Eruption de la Montagne Pelée : une très belle BD !

Il y a quelques semaines, j’ai regardé par hasard un épisode de l’émission « Echappées belles » consacré à la Martinique. Un chapitre abordait l’éruption de 1902 et s’attardait sur les épaves qui reposent aujourd’hui au fond de la baie de Saint Pierre. Il était fait allusion à une bande dessinée retraçant cette journée tragique.

En faisant quelques recherches sur Internet, j’ai réussi à me procurer la bande dessinée intitulée « Saint Pierre, l’escale infernale ». Les auteurs sont Dominique Sérafini, plongeur et dessinateur ; Jacques-Yves Imbert et Patrick Sardin, plongeurs passionnés d’épaves et d’histoires maritimes.

Il y a quelques jours, j’ai reçu l’ouvrage dédicacé par Dominique Sérafini que je remercie pour sa gentillesse. Si, comme moi, vous aimez Saint Pierre et l’univers de la Montagne Pelée, n’hésitez pas à vous procurer la BD car elle est superbe.

Elle se divise en 5 chapitres qui font d’abord pénétrer dans la Martinique à l’époque des Amérindiens, des conquistadors, puis de l’esclavage jusqu’à son abolition en 1848 grâce à Victor Schoelcher.

On débarque ensuite dans ‘le petit Paris’ des Antilles, avec les bateaux qui viennent faire escale dans les semaines précédant l’éruption. On nous explique pourquoi les autorités, pour de basses raisons électoralistes, rechignent à faire évacuer la population.

L’éruption du 8 mai 1902 est magnifiquement illustrée, avec les visages terrorisés des marins et des Pierrotins. Tous les navires, à l’exception du Belem, échappé comme par miracle, gisent maintenant au fond de la baie.

Les plongeurs, Jacques-Yves Cousteau en tête, vont découvrir quelques décennies plus tard ‘le trésor des épaves’, sans oublier les coraux et les poissons qui y ont élu domicile. Les plongeurs ont exploré en particulier l’épave du Roraima, l’un des premiers navires à vapeur, qui n’a pas eu le temps de reprendre la mer.

Plusieurs textes fort bien illustrés viennent compléter la BD dont la lecture peut continuer en cliquant sur ce lien :

https://www.saintpierrebd.com/

Je ne vous en dis pas plus.

L’ouvrage a pu être réalisé grâce à une souscription. Il coûte 20 euros. Je me le suis procuré par l’intermédiaire du site Plongez.fr :

https://www.plongez.fr/produit/saint-pierre-lescale-infernale/

Image extraite du site web de Dominique Sérafini :

https://dominiqueserafini.com/bande-dessinees-saint-pierre-escale-infernale

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’INSIVUMEH indique que l’activité du Pacaya (Guatemala) a augmenté ces derniers jours, et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à la couleur Jaune.

En particulier, l’activité strombolienne est assez intense au niveau du cône McKenney à l’intérieur du cratère. Les explosions génèrent d’épaisses colonnes de cendres et de gaz qui atteignent une altitude d’environ 3,8 km. Il est fait état de retombées de cendres dans plusieurs localités.

https://youtu.be/tebs3_l__j0

Comme pendant les semaines précédentes, on observe plusieurs coulées de lave pouvant atteindre 1,2 km de longueur.

Les personnes vivant à proximité de Pacaya doivent prêter attention aux informations diffusées par les autorités locales et avoir 72 heures de provisions prêtes à être emportées par chaque membre de la famille en cas d’évacuation.

Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan.

Source: INSIVUMEH.

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L’Etna (Sicile) reste très actif. Les scientifiques de l’IGNV ont visité la zone sommitale le 5 Février 2021 et constaté que l’activité strombolienne se poursuit au niveau du Cratère sud-est. De la même façon, une intense activité strombolienne continue à partir de plusieurs bouches au fond de la Bocca Nuova (voir vidéo ci-dessous), avec des projections qui dépassent la lèvre du cratère. Une activité strombolienne et effusive est observée dans la Voragine, avec une petite coulée de lave intra-cratèrique qui se dirigeait vers la Bocca Nuova. Une activité explosive a également été observée à l’intérieur du Cratère nord-est. Le tremor est stable à des valeurs relativement élevées. Aucune déformation du sol n’est enregistrée.

https://youtu.be/4RMyJvUdyNE

Source : INGV.

