Attention ! Un supervolcan peut rester dangereux pendant des milliers d’années // Warning : a supervolcano can stay dangerous for thousands of years

Une nouvelle étude menée par une équipe scientifique internationale incluant des chercheurs issus de l’université australienne Curtin, de l’université d’État de l’Oregon, de l’université de Heidelberg et de l’Agence géologique d’Indonésie vient de révéler que la super-éruption du Toba, survenue il y a 74 000 ans, n’a pas marqué la fin de sa dangerosité. Le magma sous la caldeira a continué de provoquer des éruptions pendant des milliers d’années, même après que certaines parties du système se soient refroidies pour former de la roche solide.

Les chercheurs ont étudié le comportement de ce système volcanique après l’éruption dite du « Youngest Toba Tuff » (tuf du Jeune Toba). Cet événement a expulsé au moins 2 800 kilomètres cubes de magma rhyolitique. Il s’agissait donc bien d’une super-éruption. Rappelons qu’une éruption mérite le qualificatif de « super-éruption » — et le volcan celui de « supervolcan » — lorsqu’elle expulse plus de 1 000 kilomètres cubes de matériaux. À ce titre, elle est classée au niveau 8 (le maximum) sur l’indice d’explosivité volcanique (Volcanic Explosivity Index – VEI).
Les travaux des chercheurs se sont concentrés sur le phénomène de résurgence, qui survient lorsqu’une caldeira commence à se réajuster après son effondrement lors d’une éruption majeure. Dans le cas du Toba, ce processus de rétablissement a inclus un soulèvement du sol et une reprise de l’activité volcanique bien après la fin de l’éruption principale.

 Crédit photo : Wikipedia

Les grandes caldeiras, comme celles du Toba et de Yellowstone, peuvent rester instables après leurs éruptions les plus puissantes. Des émissions de gaz, des séismes, des modifications structurelles et des éruptions de moindre ampleur peuvent se poursuivre à mesure que le système se rééquilibre. Pour le Toba, l’équipe scientifique a étudié trois dômes de lave formés après l’éruption principale, en s’appuyant sur deux « horloges naturelles » préservées dans les minéraux volcaniques : l’argon présent dans le feldspath et l’hélium dans le zircon sont piégés à des températures différentes, ce qui a permis aux chercheurs de reconstituer le processus de refroidissement des roches.

 Carte de la caldeira de Toba montrant les dômes de lave formés après l’éruption du « Youngest Toba Tuff ». (Crédit : Martin Danišík et al., Nature – Earth and Environmental Sciences)

Les échantillons issus de l’éruption du « Youngest Toba Tuff » ont révélé des âges concordants – environ 74 000 ans – selon les méthodes de datation argon et zircon-hélium. Cette concordance correspond au refroidissement rapide attendu après une éruption cataclysmale.
Les dômes de lave plus récents ont révélé une histoire différente. Les datations zircon-hélium ont situé ces éruptions il y a environ 70 000, 67 100 et 61 800 ans. En revanche, les âges obtenus par la méthode argon sur le feldspath sont restés proches de ceux de l’éruption principale.
D’une manière globale, le laps de temps séparant l’éruption principale des éruptions ultérieures des dômes a été estimé entre 4 600 et 13 600 ans environ. Les modèles thermiques ont permis d’estimer des durées maximales de stockage pré-éruptif d’environ 4 500 et 7 400 ans pour les deux dômes de Samosir, et de 12 700 ans pour le dôme de Pardepur.
La modélisation indique que le matériau à l’intérieur des dômes a séjourné pendant de longues périodes à des températures comprises approximativement entre 300 et 425 °C, avec une fourchette plus large allant d’environ 280 à 500 °C. À ces températures, une grande partie du matériau se trouvait en dessous du solidus, le seuil à partir duquel la roche fond suffisamment pour se comporter comme du magma. Le matériau échantillonné au niveau des dômes plus tardifs était donc en grande partie solide et ne peut normalement pas être émis lors d’une éruption
Les chercheurs estiment que l’immense réservoir de Toba présentait une grande hétérogénéité thermique. Un cœur plus chaud a pu coexister avec une zone périphérique plus froide, où des matériaux riches en cristaux s’étaient suffisamment refroidis pour retenir l’argon.
Les dômes formés après l’éruption du Toba étaient minuscules comparés à la super-éruption elle-même. À eux deux, les dômes de Samosir représentaient moins d’un kilomètre cube de matériau, soit environ 0,04 % des 2 800 kilomètres cubes éjectés lors de l’épisode du « Youngest Toba Tuff. ».
La chronologie de la formation de ces dômes permet également de préciser le moment où a débuté la résurgence du Toba. Deux dômes de Samosir sont entrés en éruption plusieurs milliers d’années après la super-éruption, durant une période où le soulèvement du sol a remodelé le plancher de la caldeira. Les preuves géologiques indiquent que ce soulèvement s’est poursuivi pendant une durée comprise entre 36 000 et 42 000 ans au minimum.

