Prévision volcanique et principe de précaution

Heureusement qu’il y a le principe de précaution. Côté prévision éruptive, ça patauge un peu depuis quelque temps.

Sur l’Ile de la Réunion, on nous annonçait une éruption « imminente » du Piton de la Fournaise depuis le mois de décembre 2019. Tous les ingrédients étaient présents pour que le volcan se manifeste à nouveau, mais son humeur n’était pas éruptive à ce moment-là. Il a fallu attendre le 10 février 2020 pour que la lave montre le bout de son nez, avant de disparaître quelques jours plus tard..

Comme je l’expliquais précédemment, la prévision éruptive n’a qu’une importance relative à la Réunion dans la mesure où les éruptions se déroulent en général dans l’Enclos Fouqué qui est une zone désertique.

Le seul principe de précaution consiste, pour la Préfecture, à interdire l’accès de l’Enclos aux randonneurs. La mesure est facile à appliquer étant donné que l’entrée dans le site se fait par un portail qu’il suffit de cadenasser.

Le Piton de la Fournaise constitue surtout un excellent laboratoire pour étudier le comportement (fantasque !) d’un volcan.

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En Islande, l’activité sismique sur la Péninsule de Reykjanes a décontenancé les scientifiques de l’Icelandic Met Office (IMO). Ces derniers sont habitués à voir des essaims sismiques faire frissonner la péninsule de temps à autre. Le phénomène est prévisible et facile à comprendre étant donné le contexte tectonique dans lequel se situe l’Islande.

Le problème, c’est que depuis quelques semaines on enregistrait une inflation de plusieurs centimètres dans un secteur de la péninsule. Annonçait-elle une prochaine éruption ? L’IMO faisait état d’une possible intrusion magmatique, démentie quelques jours plus tard. Autrement dit, personne ne savait ce qui allait se passer.

Contrairement à l’Enclos Fouqué à la Réunion, le Péninsule de Reykjanes est habitée, même si la densité de population n’est pas énorme. De plus, en cas d’éruption, l’aéroport international de Keflavik, situé à quelques encablures de la péninsule, pourrait être impacté par des nuages de cendre.

La prévision sismique ou éruptive étant impossible, les autorités islandaises ont mis en place le principe de précaution et demandé aux habitants de se tenir prêts à une évacuation en cas d’éruption. Il leur a été vivement conseillé d’être attentifs aux messages d’alerte susceptibles d’être envoyés sur leurs smartphones.

A ce jour, aucune éruption ne s’est produite sur la Péninsule de Reykjanes.

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Aux Philippines, le volcan Taal a montré, lui aussi, les difficultés de la prévision éruptive. Le PHIVOLCS n’a pas prévu l’éruption qui a débuté le 12 janvier 2020 avec des panaches de vapeur et de cendre qui sont montés à 10-15 km de hauteur. L’Institut a immédiatement relevé le niveau d’alerte à 4 (éruption dangereuse éruption imminente), sur une échelle de 5 échelons. Aux Philippines, tous les ingrédients étaient présents pour que se produise une puissante éruption (sismicité, gonflement de l’édifice volcanique, intensification des émissions gazeuses), mais l’événement majeur attendu ne s’est (heureusement) jamais produit.

Le PHIVOLCS a constamment conseillé aux autorités d’évacuer sur une vaste zone les populations menacées par le Taal. Le principe de précaution a bien fonctionné et le 19 janvier 2020, 96 000 personnes avaient quitté leurs domiciles.

A la mi-février 2020, le niveau d’alerte pour le Taal est redescendu à 2, ce qui a permis à un grand nombre de personnes de quitter les structures d’hébergement provisoires.

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Le 9 décembre 2019, le cratère de White Island (Nouvelle Zélande) explosait, projetant des nuages de cendre, d’eau et de vapeur acides à haute température. Une quarantaine de touristes se trouvaient dans le cratère au moment de l’éruption et 21 personnes ont péri, soit immédiatement, soit des suites de leurs très graves brûlures.

Au moment de l’événement ; le niveau d’alerte était à 2 sur une échelle de 5 : « Moderate to heightened volcanic unrest [Activité volcanique modérée à élevée] .» Selon les volcanologues néo-zélandais, on avait affaire à une “activité volcanique pouvant conduire à un danger éruptif,” le type même de mise en garde vague que l’on rencontre sur tous les volcans actifs de la planète. Aucune éruption ou explosion majeure n’était prévue le 9 décembre 2019, même si le volcan présentait des signes d’activité.

C’est une fois la catastrophe passée que l’on se demande ce qu’il aurait fallu faire, comment on aurait prévenir un tel événement éruptif. La mesure la plus radicale était, bien sûr, d’interdire totalement l’accès à un volcan potentiellement dangereux. La poussée de plus en plus forte du tourisme de masse rend la mise en place d’une telle mesure extrêmement difficile. On aurait pu, aussi, limiter l’accès du cratère à des petits groupes, et éviter ainsi qu’une quarantaine de personnes se fasse surprendre.

