Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Après le puissant épisode éruptif du 10 novembre 2020, le Stromboli (Sicile) a connu un nouvel accès de colère le 16 novembre 2020 au matin. Comme lors de l’éruption précédente, le siège se trouvait dans la zone centre sud de la terrasse cratèrique. Comme le 28 août 2019, l’abondance de matériaux qui a dévalé la Sciara del Fuoco a provoqué une coulée pyroclastique qui a avancé sur environ 200 mètres à la surface de la mer. Depuis cet événement, le volcan a retrouvé son activité habituelle avec une dizaine d’explosions stromboliennes d’intensité moyenne chaque heure.

Source : INGV.

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Les dernières observations en date du 16 novembre 2020 confirment que White Island (Nouvelle-Zélande) continue d’émettre des panache de vapeur et de gaz avec une certaine quantité de cendre à l’intérieur. Bien que les quantités de CO2 et de SO2 aient diminué, le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune. Les analyses de la cendre en laboratoire montrent qu’il s’agit de minéraux hydrothermaux et d’anciens matériaux volcaniques, et qu’aucun magma juvénile n’est présent. Les quantités de CO2 et de SO2 dans le panache continuent d’être supérieures à la normale, mais elles sont maintenant légèrement inférieures aux mesures de la semaine dernière. Au cours de la semaine écoulée, un petit essaim sismique et un événement volcanique supérieur à la normale ont été localisés à proximité du volcan. Le tremor reste à un bas niveau. GeoNet explique que cette variation de l’activité sismique n’est pas inhabituelle pour le volcan.

Source: GeoNet.

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On a pu voir ces jours-ci sur les réseaux sociaux des photos du dôme de lave au sommet du Sinabung (Indonésie). Il ne faisait guère de doute qu’il allait s’effondrer à un moment ou un autre. L’effondrement s’est produit le 18 novembre 2020, déclenchant une coulée pyroclastique qui a parcouru plus de 1500 m sur le flanc sud-est. L’événement s’est accompagné d’un panache de cendres qui est monté jusqu’à 3,6 km au-dessus du niveau de la mer. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km dans le secteur SE et à 4 km dans le secteur NE. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

Source: CVGHM.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a été estimé à 200 000 mètres cubes et reste instable. En conséquence, des avalanches de matériaux dévalent parfois les flancs du volcan sur 1 à 3 km. Les autorités recommandent qu’aucune activité n’ait lieu à moins de 5 km du sommet. En date du 15 novembre 2020, environ 1800 habitants des districts  de Boyolali, Magelang, Klaten et Sleman avaient été transférés dans des hébergements plus sûrs. Le bétail a également été mis à l’abri, en particulier dans trois villages à moins de 7 km du sommet. Le niveau d’alerte du Merapi reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

Source: CVGHM.

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L’activité strombolienne avec émission de coulées de lave se poursuit sur le Pacaya (Guatemala). Les explosions au niveau du cône dans le cratère Mackenney projettent des matériaux jusqu’à 300 m au-dessus de la bouche éruptive. Les coulées de lave parcourent de 800 à 1200 mètres sur le flanc sud-ouest.

Source: INSIVUMEH.

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Des explosions sont toujours observées sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne quotidienne de 54 événements. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 3,3 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de 4 niveaux) et le public est invité à rester à l’extérieur d’un rayon de 12 km du sommet.

Source : IGP.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Klyuchevskoy (Kamtchatka) dont la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange. Un événement explosif a été observé le 16 novembre 2020 avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer. Une coulée de lave continue à avancer le long de la ravine Apakhonchich, comme le montre l’image satellite ci-dessous.

La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

After the powerful eruptive episode of November 10th, 2020, Stromboli (Sicily) displayed a new fit of anger on November 16th, 2020 in the morning. As in the previous eruption, the most intense activity was located in the south-central area of the crater terrace. As on August 28th, 2019, the abundance of material that rushed down the Sciara del Fuoco caused a pyroclastic flow that advanced about 200 metres on the surface of the sea. Since this event, the volcano has recovered its usual Strombolian activity with about ten medium-intensity explosions per hour..  

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The latest observations (November 16th, 2020) confirm that White Island (New Zealand) continues to emit volcanic ash with the steam and gas plume. Although the amounts of CO2 and SO2 gas have decreased, the Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code at Yellow.

