Hausse d’activité du Villarrica (Chili) // New outbreak of activity at Villarrica (Chile)

Les autorités chiliennes ont élevé le niveau d’alerte du Villarrica à Orange (niveau II) après avoir enregistré une hausse progressive de son activité.
Une trentaine de familles vivant dans un rayon de 8 km autour du cratère seront évacuées et l’accès à la zone sera bloqué. Les écoles des villes voisines de Pucón et Villarrica fermeront pendant cinq jours à partir du 25 septembre 2023 et les élèves suivront un enseignement en ligne.
Un parc national situé sur les pentes du volcan est fermé pendant que l’alerte Orange est en vigueur.
Source : La BBC.

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The authorities in Chile have raised the alert level for the Villarrica to Orange (level II) after they registered a gradual increase in its activity.

Some 30 families who live in a radius of 8 km from the crater will be evacuated and access to the area will be blocked. Schools in the nearby towns of Pucón and Villarrica will close for five days from September 25th, 2023 and pupils will be taught online.

A national park on the volcano’s slopes has been closed while the Orange alert is in place.

Source : The BBC.

Chaudron de lave au fond du cratère du Villarrica Crédit photo: SERNAGEOMIN

La fonte des glaciers du Mont Rainier (suite) // The melting of Mount Rainier’s glaciers (continued)

Tout comme les glaciers ailleurs dans le monde, ceux qui coiffent le Mont Rainier (Etat de Washington / Etats Unis) fondent à une vitesse impressionnante. Il y avait autrefois 29 glaciers sur le volcan. Aujourd’hui, l’un d’eux a disparu et deux autres sont en phase terminale. Une étude du Park Service explique que les effets subis par l’environnement seront considérables. .
Les changements observés sur le Rainier ne font que refléter une dure réalité à l’échelle de la planète : tous les scientifiques s’accordent pour dire que les glaciers disparaissent car la combustion des combustibles fossiles réchauffe l’atmosphère terrestre. Selon le Service mondial de surveillance des glaciers, la superficie couverte par les glaciers a diminué régulièrement au cours des cinquante dernières années et la fonte a été particulièrement remarquable dans l’ouest des États-Unis et au Canada.
Le Parc national du Mont Rainier est une destination touristique très populaire. Il accueille quelque 2 millions de visiteurs chaque année. Ces derniers peuvent constater les effets du réchauffement climatique sur l’environnement. Les fleurs s’épanouissent à des moments inhabituels. La saison pour gravir les 4 392 mètres du volcan est plus courte qu’autrefois. On peut désormais voir les sapins Douglas dans les zones où il y a moins de neige qu’auparavant. Des effondrements se produisent à cause du recul des glaciers, ce qui modifie le cours des torrents et inonde les routes que le Parlk Service est censé entretenir.
Le petit glacier Stevens qui était exposé au sud n’existe plus. Deux autres, le Pyramid et le Van Trump, sont également à l’agonie et, selon le Park Service, pourraient avoir disparu en 2024. Une étude réalisée à l’automne 2022 par des glaciologues a carrément conclu que le Pyramid et le Van Trump avaient déjà disparu.
Pour son étude, le Park Service a utilisé des mesures historiques des glaciers, des images satellitaires et des photographies aériennes, et il a établi une carte tridimensionnelle de la neige et de la glace dans le Parc. On a constaté que la superficie totale couverte par les glaciers avait diminué de 42 % entre 1896 et 2021.
Dans un climat stable, les glaciers réagissent avec les saisons. Ils se développent chaque hiver avec la neige et la glace. Ils fondent chaque été, alimentant en eau les ruisseaux et les rivières, ainsi que les plantes et les animaux qui en dépendent pendant la saison sèche.
Le réchauffement climatique a bouleversé cet équilibre. Le manteau neigeux du printemps est en chute libre depuis le milieu du 20ème siècle. Les températures sont en hausse. Même lorsque la neige hivernale est bonne, le printemps inhabituellement chaud la fait fondre rapidement, comme ce fut le cas en 2023. En conséquence, l’aspect du Mont Rainier change, et ne sera probablement plus jamais le même qu’avant.
La fonte de la glace est parfaitement visible sur le glacier Nisqually, l’un des plus importants et des plus grands du Mont Rainier. Au fil des années, le front du Nisqually est remonté de plus en plus haut dans la montagne et on peut parfaitement voir aussi que le glacier s’est aminci. Il en va de même pour tous les autres glaciers. L’étude du Park Service indique que « les impacts à long terme de cette perte de glace seront généralisés et affecteront de nombreuses facettes de l’écosystème du parc ».
Les alpinistes sont également confrontés à de nouveaux défis. Les glaciers sont les voies qu’ils empruntent pour atteindre le sommet. Aujourd’hui, les parcours jusqu’au sommet sont devenus de plus en plus longs, car il faut contourner de dangereuses crevasses et fissures. La saison d’escalade est devenue plus courte.
Le Nisqually fait partie des glaciers les plus menacés. Une grande partie se trouve en dessous de 3 000 m d’altitude, et il s’étire sur le versant sud de la montagne où la chaleur est la plus intense. À 1 800 m d’altitude, la surface du Nisqually n’est constituée que de roches noires qui s’accrochent à la glace en dessous, ce qui rend la montée et la descente très délicates.
Il est peu probable que le sommet de la montagne perde complètement sa neige et sa glace à court terme. Si tel était le cas, le Mont Rainier prendrait un aspect très différent. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un volcan actif. Certains scientifiques se demandent si la disparition de la glace pourrait avoir un effet sur l’activité volcanique.
Une menace majeure sur le Mont Rainier concerne les coulées de boue qui peuvent être déclenchées par la chaleur du volcan ou par l’eau de fonte des glaciers. C’est ce qui s’est produit en 2006, lorsqu’un glacier a laissé échapper une puissante coulée d’eau, de sédiments et de blocs qui a emprunté un affluent de la rivière Nisqually. La coulée de boue a causé de gros dégâts en aval.

