Pompéi en 79 : une éruption, mais pas seulement ? // Pompeii in 79 : an eruption, but not only ?

La découverte de deux squelettes présentant d’importantes fractures et traumatismes, découverts dans les ruines de Pompéi, semble indiquer que des secousses sismiques ont amplifié la destruction de l’ancienne cité romaine par l’éruption du Vésuve en octobre 79. Ce n’est pas la première fois que cette hypothèse est avancée. Je l’ai mentionnée à plusieurs reprises à propos de Pompéi dans mes notes précédentes.

Photo: C. Grandpey

Elle apparaît à nouveau ces jours-ci dans les médias à la suite d’une étude publiée dans la revue Frontiers in Earth Science le 18 juillet 2024. On y apprend que de nombreuses personnes ayant survécu à l’éruption ont probablement été tuées par de « puissants séismes » qui ont rapidement suivi. Les dernières découvertes pourraient permettre aux archéologues de mieux reconstituer les événements qui ont conduit à la destruction soudaine et catastrophique de la ville et de ses habitants.
Au cours des fouilles, en particulier dans la « casa dei Pittori al Lavoro » (maison des Peintres au travail), les chercheurs ont trouvé des incohérences dans les effets de l’éruption dans certains bâtiments effondrés qui supposaient probablement « une explication différente ». Lorsqu’ils ont découvert deux squelettes présentant de graves fractures, appartenant à des personnes d’une cinquantaine d’années, les scientifiques ont décidé d’approfondir leurs recherches. L’une des victimes a été brutalement écrasée par l’effondrement d’un grand fragment de mur. L’autre est probablement morte des suites de ses blessures après avoir tenté de se protéger avec un objet rond en bois dont les chercheurs ont trouvé des traces dans les dépôts volcaniques. Ces individus ont été découverts sur des lapilli de pierre ponce – de petits fragments de roche et de cendre qui sont tombés pendant environ 18 heures au cours de la première phase plinienne de l’éruption. Grâce aux écrits de Pline le Jeune, nous savons qu’elle a commencé vers 13 heures et a duré 2 jours.

Photo: C. Grandpey

Selon la dernière étude, les personnes qui n’avaient pas fui leurs abris ont peut-être été surprises par l’effondrement, provoqué par un séisme, de bâtiments qui croulaient déjà sous le poids de la cendre. Les scientifiques ont déclaré que les deux hommes ne sont pas morts à cause de l’inhalation de cendres ou de la chaleur extrême, comme on le pensait à propos de la plupart de ceux qui ont péri dans la catastrophe. De même, la plupart des personnes qui avaient survécu à la première phase de l’éruption ont probablement été submergées par l’effondrement des murs provoqué par des séismes.

Photo: C. Grandpey

Les chercheurs indiquent qu’il n’existe pas d’« estimation fiable » du nombre de personnes décédées lorsde l’éruption volcanique ou des dommages causés par les séismes qui ont suivi
Source : médias d’information internationaux.

Le tremblement de terre de 62 après JC.
Pompéi avait été victime de séismes avant l’éruption de l’an 79. Comme la plupart des villes situées à proximité de volcans actifs, Pompéi et sa voisine Herculanum étaient sous la menace de séismes. L’un d’eux s’était produit avant l’éruption meurtrière, probablement en février 62, avec une magnitude estimée entre M5,0 et M6,0 et une intensité de IX ou X sur l’échelle de Mercalli. Le séisme de l’an 62 a peut-être été un précurseur de l’éruption du Vésuve en 79. Le philosophe Sénèque le Jeune a écrit un récit de l’événement, en donnant des informations précieuses.
L’épicentre du séisme était situé près du flanc sud du Vésuve. Un lien entre les séismes dans le centre des Apennins et les éruptions du Vésuve a été proposé pour expliquer le séisme de 62, mais ce lien n’a jamais été prouvé.
Les villes de Pompéi et Herculanum ont toutes deux subi des dégâts importants, ainsi que certains bâtiments de Naples et de Nuceria. La maison de Lucius Caecilius Iucundus à Pompéi, détruite plus tard par l’éruption de 79 après JC, contenait des bas-reliefs montrant les dégâts causés à la ville et à son temple de Jupiter lors du séisme de 62. Lucius Caecilius Iucundus est peut-être mort pendant cet événement destructeur
Les dégâts causés par le séisme de l’an 62 étaient au moins en partie réparés à Pompéi et à Herculanum au moment de l’éruption de l’an 79.