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Le nouveau dôme de La Soufrière de Saint-Vincent continue de croître en progressant latéralement vers le nord et le sud. Le volume du dôme a été estimé à 5,93 millions de mètres cubes le 1er février 2021. La présence de dioxyde de soufre (SO2) a été détectée par les instruments. L’absence de SO2 dans les premiers stades de l’éruption était due à l’interaction du gaz avec les eaux souterraines (le SO2 se dissolvait dans les eaux souterraines). Le fait que le SO2 soit maintenant émis par le volcan révèle un assèchement de la nappe phréatique. Les émissions de gaz les plus actives se situent au niveau des zones de contact entre le dôme de 1979 et le dôme actuel, ainsi qu’au sommet du nouveau dôme. Les gaz acides émis par le dôme continuent à causer des dégâts à la végétation en aval du sommet.

Source: UWI

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L’éruption du Kilauea continue. La lave sort d’une bouche qui perce la paroi intérieure nord-ouest de l’Halema’uma’u. Le 9 février 2021, la lave avait comblé une profondeur d’environ 215 m du cratère. Le HVO explique que seule la partie ouest du «lac de lave» est active.

En fait, ce qui se passe sur le Kilauea n’est pas vraiment un lac de lave au sens où on l’entend habituellement, avec des courants de convection qui font se déplacer la surface. Ici, c’est plutôt une énorme accumulation de lave qui pourrait devenir un lac de lave si le niveau de la surface s’élève au-dessus de la bouche d’alimentation.

Les dernières mesures de SO2 font état d’environ 2 200 tonnes par jour.

Source: HVO.

On notera que la tête du HVO vient de changer. Ken Hon, qui a récemment pris sa retraite en tant que professeur de géologie à l’Université d’Hawaï à Hilo, succède à Tina Neal qui est retournée travailler à l’Alaska Volcano Observatory (AVO). Hon a déjà effectué des recherches au sein du HVO de1987 à 1990 : études pétrologiques, cartographie géologique de grandes caldeiras aux États-Unis et en Russie, formation et mise en place des coulées et tunnels de lave.

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Dans son dernier bulletin hebdomadaire (29 janvier-5 février 2021) concernant la Montagne Pelée, l’observatoire volcanologique et sismologique de Martinique (OVSM) indique que la sismicité d’origine volcanique a augmenté au cours de cette dernière semaine, mais aucun événement n’a été ressenti par la population.

Depuis le 29 janvier, l’OVSM a enregistré au moins 73 séismes, contre 14 la semaine précédente. Ils étaient de type volcano-tectonique, d’une magnitude inférieure à M 1, et localisés à faible profondeur à l’intérieur de l’édifice volcanique, entre 1600 m sous le niveau de la mer et 1000m au-dessus du niveau de la mer. L’OVSM précise que cette sismicité de type volcano-tectonique, caractérisée par des signaux haute fréquence, est associée à de la micro-fracturation dans l’édifice volcanique.

Durant la période de ce rapport, les instruments ont enregistré 2 séismes de type hybride (basse et haute fréquence). Les signaux basse fréquence sont associés à la migration de fluides à l’intérieur de l’édifice volcanique.
La sismicité d’origine volcanique reste au-dessus du niveau de base moyen enregistré entre le 1er janvier 2015 et avril 2019 (date du début de la hausse de la sismicité).
Le niveau d’alerte reste Jaune : Vigilance.

Source : OVSM.

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Selon le PVMBG, l’éruption du Raung (Indonésie) se poursuit avec des explosions qui génèrent des panaches de cendres jusqu’à 5,5 km d’altitude. On a souvent observé de l’incandescence au niveau du cratère début février, ainsi que des épisodes de grondement et de rugissement du volcan. La couleur de l’alerte aérienne est Orange et le niveau d’alerte volcanique à 2 (sur une échelle de 1 à 4) depuis le 20 janvier 2021. Il est conseillé aux visiteurs de rester à au moins 2 km du cratère.

Sommet du Raung vu depuis le Kawah Ijen. On remarquera les flancs supérieurs dépourvus de végétation et la lèvre de la caldeira de 2km de diamètre (Photo : C. Grandpey)

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Quand un lahar se déclenche en Indonésie suite à de fortes pluies, ce n’est pas de la rigolade ! Vous vous en rendrez compte en cliquant sur ce lien qui montre un lahar survenu le 8 février 2021 au matin sur le Semeru. Par bonheur le conducteur du véhicule emporté par le courant avait réussi à s’extirper à temps.

https://youtu.be/YwOzvprEN8I

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Le dôme de lave du Merapi (Indonésie) continue de croître, avec des coulées pyroclastiques qui parcourent plus de 600 mètres sur le flanc SO du volcan. Le volume du dôme a été estimé à 117 400 mètres cubes le 4 février 2021, avec une vitesse de croissance d’environ 12 600 mètres cubes par jour. 537 personnes restaient évacuées le 3 février. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 5 km du sommet.