Les résultats de cette étude remettent en question une approche courante de l’évaluation des risques volcaniques, qui privilégie largement la détection de magma liquide sous un volcan. Ils démontrent qu’il faut désormais envisager la possibilité d’éruptions même en l’absence de magma liquide décelable sous l’édifice volcanique.
Cela ne signifie pas pour autant que tout réservoir magmatique solidifié est prêt à entrer en éruption. Les travaux menés sur le Toba révèlent plutôt que les systèmes de caldeira pérennes peuvent demeurer mécaniquement actifs alors même que les différentes zones de leurs réservoirs magmatiques présentent des températures très disparates.

Cette découverte élargit l’éventail des signaux que les scientifiques doivent prendre en compte pour contrôler les super volcans potentiellement actifs. Outre la recherche de roches en fusion, des phénomènes tels que le soulèvement structurel, les mouvements de failles et le comportement des vestiges solidifiés peuvent s’avérer déterminants.
Si une super-éruption peut avoir des répercussions à l’échelle régionale comme mondiale et nécessiter des décennies, voire des siècles, pour un retour à la normale, cette étude montre que le danger ne s’éteint pas avec l’éruption elle-même : la menace de risques ultérieurs persiste pendant des milliers d’années. Le cas du Toba illustre que la période suivant une super-éruption peut durer bien plus longtemps que l’éruption qui en est à l’origine.
Bien qu’exceptionnellement rares, les super-éruptions peuvent engendrer des conséquences bien au-delà du site éruptif, notamment des retombées de cendres à grande échelle et des perturbations climatiques à l’échelle mondiale.
Source : Yahoo Actualités.

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A new study by an international team os scientists from Curtin University, Oregon State University, Heidelberg University and the Geological Agency of Indonesia has just revealed that Toba’s 74,000-year-old super-eruption did not mark the end of its danger. Magma beneath the Indonesian caldera remained capable of driving eruptions for thousands of years, even after parts of the system had cooled into solid rock.

The researchers examined how the giant volcanic system behaved after the Youngest Toba Tuff eruption. That event expelled at least 2,800 cubic kilometers of rhyolite magma. This was indeed a super eruption. It is useful to remind people that an eruption deserves to be called a ‘super eruption’ and a volcano a ‘super volcano’ when it expels more than 1,000 cubic meters of material. As such, it is classified 8 (the maximum) on the Volcano Explosivity Index (VEI).

The researchers work focused on resurgence, when a collapsed caldera begins adjusting after a major eruption. At Toba, that recovery included uplift and renewed volcanic activity long after the main eruption ended.

Large calderas such as Toba and Yellowstone can remain restless after their biggest eruptions. Gas emissions, earthquakes, structural changes and smaller eruptions can continue as the system readjusts. At Toba, the scientific team investigated three post-eruption lava domes using two natural clocks preserved in volcanic minerals. Argon in feldspar and helium in zircon become trapped at different temperatures, allowing researchers to reconstruct how the rocks cooled.

The Youngest Toba Tuff samples gave matching argon and zircon-helium ages near 74,000 years. That agreement fits the rapid cooling expected after a catastrophic eruption.

The younger lava domes told a different story. Zircon-helium ages placed eruptions at about 70,000, 67,100 and 61,800 years ago. Their feldspar argon ages remained close to the age of the main eruption.

Globally, the delays between the main eruption and later dome eruptions were estimated at about 4,600 to 13,600 years. Thermal models allowed maximum pre-eruptive storage periods of about 4,500 and 7,400 years for the two Samosir domes, and 12,700 years for the Pardepur dome.

The modelling indicated that the dome material spent long periods at roughly 300 to 425 degrees Celsius, with broader possible limits between about 280 and 500 degrees. At those temperatures, much of the material would have been below the solidus, the point at which rock becomes sufficiently molten to behave as magma. The material sampled by the later domes was therefore largely solid and would normally be considered non-eruptible.

