La Turquie et la COP31

Concentrations de CO2 : 426,71 ppm (9 octobre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026), contre 1929,17 en juin 2025.

La COP 31 aura lieu dans un mois à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre 2026. L’événement repose sur une structure conjointe inédite où la Turquie est le pays hôte, tandis que l’Australie assure la présidence des négociations.

J’ai toujours eu de gros doutes sur l’utilité des Conferences of the Parties (COP) dont l’organisation demande un argent fou et qui se terminent par des décisions non contraignantes. Au final, les états participants font un peu ce qu’ils veulent… et les concentrations des gaz à effet de serre dans l’atmosphère continuent d’augmenter (voir ci-dessus) !

Je reparlerai, bien sûr, de la COP31 en temps utile, mais voici déjà quelques informations concernant le secteur énergétique en Turquie.

Le 21 septembre 2026, le président désigné de la COP31 et ministre de l’Environnement turc, Murat Kurum, a indiqué que son pays mettra « une IA respectueuse du climat » sous les projecteurs à l’occasion de la COP31, sur fond de craintes croissantes concernant son empreinte carbone. Il a ajouté que pousser les entreprises technologiques à alimenter les centres de données avec de l’énergie propre serait l’une des principales priorités des discussions. Cela s’inscrit dans l’objectif phare d’électrification de la Turquie, qui vise à porter d’ici 2035 la part de la demande énergétique satisfaite par l’électricité à 35 %, contre environ 20 % aujourd’hui. La Promesse 35 pour 2035 a été annoncée en juin comme un moyen de contribuer à orienter le monde vers un avenir à faibles émissions de carbone.

S’agissant de l’électrification, il ne faut pas dire n’importe quoi. L’électrification consiste à remplacer par des sources propres les technologies qui brûlent des combustibles fossiles, par exemple en substituant à une voiture ou un bus diesel un véhicule électrique. Cela n’élimine toutefois pas nécessairement l’utilisation de combustibles fossiles polluants. Le World Resources Institute (WRI) décrit l’électrification comme « un facilitateur, et non une fin en soi », en ajoutant : « Une voiture électrique alimentée par un réseau très dépendant du charbon peut être pire pour le climat qu’une voiture qui roule à l’essence. Les bénéfices dépendent de la façon dont l’électricité est produite. »

Des experts craignent que la Promesse 35 de la Turquie pour 2035 permette aux gouvernements de comptabiliser l’extension de la production électrique à partir du gaz comme un progrès vers les objectifs d’électrification.

Des garde-fous clairs sont donc essentiels pour garantir que l’électrification fasse progresser à la fois la justice climatique et l’accès équitable aux énergies renouvelables, et non l’agenda de l’industrie des fossiles. Attendons de voir jusqu’où la COP31 sera honnête dans ce domaine.

Malgré des conditions de sécheresse, l’hydroélectricité reste la première source d’électricité propre de la Turquie (16 %). La part de l’éolien dans la production (11,1 %) dépasse celle de nombreux pays du G7, dont l’Italie (8,1 %) et la France, très dépendante du nucléaire (8,2 %). La production d’électricité solaire (10,5 %) a doublé en Turque au cours des deux dernières années, mais reste très en retard par rapport à des pays d’Europe du Sud au potentiel similaire comme l’Italie (17 %) et l’Espagne (22 %).

Le charbon demeure la première source d’électricité de Turquie, représentant 34,3 % de sa production en 2025. C’est 1,2 point au-dessus de la moyenne mondiale et 25,07 points au-dessus de la moyenne de l’UE.

Près de deux tiers de la production d’électricité à partir de charbon de Turquie repose sur des importations, ce qui a des implications pour la sécurité énergétique. Le pays dépend également fortement du gaz, qui a représenté 22,1 % de sa production électrique en 2025. Là encore, ce niveau est supérieur aux moyennes mondiale et européenne.

Graphique montrant la production d’électricité en 2025 dans  le monde, en Turquie et dans l’Union Européenne (Source : Ember Electricity Data Explorer)

Les émissions de carbone du secteur électrique en Turquie ont presque doublé au cours des deux dernières décennies en raison de la hausse de la production à partir de combustibles fossiles pour répondre à une demande croissante, même si la progression de l’éolien et du solaire au cours de la dernière décennie a contribué à infléchir cette tendance.

