Un cerveau vitrifié découvert à Herculanum // Discovery of a vitrified brain at Herculanum

Mois après mois, les anciennes cités d’Herculanum, Stabies et Pompéi, détruites par une éruption majeure du Vésuve en 79 après JC, continuent de révéler leurs secrets. Une étude publiée en 2018 explique que lorsque le Vésuve est entré en éruption, l’événement a généré une chaleur si extrême que les crânes des victimes ont explosé, leur sang a bouilli et leurs muscles, leur chair et leur cerveau ont été remplacés par de la cendre.
La dernière découverte est donc exceptionnelle car elle concerne la transformation de tissus cérébraux en verre sous l’effet de la chaleur produite par l’éruption. L’étude, publiée dans le New England Journal of Medicine, nous explique qu’une victime de l’éruption du Vésuve avait été découverte dans les années 1960 au Collegium Augustalium d’Herculanum. Le corps était « allongé sur un lit en bois, enfoui dans la cendre volcanique ». Ce n’est que des années plus tard, lorsque le crâne de la victime a été examiné, que les chercheurs ont découvert que les restes du cerveau étaient vitrifiés plutôt que saponifiés.
Les chercheurs expliquent que la préservation d’anciens tissus cérébraux est une découverte extrêmement rare. Dans le cas d’Herculanum, il s’agit de la toute première découverte d’anciens restes cérébraux humains, vitrifiés par la chaleur à environ 510°C lors d’une éruption volcanique. Selon l’article du New England Journal of Medicine, la vitrification est le processus par lequel « les tissus … ont été brûlés à haute température et transformés en verre ou bien ont été vitrifiés ». Bien que rares, les tissus cérébraux trouvés à l’occasion de fouilles archéologiques se sont saponifiés, un processus par lequel les triglycérides se transforment en glycérol et en sels d’acides gras ou en savon.
La température au Collegium Augustalium d’Herculanum a probablement atteint 520°C, si l’on se réfère au bois carbonisé trouvé sur le site. En plus du cerveau vitrifié, une masse spongieuse solidifiée emprisonnant les os de la poitrine de la victime a également été découverte. Cela signifie que les nuages de cendre vomis par le Vésuve étaient suffisamment chauds pour « brûler la graisse corporelle et vaporiser les tissus mous ».
Depuis leur découverte au 16ème siècle, les ruines de Pompéi, Herculanum et Stabies donnent aux chercheurs un excellent aperçu de la vie romaine avant l’éruption du Vésuve et l’anéantissement de la région en 79 après JC. Une controverse est récemment apparue à propos de la date de l’éruption du volcan qui avait été à l’origine fixées au mois d’août 79. Cependant, il est maintenant admis – au vu des dernières découvertes – que l’éruption s’est en réalité produite en octobre 79.
Les chercheurs ont également récemment mis au jour une fresque représentant une scène sensuelle impliquant le dieu romain Jupiter et Leda, ainsi que les restes d’un cheval pétrifié.
Source: Fox News.

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Month after month, the ancient cities of Herculanum, Stabies and Pompeii, destroyed by a major eruption of Mt Vesuvius in 79 A.D., keep revealing their secrets. A study published in 2018 explains that when Mount Vesuvius erupted, the explosion caused such extreme heat that victims’ skulls exploded, their blood boiled and their muscles, flesh and brains were replaced with ash.

The latest discovery concerns ancient brain matter that was turned into glass as a result of the eruption. The research, published in the New England Journal of Medicine, notes that a victim from the Vesuvius explosion was discovered in the 1960s at the Collegium Augustalium in Herculaneum. The body was found « lying on a wooden bed, buried by volcanic ash. » It was years later, when the victim’s skull was examined, that researchers discovered the brain remains were vitrified, rather than saponified.

Researchers explain that the preservation of ancient brain remains is an extremely rare find, but this is the first-ever discovery of ancient human brain remains, vitrified by heat at about 510°C produced by a volcanic eruption. According to the New England Journal of Medicine article, vitrification is the process by which « tissue … has been burned at high heat and turned into glass or a glaze. » Although rare to find, cerebral tissues found in archaeological discoveries have saponified, the process by which triglycerides turn into glycerol and fatty acid salts, or soap.