A Herculanum, les recherches ont montré que les personnes qui s’étaient réfugiées dans les abris pour bateaux ont été victimes de la chaleur des coulées pyroclastiques (Photos: C. Grandpey)

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A pair of skeletons, with severe fracture and trauma injuries, found in the ruins of Pompeii seems to indicate that earthquakes compounded the cataclysmic destruction of the ancient Roman city by the eruption of Mount Vesuvius in October 79. This is not the first time this hypothesis ha been suggested. I have mentioned it severakl times in previous posts.

It is appearing again in the media following a study published in Frontiers in Earth Science on July 18th, 2024. It suggests that many people who survived the eruption were likely killed by “strong earthquakes” that quickly followed.The new findings may help archeologists better reconstruct the events that led to the sudden catastrophic destruction of the city and its people.

In the course of excavations in the city’s ruins,especially in the ‘casa dei Pittori al Lavoro’ (house of the Painters at Work), researchers found inconsistencies with the effects of volcanic eruption in some collapsed buildings that likely had “a different explanation”. When they found two skeletons with severe fractures, both of men around 50 years of age, scientists decided to investigate further. One individual was suddenly crushed to death by the collapse of a large wall fragment and another likely died from injuries after attempting to protect himself with a round wooden object of which the researchers found rotted traces in the volcanic deposits. These individuals were positioned on top of the pumice lapilli – small rock and ash particles that fell for about 18 hours during the first “Plinian” phase of the eruption. Thanks to the only surviving written testimony of the eruption, written by Pliny the Younger, we know that it started at around 1pm and lasted for 2 days. .

According to the latest study, the people who did not flee their shelters were possibly overwhelmed by earthquake-induced collapses of already overburdened buildings. Scientists said the two men didn’t die from inhaling ash or from extreme heat as was thought to have been the fate of most of those who perished in the disaster. Similarly, most people who survived the first phase of the eruption may likely have been overwhelmed by collapsing walls due to the earthquakes.

The researchers explain there is still no “reliable estimate” of how many people died from the volcanic eruption or from damage caused by subsequent earthquakes.

Source : international news media.

The earthquake of AD 62.

Like most cities lying close to active volcanoes, Pompeii and the neighbouring city of Herculanum were under the threat of earthqukes. One of them had occurred before the deadly eruption, probably in February 62, with an estimated magnitude betxeen M5.0 and M6.0 and a maximum intensity of IX or X on the Mercalli scale. The earthquake may have been a precursor to the eruption of Mount Vesuvius in AD 79. The contemporary philosopher Seneca the Younger wrote an account of the event, with precious information.

The epicentre of the earthquake was located close to the southern flank of Vesuvius. An association between earthquakes in the central Apennines and eruptions of Vesuvius has been proposed to explain the earthquake, but has not been proved yet

The towns of Pompeii and Herculaneum both suffered major damage, as well as some buildings in Naples and Nuceria. The House of Lucius Caecilius Iucundus in Pompeii, later destroyed by the eruption in AD 79, contained bas-reliefs showing damage to the city and its Temple of Jupiter during the earthquake of 62. Lucius Caecilius Iucundus, may have died during the earthquake.

The damage caused by the AD 62 earthquake was at least partly repaired in both Pompeii and Herculaneum by the time of the AD 79 eruption.