Pour le moment, l’accès à White Island est interdit et il risque fort de le rester pendant longtemps. Le traumatisme subi par les Néo-Zélandais sera long à évacuer.

Panache éruptif du Taal (Source: Disaster Risk Reduction Management Council)

Le cratère de White Island après l’explosion (Source: Helicopter Rescue Trust)

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption de White Island ( Nouvelle Zélande) le 9 décembre 2019 a fait une 21ème victime. L’une des personnes très gravement brûlées n’a pas survécu à ses blessures.

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La situation n’a pas beaucoup évolué sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) où des essaims sismiques sont toujours enregistrés. L’inflation du Mt Þorbjörn semble s’être stabilisée. Les autorités islandaises ont renforcé les mesures de surveillance et demandé à la population de se tenir prête à une évacuation en cas d’éruption.

Aux dernières nouvelles, rien n’indique que du magma se soit accumulé près de la surface aux environs de Grindavík! C’est le résultat de mesures de gaz effectuées près du volcan Þorbjörn par des scientifiques de l’Icelandic Met Office, en coopération avec le personnel de la société  HS-Orka.
Les analyses des différents échantillons d’eau aboutissent toutes au même résultat. Les mesures effectuées sur la zone par l’Icelandic Met Office révèlent en outre que l’inflation à proximité du Þorbjörn, qui atteignait 3-4 mm par jour depuis le 21 janvier 2020, a considérablement ralenti.
Comme je l’ai écrit précédemment, l’activité sismique a augmenté le 29 janvier au matin, avec deux séismes d’une magnitude supérieure à M 3,0, suivis d’un événement de M 2,7. Aucun événement sismique significatif n’a été enregistré depuis cette date.
Par mesure de précaution, les Ponts et Chaussées islandais veillent au bon état des routes autour de Grindavík. En particulier, la route à l’ouest qui longea la côte sud sera déneigée ou salée, si besoin, sept jours sur sept.
Source: Iceland Monitor.

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Le niveau d’alerte du Taal (Philippines) est maintenu à 3, sur une échelle de 5. Le Main Crater continue à émettre de volumineux panaches de vapeur qui montent à 600-800 mètres de hauteur. Les émissions de SO2 restent faibles. La sismicité a beaucoup décliné depuis le début de l’activité éruptive.

A voir sur le site de l’agence 80 Jours Voyages, une très bonne vidéo, réalisée à l’aide d’un drone, du lac de cratère du Taal où l’eau a disparu:

https://youtu.be/mCou8T69f5I

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 La sismicité s’est intensifiée après l’éruption d’environ 9 heures observée le 12 janvier 2020 sur l’île Fernandina (Galapago). L’IG a enregistré des séismes sporadiques d’une magnitude allant jusqu’à M 4,2 ainsi que de petits essaims. La plupart des événements étaient peu profonds, même si certains ont été localisés à des profondeurs supérieures à 10 km. Une déformation d’environ 35 cm a été détectée autour des fractures qui ont produit les coulées de lave du 12 janvier qui ont couvertune superficie de 3,8 kilomètres carrés.
Source: Instituto Geofisico.

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L’activité éruptive se poursuit sur l’Etna (Sicile) au niveau de la Voragine, du Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) et du Cratère Nord-Est (CNE). Le cône dans la Voragine produit des explosions stromboliennes dont la fréquence a augmenté et a entraîné une croissance rapide du cône. La lave avance le long du flanc S du cône et se déverse dans la Bocca Nuova adjacente, remplissant son cratère E (BN-2). L’activité du CNE se caractérise par une activité strombolienne discontinue et des émissions périodiques de panaches de cendre. Plusieurs épisodes d’émissions de cendre ont également été observés dans le NCSE.
Source: INGV.

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 L’activité éruptive reste soutenue sur l’île Nishinoshima (Japon). Le cône central continue de vomir des coulées de lave qui atteignent l’océan. La NASA a mis en ligne des images satellites montrant parfaitement la situation éruptive actuelle.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The White Island (New Zealand) eruption on December 9th, 2019 killed a 21st person. One of the very seriously burned people did not survive his injuries.

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The situation has not changed much on the Reykjanes Peninsula (Iceland) where seismic swarms are still recorded. Inflation of Mt Þorbjörn seems to have stabilized. The Icelandic authorities have stepped up surveillance measures and asked the population to be ready for an evacuation in the event of an eruption.

Latest news ! There is no indication of magma having accumulated near the surface of the earth in the vicinity of Grindavík! This is the result of gas measurements done near Þorbjörn mountain by specialists from the Icelandic Met Office, in cooperation with staff from HS-Orka energy company.