The researchers argue that the enormous Toba reservoir was thermally uneven. A warmer interior could exist alongside a colder outer area where crystal-rich material had cooled enough to retain argon.

The post-Toba domes were tiny compared with the super-eruption. The Samosir domes together represented less than one cubic kilometer of material, about 0.04 percent of the 2,800 cubic kilometers expelled during the Youngest Toba Tuff event.

The timing of the domes also helps define when Toba’s resurgence began. Two Samosir domes erupted several thousand years after the super-eruption, during a period when uplift was reshaping the caldera floor. Geological evidence indicates that uplift continued for at least 36,000 to 42,000 years.

The results of the study challenge a common approach to volcanic hazard assessment that places heavy emphasis on detecting liquid magma beneath a volcano. This shows that we must now consider that eruptions can occur even if no liquid magma is found underneath a volcano.

That does not mean every solidified volcanic reservoir is ready to erupt. The Toba work instead shows that long-lived caldera systems can remain mechanically active while different parts of their magma reservoirs exist at very different temperatures.

For monitoring active supervolcanoes, that widens the range of signals scientists may need to consider. Structural uplift, fault movement and the behavior of solidified remnants may matter alongside searches for molten rock.

While a super-eruption can be regionally and globally impactful and recovery may take decades or even centuries, the results of the study show the hazard is not over with the super-eruption and the threat of further hazards exists for many thousands of years after. Toba shows that a supervolcano’s aftermath can last far longer than the eruption that created it.

Supereruptions are exceptionally rare but can have consequences extending far beyond the eruption site, including widespread ashfall and global climate disruption.

Source : Yahoo News.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Suite au shutdown aux États Unis, la Smithsonian Institution n’est pas en mesure de diffuser son bulletin hebdomadaire habituel sur l’activité volcanique dans le monde. Mes informations concernent donc un nombre limité de sites éruptifs.

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Après avoir commencé dans le soirée du 17 octobre, l’Épisode 35 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a pris fin vers 3 heures du matin le 18. Vers 22 heures le 17 octobre, la fontaine de la bouche sud atteignait environ 460 mètres de hauteur et celle de la bouche nord environ 330 mètres. Il s’agirait de la plus haute fontaine individuelle et du plus haut duo de fontaines observés lors de cette éruption. L’intensité de l’Épisode éruptif 35 a commencé à diminuer vers 23 heures (heure locale) et il a pris fin à 3h32 le 18 octobre, après environ 7h30 d’activité de fontaines de lave. Selon le HVO, l’épisode a produit 10 millions de mètres cubes de lave. Le débit éruptif moyen est estimé à 400 mètres cubes par seconde.

La fin de l’éruption a été marquée par une transition rapide de la déflation à l’inflation au sommet du Kilauea. Un 36ème épisode éruptif est donc probable dans quelques jours. La fenêtre prévue par le HVO va du 2 eu 10 novembre.

Image webcam de l’Épisode 35

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Il est bon de rappeler que, selon le Met Office islandais, le volume de magma accumulé sous Svartsengi, sur la péninsule de Reykjanes (Islande), a désormais dépassé le niveau atteint avant la dernière éruption.
Comme je l’ai déjà indiqué, les scientifiques ont constaté que lorsque environ 12 millions de mètres cubes de magma s’accumulent, la probabilité d’une nouvelle éruption augmente, soit environ le volume de magma observé la dernière fois.
Source : Iceland Monitor.

Source: Met Office islandais

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Toujours en Islande, un essaim sismique a débuté sous le glacier Mýrdalsjökull, qui fait partie du système volcanique du Katla, vers 10h30 (UTC) le 20 octobre 2025. Plusieurs séismes de magnitude supérieure à M3,0 ont été enregistrés ; le plus important atteignait M4,5 à 10h51. La plupart de ces événements avaient des hypocentres situés à faible profondeur, 0,1 km selon le tableau du Met Office. Par ailleurs, le Met Office islandais ne signale aucune activité ressentie et aucun changement dans le niveau des rivières, leur conductivité ou la déformation de l’édifice volcanique. Il n’y a donc pas de signes immédiats d’éruption du volcan Katla ou d’inondation glaciaire. La faible profondeur de l’essaim sismique était probablement liée à des mouvements à l’intérieur de la calotte glaciaire ou du système hydrothermal.

Source : Met Office.