De plus en plus de feux de forêts dans l’Arctique // More and more wildfires in the Arctic

Avec l’accélération du réchauffement climatique, on assiste à une intensification des incendies de végétation. Les médias font état régulièrement de zones dévastées par les flammes en Turquie, en Californie ou encore en Grèce. Le plus inquiétant, c’est que les forêts arctiques partent, elles aussi, en fumée. L’Alaska, le Canada et la Russie sont exposées à des incendies particulièrement intenses.

En Russie, le nombre d’incendies ne cesse d’augmenter, particulièrement en Sibérie, ce qui est confirmé par les images satellites de la NASA. Comme le précise l’agence spatiale, ces incendies se déclenchent dans des zones riches en tourbe, une matière organique fossile qui a une forte propension à brûler. J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur ce blog sur les incendies zombies qui ont tendance à se multiplier dans l’Arctique, en particulier en Sibérie. Vous pourrez lire l’une de ces notes (30 mai 2021) en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/05/30/incendies-zombies-en-siberie-zombie-wildfires-in-siberia/

Image satellite montrant le réveil d’un incendie qui avait couvé dans le sous-sol arctique pendant tout l’hiver (Source : Copernicus)

Dans l’Extrême-Orient russe, les outils à bord du satellite Sentinel-2 de Copernicus ont mesuré des épaisseurs anormalement élevées de fumées et des concentrations de particules fines plusieurs fois supérieures au seuil d’exposition moyen recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

La situation est tout aussi inquiétante en Alaska où près de 250 000 hectares ont déjà brûlé en 2024. Le dernier incendie le plus spectaculaire a eu lieu dans le Parc National du Denali dans les premiers jours de juillet 2024.

 

Photo: C. Grandpey

Il a entraîné la fermeture du Parc aux visiteurs pendant plusieurs jours. Le Service des parcs nationaux d’Alaska explique que la saison de feux de forêt en Alaska débute fin mai pour se terminer à la fin du mois de juillet. En moyenne, un million d’hectares brûlent dans tout l’Etat chaque année. Il faut ajouter que les forêts arctiques sont fragilisées par le dégel du permafrost, avec des racines qui ne sont plus maintenues solidement dans le sol.

 

« Forêt ivre » dans le Yukon (Photo: C. Grandpey)

Plus à l’est, au Canada, après une année 2023 où le nombre d’hectares brûlé a battu des records, les incendies se sont intensifiés depuis le début du mois de juillet 2024, notamment dans les provinces de l’ouest. Fin juin – début juillet en Alberta, l’intensité des feux était très élevée par rapport à la moyenne 2003-2023. Les autorités locales indiquent que 129 feux actifs avaient été recensés le 16 juillet. On estime que ces incendies ont ravagé 1,5 million d’hectares de forêts depuis le début de l’année. La plupart sont causés par la foudre, comme ailleurs sur l’ensemble du continent nord-américain. Ils font partie du cycle naturel des forêts boréales, denses et difficiles d’accès. Le Service des parcs nationaux d’Alaska indique que les incendies contribuent aussi à la régénérescence des forêts.

Cependant, ces incendies sont alimentés par des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses qui sont la conséquence du réchauffement climatique d’origine anthropique. Il est utile de rappeler (information Copernicus) que le mois de juin 2024 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré, effaçant le record déjà battu en 2023.

Suivant la tendance de réchauffement de l’Arctique où la hausse des températures est plus rapide qu’ailleurs sur la planète, le nombre et l’intensité des incendies sont en augmentation significative depuis deux décennies dans cette région. Fin juin 2024, des scientifiques de l’université australienne de Tasmanie ont publié une étude dans le journal Nature Ecology and Evolution. Il en ressort que la fréquence des feux de forêt dans le monde a été multipliée par 2,2 entre 2003 et 2023. Ce sont notamment les forêts tempérées de conifères, dans l’ouest des Etats-Unis, et les forêts boréales qui couvrent l’Alaska, le nord du Canada et de la Russie, qui sont les plus touchées, avec une fréquence d’incendies multipliée respectivement par onze et par sept.