The analysis of water samples shows the same result. Monitoring of the area by the Icelandic Met Office furthermore reveals that inflation near Þorbjörn mountain, which had amounted to 3-4 mm a day since January 21st, 2020 has slowed down considerably.

As I put it before, seismic activity increased on Janyary 29th in the morning, with two earthquakes above M 3.0, followed by an M 2.7 event.

As a precautionary measure, the Icelandic Road Administration has increased service of roads from the town of Grindavík. The road along the south coast to the west will be ploughed or salted, if needed, seven days a week.

Source: Iceland Monitor.

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The alert level of Taal Volcano (Philippines) is kept at 3, on a scale of 5. The Main Crater continues to emit voluminous steam plumes rising up to 600-800 meters high. SO2 emissions remain low. Seismicity has declined significantly since the start of eruptive activity.

Here is a nice video shot with a drone and showing the now empty lake at Taal’s Main Crater :

https://youtu.be/mCou8T69f5I

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Seismicity increased after the 9-hour eruption on January 12th, 2020 at Fernandina (Galapago). It included sporadic earthquakes with magnitudes up to M 4.2 and small swarms. Most of the events were shallow though some were located at depths greater than 10 km. Deformation of about 35 cm was detected around the fissures that produced the 12 January lava flows which covered an area of 3.8 square kilometres.

Source: Instituto Geofisico.

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Eruptive activity continues at Mt Etna’s Voragine, New Southeast Crater (NSEC), and Northeast Crater (NEC). The cone in VOR produced Strombolian explosions which increased in frequency and resulted in rapid cone growth. Lava travels down the S flank of the cone and into the adjacent Bocca Nuova, filling the E crater (BN-2). Activity at the NEC is characterized by discontinuous Strombolian activity and periodic emissions of diffuse ash plumes. Several episodes of ash emissions have also been observed at the NSEC.

Source : INGV.

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Eruptive activity remains elevated on Nishinoshima Island (Japan). The central cone continues to emit lava flows that reach the ocean. NASA has posted satellite images perfectly showing the current eruptive situation.

Image satellite de Nishinoshima le 26 janvier 2020 ( Source : NASA)

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles des volcans actifs dans le monde, tels qu’elles apparaissent dans le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution. La situation actuelle du Taal (Philippines) demande une actualisation plus fréquente.

Comme je l’ai écrit précédemment, une nouvelle éruption a commencé le 12 janvier 2020 sur le volcan La Cumbre sur l’île Fernandina (Galapagos) avec l’ouverture de nouvelles fissures à proximité de la lèvre orientale de la caldeira, à environ 1300-1400 m au-dessus du niveau de la mer. Plusieurs coulées de lave ont descendu le flanc E. Un nuage de gaz s’est élevé à 1,5-2 km au-dessus de la fissure. Un deuxième pic de sismicité a été enregistré 30 à 40 minutes après le début de l’éruption puis a progressivement diminué, ainsi que les anomalies thermiques.
Source: Instituto Geofisico

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White Island (Nouvelle-Zélande) reste bien actif. De fortes émissions de vapeur et de gaz à haute température (440 ° C) continuent de s’échapper des bouches qui se sont ouvertes le 9 décembre 2019. Trois brefs épisodes de tremor enregistrés entre le 8 et le 10 janvier 2020 se sont accompagnés de petites explosions au niveau des bouches actives. Les émissions de SO2 se situent dans la normale, ce qui montre qu’il n’y a pas eu d’ascension du magma depuis l’éruption de décembre. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Jaune.
Source: GeoNet.

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Au cours des deux premières semaines de janvier, de volumineux panaches de gaz et de vapeur sont montés à 50 – 200 mètres au-dessus du fond du cratère de l’Anak Krakatau (Indonésie). Un épisode éruptif le 7 janvier a généré un panache de cendre qui est monté à 200 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km du cratère.
Source: VSI.

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Le Popocatepetl (Mexique) montre les émissions quotidiennes habituelles de vapeur et de gaz qui contiennent parfois de la cendre. Une spectaculaire explosion le 9 janvier 2020 a produit un panache de cendre qui s’est élevé à 3 km au-dessus du cratère. L’événement a également éjecté des matériaux incandescents sur les flancs du volcan, jusqu’à 1 km du cratère. De nombreuses photos de l’événement ont été publiées dans les médias. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Phase 2.
Source: CENAPRED

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On enregistre en moyenne chaque jour huit explosions d’intensité faible à moyenne se sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent généralement jusqu’à 3 km au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte reste à Orange et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 12 km du cratère.
Source: IGP.

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La situation est globalement stable sur les autres volcans actifs dont les niveaux d’alerte sont restés inchangés ces derniers jours.