Source: BPPTKG.

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La situation est inchangée au Kamchatka. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny et le Sarychev. Des explosions peuvent se produire à tout moment et faire passer cette couleur au Rouge. En effet, la région est survolée par les lignes aériennes entre l’Amérique et l’Asie.

Source : KVERT.

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Les dernières images satellites (6 février 2021) montrent deux dépôts de cendres sur une distance d’au moins de 3 km au nord du cratère North Cerebus du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Selon l’AVO, il n’y a aucun signe d’une activité continue, mais les dépôts de cendre laissent supposer que le volcan n’est pas endormi et peut se réveiller à tout moment. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à « Watch » (Vigilance).

La dernière activité significative du Semisopochnoi remonte à juin 2020.

Source: AVO.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

INSIVUMEH indicates that activity at Pacaya (Guatemala) has increased over the past few days, prompting authorities to raise the Alert Level to Yellow.

In particular, Strombolian activity is quite intense at the McKenney cone within the crater. The explosions generate dense columns of ash and gas, reaching a height of about 3.8 km above sea level. Ashfall has been observed in several communities.

https://youtu.be/tebs3_l__j0

Like during the previous weeks, effusive activity is generating several lava flows as long as 1.2 km.

People living in the vicinity of Pacaya should pay attention to the information shared by local authorities, and have the 72-hour backpack ready for each member of the family in case of an evacuation.

Residents and tourists are asked not to approach the area around the volcano.

Source: INSIVUMEH.

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Mt Etna (Sicily) remains very active. INGV scientists visited the summit area on February 5th, 2021 and noted that Strombolian activity continues at the Southeast Crater. Likewise, intense Strombolian activity continues from several vents at the bottom of Bocca Nuova (see video below), with projections that rise beyond the crater rim. Strombolian and effusive activity is observed in the Voragine, with a small intracrateric lava flow which was heading towards Bocca Nuova. Explosive activity was also observed inside the Northeast Crater. The tremor is stable at fairly high values. No soil deformation is recorded. https://youtu.be/4RMyJvUdyNE

Source: INGV.

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The new dome at St Vincent’s La Soufriere  continues to grow with lateral spreading of material towards the north and south. The volume of the dome was measured at 5.93 million cubic metres on February 1st, 2021. The presence of sulphur dioxide (SO2) has been detected by the instruments. The absence of SO2 in the early stages of the eruption was due to the interaction of the gas with the groundwater (SO2 was dissolving in the groundwater). The fact that SO2 is now coming out of the volcano suggests that the groundwater is drying up.

The most active gas emissions are at the contact areas between the pre-existing 1979 dome and the current dome, as well as the top of the new dome. Damage to vegetation, from acidic gases emitted from the growing dome, downslope of the summit, continues to be observed.

Source: UWI

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Kilauea is erupting, with lava erupting from a vent on the northwest side of Halema’uma’u Crater. On February 9th lava had filled a depth of about 215 m of the crater. HVO explains thatonly the western portion of the “lava lake” is active.

Actually, what is happening at Kilauea is not really a lava lake which usually moves thanks to convection currents. Here, it is rather a huge accumulation of lava. It might become a lava lake if the level of the surface rises higher than the supply vent.
The most recent SO2measurements reached about 2,200 tons per day.

Source: HVO.

It should be noted that a new Scientist-in-Charge has been named for the Hawaiian Volcano Observatory.

Ken Hon, recently retired from his position as a geology professor in the Geology Department at the University of Hawaii at Hilo, succeeds Tina Neal, who returned to the Alaska Volcano Observatory. Hon was a volcanologist at HVO from 1987 to 1990. His research has focused on petrologic studies, geologic mapping of large calderas in the United States and Russia, formation and emplacement of lava flows and lava tubes.

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 In its latest weekly report (January 29th – February 5th, 2021) concerning Montagne Pelée, the volcanological and seismological observatory of Martinique (OVSM) indicates that volcanic seismicity increased last week, but no event was felt by the population.