Source : médias internationaux, comme France Info dans notre pays.

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With the acceleration of global warming, we are witnessing an intensification of wildfires. The media regularly report areas devastated by the flames in Turkey, California and Greece. Most worrying, the Arctic forests are also going up in smoke. Alaska, Canada and Russia are exposed to intense wildfires.
In Russia, the number of fires continues to increase, particularly in Siberia, which is confirmed by NASA satellite images. As specified by the space agency, these fires start in areas rich in peat, a fossil organic material that has a high propensity to burn. I have drawn attention several times on this blog to the zombie fires that tend to develop in the Arctic, particularly in Siberia. You can read one of these posts (May 30th, 2021) by clicking on this link:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/05/30/feus-zombies-en-siberie-zombie-wildfires-in-siberia/

In the Russian Far East, tools aboard the Copernicus Sentinel-2 satellite measured abnormally high smoke thickness and concentration of fine particles several times higher than the average exposure threshold recommended by the World Health Organization. Health (WHO).
The situation is just as worrying in Alaska where nearly 250,000 hectares have already burned in 2024. The last, most spectacular wildfire took place in Denali National Park in the first days of July 2024. It led to the closure of the Park to visitors for several days. The Alaska National Park Service explains that Alaska’s wildfire season begins in late May and ends at the end of July. On average, one million acres burn across the State each year. It should be added that Arctic forests are weakened by the thawing of permafrost, with roots that are no longer held securely in the soil.
Further east, in Canada, after a year 2023 when the number of hectares burned broke records, fires have intensified since the beginning of July 2024, particularly in the western provinces. At the end of June – beginning of July in Alberta, the intensity of fires was very high compared to the 2003-2023 average. Local authorities indicate that 129 active fires had been recorded on July 16th. It is estimated that these fires have ravaged 1.5 million hectares of forests since the start of the year. Most are caused by lightning, as elsewhere across the North American continent. They are part of the natural cycle of boreal forests which are dense and difficult to access. The Alaska National Park Service says the wildfires also contribute to forest regeneration.
However, these fires are fueled by increasingly frequent and increasingly intense episodes of drought which are the consequence of anthropogenic global warming. It is useful to remember (Copernicus information) that the month of June 2024 was the hottest June on record, erasing the record already broken in 2023.
Following the warming trend in the Arctic where the rise in temperatures is faster than elsewhere on the planet, the number and intensity of fires have been increasing significantly for two decades in this region. At the end of June 2024, scientists from the Australian University of Tasmania published a study in the journal Nature Ecology and Evolution. It appears that the frequency of forest fires in the world increased by 2.2 between 2003 and 2023. The temperate coniferous forests, in the west of the United States, and the boreal forests which cover the Alaska, northern Canada and Russia, are the most affected, with a frequency of fires multiplied by eleven and seven respectively.
Source: international news media, such as France Info in our country.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui comptent visiter le Kawah Ijen (Indonésie) cet été. Une hausse de l’activité sismique a été enregistrée entre le 1er janvier et le 12 juillet 2024. Le 12 juillet, une augmentation significative a été observée ainsi qu’une hausse du tremor volcanique. Le niveau d’alerte a été élevé de 1 à 2 (Waspada).
Une hausse d’activité dans le cratère peut conduire à des explosions de gaz et à des épisodes éruptifs avec émissions de CO2 qui peut s’écouler le long des vallées, comme ce fut le cas en mars 2018. Actuellement, la couleur de l’eau du cratère est normale (vert turquoise), sans bulles de gaz visibles à la surface et sans changements de température. La température actuelle est normale à 34 °C.
En raison du nouveau niveau d’alerte, il est conseillé à la population locale, aux visiteurs, aux touristes et aux mineurs de ne pas s’approcher de la lèvre du cratère, de descendre au fond du cratère ou de passer la nuit à moins de 1,5 km du cratère.
Source  : VSI, CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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Des émissions modérées mais continues de gaz et de vapeur sont toujours observées à White Island (Nouvelle-Zélande). Bien que le niveau d’alerte volcanique reste à 2, GeoNet prévient que des éruptions peuvent toujours se produire sans prévenir ou presque. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Le panache est émis par une grande bouche au fond du cratère. L’analyse des données collectées lors d’un vol le 12 juillet 2024 a indiqué une diminution du niveau de gaz magmatiques par rapport aux observations précédentes du 10 juin.
Le lac a presque disparu au fond du cratère où il ne reste que quelques petites flaques d’eau.
GeoNet explique que de tels changements dans le cratère ont été observés à plusieurs reprises dans le passé et représentent des processus normaux.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Une petite éruption a été détectée sur l’île Mathew (arc volcanique du Vanuatu) le 15 juillet 2024 par le VAAC de Wellington qui a émis deux avis de cendres volcaniques.
C’est la première activité éruptive sur ce volcan depuis 1956. La Smithsonian Institution indique deux autres éruptions historiques sont confirmées en 1949 (VEI 2) et 1954 (VEI 2).