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Here is some news of active volcanoes around the world, as they appear in the Smithsonian Institution’s Weekly Report. Special daily bulletins are dedicated to Taal (Philippines).

As  I put it before, a new eruption started on January 12th, 2020 at La Cumbre Volcano on Fernandina Island (Galapagos) when new fissures opened near the E edge of the caldera, at elevations around 1300-1400 m above sea level. Several lava flows descended the E flank. A gas cloud rose 1.5-2 km above the fissure. A second peak in seismicity was recorded 30-40 minutes after the eruption onset and then gradually decreased, as well as the thermal anomalies.

Source: Instituto Geofisico..

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White Island (New Zealand) remains in an elevated state of unrest. Very hot (440°C) and strong steam and gas emissions continue to rise from the 9 December vents. Three short-lived episodes of tremor recorded between January 8th and 10th were accompanied by minor explosions at the active vents. SO2 emission rates are within normal ranges, suggesting no magma movement since the December eruption. The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code is kept at Yellow.

Source : GeoNet.

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During the first two weeks of January, dense white gas plumes rose 50-200 m above the bottom of Anak Krakatau’s crater (Indonesia). An eruptive event on January 7th produced a dense ash plume that rose 200 m. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 2-km-radius hazard zone from the crater.

Source : VSI.

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Popocatepetl (Mexico) shows the usual daily steam-and-gas emissions which may contain ash. A dramatic explosion on January 9th produced an ash plume that rose 3 km above the crater. The event also ejected incandescent material onto the flanks as far away as 1 km from the crater. Numerous photos of the event ere released in the media. The alert level remains at Yellow, Phase Two.

Source : CENAPRED

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An average of eight daily low to medium intensity explosions occur at Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes usually rise as high as 3 km above the summit.

The alert level remains at Orange and the public is asked to stay outside a 12-km radius from the crater.

Source : IGP.

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The situation is globally stable on other active volcanoes whose alert levels have been unchanged during the past days.

Séquence éruptive sur le Popocatepetl le 9 janvier 2020 (Source: CENAPRED)

Nouvelles des victimes de l’éruption de White Island // News of victims of the White Island eruption

Pour les médias, l’éruption de White Island est définitivement terminée ; « parlons d’autre chose! » Cependant, elle n’est pas vraiment terminée un mois plus tard pour plus d’une douzaine de personnes qui séjournent encore dans les hôpitaux de Nouvelle-Zélande avec de très graves blessures. Quatre patients ont leur pronostic vital engagé. N’oublions pas que deux personnes sont toujours portées disparues et 17 autres ont été tuées lors de la catastrophe.
La recherche des deux personnes disparues a été suspendue le 24 décembre 2019 et les autorités ne sont pas retournées sur l’île depuis la fin de la mission de récupération des corps. L’interdiction d’accès imposée autour de l’île a été levée fin décembre, mais les autorités ont demandé aux gens de ne pas ramasser de fruits de mer dans un rayon de 1 km de White Island à cause de la pollution générée par l’éruption.
Quatre hôpitaux néo-zélandais continuent de soigner 13 victimes de l’éruption. Quatre de ces patients restent dans un état critique ; trois d’entre eux sont en soins intensifs à l’hôpital Middlemore d’Auckland. Les chirurgiens affirment n’avoir jamais vu des brûlures aussi  graves à une telle échelle.
Comme je l’ai écrit précédemment, la peau de donneurs achetée aux États-Unis et en Australie a été utilisée comme greffe temporaire. Elle est maintenant remplacée par la peau des victimes, mais c’est un processus lent car la peau a besoin de temps pour se régénérer. Les opérations sont délicates et complexes.
Treize victimes de l’éruption de White Island rapatriées en décembre sont également toujours traitées dans les unités de grands brûlés des hôpitaux australiens.
Source: The Guardian.

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For the media, the White Island eruption is definitely over, let’s talk about something else! However, it is not over for more than a dozen people still in New Zealand hospitals with life-threatening injuries a month on from the fatal eruption. Four remain in critical condition. We should not forget that two persons are still missing and 17 others were killed during the disaster.

The search for two missing victims was suspended on December 24th, 2019 and authorities have not returned to the island since the recovery mission was completed. The ban placed around the island was lifted late in December, although the ministry of primary industries has warned people not to collect seafood from within a 1 km radius of White Island.

Four New Zealand hospitals have continued to treat 13 victims of the eruption. Four of those patients remain in a critical condition, with three in intensive care at Middlemore hospital in Auckland. Surgeons say they have never experienced multiple serious burns on this scale.

As I put it before, donor skin purchased from the US and Australia was used as a temporary skin graft. This is now being replaced by victims’ own skin, but it is a slow process as skin needs time to grow. The operations are delicate and complex.