The temperature at the Collegium Augustalium of Herculaneum may have reached a maximum of 520°C, based on charred wood that was found at the site. In addition to the vitrified brain, a solidified spongy mass that entrapped the chest bones of the victim was also discovered. This means that the volcanic clouds from Vesuvius were hot enough to « to burn body fat and vaporize soft tissues. »

Since their discovery in the 16th century, the Pompeii ruins have given researchers great insight into what life was like before Mount Vesuvius erupted and wiped out the entire city in 79 A.D. Recently, there has been some dispute about whether the volcano erupted in August or October of that year. However, it is now admitted that the eruption did occur in October 79.

Researchers have also recently found a fresco depicting a sensual scene involving the Roman god Jupiter and Leda and the remains of a petrified horse.

Source : Fox News.

Moulage sur le site de Pompéi (Photo: C. Grandpey)

Aujourd’hui, le Vésuve reste une menace pour la ville de Naples et ses environs (Photo: C. Grandpey)

Nouvelles découvertes à Pompéi (Italie) // New discoveries at Pompeii (Italy)

Les archéologues qui travaillent actuellement sur le site de Pompéi ont fait une découverte importante qui témoigne de l’horreur de la nuit du 24 au 25 août 79 dans l’ancienne ville romaine quand le Vésuve a envoyé des coulées pyroclastiques sur ses flancs. Les chercheurs ont dévoilé des photos montrant le squelette d’un homme dont le crâne a été écrasé par un bloc de pierre. On pense qu’il a reçu de plein fouet ce bloc d’environ 300 kilos alors qu’il tentait d’échapper à la destruction de Pompéi. Selon les chercheurs, les premières observations semblent indiquer que l’individu a survécu à la première phase éruptive du volcan et qu’il a ensuite cherché refuge le long d’une allée aujourd’hui couverte d’une épaisse couche de lapilli. L’homme, âgé de 35 ans et mesurant 1m60 d’après les premières estimations, aurait été rattrapé par les nuages de gaz et de cendre en raison d’un problème au tibia, avant de recevoir un morceau de mur sur la tête. Au moment des fouilles, le corps a été retrouvé couché sur le dos avec le bloc reposant sur la partie supérieure..

Quelques semaines plus tôt, les archéologues avaient mis au jour la dépouille complète d’un cheval dans une villa ensevelie par l’éruption du Vésuve. La découverte a eu lieu à Civita Giuliana, au nord de Pompéi. Les chercheurs ont suivi des tunnels creusés illégalement, destinés à des pillages. En versant du plâtre liquide dans la cavité dans laquelle se trouvait le corps en décomposition, ils ont pu obtenir la reconstitution quasi parfaite de l’animal quand la mort l’a saisi en l’an 79.

D’après les archéologues, le cheval devait mesurer environ 1,50 mètre de hauteur au garrot, ce qui est relativement important pour un équidé de l’époque. Grâce aux morceaux de harnais en fer et en bronze qui étaient apposés sur sa tête, ils ont pu déclarer que le cheval appartenait probablement à un riche propriétaire.

Outre l’animal, les scientifiques ont trouvé des restes de cruches, des outils et des ustensiles de cuisine, ainsi que la tombe d’un homme, enterré après l’éruption. Cela prouve que la vie a continué tout près de Pompéi juste après l’éruption.

Source : Presse italienne.

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The archaeologists currently working on the site of Pompeii have made an important discovery that testifies to the horror of the night of 24 to 25 August 79 in the ancient Roman city when Vesuvius sent pyroclastic flows down its flanks. The researchers unveiled photos showing the skeleton of a man whose skull was crushed by a block of granite. It is thought that he received full force this block of about 300 chilograms while trying to escape the destruction of Pompeii. According to the researchers, the first observations suggest that the individual survived the first eruptive phase of the volcano and then sought refuge along an alley now covered with a thick layer of lapilli. The 35-year-old man, 1.60 metres tall based on early estimates, was reportedly overtaken by gas and ash clouds due to a tibia problem, before receiving a piece of wall over his head. At the time of the excavations, the body was found lying on its back with the block resting on the upper part.