En Turquie, les émissions par habitant étaient alignées sur la moyenne mondiale en 2025. Le pays vise désormais à ce que 47 % de son électricité provienne des renouvelables d’ici 2030, un objectif légèrement plus ambitieux que la cible contraignante d’au moins 42,5 % fixée par l’UE.

Source : Euronews.

Énergie et centres de données aux États Unis // Energy and data centers in the U.S.

Les températures sont en hausse partout dans le monde et les États-Unis ne font pas exception. L’Ouest et la côte Est sont confrontés à d’intenses vagues de chaleur. L’utilisation de la climatisation est telle que des villes comme New York mettent en garde contre des pannes d’électricité et demandent aux habitants de réduire la climatisation aux heures les plus chaudes de la journée, généralement entre 11 h et 16 h.
Les États-Unis arrivent en tête du classement mondial pour le nombre de centres de données – data centers – en activité, avec 3 960 unités, un nombre qui frôle la barre des 4 000. Le Royaume-Uni occupe une lointaine deuxième place avec 498 centres de ce type. La Chine en compte 365, un chiffre étonnamment bas compte tenu de l’explosion de ses activités liées à l’intelligence artificielle.
Les États-Unis se classent au deuxième rang pour le nombre d’unités de climatisation, avec 374 000 appareils, derrière la Chine qui en compte 569 000. Toutefois, la Chine compte 1,3 milliard d’habitants, contre 349 millions pour les États-Unis. À noter que la France est très loin derrière.
Le défi, peut-être impossible à relever à court terme, voire à plus longue échéance, réside dans la fragilité du réseau électrique américain, dont certaines parties datent de plusieurs décennies. La production d’électricité fait également face à des obstacles, notamment en matière d’empreinte carbone. En ce qui concerne la production d’énergie aux États-Unis, le gaz naturel représente 43 % du total, le charbon 16 % et l’éolien – en tête des énergies renouvelables – 10 %.
L’expansion des centres de données dédiés à l’IA est inévitable. Les plus grandes entreprises du secteur, avec à leur tête OpenAI, Amazon et Alphabet, devraient investir 1 000 milliards de dollars dans ces infrastructures en 2027. Sans ces installations, la progression des avancées scientifiques majeures se trouverait freinée. À côté de cela,, lors des périodes de forte chaleur, les températures élevées peuvent nuire à la santé, voire entraîner la mort. Intervient alors le conflit entre nouvelles technologies et santé publique.
La production d’énergie aux États-Unis ne pourra pas suivre la demande globale dans un avenir proche. La demande en électricité des centres de données devrait doubler d’ici l’année prochaine. Selon une analyse récente, «la part des centres de données dans la demande maximale d’électricité pendant l’été aux États-Unis devrait passer de 4,1 % en 2025 à 8,5 % en 2027, provoquant une tension considérable sur le marché national de l’électricité».

Source : Presse américaine.

Graphique montrant la demande, actuelle et à venir, en électricité des centres de données aux États Unis

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Temperatures are not just rising around the world. Specifically, they have risen quickly in parts of the US. Just like the West, the U.S. East Coast is currently facing severe heat waves. Air conditioning use is so high that cities like New York are warning of blackouts and asking people to throttle back cooling during the hottest part of the day, usually between 11 AM and 4 PM.

The US leads the world in the number of data centers currently in use. The future is just shy of 4,000, with the current figure at 3,960. The UK is a distant second at 498. The China figure is 365, but it’s suspiciously low given the explosion in their AI footprint.

The US ranks second in air-conditioning units, with 374,000. China is first at 569,000. However, China has a population of 1.3 billion. The US population is 349 million.

The challenge, which may be impossible to fix in the near term or even the foreseeable future, is that the US grid is weak and some parts of it are decades old. Electricity generation also faces challenges. Among them is the carbon footprint. Asenergy generation in the U.S. is concerned, natural gas is 43%. Coal is at 16%. Wind tops renewables at 10%.

It is inevitable that the AI data center footprint will grow. Among them, the largest AI companies led by OpenAI, Amazon, and Alphabet are expected to invest $1 trillion in these data centers next year. Without their constitution, the most important scientific advance will find its growth constrained. On the other hand, in the hottest periods, heat can sicken or even kill people

Energy generation in the US will not keep up with the overall demand anytime soon. Data center power demand will double by next year. According to an analysis, « Data centers’ share of total US peak summer power demand is projected to jump to 8.5% in 2027 from 4.1% in 2025, creating significant tightening across the national power market. »

Source : U.S. News media.