Thirteen White Island victims repatriated in December also remain in burns units in Australian hospitals.

Source : The Guardian.

Photo: C. Grandpey

White Island (Nouvelle Zélande) : Une histoire de greffes de peau // A story of skin grafts

Comme je l’ai écrit précédemment, les victimes de l’éruption de White Island (Nouvelle-Zélande) ont dû recevoir des greffes de peau. Il a fallu importer des tissus cutanés de l’étranger car les réserves néo-zélandaises n’étaient pas suffisantes.
Les brûlures sont assez fréquentes sur les volcans actifs. Plusieurs de mes amis ont été sérieusement brûlés lorsqu’ils sont tombés dans des marmites de boue en Islande et en Nouvelle-Zélande. D’autres ont subi des brûlures à Hawaï lorsque le sol s’est dérobé sous leurs pieds qui ont plongé dans la lave à plus de 1000 degrés..
Dans la vie domestique, la plupart des brûlures surviennent en été lorsque les gens utilisent des barbecues et à la fin de l’automne lorsqu’ils commencent à faire du feu dans les poêles et cheminées.
Peu de temps après l’éruption de White Island le 9 décembre 2019, les Community Tissue Services basés à Kettering (Ohio) ont reçu une demande urgente de tissus pour effectuer des greffes de peau sur les personnes victimes de la tragédie.
Le 11 décembre 2019, les hôpitaux néo-zélandais disposaient de 120 mètres carrés de peau pour traiter les patients blessés lors de l’éruption. Les Community Tissue Services de l’Ohio avaient déjà fourni environ le quart de ce besoin. La structure américaine compte 615 employés aux États-Unis et gère également des centres de distribution en Californie, au Texas, au Tennessee, en Pennsylvanie et en Oregon, ainsi que deux bureaux satellites en Idaho et en Oregon. L’une des fonctions de la banque de tissus consiste à prélever la peau des donneurs, à la préparer pour les chirurgiens et à l’expédier vers des hôpitaux à travers les Etats-Unis et le monde en général.
En lisant le Dayton Daily News, on apprend qu’un donneur peut être en mesure de fournir en moyenne 0,46 mètre carré de peau. Des tests microbiologiques permettent de déterminer si la personne peut être donneuse ; environ 12% à 15% des donneurs potentiels ne sont pas en mesure de fournir de la peau.
La peau peut être utilisée comme pansement naturel pour les personnes gravement brûlées. Celles souffrant de brûlures superficielles mineures peuvent guérir seules. En revanche, s’il s’agit de plus graves brûlures, les patients vont bénéficier d’une chirurgie de greffe de peau pour une guérison rapide et une meilleure cicatrisation. Un patient peut avoir besoin de plusieurs interventions s’il / elle souffre d’une brûlure importante.
La peau n’est pas seulement une enveloppe d’organe ; c’est aussi un organe important en soi et les greffes peuvent sauver des vies. En effet, lorsque des personnes sont gravement brûlées, elles n’ont plus aucun contrôle de leur température, car c’est la peau qui assure cette fonction. De plus, la peau retient également le fluide et donc l’humidité du corps ; par conséquent, lorsque les médecins recouvrent le corps d’une peau en provenance de donneurs, elle devient une barrière qui aide le fluide à s’équilibrer. Elle représente aussi un obstacle à la contamination bactérienne.
Les greffes de peau préparent également la personne à recevoir les greffes avec sa propre peau. Si quelqu’un a été brûlé à plusieurs degrés, il a d’abord besoin des greffons en provenance de donneurs ; cela provoque une réaction immunitaire du corps et stimule la régénérescences des vaisseaux sanguins. Une fois que les vaisseaux sanguins fonctionnent à nouveau correctement, les médecins commencent à effectuer des greffes avec la propre peau de la personne.
Source: Dayton Daily News, Community Tissue Services.

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As I put it before, the victims of the White Island eruption (New Zealand) had to receive skin grafts. Skin tissues had to be imported from abroad as the NZ reserves were not sufficient.

Burns are quite frequent on active volcanoes. Friends of mine received serious burns when they fell into mudpots in Iceland and New Zealand. Others were burnt in Hawaii when the soil collapsed and their feet plunged into red-hot lava.

In domestic life, most burn injuries occur in the summer when people use barbecues and during late autumn when they start turning their home furnaces on.

Shortly after the White Island eruption on December 9th, 2019, the Community Tissue Services in Kettering (Ohio) received a call for skin grafts that were needed urgently to aid burn victims in the wake of the tragedy.

As of Dec. 11th, 2019, New Zealand providers had 120 square metres of skin to treat patients injured in the eruption and at that point Community Tissue Service has provided about one quarter of that need. The structure has 615 employees in the U.S. and also operates distribution centres in California, Texas, Tennessee, Pennsylvania, and Oregon, and two satellite offices in Idaho and Oregon. One of the tissue bank’s services is harvesting the skin from donors, preparing it for surgeons and shipping it off to everywhere from local hospitals to facilities in other countries.