Laboratory analyses of the ash show it comprises hydrothermal minerals and old volcanic material, and that no new magma is present.

The amounts of CO2 and SO2 carried in the plume continue to be above background levels but are now slightly lower than last week’s measurements.

During the past week, a sequence of small earthquakes and a larger than normal volcanic earthquake were located close to the volcano. Low-level volcanic tremor continues. GeoNet explains that this varied seismic activity is not unusual for the volcano.

Source : GeoNet.

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One could see these days on the social networks photos of the lava dome at the summit of Sinabung Volcano (Indonesia). There was little doubt that it would collapse in the short term. The collapse occurred on November 18th, 2020, triggering a pyroclastic flow that travelled over 1 500 m on the southeast flank. The event was accompanied by an ash plume rising up to 3.6 km above sea level.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1 – 4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km  in the SE sector and 4 km in the NE sector. The Aviation Colour Code remains at Orange.

Source: CVGHM.

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The volume of the lava-dome at the summit of Mt Merapi (Indonesia) has been estimated at 200,000 cubic metres and remains unstable. As a consequence, avalanches of material sometimes travel along the flanks of the volcano over 1-3 km. Authorities recommend no activities within 5 km of the summit. As of November 15th, 2020, about 1,800 residents from the surrounding districts of Boyolali, Magelang, Klaten, and Sleman had been relocated to shelters. Livestock was also relocated, particularly from three villages within 7 km of the summit. Mt Merapi’s Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Strombolian activity and lava effusion continue at Pacaya (Guatemala). Explosions from the cone in Mackenney Crater eject material as high as 300 m above the eruptive vent. Lava flows travel over 800 – 1200 metres over the SW flank.

Source: INSIVUMEH. .

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Explosions are still observed on Sabancaya (Peru) with a daily average of 54 events. Gas-and-ash plumes rise as high as 3.3 km above the summit.The Alert Level remains at Orange ( level 2 on a 4-level scale) and the public is asked to stay outside a 12-km radius from the summit.

Source: IGP.

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Eruptive activity continues at Klyuchevskoy (Kamchatka) whose Aviation Colour Code remains at Orange. An explosive event occurred on November 16th, 2020 with an ash plume that rose upto 6 km above sea level. A lava flow continues to travel along the Apakhonchich drainage, as seen in the satellite image below.

The Aviation Colour Code is also Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

Coulée de lave sur le flanc du Klyuchevskoy le 13 novembre 2020 (Image Copernicus EU/Sentinel-2)

Hausse du niveau d’alerte à White Island (Nouvelle Zélande) // The alert level for White Island (New Zealand) has been raised

Les scientifiques de GeoNet surveillent généralement à distance l’activité volcanique de White Island (Nouvelle-Zélande). Le 13 novembre 2020, ils ont observé de petites quantités de cendre volcanique à l’intérieur du panache de vapeur et de gaz ? Cette cendre s’est ensuite déposée sur l’île. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune.

Au cours d’un survol le 12 novembre, les scientifiques ont observé des dépôts de cendre sur certaines des webcams de l’île, et un panache plus sombre que d’habitude était parfois visible depuis le continent.

Les particules de cendre provenaient de la bouche de vapeur située à l’arrière du lac de cratère. Les premières analyses des particules montrent qu’il s’agit d’un matériau déposé autour de cette bouche et qui a été transporté par les émissions de vapeur et de gaz. Il ne semble pas s’agir de particules de magma juvénile. Globalement, les paramètres de surveillance du volcan ne montrent pas de changements significatifs.

Les observations effectuées pendant le vol montrent qu’il n’y a pas de modification majeure dans l’emplacement et la taille des bouches actives. Les récentes pluies ont formé une mare d’eau peu profonde sur le fond du cratère.

La probabilité que les cendres atteignent le continent lors d’éventuels événements explosifs reste faible. Il n’y a actuellement aucune indication d’un changement substantiel dans le comportement général du volcan.

Cependant, il faut garder à l’esprit qu’une explosion à White Island le 9 décembre 2019 a tué 21 touristes parmi lesquels deux sont portés disparus et déclarés morts. 26 personnes ont été blessées, souvent avec de graves brûlures. Il y avait 47 personnes sur l’île au moment de l’éruption.

Source: GeoNet.