Le 12 juillet 2021, j’ai rédigé une note sur la fonte du glacier Nisqually :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/07/12/effets-de-la-vague-de-chaleur-de-juin-sur-le-mont-rainier-etats-unis-effects-of-the-june- canicule-sur-mt-rainier-etats-unis/

Le 5 janvier 2017, j’ai écrit une autre note sur les systèmes d’alerte mis en place sur le Mont Rainier en cas de lahars, autrement dit de coulées de boue qui pourraient être déclenchées par la fonte des glaciers sur les flancs de la montagne :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/01/05/amelioration-des-systemes-dalerte-du-mont-rainier-upgrading-of-mt-rainiers-warning-systems/

Le glacier Nisqually en 2002 (Photo: C. Grandpey)

Le glacier Nisqually en 2015, lors de ma dernière visite

Le Nisqually en 2020 (Source : NPS)

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Just like the glaciers elsewhere in the world, those that used to cap Mount Rainier are melting at an impressive speed. There used to be 29 glaciers on the volcano. Today, at least one is gone, and two more are about to disappear. A Park Service study warms that the environmental effects will be widespread. .

The changes reflect a stark global reality: All scientists agree to say that mountain glaciers are vanishing as the burning of fossil fuels heats up Earth’s atmosphere. According to the World Glacier Monitoring Service, total glacier area has shrunk steadily in the last half-century and some of the steepest declines have been in the Western United States and Canada.

Mount Rainier National Park is a very popular tourist destination in Washington State. It welcomes roughly 2 million visitors every year. These people can see the effects of climate change on the environment. Wildflowers are blossoming at odd times. The season for climbing the 4,392-meter-tall summit is shorter. Douglas firs can nowbe seen in areas where there is less snow than before. Rocks are tumbling down from the retreating glaciers, changing the course of rivers, and flooding roads that the National Park Service is supposed to maintain.