A few weeks earlier, archaeologists had uncovered the remains of a horse in a villa buried by the eruption of Vesuvius. The discovery took place in Civita Giuliana, north of Pompeii. The researchers were studying tunnels dug illegally and intended for looting. By pouring liquid plaster into the cavity in which the decomposing body was located, they were able to obtain the almost perfect reconstitution of the animal when death seized it in the year 79.
According to archaeologists, the horse was about 1.50 meters high at the withers, which is relatively ihigh for an equine of the time. Thanks to the pieces of harnesses of iron and bronze which were affixed on his head, they could declare that the horse belonged probably to a rich owner.
In addition to the animal, scientists found remains of jugs, tools and cooking utensils, as well as a man’s grave, buried after the eruption. This proves that life continued close to Pompeii just after the eruption.
Source: Italian news media.

Crédit photo : Parco Archelogico di Pompeii

Nouvelle découvertes de victimes à Pompéi // New discovery of victims at Pompeii

drapeau francaisDes fouilles récentes effectuées à la périphérie de Pompéi ont mis à jour de nouvelles victimes de l’éruption du Vésuve en l’an 79. Les archéologues ont découvert les restes de quatre personnes, dont une adolescente, dans les ruines d’un magasin. Il semble que le groupe cherchait à se mettre à l’abri dans l’arrière-boutique quand le volcan est entré en éruption
Les images des fouilles montrent une masse d’os au fond d’une tranchée. Les squelettes semblent avoir reçu la visite de pillards à la recherche d’objets de valeur, peu de temps après l’éruption. Ils ont toutefois oublié trois pièces d’or qui remontent aux années 74 et 78, ainsi qu’une fleur dans une feuille d’or qui faisait probablement partie d’un pendentif. Un four découvert dans la boutique laisse à penser que le bâtiment était un atelier de bronze.
La découverte vient s’ajouter aux centaines de corps qui ont déjà été mis à jour à Pompéi depuis le 19ème siècle. Les squelettes se trouvaient près de la nécropole située à l’extérieur de la Porta Ercolano qui ouvre la route vers Herculanum, autre ville ensevelie par l’éruption de 79.
En outre, les archéologues ont découvert une tombe datant du 4ème siècle avant. J.-C., avec six pots peints en noir autour du squelette de l’occupant de la tombe.
Source: Live Science.

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drapeau anglaisRecent excavations on the outskirts of Pompeii have revealed more victims of Mt Vesuvius eruption in 79 A.D. Archaeologists have discovered the remains of four people, including one teenage girl, in the ruins of a shop. It looks as if the group was trying to take shelter in the backroom of the shop when the volcano erupted

Images from the excavation show a jumbled mass of bones emerging from a trench. The skeletons appear to have been disturbed by looters who went digging through the ash in search of valuables some time after the volcanic eruption. However, they missed three gold coins that date back to between the years 74 and 78, as well as a flower in gold leaf, which probably was part of a pendant from a necklace. A furnace discovered in the shop has led the excavators to speculate that the building was a bronze workshop.

The discovery adds to the hundreds of bodies that have been found at Pompeii since the 19th century. The newly discovered skeletons were found near the necropolis outside of the Porta Ercolano which opened onto a road to Herculaneum, the other city that was buried in the same eruption.

Additionally, the archaeologists uncovered an intact pre-Roman tomb dating back to the fourth century B.C., complete with six black-painted pots surrounding the skeleton of the tomb’s occupant.

Source: Live Science.

Pompei fouilles

Crédit photo :  Soprintendenza Pompeii.