Since January 29th, OVSM has recorded at least 73 earthquakes, up from 14 the previous week. They were volcano-tectonic, with a magnitude less than M 1, and located at a shallow depth inside the volcanic edifice, between 1600 m below sea level and 1000 m above sea level. sea. The OVSM specifies that this volcano-tectonic seismicity, characterized by high frequency signals, is associated with micro-fracturing in the volcanic edifice.

During the same period, the instruments recorded 2 hybrid earthquakes (low and high frequency). The low frequency signals are associated with the migration of fluids within the volcanic edifice.

Volcanic seismicity remains above the average background level recorded between January 1st, 2015 and April 2019 (when seismicity started to increase).

The alert level remains Yellow: Watch.

Source: OVSM.

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According to PVMBG, the eruption of Raung (Indonesia) continues with explosions ejecting ash up to 5.5 km above sea level. Incandescence was often seen at the crater in early February, as well as rumbling and roaring episodes.

The Aviation Colour Code has been at Orange and the Alert Level at 2 (on a scale of 1 – 4) since January 20th 2021. Visitors are advised to stay away at least 2 km from the crater.

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When a lahar is triggered by heavy rains in Indonesia, the situation is very serious.You will realize it by clicking on this link which shows a lahar which occurred on the morning of February 8th, 2021 on Mt Semeru. Fortunately, the driver of the vehicle that was swept away by the current had managed to get out in time.

https://youtu.be/YwOzvprEN8I

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Mt Merapi’s lava dome (Indonesia) continues to grow with pyroclastic flows travelling over 600 metres on the SW flank of the volcano. The volume of the dome was estimated at 117,400 cubic metres on February 4th, 2021, with a growth rate of about 12,600 cubic metres per day. 537 people remained evacuated as of February 3rd. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km away from the summit.

Source: BPPTKG.

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The situation is unchanged in Kamchatka. The aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny and Sarychev. Explosions can occur at any time and cause this colour to change to Red. Indeed, the region is on the routes of airlines between America and Asia.

Source: KVERT.

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The latest satellite images (February 7th, 2021) showed two ash deposits extending at least 3 km to the north from North Cerebus Crater on Semisopochnoi (Aleutians / Alaska). According to AVO, there is no evidence for continuing activity, but observation of a new deposit suggests renewed unrest and that the volcano may erupt at any time. As a consequence, the Aviation Colour Code has been raised to Orange and the Volcano Alert Level to Watch.

Semisopochnoi’s last detected activity was in June 2020.

Source : AVO.

Nouvelle photo du cratère de La Soufrière de St Vincent avec le nouveau dôme au premier plan et l’ancien juste derrière (Source : UWI)

Les volcans et forêts de la Montagne Pelée, les pitons du nord de Martinique bientôt au patrimoine mondial de l’Unesco ?

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer et Bérangère Abba, Secrétaire d’État, chargée de la Biodiversité ont annoncé officiellement le 5 février 2021 la candidature des volcans et forêts de la Montagne Pelée et des pitons du nord de Martinique à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Cette candidature est portée par la Collectivité Territoriale de Martinique et le Parc naturel régional de la Martinique. La décision est attendue lors de la 45ème session du Comité du patrimoine mondial en juillet 2022.

Selon le ministre des Outre-mer, « au-delà du territoire du nord de l’île, cette candidature constitue un formidable levier de valorisation et d’attractivité pour la Martinique, et une opportunité de coopération régionale avec les îles voisines. ».

Le bien naturel des volcans et forêts de la montagne Pelée et des pitons du nord de la Martinique s’étend sur 15 000 hectares et couvre les deux massifs volcaniques et forestiers du nord de l’île.

La Montagne Pelée témoigne d’un évènement majeur dans l’histoire de la volcanologie, à savoir l’éruption du 8 mai 1902, une référence mondiale pour l’étude des sciences de la terre. Les pitons de Carbet forment, quant à eux, une expression remarquable d’un phénomène géologique très rare au niveau mondial.

Après le label national Forêt d’Exception obtenu le 4 juillet 2019, les volcans et forêts de la Montagne Pelée et des pitons du nord de la Martinique visent la reconnaissance internationale avec l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. La candidature répond aux priorités de la Convention du patrimoine mondial qui encourage les inscriptions de biens naturels dans des régions encore peu représentées comme les Caraïbes.

Source : Martinique La 1ère.