One small south-facing glacier, the Stevens Glacier, no longer exists. Two others, known as Pyramid and Van Trump are dying too, and may be gone by the time the next survey is performed in 2024. A survey carried out in the autumn of 2022 by glaciologists concluded that the Pyramid and Van Trump had vanished.

The Pzrk Service study used historical glacier measurements, satellite images and aerial photography to assemble a three-dimensional map of the Park’s snow and ice. It found that the total area covered by glacier ice had shrunk by 42 percent between 1896 and 2021.

In a stable climate, glaciers behave according to the seasons. They grow every winter with snow and ice. They melt every summer, supplying water to the brooks and rivers downstream, and the plants and animals that rely on them, in the dry season.

Global warming has upset that balance. Spring snowpack has declined since the mid 20th century. Temperatures have gone up. Even when the winter snow is good, an unusually warm spring melts the snow quickly, as it did in 2023. As a consequence, the face of Mount Rainier is changing, likely forever.

The melting of the ice can perfectly be seen on the Nisqually Glacier, one of the mountain’s most prominent and largest glaciers. Over the years, the front of the Nisqually has moved farther and farther up the mountain and one can clearly see that the glacier has got thinner. It is the same for all the other glaciers, The Park Service study says that “the long-term impacts of this ice loss will be widespread and impact many facets of the park ecosystem.”

Mountain climbers are facing new challenges, too. Glaciers are the highways they walk on to reach the summit. Those passages are melting earlier and earlier in the summer. The paths to the summit are becoming longer, as climbers have to go around risky cracks and fissures. The climbing season is getting shorter.

Nisqually.is among the glaciers in greatest trouble. Much of it lies below 3,000 m a..l., and it is on the mountain’s south-facing side, where the heat hits hardest. At 1,800 m above sea level, the surface of the Nisqually is only black boulder and rock, clinging to ice underneath. Loose pebbles are perched here and there, making the path up and down the slopes all the more precarious.

The very top of the mountain is unlikely to lose its snow and ice in the short term. If it did, Mount Rainier would look very different. One should not forget it is an active volcano. Some scientists wonder whether the disappearance of the aice might have an effect on volcanic activity.

One major threat on Mount Rainier concerns the mudslides that may be triggered by volcanic heat or by the water that flows within the glaciers. This is what happened in 2006, when a glacier burst and sent a mighty slurry of wet sediment and stone down a tributary of the Nisqually River. The mudflow caused heavy damage downstream.

On July 12th, 2021, I wrote a post about the melting of the Nisqually Glacier :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/07/12/effets-de-la-vague-de-chaleur-de-juin-sur-le-mont-rainier-etats-unis-effects-of-the-june-heatwave-on-mt-rainier-united-states/

On January 5th, 2017, I wrote another post about Mount Rainier’s warning systems that have been set up in case of lahars, namely mudflows that could be triggered by the melting of the glaciers on the flanks of the volcano :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/01/05/amelioration-des-systemes-dalerte-du-mont-rainier-upgrading-of-mt-rainiers-warning-systems/

Larderello (Italie), paradis de la géothermie

Il y a quelques jours, les vacances d’été étant terminées avec la rentrée des classes, j’en ai profité pour faire un saut d’une dizaine de jours en Toscane. Il fait encore beau à cette époque de l’année et les invasions touristiques de l’été ont laissé place à des groupes de plus petite taille. A côté des sites traditionnels de Pise, Florence et Sienne, j’avais l’intention de faire une halte à Larderello, bien connue pour sa production d’énergie géothermique.
La commune d’un millier d’habitants est située sur les ‘Collines Métallifères’ à 390 mètres d’altitude. C’est une agglomération rapportée qui appartient en grande partie à ENEL, la principale compagnie d’électricité en Italie.

Un premier puits de forage a atteint 4093 mètres de profondeur le 3 décembre 1979. Depuis cette époque, de nombreux autres forages ont été effectués, si bien qu’aujourd’hui la géothermie fournit 25% de l’électricité en Toscane et 2% de l’électricité en Italie.