Photo: C. Grandpey

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Le Taftan, un volcan du sud-est de l’Iran, que l’on croyait éteint depuis environ 710 000 ans, a montré de nouveaux signes d’activité. Des recherches effectuées par le Conseil national espagnol de la recherche (IPNA-CSIC), publiées le 7 octobre 2025 dans la revue Geophysical Research Letters, expliquent qu’une zone proche du sommet du volcan Taftan s’est soulevée de 9 centimètres en 10 mois, entre juillet 2023 et mai 2024. C’est en 2023 que des personnes ont commencé à signaler des émissions gazeuses du volcan sur les réseaux sociaux. Ces émissions nauséabondes, essentiellement dues à la présence de H2S, étaient perceptibles depuis la ville de Khash, à environ 50 kilomètres de là.

 

Déformation a) du flanc est du Taftan, b) de son sommet, c) de son flanc ouest (Source: Geophysical Research Letters

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Au Pérou, le processus éruptif se poursuit sur le Sabancaya. Au cours de la semaine écoulée, aucune explosion n’a été enregistrée ; toutefois, des émissions de vapeur d’eau et de gaz ont été observées, atteignant une hauteur maximale de 1 100 m au-dessus du sommet du volcan, ainsi qu’une activité sismique associée au mouvement des fluides magmatiques et à la fracturation interne. Le niveau d’alerte volcanique reste Orange.

Source : IGP.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Sheveluch, où la croissance du dôme de lave se poursuit, un processus qui s’accompagne d’importantes émissions de gaz et de vapeur. La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour le Krasheninnikov, où une éruption effusive se poursuit. La couleur est également Orange pour le Klyuchevskoy, où les fortes émissions de gaz et de vapeur du volcan se poursuivent. Les données satellite montrent une anomalie thermique au-dessus du volcan. La couleur de l’alerte aérienne reste Jaune pour Bezymianny.
Source : KVERT.

Volcans du Kamtchatka (Source: Reddit)

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Dans des pays comme les Philippines ou l’Indonésie, où se trouvent des volcans explosifs, les lahars – ou coulées de boue – sont fréquents lors des fortes pluies qui remobilisent les cendres et peuvent être aussi destructeurs que les coulées pyroclastiques.
Le site web The Watchers nous apprend qu’un lahar provoqué par la pluie a dévalé le Semeru (île de Java / Indonésie) le mardi 21 octobre 2025, et a affecté la zone du pont de Gladak Perak, dans la régence de Lumajang.
Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre un camion entouré des matériaux déposés par le lahar tandis que l’eau se déplace rapidement. L’article indique que cet événement fait suite à de fortes pluies survenues plus tôt dans la journée.
https://twitter.com/i/status/1980575492584665242

Source : The Watchers.

Vue du Semeru (Photo: C. Grandpey)

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Due to the shutdown in the United States, the Smithsonian Institution is unable to release its usual weekly bulletin on global volcanic activity. My information therefore concerns a limited number of eruption sites.

After beginning on the evening of October 17 2025, Episode 35 of the Kilauea (Hawaii) eruption ended around 3:00 a.m. on the 18th. By 10:00 p.m. on October 17, the fountain at the south vent reached approximately 460 meters in height and the north vent fountain approximately 330 meters. This is believed to be the tallest individual fountain and the tallest pair of fountains observed during this eruption. The intensity of Episode 35 began to diminish around 11:00 p.m. (local time) and ended at 3:32 a.m. on October 18, after approximately 7:30 hours of lava fountaining activity. According to the HVO, the episode produced 10 million cubic meters of lava. The average eruptive flow rate is estimated at 400 cubic meters per second. The end of the eruption was marked by a rapid transition from deflation to inflation at Kilauea’s summit. A 36th eruptive episode is therefore likely within a few days, between November 2nd and 10th, according to HVO.

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It is worth remembering that, according to the Icelandic Met Office, the volume of magma accumulated beneath Svartsengi on the Reykjanes Peninsula (Iceland) has now exceeded the level it reached before the most recent eruption, and increased seismic activity on the Peninsula over the past weekend may indicate that another eruption is approaching.

As I put it before, scientists had noted that when roughly 12 million cubic meters of magma accumulate, the likelihood of a new eruption increases, which was about the amount that erupted last time.

Source : Iceland Monitor.

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Still in Iceland, a seismic swarm began beneath Mýrdalsjökull glacier, part of the Katla volcanic system, around 10:30 UTC on October 20, 2025. Several earthquakes above magnitude M3.0 were recorded, the largest reaching M4.5 at 10:51 UTC. Most of these events had hypocenters located at a shallow depth of 0.1 km, according to the Met Office’s table. . The Icelandic Meteorological Office reports no felt activity and no changes in river levels, conductivity, or deformation, indicating no immediate signs of eruption at the Katla volcano or glacial flooding. The shallow depths of the swarm was probably linked to movements in the icecap or the hydrothermal system.