L’Australie et le stockage d’énergie par batterie // Australia and battery energy storage

Alors que des vagues de chaleur intenses frappaient l’Europe et l’Asie et que les marchés pétroliers mondiaux connaissaient une volatilité extrême en mai et juin 2026, les deux grandes cheminées de l’une des plus importantes centrales électriques d’Australie étaient en cours de démolition. Parallèlement, le ministre australien de l’Énergie tenait une conférence de presse pour saluer une baisse allant jusqu’à 10 % du prix de référence de l’électricité dans certaines régions du pays.
En toute discrétion, et sans susciter beaucoup d’écho à l’échelle internationale, l’Australie est à l’avant-garde d’une révolution en matière d’énergies renouvelables domestiques et d’utilisation de batteries. Le pays démontre ainsi ce qu’il est possible d’accomplir grâce à des politiques adaptées. L’Australie figurait déjà parmi les leaders mondiaux du solaire résidentiel, avec des panneaux installés sur un foyer sur trois. Elle fait toutefois partie des nations responsables de la crise climatique en raison de ses exportations massives de combustibles fossiles. Mais ce sont les batteries qui confèrent aujourd’hui une nouvelle dynamique à l’Australie.
Près de 60 % de la capacité de stockage par batterie à usage domestique installée en 2025 à travers quelque 200 pays – à l’exception de la Chine – se trouve sur le continent australien. Depuis juillet 2025, environ 415 000 foyers ont été équipés, ce qui représente environ une unité pour 25 foyers australiens.
Le déploiement de batteries à l’échelle industrielle progresse presque aussi rapidement : l’Australie (27 millions d’habitants) n’est dépassée que par la Chine (1,4 milliard) et les États-Unis (350 millions) en termes de nouvelle capacité installée, et le nombre de raccordements a plus que doublé l’année dernière. L’essor de l’utilisation des batteries, qu’elles soient de petite ou de grande taille, commence à faire baisser le coût de l’électricité issue du réseau national, lequel comprend plus de 40 000 km de lignes de transport et de câbles reliant l’extrême nord tropical du Queensland à l’État insulaire de Tasmanie, au sud.
Les batteries constituent une technologie de stockage d’énergie utilisant des procédés chimiques pour absorber et restituer l’énergie à la demande. La technologie lithium-ion est la plus répandue pour le stockage de l’électricité. Coupler des batteries à des installations de production d’énergie renouvelable permet de stocker l’énergie durant les périodes de faible demande et de la réinjecter dans le réseau lors des pics de consommation.
Contrairement à de nombreuses autres formes de stockage et de production d’énergie, les batteries sont particulièrement précieuses car elles offrent une grande flexibilité. Elles peuvent réagir plus rapidement que les autres technologies de stockage ou de production et contribuent à la stabilité du réseau en s’activant ou en se désactivant en une fraction de seconde.
Les batteries peuvent être installées dans des environnements variés, en petites ou grandes quantités, pour répondre à différents besoins. Par exemple, un grand nombre de batteries installées pour le stockage à grande échelle (ou LSBS, pour *Large-Scale Battery Storage*) peuvent fonctionner comme une centrale électrique de grande puissance raccordée au réseau de transport d’électricité.
Des batteries de plus petite capacité peuvent être installées chez les particuliers pour assurer une alimentation de secours, mais elles peuvent également être exploitées collectivement au sein de ce que l’on appelle une centrale électrique virtuelle (Virtual Power Plant, VPP).
Grâce à la polyvalence de cette technologie et à la baisse des coûts, l’utilisation de batteries pour les énergies renouvelables devrait se développer dans les années à venir.
L’utilisation de batteries sur le réseau électrique australien devrait continuer de progresser, portée par les avancées technologiques et la baisse rapide des coûts. Par ailleurs, plusieurs dispositifs gouvernementaux ont contribué à réduire les coûts et à favoriser les subventions, accélérant ainsi l’adoption de cette technologie par les producteurs et les consommateurs d’énergie en Australie.