Espérons que cette candidature rencontrera le succès qu’elle mérite. La Chaîne des Puys et ses volcans éteints (ou en sommeil ?) a fini par être inscrite sur la Liste du patrimoine mondial à sa troisième tentative, ce que n’ont pas manqué de faire remarquer des amis martiniquais, avec un certain sourire…

Photo : C. Grandpey

La Montagne Pelée, volcan magnifique et capricieux…

Sur son site web, la chaîne France Info a consacré le 8 janvier 2021 une rubrique à la Montagne Pelée, le tristement célèbre volcan de  la Martinique.

Le titre de l’article annonce la couleur : « La Montagne Pelée, volcan magnifique et capricieux. » C’est vrai que la Pelée est souvent emmitouflée dans les nuages et ne se laisse deviner que par intermittence. Elle semble faire preuve d’une certaine pudeur.

Il faut donc viser et consulter les prévisions météorologiques avant d’emprunter l’un des trois sentiers qui permettent d’accéder au sommet. Le plus facile est celui qui part du parking de l’Aileron (Ajoupa Bouillon, Morne Rouge). Après avoir atteint le dôme de l’Aileron, le sentier se poursuit jusqu’à la Caldeira, avant d’atteindre le Chinois qui n’est autre que le sommet du cône de 1929. La montée n’a rien de vraiment technique mais les pierres et les marches sont souvent glissantes et il faut donc faire preuve de prudence.

Aujourd’hui, aucune manifestation éruptive n’est visible sur la Pelée, mais l’Observatoire volcanologique et sismologique de Martinique (OVSM) a conseillé le 3 décembre 2020 le passage du volcan au niveau d’alerte Jaune (2ème niveau d’alerte sur une échelle qui en comporte 4). Cette préconisation fait suite à la détection de l’évolution de signaux sismiques.

Les chercheurs ont dressé le 8 janvier 2021 un bilan hebdomadaire très précis de la situation. Ils expliquent que « entre le 1er janvier 2021, 16 heures et le 8 janvier 2021, 16 heures, l’OVSM a enregistré́ au moins 65 séismes de type volcano-tectonique de magnitude inférieure ou égale à 1″. Cette hausse de la sismicité serait due à des signaux haute fréquence auxquels s’ajoutent des micros-fracturations.

Depuis le début de l’année, l’OVSM a relevé 249 signaux sismiques longue période (LP) qui ont surtout eu lieu à deux moments, entre minuit et 2 heures le 3 janvier et entre 21h le 3 janvier et 2h le 4 janvier. Les chercheurs ont également enregistré 2 séismes LP isolés. Toutefois, aucune secousse n’a été ressentie par la population.

Selon l’OVSM, cette hausse de la sismicité est normale quand le volcan entre en « phase de réactivation volcanique ». La Montagne Pelée est entrée dans cette phase en avril 2019. L’auteur du dernier rapport précise qu’il s’agit « clairement d’une perturbation du système hydrothermal, probablement engendrée par la circulation de fluides chauds et pressurisés d’origine hydrothermale et/ou magmatique ».

Si la Montagne Pelée présente ces signes d’activité, les scientifiques écartent cependant la possibilité d’une éruption à court terme.

Le reportage de France Info souligne la beauté de la Montagne Pelée qui pourrait figurer prochainement au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le volcan dispose de plusieurs atouts pour cela. Outre son intérêt volcanologique, la montagne est très intéressante du point de vue de la biodiversité, avec un fort taux d’endémisme. Certains Martiniquais se demandent pourquoi la Pelée n’appartient toujours pas au Patrimoine de l’Unesco alors que la Chaîne des Puys (Auvergne) au passé éruptif moins glorieux l’a intégré, après plusieurs tentatives, il est vrai…

Si les nuages de la Montagne Pelée vous contraignent à une attente prolongée pour entreprendre l’ascension, vous pourrez patienter en lisant l’ouvrage « Quatre-vingt-dix secondes «  de Daniel Picouly, paru chez Albin Michel en 2018.

Photos : C. Grandpey

Aucun lien entre la Montagne Pelée (Martinique) et La Soufrière (Saint Vincent)

Quand on regarde une carte, on s’aperçoit que les Petites Antilles, avec la Martinique, la Guadeloupe, St-Vincen-et-les-Grenadines, forment un arc. Il est façonné par la tectonique des plaques dans la région. La plaque Américaine se rapproche de la plaque Caraïbe à raison d’environ 2 cm/an. A l’aplomb de l’arc volcanique des Petites Antilles, la plaque nord-américaine, dans un processus de subduction, s’enfonce sous la plaque Caraïbe. Cette enfoncement de la plaque lithosphérique dans les profondeurs génère des séismes et participe à l’activité volcanique. Dans les zones de subduction, la répartition des séismes en profondeur permet d’imager la géométrie de la plaque plongeante qui suit le plan de Wadati-Benioff, souvent raccourci en plan de Benioff. Sous l’arc des Antilles, ce plan présente un pendage d’environ 60°.
A côté d’autres zones de subduction, comme au Japon ou au Chili, les Petites Antilles ont une activité sismique relativement réduite. Les derniers séismes importants datent de 1839 pour la Martinique et 1843 pour la Guadeloupe. Les sismologues pensent que cela s’explique par le fait que la subduction est lente dans cette région.