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Taftan, a volcano in southeastern Iran believed to have been extinct for about 710,000 years, has shown new signs of activity. Research conducted by the Spanish National Research Council (IPNA-CSIC), published on October 7, 2025, in the journal Geophysical Research Letters, explains that an area near the summit of Taftan rose by 9 centimeters in 10 months, between July 2023 and May 2024. It was in 2023 that people began reporting gas emissions from the volcano on social media. These nauseating emissions, mainly due to the presence of H2S, were noticeable from the town of Khash, about 50 kilometers away.

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In Peru, the eruptive process continues at Sabancaya. No explosions have been recorded over the past week; however, water vapor and gas emissions have been observed, reaching a maximum height of 1,100 m above the volcano’s summit, as well as seismic activity associated with the movement of magmatic fluids and internal fracturing. The Volcanic Alert Level remains Orange.
Source: IGP.

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In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Sheveluch where the growth of the lava dome continues, a process is accompanied by powerful gas-steam emissions. The aviation color code is also Orange for Krasheninnikov where an effusive eruption of the volcano continues. The aviation color code is also Orange for Klyuchevskoy where the strong gas-steam activity of the volcano continues. Satellite data show a thermal anomaly over the volcano . The aviation color code remains Yellow for Bezymianny.
Source: KVERT.

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In countries like the Philippines or Indonesia where there are explosive volcanoes, lahars – or mudflows – are quite frequent during the periods of heavy rains that remobilize the ash and can be as destructive as the pyroclastic flows.

Reading the website The Watchers, we learn that a rain-triggered lahar descended from Mount Semeru, East Java, Indonesia, on Tuesday, October 21 2025, affecting the Gladak Perak Bridge area in Lumajang Regency.

Footage published on social media shows a truck surrounded by fast-moving lahar material. The article says event followed heavy rainfall earlier in the day.

https://twitter.com/i/status/1980575492584665242

Source : The Watchers.

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui comptent visiter le Kawah Ijen (Indonésie) cet été. Une hausse de l’activité sismique a été enregistrée entre le 1er janvier et le 12 juillet 2024. Le 12 juillet, une augmentation significative a été observée ainsi qu’une hausse du tremor volcanique. Le niveau d’alerte a été élevé de 1 à 2 (Waspada).
Une hausse d’activité dans le cratère peut conduire à des explosions de gaz et à des épisodes éruptifs avec émissions de CO2 qui peut s’écouler le long des vallées, comme ce fut le cas en mars 2018. Actuellement, la couleur de l’eau du cratère est normale (vert turquoise), sans bulles de gaz visibles à la surface et sans changements de température. La température actuelle est normale à 34 °C.
En raison du nouveau niveau d’alerte, il est conseillé à la population locale, aux visiteurs, aux touristes et aux mineurs de ne pas s’approcher de la lèvre du cratère, de descendre au fond du cratère ou de passer la nuit à moins de 1,5 km du cratère.
Source  : VSI, CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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Des émissions modérées mais continues de gaz et de vapeur sont toujours observées à White Island (Nouvelle-Zélande). Bien que le niveau d’alerte volcanique reste à 2, GeoNet prévient que des éruptions peuvent toujours se produire sans prévenir ou presque. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Le panache est émis par une grande bouche au fond du cratère. L’analyse des données collectées lors d’un vol le 12 juillet 2024 a indiqué une diminution du niveau de gaz magmatiques par rapport aux observations précédentes du 10 juin.
Le lac a presque disparu au fond du cratère où il ne reste que quelques petites flaques d’eau.
GeoNet explique que de tels changements dans le cratère ont été observés à plusieurs reprises dans le passé et représentent des processus normaux.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Une petite éruption a été détectée sur l’île Mathew (arc volcanique du Vanuatu) le 15 juillet 2024 par le VAAC de Wellington qui a émis deux avis de cendres volcaniques.
C’est la première activité éruptive sur ce volcan depuis 1956. La Smithsonian Institution indique deux autres éruptions historiques sont confirmées en 1949 (VEI 2) et 1954 (VEI 2).