Le Vésuve il y a 71 ans… // Vesuvius 71 years ago…

drapeau francaisIl y a quelques jours, le 18 mars 2015 marquait le 71ème anniversaire du début de la dernière éruption du Vésuve, avec des coulées de lave qui atteignirent la base du cône. Le 21 mars, elles arrivèrent à San Sebastiano et Massa. Le 28 du mois, plusieurs épisodes de fontaines de lave secouèrent le sommet du cône, avec des retombées dans la zone de Trezigno et 26 victimes. Le 23 mars, l’activité commença à décroitre, puis cessa complètement le 4 avril 1944. A noter que l’armée américaine stationnée à Naples à cette époque a perdu plus de 80 avions pendant l’éruption, à cause de la cendre. En cliquant sur ce lien, vous verrez un excellent documentaire retraçant cet événement:
https://www.youtube.com/watch?v=1bsmv6PyKs0
La grande question est de savoir si le Vésuve se réveillera un jour et, si c’est le cas, s’il est en mesure d’engendrer une catastrophe semblable à celle qui anéantit Herculanum, Stabies et Pompéi en l’an 79, ou encore comme celle qui tua 6 000 personnes en 1631.
Personne n’est capable de dire comment se manifestera le Vésuve la prochaine fois. Certains pensent, au vu des données sismiques et géophysiques, que du magma mijote à 8 ou 10 kilomètres de profondeur et pourrait donner lieu à une éruption explosive comme en 1631. D’autres, moins pessimistes, pensent que le système magmatique est moins profond et que le réveil du Vésuve ne sera pas trop brutal.
Quel que soit le scénario, il faudra savoir s’il faut ou non évacuer des populations. On sait que les routes napolitaines ne sont guère adaptées à ce genre d’exercice auquel les Napolitains n’ont pas été entraînés. Le Vésuve et Naples ne sont pas le Sakurajima et Kagoshima! De plus, les témoins de l’éruption de 1944 vont se faire de moins en moins nombreux et il y a donc de fortes chances pour que cette dernière colère du Vésuve tombe dans l’oubli. Plus dur sera le réveil de la bête!

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drapeau anglaisA few days ago, March 18th, 2015 marked the 71th anniversary of the start of the last eruption of Vesuvius, with lava flows that reached the base of the cone. On March 21st, they arrived in San Sebastiano and Massa.On March 28th, several episodes of lava fountains shook the summit of the cone, with ashfall over the area and Trezigno and 26 deaths. On 23 March, activity began to decrease, and then completely stopped on April 4th, 1944. The US military stationed in Naples at the time lost over 80 aircraft during the eruption, because of the ash. By clicking this link, you will see an excellent documentary about this event:
https://www.youtube.com/watch?v=1bsmv6PyKs0
The big question is whether Vesuvius will wake up one day and, if that is the case, if it is able to cause a catastrophe similar to the one that destroyed Herculaneum, Pompeii and Stabiae in 79, or else like the one that killed 6,000 people in 1631.
Nobody is able to say what will happen next time. Some think, given the seismic and geophysical data, that magma simmers 8 or 10 kilometers deep and could lead to an explosive eruption like in 1631. Others, less pessimistic, think that the magma system is less deep and that the awakening of Vesuvius will not be too brutal.
Whatever the scenario, aujthorities will have to decide whether or not to evacuate populations. We know that the Neapolitan roads are hardly suited to this kind of exercise to which Neapolitans have not been trained. Vesuvius and Naples are not Sakurajima and Kagoshima! In addition, witnesses of the 1944 eruption will be less numerous and so there is a good chance that the last eruption will fall into oblivion. The awakening of the beast will be all the harder!