Quand on arrive à Larderello, on découvre des collines parcourues par de très nombreux tuyaux qui brillent au soleil et la ville est dominée par deux tours de refroidissement liées à la production de l’énergie.

 

Larderello est située au centre de la « Valle del Diavolo », ainsi appelée en raison de son paysage ponctué d’évents boracifères, avec les colonnes caractéristiques de vapeurs blanches. Elle étaient déjà connues à l’époque de Dante Alighieri et lui auraient inspiré certains paysages de l’Enfer.
La France est un peu présente car Larderello qui tire son nom de François Jacques de Larderel, un industriel de Livourne, mais d’origine française, qui, vers 1827, perfectionna l’extraction de l’acide borique. Une conséquence de cette extraction a été une déforestation provoquée par l’utilisation croissante du bois pour permettre à Larderel d’exploiter directement la vapeur naturelle afin d’évaporer l’eau pour obtenir de l’acide borique.
Après son développement suite à la création de l’usine boracifère de Larderel, Larderello est devenue la première centrale au monde pour l’exploitation de l’énergie géothermique à des fins de production d’électricité. Des puits furent creusés à partir de 1931 pour alimenter une production plus importante et c’est en 1937 que furent construites les premières tours de refroidissement. Par la suite, ENEL a construit une centrale électrique qui, en captant directement la vapeur du sol, la canalise vers des turbines reliées à des alternateurs.
À ce jour, il existe 34 centrales électriques alimentées par de la vapeur endogène prélevée directement dans le sous-sol grâce à des puits similaires aux puits de pétrole, pour une puissance totale installée proche du gigawatt ; l’usine de production la plus puissante est celle de Valle Secolo, composée de deux groupes de 60 MWe chacun.
A Larderello, le Musée de la Géothermie raconte l’histoire de la géothermie en illustrant les recherches et les techniques de forage à l’aide de maquettes. On explique au visiteur cette activité industrielle liée à la chaleur de la terre. Il est particulièrement intéressant d’assister à une démonstration du
soffione – le souffleur – une bouche de vapeur désaffectée, mais dont la puissance de sortie et le bruit donnent une bonne idée de la pression. Il est d’ailleurs demandé aux visiteurs de rester à une cinquantaine de mètres, par pitié pour leurs oreilles.

 

A proximité de Larderello, en bordure de la bourgade de Sasso Pisano, il est possible d’observer des manifestations géothermiques naturelles. Pour cela, il faut escalader une colline, parfois emprunter des marches, pour observer des fumerolles, de petites marmites de boue ou d’eau chaude, et même de petits geysers. J’ai personnellement beaucoup apprécié cette visite. La température des fumerolles est très variable selon les endroits et oscille globalement entre 45 et 85°C. Attention ! Je déconseille cette visite par forte chaleur estivale.

 

Dans des bourgades comme Sasso Pisano, les maisons sont chauffées grâce à la géothermie. Les habitants m’ont expliqué que le coût est beaucoup plus faible que l’électricité obtenue par les centrales conventionnelles. La géothermie explique aussi l’absence de panneaux photovoltaïques ou d’éoliennes dans la région. Ces dernières gâcheraient forcément le paysage de la Toscane qui est superbe.

Photos: C. Grandpey

Kilauea (Hawaii) : la vie dans les zones à haut risque // Life in high risk areas

