 1979.

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Les données de réanalyse NCEP / NCAR, quant à elles, placent 2020 à la quatrième place.

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Selon les données satellitaires issues de l’Université d’Alabama à Huntsville (UAH), 2020 arrive en deuxième position.

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Comme je l’indiquais plus haut, le bilan proposé par la NASA et la NOAA prend en compte de manière globale les températures terrestres et leurs homologues océaniques.

Selon la NASA, la température moyenne de la surface de la Terre en 2020 est à égalité avec 2016 et devient donc l‘année la plus chaude jamais enregistrée. Poursuivant la tendance au réchauffement sur le long terme, la température moyenne pour 2020 à l’échelle de la planète  a été de 1,02 ° C supérieure à la moyenne de référence pour 1951-1980. 2020 a devancé 2016 d’un cheveu, mais la marge d’erreur possible oblige à mettre les deux années à égalité.

Selon le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA, le fait qu’une année ait battu ou non un record n’est pas le plus important. Ce qui importe, c’est la tendance sur le long terme. Au vu de la tendance actuelle et de l’impact humain sur le climat, nous devons nous attendre à de nouveaux records à l’avenir. »

Selon la NOAA, avec une fin d’année légèrement plus froide, 2020 est la deuxième plus chaude des 141 dernières années, avec une température à la surface des terres et des océans de 0,98 ° C au-dessus de la moyenne. Cette valeur n’est que de 0,02°C en dessous de la valeur record de 1,00°C établie en 2016 et de seulement 0,03°C au-dessus de 2019 qui a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée. Les sept années les plus chaudes de la période 1880-2020 ont toutes eu lieu depuis 2014, tandis que les 10 années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2005.

Dans la conclusion de son rapport, la NOAA indique que 2020 est la 44ème année consécutive (depuis 1977) avec une température globale des terres et des océans supérieure à la moyenne du 20ème siècle.

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Dans le même temps, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) indiquait de son côté que l’année 2020 a été l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées et rivalise avec 2016 pour la première place. Il faut noter à ce sujet que 2016 se trouvait dans un contexte de fort réchauffement El Niño dans le Pacifique tropical, alors que 2020 s’est déroulée avec un El Niño neutre et même des conditions de refroidissement provoquées par La Niña en fin d’année.

La température mondiale moyenne l’année dernière a été d’environ 14,9°C, soit 1,2 degrés au-dessus du niveau préindustriel (1850-1900)

L’OMM précise que la décennie 2011-2020 a été la plus chaude de tous les temps, avec les trois années les plus chaudes : 2016, 2019 et 2020.

L’OMM avertit que « nous nous dirigeons vers une augmentation catastrophique de la température de trois à cinq degrés Celsius ce siècle. » Depuis les années 1980, chaque décennie a été plus chaude que la précédente.

A une échelle plus réduite, l’Europe, le France et le Limousin où j’habite ont connu avec 2020 l’année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques.

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Record de chaleur océanique en 2020

D’après une étude menée par une équipe internationale de chercheurs et publiée le 13 janvier 2021 dans la revue Advances in Atmospheric Sciences, les cinq années les plus chaudes pour les océans se sont succédé depuis 2015 et les océans ont battu des records de chaleur en 2020.

Les auteurs de l’étude expliquent que la hausse de la température moyenne enregistrée actuellement provoque une hausse du niveau de la mer causée par la fonte des glaces, mais c’est aussi un facteur aggravant dans la formation des catastrophes climatiques. 29 tempêtes ont été enregistrées dans l’Atlantique en 2020, ce qui est un record.

Les données compilées par les scientifiques concernent une profondeur de 2 000 mètres. Depuis 1986, le taux de réchauffement de ce segment des océans a été huit fois supérieur à celui de la période 1960-1985. La hausse du niveau de la mer pourrait atteindre un mètre d’ici à la fin du siècle, avec une menace directe pour 150 millions de personnes installées sur les littoraux à travers le monde.

Une eau plus chaude est moins propice à absorber du dioxyde de carbone et donc à limiter les effets du réchauffement climatique. 30% du CO2 est aujourd’hui capté par les océans.

Une fois engagé le processus de réchauffement des océans, il est très difficile de l’infléchir. L’étude se conclut en ces termes : « L’excès de chaleur déjà présent dans l’océan et la chaleur susceptible d’y pénétrer au cours des prochaines années continueront à affecter les évolutions climatiques, le niveau de la mer et la biodiversité océanique pendant un certain temps, même si les émissions de carbone devenaient nulles. »

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The year 2021 has just started in France with a period of cold – but not as freezing as some media claim – and the temperature could drop again towards the end of the month if the polar vortex moves south. (see my note of January 8, 2021). These colder periods are climatic accidents that occur from time to time, but which do not and will not change much to the warming trend that we have seen for several decades.