Reading the Dayton Daily News, we learn that an individual donor might be able to provide an average of 0.46 square metres of skin. Microbiologic tests help determine if the person can be a donor, with about 12% to 15% of would-be donors not able to be a provider of skin.

Skin can be used as a natural dressing for people with serious burns. Persons with smaller, superficial burns can heal on their own. But if they have larger burn wounds, the patients can benefit from skin graft surgery for quick healing and minimal scarring. A patient might need more than one operation if he/she has a large burn.

Skin is not just an organ casing but is an important organ on its own and grafts can be life saving. Indeed, when people are severely burned, they have no control over their temperature because this is what the skin does. Moreover, the skin also retains all the fluid and moisture in the body, so when doctors put the donors’skin, it becomes a barrier that helps the fluid balance. It is also a barrier to bacterial contamination.

The skin grafts also prepare the person to receive his/her own grafts from his/her own skin. If someone has burned through the entire layer of skin, they first need these donor grafts, which cause the body to react with an immune reaction and stimulates formation of new blood vessels

Once the blood vessels are working again, the doctors start using the person’s own skin.

Source: Dayton Daily News, Community Tissue Services.

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité éruptive dans le monde. Elle est relativement calme en ce moment.

Le bilan officiel de l’éruption de White Island (Nouvelle Zélande) est de 19 morts, y compris les deux personnes portées disparues, et après le décès de l’une des victimes dans un hôpital d’Auckland. La police a décidé d’abandonner les recherches pour retrouver les deux personnes disparues.

Du gaz et de la vapeur très chauds continuent de s’échapper des bouches actives à l’arrière du cratère (voir photo ci-dessous). Le tremor et l’activité sismique montrent des niveaux bas. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source: GNS Science.

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Au Kamchatka, 3 volcans restent en alerte aérienne Orange : le Sheveluch, le Bezymianny et le Klyuchevskoy, avec un risque permanent d’activité explosive et de panaches de cendre pouvant affecter le trafic aérien dans la région. La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko (Ile Paramushir) à cause des explosions qui génèrent des panaches de cendre montant jusqu’à 3 km d’altitude.

Source : KVERT.

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La lave continue à s’écouler du cratère principal du Karangetang (Indonésie) et avanve sur environ 1,8 km dans trois ravines sur les versants O et SO du volcan. Une incandescence est visible de nuit au niveau des cratères sommitaux. Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 4.

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On enregistre encore entre 8 et 18 explosions chaque heure sur le Fuego (Guatemala). Elles génèrent des panaches de cendre qui montent généralement à 1 km au-dessus du sommet, avec des retombées dans plusieurs localités sous le vent. Les explosions provoquent parfois des ondes de choc qui font vibrer les vitres des habitations. Des matériaux incandescents sont projetés jusqu’à 100-300 mètres de hauteur. Ils donnent parfois naissance à des avalanches qui avancent sur de longues distances dans plusieurs ravines.

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Here is some news about eruptive activity around the world. It is rather quiet these days.

The official death toll of the White Island eruption (New Zealand) is 19, including the two missing persons, and after the death of one victim in an Auckland hospital. The police has decided to call off the search for the two missing persons.

Very hot gas and steam continue to be discharged from active vents at the back of the crater (see photo below). The tremor and seismic activity show low levels. The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code is kept at Orange.

Source: GNS Science

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 In Kamchatka, the aviation colour code is Orange for three volcanoes: Sheveluch, Bezymianny and Klyuchevskoy, with a permanent risk of explosive activity, with ash clouds that may affect air traffic in the region. The aviation colour code is also Orage for Ebeko on Paramushir Island, with explosions that send ash plumes up to 3 km a.s.l.

Source: KVERT.

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Lava is still flowing from Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and travelling as far as 1.8 km down three drainages on the SW and W flanks. Incandescence from the summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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8-18 explosions per hour are still recorded at Fuego (Guatemala). They generate ash plumes that rise as high as 1 km above the crater. Ashfall is reported in several downwind.areas. Explosions sometimes produce shock waves that rattle houses in nearby communities. Incandescent material is ejected 100-300 metres high, causing avalanches of material that may travel long distances in several drainages.

Source: INSIVUMEH.

Vue du cratère de White Island et des bouches actives le 14 décembre 2019 (Source: GNS Science)…

… et en cadeau de fin d’année, cette superbe photo de l’Asama (Japon) qui m’a été adressée par Julien Monteillet que je remercie chaleureusement.