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GeoNet scientists are mainly monitoring White Island (New Zealand) from a distance. On November 13th, 2020, they observed small amounts of volcanic ash the steam and gas plume, which later deposited on the island. As a consequence, the Volcanic Alert Level has been raised to Level 2 and the Aviation Colour Code to Yellow.

During an observation flight on November12th, the scientists observed occasional ash deposits on some of the islands’ webcams, and a darker than usual plume was also reported at times from the mainland.

The ash particles originated from the main steam vent at the back of the crater lake. Initial analyses of the particles suggest that it is loose material from around the vent being carried by the steam and gas emission. They do not seem to include juvenile magma particles.

Globally, the monitoring parametres do not show significant changes.

Observations during the flight revealed that there was no substantial change in the location and size of active vents. The rainfall has formed a shallow pool of water on the floor of the crater.

The likelihood of ash affecting the mainland during possible explosive events remains low. There are no indications currently of a substantial change in the overall behaviour of the volcano.

However, one should bear in mind that an explosive eruption at White Island on December 9th, 2019 killed 21 tourists, including two who are missing and declared dead. 26 people suffered injuries, many of whom suffered severe burns. There were 47 people on the island at the time of the eruption.

Source : GeoNet.

Photo : C. Grandpey

Amélioration de la prévision volcanique en Nouvelle Zélande // Improving volcanic prediction in New Zealand

En passant au peigne fin 350 000 années de volcanisme, des scientifiques de l’université Massey ont trouvé des preuves de centaines d’éruptions dans l’Ile du Nord en Nouvelle Zélande. De tels événements causeraient d’importants dégâts s’ils se produisaient à l’heure actuelle. Dans le champ volcanique d’Auckland – sur lequel repose une partie de la ville aujourd’hui – ils ont détecté quelque 54 volcans ayant montré des signes d’activité sur un laps de temps de  250 000 ans. Si de telles éruptions devaient se produire aujourd’hui, elles perturberaient fortement la vie des Kiwis.

Dans le même temps, des chercheurs de l’Université d’Auckland affirment avoir inventé un système d’alerte capable d’annoncer les éruptions volcaniques. Il permettrait d’empêcher que se produisent des tragédies comme celle qui a tué 21 personnes sur White Island en 2019. Leur étude a été publiée dans Nature Communications.
Les scientifiques expliquent que leurs recherches «montrent des schémas d’activité sismique permettant de donner une alerte avant une éruption». Ils pensent que leur nouveau système aurait déclenché un signal d’alerte 16 heures avant l’éruption meurtrière de White Island.
Le réseau sismique géré par GeoNet répertorie chaque année les données générées par des milliers de séismes et des événements volcaniques en Nouvelle Zélande, mais ces données ne sont pas prédictives. Dans le cadre de leur étude, les scientifiques ont appliqué les données d’éruptions antérieures à des «algorithmes d’interprétation automatique» permettant de mettre au point des modèles de phase pré-éruptive. Ils ont ainsi remarqué que l’éruption de 2019 à White Island avait été précédée de 17 heures d’alerte sismique. Il y a d’abord eu une phase intense d’activité sismique de quatre heures qui, selon eux, correspondait à l’ascension de nouveaux fluides magmatiques qui ont accru la pression des gaz et de l’eau déjà emprisonnés dans la roche au-dessus. Ce processus a conduit à l’éruption, comme si le couvercle d’une cocotte-minute avait sauté. Un signal semblable avait été enregistré 30 heures avant une éruption en août 2013, et il était présent dans deux autres éruptions en 2012.
Les géologues espèrent adapter ces données à d’autres volcans, tels que le Tongariro et le Ruapehu, mais ils reconnaissent que leur système n’est pas infaillible. Ainsi, il n’aurait déclenché un signal d’alerte que dans quatre des cinq dernières éruptions majeures à White Island. Ils pensent, malgré tout, qu’il y a de bonnes chances pour que leur système permette de détecter des éruptions comme celle de 2019, ou d’autres.

Source: Médias d’information néo-zélandais.

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Scientists from the Massey University have revealed evidence of hundreds of ancient eruptions in New Zealand after reconstructing 350 000 years of volcanism across the North Island. These explosions would cause widespread havoc if they occurred in the present time. In the Auckland Volcanic Field, they have detected about 54 volcanoes over 250 000 years of course. Should such eruptions occur today, they would be big enough to cause significant disruption.