L’essor du stockage par batterie en Australie atteint un stade où, durant une partie de la journée, l’électricité ne coûtera pratiquement rien à certains consommateurs. Depuis le 1er juillet 2026, l’électricité est gratuite en milieu de journée dans trois États australiens : le prix de l’énergie tombe à zéro entre 11 h et 14 h. C’est une illustration frappante de la manière dont l’énergie solaire bon marché et le stockage par batterie bouleversent l’économie des réseaux électriques.
L’Australie développe rapidement ses capacités de stockage, tant au niveau du réseau qu’auprès des particuliers. Plus de 415 000 batteries domestiques ont été installées au cours de l’année écoulée, soit environ une pour 25 foyers.
L’installation de batteries est l’un des meilleurs moyens de protéger son domicile en cas de coupure de courant, de réduire ses factures énergétiques et de se rapprocher de l’autonomie vis-à-vis du réseau. Une autre option consiste à opter pour des batteries « plug-and-play » (prêtes à l’emploi), bien moins onéreuses qu’un système de secours pour toute la maison.
Cette transition vers les batteries peut se traduire par une baisse des factures, une moindre exposition aux fluctuations des prix des combustibles et un air plus pur. Les batteries domestiques permettent de faire fonctionner les appareils essentiels lors des pannes, de réduire les coûts aux heures de pointe et d’offrir aux ménages une meilleure maîtrise de leur consommation d’énergie.
L’Australie modifie également ses dispositifs d’incitation pour encourager la consommation d’électricité lorsque la production solaire est abondante en milieu de journée. Cpùùe indiqué plus haut, dans le cadre du programme « Solar Sharer », les clients du Queensland, de la Nouvelle-Galles du Sud et de l’Australie-Méridionale bénéficient de l’électricité gratuite entre 11 h et 14 h depuis le 1er juillet 2026 ; d’autres États devraient rejoindre l’initiative en 2027. Ces créneaux horaires ont été choisis pour correspondre à la période de la journée où la production solaire est maximale, la demande minimale et l’énergie la moins chère.
Source : Gouvernement australien, The Cool Down (TCD).

Centrale de stockage f’énergie par batterie de Waratah Super Battery, en passe de faire partie des plus importants projets de ce type (Source : Akaysha Energy / Powin Energy)

Exemple de stockage d’énergie par batterie à usage domestique (Source : FlowPower)

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As intense heatwaves pummelled Europe and Asia, and oil markets around the world leapt and sputtered, the two big chimneys of one of Australia’s largest power stations were being demolished. Meanwhile, the Australian energy minister was holding a media conference to hail a fall of up to 10% in the benchmark electricity price in parts of the country.

Quietly, and with surprisingly little fanfare from the rest of the world, Australia is pioneering a revolution in home renewables and battery use, proving what is possible with the right policies. The country was already one of the global leaders in domestic solar power, with panels on one in three homes. It also remains, however, a major contributor to the climate crisis through its vast fossil fuel exports. But it is batteries that are giving Australia a new burst of speed.

Nearly 60% of the household-scale battery capacity installed across almost 200 countries – except China – this year will be in the southern continent. Since July, about 415,000 homes have been connected. It is roughly one unit for every 25 Australian homes.

Industrial-scale batteries are being built nearly as quickly, with Australia (population: 27 million) trailing only China (1.4 billion) and the US (350 million) in new capacity after connections more than doubled last year. The increase in battery usage big and small is starting to bring down the cost of electricity from the nation’s power grid, which includes more than 40,000km of transmission lines and cables between tropical far-north Queensland and the southern island state of Tasmania.

Batteries are an energy storage technology that uses chemicals to absorb and release energy on demand. Lithium-ion is the most common battery chemistry used to store electricity. Coupling batteries with renewable energy generation allows that energy to be stored during times of low demand and dispatched at times of peak demand.

Unlike many other forms of energy storage and generation, batteries are particularly valuable because they provide flexibility. They can respond faster than other energy storage or generation technologies, and help maintain grid stability by turning on and off in fractions of a second.

Batteries can be located in a range of areas and installed in small or large quantities for different uses. For example, a large number of batteries installed as grid-scale or large-scale battery storage (LSBS) can act as a large-scale power generator connected into the electricity transmission system.