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Vue de Pompéi, détruite par le Vésuve en l’an 79.  (Photo:  C.  Grandpey)

Des papyrus d’Herculanum livrent leurs secrets // Scrolls of Herculaneum are telling their secrets

drapeau francaisLes scientifiques ont réussi à lire certaines parties d’un ancien rouleau de papyrus qui avait été enseveli lors de l’éruption du Vésuve en l’an 79. Le papyrus figure parmi des centaines d’autres découverts dans les restes d’une villa à Herculanum.
Certains des textes qui se trouvaient dans la Villa des Papyrus ont été déchiffrés depuis leur découverte dans les années 1750. Toutefois, beaucoup d’autres restent un mystère pour la science parce qu’ils ont été entièrement recouverts de matériaux volcaniques à haute température et ils sont tellement endommagés que le simple fait de dérouler le papyrus sur lequel ils ont été écrits les détruirait complètement.
Les précédentes tentatives pour déchiffrer les manuscrits n’ont pas permis d’obtenir des textes lisibles parce que l’encre utilisée dans les temps anciens était faite à partir d’un mélange de charbon et de gomme qui ne permet absolument pas de la différencier du papyrus brûlé.
Les scientifiques ont alors décidé d’essayer une technique appelée tomographie par contraste de phase qui avait déjà été utilisée pour examiner des fossiles sans les endommager. La tomographie par contraste de phase profite de subtiles différences dans la façon dont le rayonnement – tels que les rayons X – passe à travers différentes substances, en l’occurrence le papyrus et l’encre.
En travaillant dans un laboratoire de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble, les chercheurs ont constaté qu’ils étaient en mesure de déchiffrer plusieurs lettres, ce qui prouve que la méthode pourra probablement être utilisée pour lire ce qui se cache à l’intérieur des rouleaux de parchemins. Dans une autre étape, ils ont comparé l’écriture à celle d’autres textes, ce qui leur a permis de conclure qu’il s’agissait probablement du travail de Philodème, un poète et philosophe épicurien décédé environ un siècle avant l’éruption du Vésuve. Le prochain défi sera d’automatiser le processus laborieux consistant à scanner les morceaux carbonisés de papyrus et à déchiffrer leurs textes, afin que quelque 700 autres rouleaux stockés à Naples puissent être lus.
La nouvelle technique, qui a été détaillée dans un article publié dans la revue Nature Communications, pourrait bien permettre de mettre à jour d’anciennes idées philosophiques cachées à notre vue pendant près de deux millénaires. Pour beaucoup, les parchemins représentent une bibliothèque des textes épicuriens à une époque où cette philosophie a influencé les plus importants auteurs latins comme Virgile, Horace et Cicéron.
Source: Presse mondiale.

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drapeau anglaisScientists have succeeded in reading parts of an ancient scroll that was buried by the eruption of Mount Vesuvius in A.D. 79. The scroll is among hundreds retrieved from the remains of a villa at Herculaneum.

Some of the texts from what is called the Villa of the Papyri have been deciphered since they were discovered in the 1750s. But many more remain a mystery to science because they were completely covered in blazing-hot volcanic material and so badly damaged that unrolling the papyrus they were written on would have destroyed them completely.

Previous attempts to decipher the scrolls failed to yield any readable texts because the ink used in ancient times was made from a mixture of charcoal and gum, which makes it indistinguishable from the burned papyrus.

Scientists then decided to try a method called phase contrast tomography that had previously been used to examine fossils without damaging them. Phase contrast tomography takes advantage of subtle differences in the way radiation — such as X-rays — passes through different substances, in this case papyrus and ink.

Using a laboratory at the European Synchrotron Radiation Facility in Grenoble, the researchers found they were able to decipher several letters, proving that the method could be used to read what’s hidden inside the scrolls. In a further step, they compared the handwriting to that of other texts, allowing them to conclude that it was likely the work of Philodemus, a poet and Epicurean philosopher who died about a century before the volcanic eruption.

The next challenge will be to automate the laborious process of scanning the charred lumps of papyrus and deciphering the texts inside them, so that some 700 further scrolls stored in Naples can be read.

The new technique, which was detailed in an article published in the journal Nature Communications, may well mark a breakthrough for the researchers’ efforts to unlock the ancient philosophical ideas hidden from view for almost two millennia. To many, the scrolls represent a philosophical library of Epicurean texts from a time when this philosophy influenced the most important classical Latin authors, such as Virgil, Horace and Cicero.

Source : World press.

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Vue de la Villa des Papyrus à Herculanum  (Crédit photo: Wikipedia)