Meantime, New Zealand scientists at the University of Auckland say they have invented a warning system to predict volcanic eruptions that may prevent future tragedies such as the one that killed 21 people on White Island in 2019. Their study has been published in Nature Communications.

The researchers explain that their research “shows patterns of seismic activity before an eruption that make advance warning possible”. They think their new system would have raised the alert 16 hours before the volcano’s deadly eruption.

The GeoNet system reports back data from the country’s thousands of earthquakes, and less frequent volcanic events, each year as they happen, but they are not predictive. To perform their study, the scientists have applied past eruption data to “machine learning algorithms”, allowing them to look for patterns in the build-up to eruptions. In this way, they have noticed that last year’s eruption at White Island was preceded by 17 hours of seismic warning. It began with a strong four-hour burst of seismic activity, which they think was fresh magmatic fluid rising up to add pressure to the gas and water trapped in the rock above. This led to its eventual bursting, like a pressure cooker lid being blasted off. A similar signal was recorded 30 hours before an eruption in August 2013, and it was present in two other eruptions in 2012.

The geologists hope to adapt the data to apply to other volcanoes, such as Mt Tongariro and Mt Ruapehu, but admit it is not fool-proof. They say the system would only have raised an alert in four of the last five major eruptions at White Island, but they think there is a good chance eruptions like the 2019 event or larger will be detected.

Source : New Zealand news media.

Photo : C. Grandpey

White Island et Moutohora Island (Nouvelle Zélande)

  L’activité à White Island (Nouvelle-Zélande) montre actuellement une tendance à la baisse. La température au niveau des bouches qui émettent des gaz reste élevée (plus de 450°C). Bien que le magma demeure à faible profondeur, probablement à environ 1 km sous la surface, les émissions de gaz et la déformation du sol n’ont pas augmenté. De plus, la sismicité et le tremor volcanique restent à un niveau bas depuis février-mars. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source: GeoNet.

L’accès du public à White Island est interdit depuis l’éruption de décembre et les 22 décès qu’elle a causés. Cependant, après une pause par respect pour les victimes de White Island, les visites ont repris à Moutohora – ou Whale Island – une autre île de la Bay Plenty (Baie de l’Abondance), à environ 9 kilomètres au nord de la ville de Whakatane, tandis que White Island se trouve à 48 kilomètres de la côte.
Moutohora est moins spectaculaire que White Island d’un point de vue volcanique car elle est beaucoup moins active. L’île couvre une superficie de 143 hectares ; elle est le reste d’un cône volcanique qui s’est érodé et laisse apparaître deux sommets. On observe toujours de l’activité volcanique avec des sources chaudes dans Sulphur Valley et dans les baies Sulphur et McEwans.
Après que les chèvres aient été éradiquées, un programme de plantation a commencé et 12000 plantes comprenant 45 espèces se développent maintenant sur l’île. S’agissant de la faune, Moutohora est connue pour sa colonie de pétrels à face grise. Les puffins fuligineux, les petits pingouins bleus, le pluvier roux de Nouvelle-Zélande et l’huîtrier pie se reproduisent également sur l’île.
L’accès du public à Moutohora est limité aux titulaires de permis et aux agences de voyages gérées par des concessionnaires. Les permis doivent être obtenus auprès du bureau du Département of Conservation à Opotiki. Pendant les périodes de risque d’incendie, l’accès à l’île peut être refusé.

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Activity at White Island (New Zealand) recently showed a downward trend. Temperatures at the gas vents remained high (over 450°C). Although magma remains at a shallow depth, probably about 1 km below the surface, gas discharge and ground deformation have not increased. Additionally, seismicity and the volcanic tremor have been low since February-March. The Volcanic Alert Level has been lowered to 1 and the Aviation Colour Code remains at Yellow.

Source : GeoNet.

Public access to White Island has been prohibited since the December eruption and the 22 deaths it caused. However, visits have resumed to Moutohora – or Whale Island – another island in the Bay of Plenty, about 9 kilometres north of the town of Whakatane, whereas White Island lies 48 kilometres from the coast.

However, Moutohora is less spectacular than White Island from a volcanic point of view as it is far less active. The 143-hectare island is a remnant volcanic cone which has eroded, leaving two peaks. This is still an area of volcanic activity and there are hot springs in Sulphur Valley and Sulphur and McEwans bays.