En revanche, l’activité volcanique est plus soutenue. On dénombre une vingtaine de volcans actifs dans les Petites Antilles dont 9 dans la seule île de Dominique. Soufrière Hills à Montserrat a connu une éruption dévastatrice en 1997. Le volcan sous marin Kick’Em Jenny à Grenade est sûrement le plus actif de la région avec près de onze éruption durant les 50 dernières années. La Soufrière de Guadeloupe est le volcan qui a connu le plus de manifestations éruptives depuis le 17ème siècle. Je ne reviendrai pas sur l’éruption phréatique de 1976 et la polémique qui l’a accompagnée.

L’éruption la plus meurtrière a été celle de la Montagne Pelée à la Martinique. Elle a causé le mort de 29 000 personnes. Au cours de cette même année, la Soufrière de St Vincent a tué 1565 personnes.

Le 4 décembre 2020, suite à une intensification de l’activité sismique et des remontées de gaz au cours des mois précédents, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique (OVSM) a demandé à la Préfecture le placement de la Montagne Pelée en vigilance Jaune (niveau 3 sur une échelle de 5). Malgré tout, L’OVSM a précisé qu’une éruption n’est pas à l’ordre du jour dans le court terme.

Le 29 décembre 2020, c’était autour de la Soufrière de St Vincent de passer en vigilance Orange suite à l’apparition d’un dôme de lave à l’intérieur du cratère

Suite à ces des deux hausses des niveaux d’alerte, de nombreuses personnes se sont demandé s’il n’existait pas en lien entre le regain d’activité de ces deux volcans des Petites Antilles.

Jean-Christophe Komorowski, directeur scientifique des observatoires volcanologiques et sismologiques de l’Institut physique du globe de Paris est très clair à ce sujet. Il explique sur le site web Orange qu’il n’existe aucune relation entre l’activité de la Montagne Pelée et celle de la Soufrière : « Il n’y a aucun lien entre les différents volcans de l’arc des Petites Antilles. Il n’y a pas de connexion entre les réservoirs de stockage du magma de La Soufrière et celui de la Montagne Pelée. On ne peut pas craindre le déclenchement d’une éruption à la Montagne Pelée suite à l’activité en cours à Saint-Vincent, ou inversement. »

L’arc des Petite Antilles (Source : Google Maps)

L’archipel des Petites Antilles dans le contexte de la tectonique des plaques (Source : Centre de Données Sismologique des Antilles)

Modèle de la structure profonde de la zone de subduction au niveau des Petites Antilles, à partir des données sismiques (Source : IFREMER)

Les éruptions de la Montagne Pelée (Martinique)

Comme je l’ai signalé sur ce blog, le 4 décembre 2020, suite à une intensification de l’activité sismique au cours des derniers mois, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique (OVSM) a demandé à la Préfecture de la Martinique le placement de la Montagne Pelée en vigilance Jaune (niveau 3 sur une échelle de 5). Pendant le seul mois de septembre 2020, les instruments ont enregistré 51 secousses. A cela viennent s’ajouter des remontées de gaz. Malgré tout, une éruption n’est pas à l’ordre du jour dans le court terme.

Quand on évoque la Montagne Pelée, on pense avant tout à l’éruption majeure du 8 mai 1902 et ses dizaines de milliers de  victimes. Pourtant, l’histoire éruptive du volcan remonte bien avant cette date. C’est ce qu’a confirmé un article paru sur le site web de Martinique la 1ère.

– On peut lire que les archéologues ont retrouvé la trace d’une première éruption de la Montagne Pelée autour de 60 avant JC.

– L’éruption suivante, confirmée par les relevés géologiques, a eu lieu au 4ème siècle. On a retrouvé les dépôts de ponce produits par cet événement dans les villages amérindiens découverts au Lorrain ou à Basse Pointe.

Le volcan est ensuite entré dans une phase de repos d’un millier d’années.