As the year has just started, it is time for the climate agencies to take stock of the temperatures in 2020, and the situation is extremely worrisome..

According to the European agency Copernicus, last year tied with 2016 as the world’s warmest year on record, rounding off the hottest decade globally as the impacts of climate change intensified.

After an exceptionally warm winter and autumn in Europe, the continent experienced its hottest year on record in 2020, while the Arctic suffered extreme heat and CO2 concentrations continued to rise.

Copernicus explains that in 2020, temperatures globally were an average of 1.25 degrees Celsius higher than in pre-industrial times. The last six years were the world’s hottest on record.

A preliminary tally found that 13 of last year’s disasters led to at least 188 deaths and costs of $46.6 billion.

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For their part, preliminary data from the latest generation ERA5 reanalysis concludes that 2020 will be the second warmest year in records dating back to 1979.

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NCEP / NCAR reanalysis data, meanwhile, places 2020 in fourth place.

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According to satellite data from the University of Alabama at Huntsville (UAH), 2020 comes in second.

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As I indicated above, the balance proposed by NASA and NOAA takes into account in a global way the temperatures on Earth and their ocean counterparts.

According to NASA, Earth’s global average surface temperature in 2020 tied with 2016 as the warmest year on record. Continuing the planet’s long-term warming trend, the year’s globally averaged temperature was1.02°C warmer than the baseline 1951-1980 mean. 2020 edged out 2016 by a very small amount, within the margin of error of the analysis, making the years effectively tied for the warmest year on record.

According to the director of NASA’s Goddard Institute for Space Studies, whether one year is a record or not is not really that important; the important things are long-term trends. With these trends, and as the human impact on the climate increases, we have to expect that records will continue to be broken.”

According to NOAA, with a slightly cooler end to the year, 2020 secured the rank of second warmest year in the 141-year record, with a global land and ocean surface temperature 0.98°C above average. This value is only 0.02°C shy of tying the record high value of 1.00°C set in 2016 and only 0.03°C above 2019 which was the third warmest year on record. The seven warmest years in the 1880–2020 record have all occurred since 2014, while the 10 warmest years have occurred since 2005.

NOAA concludes its report indicating that 2020 marks the 44th consecutive year (since 1977) with global land and ocean temperatures above the 20th century average.

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At the same time, the World Meteorological Organization (WMO) reported that 2020 was one of the three hottest years on record and rivals 2016 for first place. It should be noted that 2016 was in a context of strong El Niño warming in the tropical Pacific, while 2020 took place with a neutral El Niño and even cooling conditions caused by La Niña at the end of the year.

The average global temperature last year was around 14.9 ° C, or 1.2 degrees above the pre-industrial level (1850-1900).

WMO states that the decade 2011-2020 was the hottest ever, with the three hottest years: 2016, 2019 and 2020.

WMO warns that « we are heading for a catastrophic temperature rise of three to five degrees Celsius this century. » Since the 1980s, each decade has been warmer than the rprevious one.

At a smaller scale, for Europe, France and the Limousin where I live, 2020 was the hottest year ever recorded.

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Ocean heat record in 2020

According to a study conducted by an international team of researchers and published on January 13th, 2021 in the journal Advances in Atmospheric Sciences, the five hottest years for the oceans have followed one another since 2015 and the oceans have broken heat records in 2020.

The study’s authors explain that the current increase in average temperature causes sea level rise caused by melting ice, but it is also an aggravating factor in the formation of climate disasters. 29 storms were recorded in the Atlantic in 2020, which is a record.

The data compiled by the scientists relate to a depth of 2000 metres. Since 1986, the rate of warming of this segment of the oceans has been eight times that of the period 1960-1985. Sea level rise could reach one metre by the end of the century, with a direct threat to 150 million people living on coastlines around the world.

Warmer water is less likely to absorb carbon dioxide and therefore limit the effects of global warming. 30% of CO2 is captured by the oceans today. Once the process of ocean warming has started, it is very difficult to reverse it. The study concludes with these words: « The excess heat already present in the ocean and the heat likely to penetrate there over the next few years will continue to affect climate change, sea level and ocean biodiversity. for a while, even if carbon emissions are brought down to zero. « 

Source : NASA