 

Source : Copernicus – Sentinel-2

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Comme indiqué précédemment, la Voragine de l’Etna (Sicile) a connu un nouvel épisode éruptif dans la soirée du 15 juillet 2024. Le processus a été le même que pour les autres événements de ce type : intensification d’une activité strombolienne en puissantes fontaines de lave. La colonne éruptive atteignait 6000 m d’altitude. Des retombées de cendres ont été observées dans les zones sous le vent à lESE du volcan.

Image webcam du dernier paroxysme

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À Stromboli (Sicile), le volcan gronde, les gestionnaires d’infrastructures touristiques aussi. Suite à l’intensification de l’activité éruptive début juillet avec coulée de lave à 785 m d’altitude et coulées pyroclastiques provoquées par des effondrements au sommet du volcan, l’alerte rouge a été décrétée sur l’île, avec des conséquences économiques faciles à imaginer. Quelque 500 emplois sont menacés. L’accès au volcan, avec ou sans guide est suspendu. On parle déjà d’un tsunami économique. Il a été demandé à la Région (avec copie au Président de la République) de rapidement décréter l’état de catastrophe naturelle.

Ces jours-ci, le volcan semble s’être calmé, mais la situation reste incertaine et aucune prévision n’est bien sûr, possible. On observe une activité strombolienne à raison de 7-8 explosions d’intensité moyenne chaque heure.

Si la situation actuelle n’évolue pas, on peut raisonnablement penser que la couleur du niveau d’alerte sera abaissée et que les excursions reprendront. Le problème est que l’activité du Stromboli est devenue imprévisible depuis quelques années avec des crises éruptives majeures d’une grande soudaineté. Elles peuvent représenter un réel danger pour des personnes et les biens.

Les propriétaires des infrastructures touristiques espèrent seulement que le mois d’août sera meilleur…

Source : Presse italienne.

Coulée de lave sous la zone cratèrique NE du Stromboli (Crédit photo: INGV)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 55 explosions par jour. Elles envoient des panaches de cendres jusqu’à 2 200 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange.

Crédit photo: IGP

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L’accumulation de magma se poursuit à Svartsengi sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Environ 13 millions de mètres cubes de magma sont entrés à la chambre magmatique. Selon le Met Office, la probabilité d’une intrusion magmatique ou d’une nouvelle éruption au cours des trois prochaines semaines a considérablement augmenté. En effet, la quantité de magma entrée dans la chambre a atteint la limite inférieure de la quantité jugée nécessaire pour déclencher une nouvelle éruption.
Ce qui est plus inquiétant, c’est que les dernières analyses indiquent que l’activité éruptive se déplace vers le sud et se rapproche de Grindavík à chaque événement.

L’inflation à Svartsengi (Source: Met Office)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

This is not good news for those who intend to visit Kawah Ijen (Indonesia) this summer. Increased seismic activity has been recorded between January 1st and July 12th, 2024. On July 12th, a significant increase was observed along with a rise in the tremor tremor, prompting authorities to increase the Alert Level from 1 to 2 (Waspada).

The increased activity in the crater can lead to “gas outbursts” and eruptions, primarily releasing CO2 which flows along the valleys, as observed in March 2018. Currently, the crater water color remains normal (turquoise green), with no visible gas bubbles or temperature changes. The current temperature is normal at 34 °C.

Due to the news alert level, local residents, visitors, tourists, and miners are advised not to approach the crater’s edge, descend to the crater’s bottom, or stay overnight within a 1.5 km radius from the crater.

Source : VSI, CVGHM.

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Continuous moderate gas and steam emissionsare still observed at White Island (New Zealand). Although the Volcanic Alert Level remains at 2, GeoNet warns that eruptions can still occur with little or no warning. The Aviation Color Code is kept at Yellow.

The plume is being emitted from an enlarged vent on the crater floor, Analysis of data collected during an overflight on July 12th, 2024 indicated decreased levels of magmatic gas compared to the previous observations on June 10th.

The crater lake has almost disappeared with only a few small puddles remaining .

GeoNet explains that these changes in the vent area and the plume have been seen many times in the past and represent normal processes at the volcano.

Source : GeoNet.

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A small eruption was detected at Mathew Island (Vanuatu Volcanic Arc) on July 15th, 2024 by Wellington VAAC that issued two Volcanic Ash Advisories.

It is the first eruptive activity at this volcano since 1956. The Smithsonian Institution indicates two other confirmed historical eruptions in 1949 (VEI 2) and 1954 (VEI 2).

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As previously indicated, Mt Etna‘s Voragine (Sicily) went through a new eruptive episode on the evening of July 15th, 2024. The process was the same as for other events of this type : intensification of Strombolian activity in powerful lava fountains. The eruptive column reached 6000 m altitude. Ashfall was reported in areas downwind to the ESE of the volcano.