 

Source : Copernicus – Sentinel-2

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Comme indiqué précédemment, la Voragine de l’Etna (Sicile) a connu un nouvel épisode éruptif dans la soirée du 15 juillet 2024. Le processus a été le même que pour les autres événements de ce type : intensification d’une activité strombolienne en puissantes fontaines de lave. La colonne éruptive atteignait 6000 m d’altitude. Des retombées de cendres ont été observées dans les zones sous le vent à lESE du volcan.

Image webcam du dernier paroxysme

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À Stromboli (Sicile), le volcan gronde, les gestionnaires d’infrastructures touristiques aussi. Suite à l’intensification de l’activité éruptive début juillet avec coulée de lave à 785 m d’altitude et coulées pyroclastiques provoquées par des effondrements au sommet du volcan, l’alerte rouge a été décrétée sur l’île, avec des conséquences économiques faciles à imaginer. Quelque 500 emplois sont menacés. L’accès au volcan, avec ou sans guide est suspendu. On parle déjà d’un tsunami économique. Il a été demandé à la Région (avec copie au Président de la République) de rapidement décréter l’état de catastrophe naturelle.

Ces jours-ci, le volcan semble s’être calmé, mais la situation reste incertaine et aucune prévision n’est bien sûr, possible. On observe une activité strombolienne à raison de 7-8 explosions d’intensité moyenne chaque heure.

Si la situation actuelle n’évolue pas, on peut raisonnablement penser que la couleur du niveau d’alerte sera abaissée et que les excursions reprendront. Le problème est que l’activité du Stromboli est devenue imprévisible depuis quelques années avec des crises éruptives majeures d’une grande soudaineté. Elles peuvent représenter un réel danger pour des personnes et les biens.

Les propriétaires des infrastructures touristiques espèrent seulement que le mois d’août sera meilleur…

Source : Presse italienne.

Coulée de lave sous la zone cratèrique NE du Stromboli (Crédit photo: INGV)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 55 explosions par jour. Elles envoient des panaches de cendres jusqu’à 2 200 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange.

Crédit photo: IGP

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L’accumulation de magma se poursuit à Svartsengi sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Environ 13 millions de mètres cubes de magma sont entrés à la chambre magmatique. Selon le Met Office, la probabilité d’une intrusion magmatique ou d’une nouvelle éruption au cours des trois prochaines semaines a considérablement augmenté. En effet, la quantité de magma entrée dans la chambre a atteint la limite inférieure de la quantité jugée nécessaire pour déclencher une nouvelle éruption.
Ce qui est plus inquiétant, c’est que les dernières analyses indiquent que l’activité éruptive se déplace vers le sud et se rapproche de Grindavík à chaque événement.