Smaller-scale batteries can be installed in homes to provide backup power, but can also be operated as a collective in what is called a Virtual Power Plant (VPP).

Due to the technology’s versatility and falling costs, the use of batteries for renewable energy is expected to increase over the coming years.

Battery use in the Australian electricity grid is expected to keep growing due to technological advances and rapid cost declines. A number of government schemes have also driven down battery costs and subsidies, accelerating the adoption of the technology by Australian energy producers and users.

Australia’s battery surge is reaching a point where, for part of the day, electricity will effectively cost some people nothing.

Free midday electricity came to three Australian states on July 1, 2026, when the price of power dropped to zero from 11 a.m. to 2 p.m. each day, a striking sign of how far cheap solar and battery storage are shifting grid economics.

Australia has been rapidly expanding storage at both the grid and household level, a trend that is pushing electricity prices lower and reducing dependence on costly gas-fired generation. More than 415,000 residential batteries were added over the past year, roughly one for every 25 houses.

Adding battery storage is one of the best ways to protect one’s home during outages, save on energy costs, and move closer to going off-grid. Another option is plug-and-play batteries that are much cheaper than a whole-home backup system.

That shift to batteries can mean lower bills, less exposure to fuel price shocks, and cleaner air. Home batteries can keep essential appliances running during blackouts, cut peak-hour costs, and give households more control over their energy use.

Australia is also changing incentives to encourage people to use more electricity when midday solar is abundant. Under the Solar Sharer program, customers in Queensland, New South Wales, and South Australiahave been getting free electricity from 11 a.m. to 2 p.m. since July 1, 2026, and other states are expected to join in 2027. Those hours were selected to match the stretch of the day with the most solar generation, the lowest demand, and the cheapest power.

Source : The Australian government, The Cool Down (TCD).

Désinformation climatique en France

Selon un collectif de trois ONG – Quotaclimat, Science Feedback et Data For good – 128 cas de désinformation climatique ont été recensés dans plusieurs médias depuis le début de l’année 2025, Un outil d’intelligence artificielle a permis de les quantifier en les détectant automatiquement. Cet outil scanne la retranscription écrite des programmes de ces chaînes. Les premiers résultats sont issus d’une surveillance de dix chaînes de télévision et de huit antennes radio nationales sur les trois premiers mois de l’année.

Il s’agit de cas de désinformation qui viennent contredire des faits établis par le consensus scientifique international. Selon l’une des ONG, cela concerne « quasiment tous les médias français. »

Ainsi, Sud Radio concentre 40 cas de désinformation. Selon les résultats des ONG, en deuxième position, on retrouve CNews avec 26 cas recensés puis LCI (11 cas), RMC (11), BFMTV (10), Europe 1 (10), franceinfo TV (9), France 2 (4), France Info radio (2), France Inter (2), Arte (1), France Culture (1) et RTL (1).

Contrairement aux idées reçues cantonnant la désinformation aux réseaux sociaux, le collectif d’ONG explique que les médias traditionnels sont désormais fortement exposés à la désinformation climatique. Parmi les sujets les plus concernés, on retrouve l’énergie qui arrive largement en tête. Il s’agit surtout de désinformation ciblée sur les énergies renouvelables. Autre thématique ciblée, « la mobilité » et particulièrement « le sujet des véhicules électriques ».

Selon les trois ONG, cette « normalisation de la désinformation climatique » intervient dans « un espace informationnel audiovisuel supposé être régulé et donc protégé ». Il serait donc souhaitable que les médias concernés effectuent un meilleur contrôle de l’information, mais aussi que l’Autorité de régulation indépendante (Arcom) soit plus vigilante.

Source : Médias français dont France Info.

Étant particulièrement vigilant sur le réchauffement climatique et son impact sur les zones glaciaires, j’ai observé à plusieurs reprises la mise sous silence de certains événements. Cela fait également partie de la désinformation. S’agissant de la hausse des températures, les intervenants de Météo-France sur France Info insistent beaucoup plus sur les températures en dessous des normales saisonnières que sur celles qui les dépassent largement, comme c’est le cas actuellement. De plus, rares sont les informations à propos de la fonte des glaciers alpins et sur le dégel du pergélisol et ses conséquences. Il faut que se produisent des événements spectaculaires pour que l’information soit diffusée.

Photo: C. Grandpey