Bien qu’il s’agisse d’un volcan de point chaud avec une activité majoritairement effusive, le Kilauea n’est pas sans risques pour les habitants de Big Island. Les souvenirs de l’éruption destructrice du district de Puna dans la Lower East Rift Zone en 2018 sont encore bien présents dans les mémoires. La reconstruction continue cinq ans après que les coulées de lave ont recouvert et détruit plusieurs localités, dont Kapoho, Lanipuna Gardens, la plupart des propriétés des Leilani Estates et des parties de Pohoiki.
Depuis 2018, le Kilauea est à nouveau entré en éruption à 5 reprises, dont celle qui vient de se terminer. Toutes ces éruptions ont eu lieu à l’intérieur de la caldeira sommitale, sans menacer les personnes et les biens.
Les éruptions de la zone de Rift Est (East Rift Zone) peuvent se produire fréquemment. Depuis 1950, il y a eu des éruptions de longue durée sur le Mauna Ulu de 1969 à 1971 et de 1972 à 1974, et sur le Pu’uO’o de 1983 à 2018. L’éruption du Pu’u’O’o a été divisée en 61 épisodes d’activité ; elle a détruit 215 structures et recouvert près de 15 kilomètres de routes avec une lave dont l’épaisseur atteignait parfois 34 mètres. Elle s’est terminée juste avant le début de l’éruption de 2018. Cette éruption a également détruit Kalapana en 1990 : elle a représenté la plus longue et la plus importante émission de lave sur la zone de rift Est du Kilauea depuis plus de 500 ans.
Des éruptions de plus courte durée se sont produites 12 fois dans l’East Rift Zone entre 1955 et 1980. L’éruption de 1960 a détruit une ancienne communauté à Kapoho. Une coulée de lave a également menacé Pahoa en 2014-2015.
La zone de rift sud-ouest du volcan, moins peuplée que la zone de rift est, n’a pas été aussi active au cours des deux derniers siècles, mais des éruptions peuvent s’y produire. Les plus récentes dans cette zone ont été brèves. Un événement survenu en 1974 a duré moins d’une journée et une éruption en 1971 n’a duré que cinq jours. Cependant, des événements plus longs sont possibles, comme l’éruption du Mauna Iki qui a duré près d’un an, de 1919 à 1920.
Bien que l’événement de 2018 représente le plus grand effondrement sommital et la plus volumineuse éruption dans la Lower East Rift Zone au cours des 200 dernières années, cette éruption correspond à un comportement déjà observé sur le Kilauea. Par contre, un tel impact dans cette zone n’avait jamais été observé. Cela est dû au rapide développement urbain dans cette partie de la Grande Île. En effet, avec le nombre croissant de personnes qui y vivent et y travaillent, il est devenu de plus plus difficile de gérer le risque d’inévitables éruptions.
Si les méthodes de construction peuvent être mieux adaptées pour réduire les dégâts causés par des catastrophes naturelles telles que les ouragans et les séismes, elles ne permettent pas de lutter contre les coulées de lave. Il n’existe aucun code de construction qui puisse empêcher une maison d’être recouverte par la lave. La seule solution consiste à réduire le nombre de bâtiments et autres infrastructures dans ces zones à haut risque, tout en veillant à ce que la population soit bien informée et préparée aux catastrophes potentielles.

Les autorités hawaiiennes essayent de mettre en pratique un programme de rachat volontaire de logements et de propriétés touchées par l’éruption de 2018. Cela permet d’éviter le retour des habitants dans ces zones à haut risque. L’objectif principal est d’empêcher que ces propriétés inoccupées soient occupées par de nouvelles maisons ou des entreprises qui pourraient être exposées à de futures éruptions. Cependant, il n’est pas facile de convaincre les gens d’abandonner leurs biens et de reprendre une nouvelle vie dans un endroit plus sûr, alors qu’ils vivent depuis plus de 50 ans dans les deux zones les plus exposées au risque éruptif.
Des solutions ont été proposées, telles que l’installation de maisons modulaires qui peuvent être déplacées rapidement hors de la zone sinistrée. On a aussi testé d’autres matériaux de construction, tels que l’eucalyptus, dont l’île dispose facilement. Cela implique toutefois une modification des codes du bâtiment pour s’adapter à de telles constructions et à d’autres idées.
La Protection Civile du comté d’Hawaii met l’accent sur la préparation aux catastrophes naturelles et en particulier aux éruptions. Le comté est en train d’établir des plans de communication pouvant être utilisés lors d’une prochaine catastrophe. Il a développé des modèles de communication pour les situations les plus critiques. Des messages seront diffusés dans un délai minimal sur la messagerie des téléphones portables, la radio et la télévision, en relation avec le système de sirènes d’alerte. Cela permettra d’alerter la population pour toutes les situations d’urgence telles que les éruptions et les incendies de végétation en tout point de l’île.
Source : Big Island Now.