Once the goats were eradicated, a planting programme began and 12,000 plants covering 45 species are now established. The most significant feature of Moutohora’s current fauna is the breeding colony of grey-faced petrels. Sooty shearwaters, little blue penguins, the threatened New Zealand dotterel and variable oystercatcher also breed on the island.

Public access to Moutohora is restricted to permit holders and approved tour parties led by concessionaires. Permits must be obtained from the Department of Conservation office in Opotiki. During periods of high fire danger all access may be declined.

White Island (Photo : C. Grandpey)

Moutohora (Crédit photo : Department of Conservation)

Huitrier variable, l’une des deux espèces d’huitriers endémiques de Nouvelle Zélande (Photo : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Selon le Met Office islandais (IMO), le volcan Grímsvötn pourrait entrer en éruption à court terme, d’ici quelques semaines ou quelques mois.
Selon un volcanologue local, on enregistre une hausse des gaz magmatiques, en particulier dans la partie sud-ouest du volcan, près de l’endroit où se sont produites les éruptions de 2004 et 2011.
De plus, le volcan connaît une inflation révélatrice d’une ascension du magma. Une éruption est d’autant plus probable que le lac glaciaire du Grímsvötn se vidange en été, ce qui diminue la pression exercée sur le volcan.

La dernière éruption du Grimsvötn a eu lieu en 2011, avec un VEI 4. Le volcan a alors émis un panache de cendres et de vapeur qui s’est élevé à environ 20 kilomètres au-dessus du niveau de la mer. Les cendres ont réduit la visibilité à environ 50 mètres en certains endroits. L’éruption a également provoqué la fermeture de l’aéroport de Keflavik.
Source: OMI.

Plus de détails sur une note séparée à propos de ce risque éruptif du Grimsvötn et de l’activité sur la Péninsule de Reykjanes.

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L’AVO a enregistré une hausse de la sismicité sur le volcan Makushin (nord de l’île Unalaska, Est des Aléoutiennes) avec deux événements de magnitude supérieure à M 4. Il se peut que cette sismicité soit en relation avec de l’activité volcanique. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique sont respectivement passés à la couleur Jaune et à « Advisory » (Surveillance conseillée). L’AVO explique que « cette activité pourrait déboucher sur une éruption, mais ce n’est pas une certitude. »
Le Makushin est un gros stratovolcan recouvert de glace qui culmine à 2010 m. d’altitude. La caldeira sommitale, de 3 km de diamètre, est le siège de fréquentes petites éruptions de vapeur et de cendres; cependant, aucune éruption majeure n’a été observée au cours de ce siècle. Le village d’Unalaska et le port de Dutch Harbor se trouvent à 25 km à l’est du volcan Makushin.

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L’année dernière, à la fin de ma conférence au CDST de St Pierre (Martinique), certaines personnes m’ont posé des questions sur l’activité à Kick’em Jenny, un volcan sous-marin actif à 8 km au nord de la Grenade. Aucune activité particulière n’était signalée à l’époque.
Il semble que les choses soient en train de changer et que Kick ’em Jenny s’agite de nouveau. La dernière activité a été observée du 5 au 12 juin 2020, avec plus de 1 300 événements sismiques d’une magnitude allant jusqu’à M 1,8.

Bien que les signes d’activité aient diminué et que le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune (niveau 2 sur 4), il est demandé aux visiteurs et aux pêcheurs d’être vigilants lorsqu’ils traversent la zone. Le public doit observer une zone d’exclusion de 1,5 km par rapport au sommet du volcan.
Kick’em Jenny est entré en éruption au moins 14 fois depuis sa découverte en 1939. la plus récente a eu lieu le 29 avril 2017.
Source: Université des Antilles.

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L’activité du Sangay (Équateur) se concentre sur deux cratères sommitaux: le cratère central qui émet de la candre et des gaz, et le dôme Ñuñurcu qui émet de la lave. La lave, les écoulements pyroclastiques et les matériaux générés par les effondrements empruntent la ravine de la rivière Volcán sur le flanc SE. L’activité du Sangay s’est intensifiée les 8 et 9 juin 2020 avec des effondrements de fronts de coulées de lave, des coulées pyroclastiques sur le flanc SE et d’importantes émissions de cendres s’élevant jusqu’à 3 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs provinces
Source: Instituto Geofísico.