L’inflation à Svartsengi (Source: Met Office)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

This is not good news for those who intend to visit Kawah Ijen (Indonesia) this summer. Increased seismic activity has been recorded between January 1st and July 12th, 2024. On July 12th, a significant increase was observed along with a rise in the tremor tremor, prompting authorities to increase the Alert Level from 1 to 2 (Waspada).

The increased activity in the crater can lead to “gas outbursts” and eruptions, primarily releasing CO2 which flows along the valleys, as observed in March 2018. Currently, the crater water color remains normal (turquoise green), with no visible gas bubbles or temperature changes. The current temperature is normal at 34 °C.

Due to the news alert level, local residents, visitors, tourists, and miners are advised not to approach the crater’s edge, descend to the crater’s bottom, or stay overnight within a 1.5 km radius from the crater.

Source : VSI, CVGHM.

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Continuous moderate gas and steam emissionsare still observed at White Island (New Zealand). Although the Volcanic Alert Level remains at 2, GeoNet warns that eruptions can still occur with little or no warning. The Aviation Color Code is kept at Yellow.

The plume is being emitted from an enlarged vent on the crater floor, Analysis of data collected during an overflight on July 12th, 2024 indicated decreased levels of magmatic gas compared to the previous observations on June 10th.

The crater lake has almost disappeared with only a few small puddles remaining .

GeoNet explains that these changes in the vent area and the plume have been seen many times in the past and represent normal processes at the volcano.

Source : GeoNet.

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A small eruption was detected at Mathew Island (Vanuatu Volcanic Arc) on July 15th, 2024 by Wellington VAAC that issued two Volcanic Ash Advisories.

It is the first eruptive activity at this volcano since 1956. The Smithsonian Institution indicates two other confirmed historical eruptions in 1949 (VEI 2) and 1954 (VEI 2).

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As previously indicated, Mt Etna‘s Voragine (Sicily) went through a new eruptive episode on the evening of July 15th, 2024. The process was the same as for other events of this type : intensification of Strombolian activity in powerful lava fountains. The eruptive column reached 6000 m altitude. Ashfall was reported in areas downwind to the ESE of the volcano.

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At Stromboli (Sicily), the volcano is rumbling, and so are the tourist infrastructure managers. Following the intensification of eruptive activity at the beginning of July with a lava flow at an altitude of 785 m and pyroclastic flows caused by collapses at the summit of the volcano, the red alert was declared on the island, with economic consequences easy to imagine. Some 500 jobs are threatened. Access to the volcano, with or without a guide, is suspended. There is already talk of an economic tsunami. The Region was asked (with a copy to the President of the Republic) to quickly declare a state of natural disaster.
These days, the volcano seems to have calmed down, but the situation remains uncertain and no prediction is of course possible. Strombolian activity is observed at the rate of 7-8 explosions of medium intensity each hour.
If the current situation does not change, one may reasonable think that the color of the alert level will be lowered and that trips will resume. The problem is that the activity of Stromboli has become unpredictable in recent years with major eruptive crises of great suddenness. They can represent a real danger to people and property.
The owners of tourist infrastructure can only hope that August will be better…
Source: Italian news media.

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Eruptive activity continues at Sabancaya (Peru) with an average of 55 explosions per day. They send ash plumes up to 2200 m above the summit. The alert level is kept at Orange.

Source : IGP.

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Magma accumulation continues at Svartsengi on the Reykjanes Peninsula (Iceland). About 13 million cubic metres of magma have been added to the magma chamber. According to the Mart Office, the likelihood of a magma intrusion or a new volcanic eruption in the next three weeks has increased considerably. Indeed, the amount of magma added has reached the lower limit of the amount of magma that is considered necessary to trigger a new eruption.