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At Stromboli (Sicily), the volcano is rumbling, and so are the tourist infrastructure managers. Following the intensification of eruptive activity at the beginning of July with a lava flow at an altitude of 785 m and pyroclastic flows caused by collapses at the summit of the volcano, the red alert was declared on the island, with economic consequences easy to imagine. Some 500 jobs are threatened. Access to the volcano, with or without a guide, is suspended. There is already talk of an economic tsunami. The Region was asked (with a copy to the President of the Republic) to quickly declare a state of natural disaster.
These days, the volcano seems to have calmed down, but the situation remains uncertain and no prediction is of course possible. Strombolian activity is observed at the rate of 7-8 explosions of medium intensity each hour.
If the current situation does not change, one may reasonable think that the color of the alert level will be lowered and that trips will resume. The problem is that the activity of Stromboli has become unpredictable in recent years with major eruptive crises of great suddenness. They can represent a real danger to people and property.
The owners of tourist infrastructure can only hope that August will be better…
Source: Italian news media.

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Eruptive activity continues at Sabancaya (Peru) with an average of 55 explosions per day. They send ash plumes up to 2200 m above the summit. The alert level is kept at Orange.

Source : IGP.

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Magma accumulation continues at Svartsengi on the Reykjanes Peninsula (Iceland). About 13 million cubic metres of magma have been added to the magma chamber. According to the Mart Office, the likelihood of a magma intrusion or a new volcanic eruption in the next three weeks has increased considerably. Indeed, the amount of magma added has reached the lower limit of the amount of magma that is considered necessary to trigger a new eruption.

What is more worrying is that the most recent analysis indicates that eruptive activity moves southwards and closer to Grindavík with each occurrence.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Alerte sismique dans les Champs Phlégréens // Seismic alert in the Phlegrean Fields

Un essaim sismique incluant quelque 64 événements a secoué la région des Champs Phlégréens – Campi Flegrei – au petit matin du 26 septembre 2023. Certaines secousses avaient des magnitudes allant jusqu’à M 4,2.
Selon les données publiées par l’Osservatorio Vesuviano de l’INGV, lesséismes ont été enregistrés dans la zone de l’Académie-Solfatara (Pouzzoles) et dans le golfe de Pouzzoles. La zone est sous surveillance constante. Selon les paramètres géophysiques et géochimiques actuels, la dynamique en cours, y compris le soulèvement du sol à raison d’environ 15 mm par mois, ne révèle aucun changement significatif par rapport aux données précédentes.

Carte montrant les événements au cours du dernier essaim sismique (Source : INGV)

La région des Campi Flegrei a une histoire d’activité volcanique et sismique intense. Des épisodes de bradyséisme – épisodes de soulèvement et d’affaissement du sol – accompagnés d’essaims sismiques ont été observés dans le passé et même ces dernières années.
On pense que les essaims sismiques et le soulèvement du sol sont probablement dus à la montée des gaz et à une mise sous pression du système hydrothermal profond. Une autre hypothèse concerne la possible injection de magma dans le sous-sol. Les deux phénomènes sont liés à une chambre magmatique située sous les Champs Phlégréens.

Traces du bradyséisme sur les colonnes du temple dit de Serapis à Pouzzoles (Photo : C. Grandpey)

Même si la probabilité d’une éruption volcanique est considérée comme faible à l’heure actuelle, l’Observatoire reste vigilant. La principale source d’inquiétude est la densité de population dans la région. Si des signes d’éruption apparaissaient, l’évacuation des habitants devrait être très rapide.
La dernière éruption des Campi Flegrei s’est produite du 29 septembre au 6 octobre 1538. Elle a formé le cône de scories du Monte Nuovo. Elle détruisit le village médiéval de Tripergole et fit fuir la population locale.

Cratère du Monte Nuovo (Photo : C. Grandpey)

A proximité de la ville de Pouzzoles, la Solfatara constitue la zone la plus active des Champs Phlégréens. Elle est surveillée comme le lait sur le feu car un réveil de ce volcan causerait des problèmes majeurs. Sa situation au sein d’une zone densément peuplée rendrait l’évacuation de la population très délicate.