Eruptions phréatiques // Phreatic eruptions

Une éruption phréatique se produit lorsque le magma porte à très haute température l’eau souterraine ou l’eau de surface. La température très élevée du magma provoque une vaporisation quasi instantanée de l’eau. La surpression de la vapeur déclenche une explosion avec émission de gaz et projections de boue, de cendre, de roches et de bombes volcaniques. En consultant les archives volcaniques, j’ai découvert plusieurs éruptions phréatiques au 20ème siècle. Les plus meurtrières sont décrites dans mon livre Killer Volcanoes.

Une éruption phréatique a été observée dans le cratère de l’Halema’uma’u du Kilauea (Hawaï) en mai 1924. Une série d’explosions a propulsé des colonnes de cendresà 6 km de hauteur et projeté des blocs pesant parfois plusieurs tonnes jusqu’à 800 mètres du cratère. L’intensité des explosions a culminé le 18 mai. Un homme a été mortellement blessé par la chute d’un bloc lorsqu’il s’est aventuré trop près pour photographier le cratère entre les explosions, malgré les mises en garde.

À 7h15 (GMT) le 14 novembre 1963, des explosions phréatiques – ou phréatomagmatiques – ont généré des colonnes de cendre noire cypressoïdales au large de la côte sud de l’Islande. À 11 heures le même jour, la colonne éruptive atteignait plusieurs kilomètres de hauteur. Au début, les éruptions ont eu lieu sur trois bouches indépendantes le long d’une fissure orientée NE / SW, mais dans l’après-midi, les colonnes éruptives ont fusionné en une seule le long de la fissure éruptive. L’éruption a duré jusqu’au 5 juin 1967. Ce fut la naissance de Surtsey, du nom de Surtr, un géant symbolisant le feu dans la mythologie nordique.

Une éruption phréatomagmatique modérément violente a secoué le Taal (Philippines) du 28 au 30 septembre 1965. Les principales explosions phréatiques ont ouvert un nouveau cratère de 1,5 km de long et 0,3 km de large du côté sud-ouest de Volcano Island dans le lac Taal. Les projections vomies par l’éruption ont couvert une zone d’environ 60 kilomètres carrés avec une épaisseur de cendre de plus de 25 centimètres. L’éruption a tué quelque 200 personnes.

En 1976 une grande activité sismique a précédé une éruption phréatique à la Soufrière de la Guadeloupe. Elle a provoqué l’évacuation de 73 600 habitants. Il n’y a eu aucune victime, mais l’événement a été marqué par une violente confrontation très médiatisée entre Claude Allègre et Haroun Tazieff sur l’opportunité d’une évacuation. Par prudence, le préfet a finalement décidé d’évacuer, mais aucune éruption majeure n’a eu lieu.

Une éruption phréatique a secoué le Mont Tarumae (Japon) en 1982.

Le 27 septembre 2014, le Mont Ontake (Japon) est entré brusquement en éruption. Il n’y a pas eu de sismicité significative pour avertir les autorités qu’une éruption phréatique allait se produire. Soixante-trois personnes ont été tuées; cinq corps n’ont pas été retrouvés.

Une éruption phréatique a été observée sur le Mayon (Philippines) le 7 mai 2013. Le volcan a expulsé un nuage de cendre et de blocs. L’explosion a surpris un groupe de randonneurs sur le volcan. Quatre touristes allemands et leur guide ont été tués. Au moins sept autres randonneurs ont été blessés lors de l’éruption, qui a duré à peine plus d’une minute. Une vingtaine de personnes s’approchaient du sommet lorsque l’éruption s’est produite.

White Island (Nouvelle-Zélande) est la première éruption phréatique du 21ème siècle. Elle a tué 18 touristes et blessé des dizaines d’autres. 47 personnes visitaient le cratère lorsque l’événement a eu lieu.

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L’observation de ces archives appelle plusieurs réflexions. S’agissant de la prévision, les bilans des dernières éruptions phréatiques confirment que nous ne savons toujours pas prévoir ces phénomènes éruptifs particulièrement soudains. S’agissant de la prévention, on constate que ce sont les derniers événements, ceux qui impliquent le plus de touristes, qui ont les bilans les plus lourds. Une conclusion logique serait de dire qu’il faut interdire aux touristes l’accès de ces volcans dangereux. Prenant l’exemple de la la dernière éruption de White Island, je ne suis pas certain que l’accès au volcan sera interdit pendant plusieurs années ou même plusieurs mois. Le tourisme de masse fait entrer tellement d’argent dans les caisses qu’il sera difficile de résister à la pression des agences et autres structures touristiques pour lesquelles le fric passe avant la sécurité des gens, malgré le risque de se retrouver sur le banc des accusés en cas de pépin.