– Une nouvelle éruption intervient vers l’année 1300. Elle entraîne une interruption dans le peuplement précolombien de la Martinique.

– Quand les colons français s’implantent, en 1635, les occupants légitimes de l’île évoquent une éruption qui aurait « pelé » les flancs de la montagne quelques décennies plus tôt. On trouve peut-être là l’origine du nom de Montagne Pelée. Toutefois, d’autres sources affirment que la Montagne Pelée ne doit pas son nom à la rareté de sa végétation. Les Amérindiens Kalinagos lui auraient donné ce nom par référence à Pélé, la déesse du feu. Ce peuple attribuait à la déesse aux cheveux de feu l’origine de l’activité volcanique.

Aujourd’hui, les Martiniquais parlent de la Montagne Pelée avec respect et crainte. C’est « la Grande Dame du Nord » ou « la Pelée. ».

– Deux éruptions phréatiques se produisent aux 18ème et 19ème siècles. La première, en 1792, génère quelques explosions qui n’affectent que la zone sommitale du volcan. Celle de 1851 est plus violente et provoque des retombées de cendres sur les villes du Prêcheur, du Morne Rouge et de Saint-Pierre.

– De nouveaux signes de réveil de la Montagne Pelée se produisent ensuite en 1889, avec l’apparition de fumerolles dans le cratère sommital de l’Étang Sec.

En 1900 et surtout au début de l’année 1902, on observe une intensification de l’activité fumerollienne  jusqu’au 23 avril 1902. C’est alors que se produit la première explosion phréatique, suivie d’autres avec d’abondantes retombées de cendres sur le flanc ouest du volcan.

– Le 5 mai 1902, le barrage naturel qui retient l’Etang Sec se rompt, ce qui provoque le déversement d’une vague de boue qui s’engouffre dans la vallée de la Rivière Blanche. Ce lahar engloutit la distillerie Guérin, située à l’embouchure de la rivière, et tue 23 personnes, les premières victimes de l’éruption.

Le 8 mai 1902, à 08h 02 du matin, une violente explosion se produit au sommet du volcan. La ville de Saint-Pierre, capitale culturelle et économique de la Martinique, est détruite en quelques minutes par des coulées pyroclastiques. Plus de 28 000 personnes sont tuées sur le coup.

7 nuées ardentes vont se succéder jusqu’au 30 août 1902. La dernière coulée pyroclastique détruit la ville du Morne Rouge, faisant 1000 victimes de plus.

L’éruption du 8 mai 1902 reste la plus meurtrière du 20ème siècle. Elle a donné son nom a un type éruptif, le type péléen. Les autorités ont compris que la Montagne Pelée devait être surveillée et l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique a été édifié. Depuis mars 2019, une structure ultramoderne, construite en contrebas de l’ancien observatoire du Morne des Cadets, surveille les humeurs du volcan.

– Une dernière manifestation éruptive intervient de 1929 à 1932. L’activité explosive ne génère toutefois aucune nuée ardente de type péléen.

Suite à cette éruption, la Montagne Pelée connaît une activité fumerollienne qui décline lentement. Les dernières fumerolles, localisées entre les deux dômes, disparaissent en 1970.

– Le 17 mai 2010, un lahar dévale la vallée de la rivière du Prêcheur. Il n’est toutefois pas en relation avec l’activité éruptive. C’est l’effondrement d’une falaise qui est à l’origine de cet événement. Les lahars ne sont pas rares à la Martinique, comme je l’ai expliqué dans une note publiée le 4 avril 2018.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/04/04/des-lahars-sur-la-montagne-pelee-martinique-lahars-on-montagne-pelee-martinique/

On ne saurait parler de la Montagne Pelée sans faire référence à Alfred Lacroix qui a étudié jusque dans le moindre détail l’éruption de 1902. Son ouvrage La Montagne Pelée et ses éruptions (1904) est une véritable bible pour les volcanologues.

La Montagne Pelée et Saint Pierre aujourd’hui

La Montagne Pelée vue depuis l’OVSM

(Photos : C. Grandpey)

Agitation du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) et de la Montagne Pelée (Martinique)

Dans mon dernier bulletin sur l’activité volcanique dans le monde, je reprochais au Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) son manque d’activité. Piqué au vif, le volcan a réagi le 4 décembre au matin avec une crise sismique accompagnée d’une déformation rapide de l’édifice. Dans un bulletin émis à 5h30 (heure locale), l’OVPF indiquait que le magma était en train de quitter le réservoir et se propageait vers la surface. Une éruption était même probable à brève échéance dans les prochaines minutes ou heures.