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Although it is a hotspot volcano with predominantly effusive activity, Kilauea is not without risks for Big Island residents. Memories of the destructive 2018 Lower East Rift Zone eruption in Puna are still fresh. Recovery is still ongoing five years after the lava flows wiped out several communities, including Kapoho, Lanipuna Gardens, most of Leilani Estates and parts of Pohoiki.

Just since 2018, there have been five more eruptions of Kilauea. They have all been confined to the summit caldera and posed no threat to life or property

However, East Rift Zone eruptions can occur frequently. Since 1950, there were long-lived eruptions at Maunaulu from 1969-71 and 1972-74 and Pu‘u‘ō’ō from 1983 to 2018. The eruption at Pu‘u‘ō’ō, which was divided into 61 episodes of activity, destroyed 215 structures and buried nearly 15 kilometers of highway with lava as thick as 34 meters. It ended just before the 2018 eruption began. That eruption also destroyed Kalapana in 1990 and was the longest and most voluminous known outpouring of lava from Kilauea’s East Rift Zone in more than 500 years

Shorter-lived eruptions occurred on the East Rift Zone 12 times between 1955 and 1980. The 1960 eruption destroyed a previous community at Kapoho. There also was a lava flow in 2014-15 that threatened Pahoa.

The volcano’s Southwest Rift Zone, which is less populated than the East Rift Zone, has not been as active during the past two centuries, but eruptions can still happen there. The most recent eruptions in this area were brief. An event in 1974 lasted for less than a day and an eruption in 1971 lasted for just five days. However, longer-lived vents are possible. The Maunaiki eruption lasted almost a year from 1919-20.

While the 2018 event represented the largest summit collapse and Lower East Rift Zone eruption in the past 200 years, it also fits a pattern of Kilauea’s past behaviour. What was unprecedented was the impact, which was due to the development growth in that part of the Big Island. Indeed, with more people now living, working and playing there, it has become more difficult to mitigate the high risk of inevitable future eruptions.

While structural engineering and construction methods can be adapted to reduce damage from other natural disasters such as hurricanes and earthquakes, they do not help with lava flows. There is no building code that will save a house from being inundated by lava. The only solution is to reduce buildings and infrastructure in those high-risk zones while ensuring residents are well-informed and prepared for potential disasters. The county continues to advocate for its voluntary housing buyout program which is dedicated to acquiring properties affected by the 2018 eruption to minimize the return of residents to those high-risk areas. The primary objective is to keep those properties unoccupied by new homes or businesses that could be vulnerable to future eruptions. However, it’s noteasy to ask all people to abandon their properties and pick up their entire lives to move somewhere safer, when they have lived in neighborhoods in lava zones 1 and 2, the two highest areas at risk of eruption, for more than 50 years.

Suggestions have been made such as building more modular homes that could be moved out of the area of a disaster and testing other nontraditional materials for construction, such as eucalyptus, which the island has a readily available supply. That would include taking a look at the county’s building codes and how they could be changed to accommodate such construction and other ideas.

The Hawai‘i County Civil Defense Agency emphasizes disaster preparedness related to eruptions.The County is establishing comprehensive communication plans for the next disaster.

It has developed templates for the most critical hazards so messages can be dispersed with minimal delay and is using the Public Alert Warning System to support messaging to cellphones, radio and TV in combination with the outdoor alert siren system to alert people about emergencies of all types, including natural disasters such as eruptions and wildfires anywhere on the island.

Source : Big Island Now.

L’éruption de 2018 a été particulièrement dévastatrice (Crédit photo: HVO)