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La police néo-zélandaise a déclaré que les corps des deux personnes disparues – un guide local et un touriste australien – après l’éruption de White Island pourraient ne jamais être retrouvés. Le mauvais temps a entravé les recherches qui vont désormais être réduites. La police pense que les deux corps ont été emportés dans la mer par un cours d’eau généré par l’éruption. Par respect pour les proches de ces deux personnes et les implications culturelles autour de la présence probable de tūpāpaku [personnes décédées] dans la moana [l’océan], le rāhui [l’interdiction] mise en place sur les lieux de pêche au large de la côte de White Island sera maintenue  jusqu’à nouvel ordre, malgré les protestations des pêcheurs pour lesquels l’interdiction représente une perte financière. .

Source : New Zealand Herald.

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 A phreatic eruption occurs when magma heats ground water or surface water. The very high temperature of the magma causes near-instantaneous evaporation of water to steam whose overpressure triggers an explosion of gas, mud, ash, rock, and volcanic bombs. Looking at the volcanic archives, I discovered a few phreatic explosions in the 20th century. The most deadly ones are described in my book Killer Volcanoes.

A phreatic eruption was observed at Kilauea’s Halema’uma’u Crater (Hawaii) in May 1924. A series of explosions sent ash columns 6 km into the air and hurled boulders weighing sometimes several tons as far as 800 metres from the crater. The intensity of the explosions peaked on May 18th, when the largest ones occurred. A man was fatally injured by a falling boulder when he ventured too close to photograph the crater between bursts, despite warnings of an impending explosion.

At 07:15 (UTC) on November 14th, 1963, phreatic – or phreatomagmatic – explosions generated black cypressoid columns of ash off the south coast of Iceland By 11:00 the same day, the eruption column had reached several kilometres in height. At first the eruptions took place at three separate vents along a NE/SW trending fissure, but by the afternoon the separate eruption columns had merged into one along the erupting fissure. The eruption lasted until June 5th 1967. This was the birth of Surtsey, named after Surtr, a fire giant from Norse mythology.

A moderately violent phreatomagmatic eruption of Taal Volcano (Philippines) occurred from September 28th to 30th, 1965. The main phreatic explosions opened a new crater 1.5 km long and 0.3 km wide on the southwest side of Volcano Island in Lake Taal. The eruption covered an area of about 60 square kilometres with a blanket of ash more than 25 centimetres thick and killed approximately 200 persons.

In 1976 a large amount of seismic activity that led to a phreatic eruption at Soufrière Volcano (Guadeloupe). It caused a mass evacuation of 73,600 residents. There were no fatalities but a bitter, and well-publicized, controversy between scientists Claude Allègre and Haroun Tazieff on whether an evacuation should occur. The prefect finally decided to evacuate, erring on the side of prudence. However, no major eruption took place.

A phreatic eruption shook Mount Tarumae (Japan) in 1982.

On September 27th, 2014, Mount Ontake (Japan) duddenly erupted. There was no significant seismicity to warn the authorities that a phreatic eruption was about to happen. Sixty-three people were killed; five bodies remain un-recovered.

A phreatic eruption was observed at Mount Mayon (Philippines) on May 7th, 2013. The volcano sent a cloud of ash and rocks into the sky. The explosion caught a group climbing the mountain. Four German hikers and their guide were killed. At least seven other climbers were hurt in the eruption, which lasted for just over a minute. Twenty people were approaching the summit of the mountain when the eruption occurred.

White Island (New Zealand) is the first phreatic eruption of  the 21st century. It killed 18 tourists and injured tens of others. 47 people were visiting the crater when the eruption took place.

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The observation of these archives calls for several conclusions. With regard to prediction, the results of the last phreatic eruptions confirm that we are still unable to predict these sudden eruptive phenomena. As far as prevention is concerned, we can see that the latest events, those which involve the most tourists, lead to the heaviest death tolls. A logical conclusion would be to say that tourists should be denied access to these dangerous volcanoes. Taking the example of the last White Island eruption, I’m not sure that access to the volcano will be denied for several years or even months. Mass tourism brings so much money into the coffers that it will be difficult to resist the pressure of agencies and other tourist structures for which money comes before the safety of people, despite the risks of going to court if something goes wrong.

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The NZ police has said that the bodies of the two missing persons – a local guide and an Australian tourist – after the White Island eruption may never be found. Days of bad weather have hampered search efforts that are beginning to be scaled down. Police believe that the two missing bodies may have been washed out to sea after slipping into a stream on the volcano and being carried down to the water.

Out of continued respect for those yet to be returned to their loved ones, and the cultural implications around the likely presence of tūpāpaku [deceased] in the moana [ocean], the rāhui [ban] placed on the fishing grounds off the coast of White Island will remain in place until further notice, despite complaints from commercial fishermen.

Source: New Zealand Herald.

Vue de l’éruption phréaromagmatique de Surtsey en 1963