Ensuite, comme à son habitude, le Piton a joué avec les nerfs des scientifiques et la crise sismique a pris fin vers 5h54 (heure locale). Aucune déformation n’était alors observée sur le volcan qui reste cependant en alerte de niveau 1. En conséquence, les sentiers de la partie haute de l’Enclos Fouqué sont fermés.

Que va-t-il se passer maintenant ? Mystère ! L’OVPF reste vigilant car « compte tenu de la fragilisation du milieu lors des derniers épisodes intrusifs, une reprise d’activité rapide à moyenne échéance reste possible. » Même sur un volcan bien surveillé comme le Piton de la Fournaise, la prévision éruptive reste problématique.

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 Depuis quelques mois les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Martinique (OVSM) observent une reprise de certaines formes d’activité sur la Montagne Pelée.
Trois nouveaux types d’activité ont été enregistrés ou captés sur le volcan. Par exemple, les 8 et 9 novembre 2020, on a observé des remontées de gaz. C’est pourquoi le nouveau directeur de l’Observatoire a demandé le passage en vigilance Jaune pour la Montagne Pelée. C’est le troisième niveau sur une échelle qui en compte 5.
En septembre 2020, 51 secousses de type volcano-tectonique avaient déjà été enregistrées sur la Pelée. Leur nombre est en augmentation constante depuis novembre 2019.

Ces nouvelles informations ont été communiquées aux maires du secteur (Saint-Pierre, Morne-Rouge, Carbet, Ajoupa-Bouillon…) lors d’une réunion à la préfecture le 4 décembre 2020.

Source : Martinique la 1ère.

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Voici quelques explications supplémentaires justifiant le passage de la Montagne Pelée à l’alerte de couleur Jaune (2ème niveau d’alerte sur une échelle qui en compte 4).

Il ne faudrait pas oublier, tout d’abord, que le volcan a connu au moins 4 éruptions au cours des 250 dernières années : des éruptions phréatiques en 1792 et en 1851, et deux éruptions magmatiques, dont celles de 1902 à 1905, ainsi que la dernière, de 1929 à 1932.

Depuis l’installation de réseaux d’observation modernes à partir de 1980, la sismicité d’origine volcanique sous la Montagne Pelée est restée très faible, avec quelques dizaines de séismes par an. Des essaims sismiques ont été enregistrés en 1980, en 1985-1986, en 2007 et en 2014. Ces derniers ont pu être reliés directement à des séismes de forte magnitude dans l’arc antillais.

L’augmentation de la sismicité d’origine volcanique superficielle (jusqu’à 4-5 km sous le sommet) observée depuis avril 2019, se situe au-dessus du niveau de base qui caractérise la Montagne Pelée. Les analyses de l’OVSM permettent de conclure qu’elle n’est pas associée à des séismes tectoniques majeurs tels qu’en 2007 et 2014. Il se pourrait donc que cette hausse récente de la sismicité soit due à des modifications de l’activité du système hydrothermal sous la Montagne Pelée.

De plus, en avril 2019, une sismicité volcanique est apparue en profondeur autour et sous la Montagne Pelée (à plus de 10 km sous le niveau de la mer). Elle pourrait correspondre à l’arrivée en profondeur de fluides magmatiques.

Enfin, des signaux de tremor ont été observés les 8 et 9 novembre 2020. Selon l’OVSM, ils pourraient correspondre à une réactivation du système hydrothermal, peut-être à cause des fortes précipitations lors de cette période, mais cette hypothèse reste à confirmer.

Il faut toutefois noter que l’on n’observe pas de déformation de l’édifice volcanique.

Les trois types de signaux sismiques d’origine volcanique trahissent un changement de comportement du système volcanique, avec une augmentation par rapport au niveau de base observé sur plusieurs décennies.

C’est pour cela que l’IVSM a décidé de renforcer sa vigilance et recommande le passage au niveau d’alerte Jaune à partir du 4 décembre 2020. Ce niveau d’alerte entraîne un renforcement des moyens d’observation déployés par l’OVSM et une mobilisation de moyens supplémentaires pour analyser en temps réel l’évolution du système volcanique.

La préfecture de Martinique a suivi cette préconisation et la zone de la Montagne Pelée passe au niveau jaune d’alerte volcanique à compter du 4 décembre 2020.

Source : OVSM.

Affaires à suivre…

La Montagne Pelée et Saint Pierre (Photo : C. Grandpey)