What is more worrying is that the most recent analysis indicates that eruptive activity moves southwards and closer to Grindavík with each occurrence.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Réveil du volcan sous-marin Axial (États Unis) // Awakening of Axial Seamount (United States)

Situé à environ 482 km à l’ouest d’Astoria, dans l’Oregon, le volcan sous-marin Axial – Axial Seamount – est le plus jeune volcan et le principal centre éruptif actif de la chaîne Cobb-Eickelberg, une chaîne de volcans sous-marins qui se termine au sud de l’Alaska. L’Axial se trouve à l’endroit où la chaîne croise la dorsale Juan de Fuca. Sa présence est le fruit du point chaud de Cobb, mais il se trouve aussi sur une zone d’accrétion océanique entre la plaque Juan de Fuca et la plaque nord-américaine, comme on peut le voir sur la carte ci-dessous.

Carte Montrant la position de l’Axial sur la dorsale Juan de Fuca (Source : USGS)

L’Axial Seamount est le volcan le plus actif de la région nord-ouest du Pacifique. Depuis de nombreuses années, les chercheurs suivent attentivement son activité qui connaît un processus cyclique d’inflation et de déflation depuis sa dernière éruption en 2015, décrite dans ma note du 16 septembre 2015 :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/09/16/confirmation-de-leruption-de-laxial-seamount/

En mars 2024, le soulèvement du volcan sous-marin atteignait 90 – 95 % du niveau qui a précédé l’éruption de 2015 et se rapprochait du seuil susceptible de provoquer une nouvelle éruption. L’inflation, qui avait augmenté au moment de l’éruption de 2015, avait progressivement diminué jusqu’à ces derniers temps. Cependant, à partir d’octobre 2023, on a observé une augmentation significative du soulèvement au niveau de l’Axial, qui est actuellement estimé à 5 à 6 cm par an, signe d’un réveil potentiel du volcan. La hausse de l’inflation s’accompagne d’une augmentation de l’activité sismique avec de nombreuses secousses enregistrées récemment dans la région.

Source : NOAA

Les scientifiques affirment qu’une éruption pourrait se produire entre 2025 et 2026, mais admettent leur incapacité à prévoir un tel événement. Ils soulignent l’importance d’une surveillance et de recherches cohérentes pour améliorer la prévision des éruptions.
L’Axial Seamount présente la structure d’un volcan bouclier, semblable à ceux que l’on rencontre à Hawaï; elle contribue à son modèle éruptif distinct. Le comportement de l’Axial offre aux scientifiques des informations importantes sur les processus volcaniques sous-marins et les risques qui les accompagnent
Source : The Watchers.

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Located about 482 km west of Astoria, Oregon, Axial Seamount is the youngest volcano and current eruptive center of the Cobb–Eickelberg Seamount chain, a chain of seamounts that terminates south of Alaska. Axial lies where the chain intersects with the Juan de Fuca Ridge. It is a product of the Cobb hotspot, but now sits on an ocean spreading center between the Juan de Fuca Plate and the North American Plate (see map above).

Axial Seamount is the most active volcano in the Pacific Northwest region. For many years, researchers have been keenly observing the activity of the volcano which has been undergoing a cyclical process of inflation and deflation since its last eruption in 2015 that I described in a post of September 16th, 2015 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/09/16/confirmation-de-leruption-de-laxial-seamount/

By March 2024, the seamount was 90 – 95% reinflated to its pre-eruption level and was getting close to a crucial threshold that might cause another eruption. The inflation rate which originally surged at the time of the 2015 eruption has progressively decreased until recently. However, from October 2023  there has been a noticeable increase in the pace of uplift, which is now estimated at 5 – 6 cm per year, indicating a potential awakening.The rise in inflation is accompanied by an increase in seismic activity with many earthquakes rocking the region recently (see chart above).

Although no real prediction is possible, local scientists say that an eruption might occur between 2025 and 2026, but they admit the unpredictability of volcanic activity, emphasizing the importance of consistent monitoring and research to improve eruption forecasting.

Axial Seamount’s shield volcano structure, similar to those found in Hawaii, contributes to its distinct eruptive pattern. This behaviour offers scientists important information about underwater volcanic processes and their possible hazards.

Source : The Watchers.