Le cratère est situé sur une colline à 190 m d’altitude. Le paysage est lunaire, avec de nombreuses fissures dans le sol d’où s’échappent des fumerolles constituées essentiellement de vapeur d’eau et de gaz comme le CO2. La fumerolle principale, la Bocca Grande, présentait une température de 130-140°C quand je l’ai mesurée dans des années 1990. Aujourd’hui, l’INGV relève environ 90°C. Vous trouverez tous les paramètres concernant la Solfatara en cliquant sur ce lien :

https://www.ov.ingv.it/index.php/monitoraggio-e-infrastrutture/bollettini-tutti/bollett-mensili-cf/anno-2022-2/1064-bollettino-mensile-campi-flegrei-2022-02/file

Attention : la Solfatara est actuellement fermée au public depuis le tragique accident survenu en septembre 2017. Un couple de touristes et leur fils de 11 ans ont trouvé la mort en chutant dans une marmite de boue. Le gosse, âgé de 11 ans, a franchi une barrière de sécurité et a chuté dans une marmite de boue. Les parents ont alors tenté de le secourir mais ont chuté à leur tour dans la cavité. Elle était peu profonde et il est probable que la mort a été causée par les émanations de gaz. Depuis cet accident tragique, les autorités italiennes ont mis en place le sacro-saint principe de précaution, ce qui explique la fermeture du site.

Pour avoir une très bonne vue sur la Solfatara, je conseille d’emprunter la Via Coste d’Agnano qui longe le site et propose un très bon panorama dans sa partie haute. S’y rendre de préférence de le matin quand l’air ambiant, plus humide, permet de distinguer les différents sites fumerolliens. L’air sec de l’après-midi ne permet plus de voir grand-chose.

Vue de la Solfatara depuis la Via Coste d’Agnano (Photo : C. Grandpey)

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A seismic swarm including 64 events shook the area of Campi Flegrei – or Phlegrean Fields – on the early morning of September 26th, 2023. Some of the tremors had magnitudes up to M 4.2.

According to data released by INGV’s Vesuvian Observatory, the earthquakes are located in the Accademia-Solfatara area (Pozzuoli) and in the Gulf of Pozzuoli. The area is under constant monitoring. Geophysical and geochemical parameters suggest that the ongoing dynamics, including soil lifting at a speed of around 15 mm per month, show no significant changes compared to previous data.

The Campi Flegrei area has a history of intense volcanic and seismic activity. Episodes of bradyseism – slow ground movement – accompanied by seismic swarms have been observed in the past and even in recent years.

It is believed that seismic swarms and ground uplift are probably due to the rising of gases and increased pressurization of the deep hydrothermal system. Another possibility is the injection of magma into the subsurface. Both phenomena are related to a larger, deep magma chamber beneath the Phlegraean Fields.

While the probability of a volcanic eruption is considered low at this time, the observatory remains vigilant. The main cause of worry is the population density in the area. Should the signs of an eruption appear, the evacuation of the residents should be very fast.

The last eruption in the Campi Flegrei occurred from September 29th to October 6th, 1538 ; it formed the Monte Nuovo cinder cone. It destroyed the medieval village Tripergole and sent fleeing the local population.

Near the town of Pozzuoli, the Solfatara is the most active area of the Phlegrean Fields. It is closely monitored because an awakening of this volcano would cause major problems. Its location in a densely populated area would make the evacuation of the population very difficult.
The crater is located on a hill 190 m above sea level. The landscape is lunar, with numerous cracks in the ground, with fumaroles consisting mainly of water vapor and gases such as CO2. The main fumarole, the Bocca Grande, had a temperature of 130-140°C when I measured it in the 1990s. Today, INGV records around 90°C. You will find all the parameters concerning the Solfatara by clicking on this link:

https://www.ov.ingv.it/index.php/monitoraggio-e-infrastrutture/bollettini-tutti/bollett-mensili-cf/anno-2022-2/1064-bollettino-mensile-campi-flegrei-2022- 02/file

Please note: The Solfatara is currently closed to the public, since the tragic accident in September 2017. A couple of tourists and their 11-year-old son died after falling into a pot of mud. The kid, aged 11, crossed a security barrier and fell into a pot of mud. The parents then tried to rescue him but fell into the cavity. It was shallow and it is likely that the death was caused by the gas fumes. Since this tragic accident, the Italian authorities have implemented the sacrosanct precautionary principle, which explains the closure of the site.

To have a very good view of the Solfatara, I recommend taking the Via Coste d’Agnano which runs along the site and offers a very good panorama in its upper part. It is best to go there in the morning when the more humid ambient air allows you to distinguish the different fumarolic sites. The dry afternoon air no longer allows us to see much.