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On enregistre actuellement une moyenne de 4 à 13 explosions par heure sur le Fuego (Guatemala), avec des panaches de cendres montant jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs zones sous le vent. Les ondes de choc provenant des explosions secouent parfois les maisons à proximité du volcan. Des matériaux incandescents sont projetés à 100-300 m de hauteur et provoquent des avalanches de blocs dans plusieurs ravines. Une nouvelle coulée de lave a parcouru 250 m le long de la ravine Seca sur le flanc NW le 12 juin 2020.
Source: INSIVUMEH.

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L’activité à White Island (Nouvelle-Zélande) montre actuellement une tendance à la baisse. La température au niveau des bouches qui émettent des gaz reste élevée (plus de 450°C). Bien que le magma demeure à faible profondeur, probablement à environ 1 km sous la surface, les émissions de gaz et la déformation du sol n’ont pas augmenté. De plus, la sismicité et le tremor volcanique restent à un niveau bas depuis février-mars. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source: GeoNet.

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Un survol du cratère du Popocatepetl (Mexique) a été effectué le 13 juin 2020 (http://www.cenapred.gob.mx/popo/2020/jun/v0614202.mp4). Il a permis d’observer l’intérieur du cratère qui présente un diamètre de 350-380 mètres et une profondeur de 100-150 mètres. Au fond du cratère subsistent des restes de matériaux d’un dôme de lave qui s’est probablement édifié au cours du mois de mai. Le dôme est régulièrement détruit par la pression des gaz.

Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Jaune Phase 2. Un périmètre de sécurité de 12 km reste en place autour du Popocatepetl .

Source : CENAPRED.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

According to the Icelandic Met Office (IMO), Grímsvötn volcano is showing signs that an eruption might occur in the short term, a matter of weeks or months..

According to a local atmospheric volcanologist, high levels of magmatic gasses are present in the southwest corner of the volcano, near the place where it erupted in 2004 and 2011.

In addition, the volcano is experiencing inflation, indicating magma ascent. An eruption is all the more likely as the Grímsvötn’s lake drains during summer, releasing pressure on the volcano.

Grimsvötn’s last eruption took place in 2011, with a VEI 4. The volcano emitted a plume of ash and steam that rose up to about 20 kilometres above sea level. Ash reduced visibility to about 50 metres in some places. It also caused the closure of Keflavik airport.

Source: IMO.

More details on a separate post about the eruptive hazard at Grimsvötn and activity on the Reykjanes Peninsula.

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AVO has recorded an increase in seismicity on Makushin volcano (northern Unalaska Island, eastern Aleutians) with two earthquakes with magnitudes above M 4. This seismicity may be associated with volcanic unrest. As a result the Aviation Colour Code and Volcano Alert Level havz been increased to YELLOW/ADVISORY, respectively. AVO explains that “this unrest could result a future eruption, however that is not a certainty.”

Makushin is a broad, ice-capped stratovolcano which rises to an elevation of 2010 m. The summit caldera, 3 km diameter, is the site of frequent steam and minor ash eruptions; however, no large eruptions have occurred in this century. The community of Unalaska and port of Dutch Harbor are located 25 km east of Makushin volcano.

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Last year, at the end of my conference at the CDST of St Pierre (Martinique), some people asked be about activity at Kick’em Jenny, an active submarine volcano 8 km off the north shore of Grenada,. The volcano was quiet by that time and no significant activity was observed. .

It looks as if things are changing and Kick ’em Jenny is showing new signs of unrest. The latest activity was observed from June 5th to 12th, 2020, with more than 1 300 earthquakes with magnitudes up to M 1.8.

Although the unrest has declined and the alert level remains at Yellow (level 2 out of 4), visitors and fishermen are asked to be vigilant when traversing the area. The public should observe an exclusion zone of 1.5 km from the summit of the volcano.

Kick’em Jenny erupted at least 14 times since it was discovered in 1939, most recently on April 29th, 2017.

Source: University of the West Indies.

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Activity at Sangay (Ecuador) is centered at two summit vents: the Central Crater which produces ash-and-gas emissions and the Ñuñurcu dome which effuses lava. Lava, pyroclastic flows, and collapsed material are channelled down the Volcán River drainage on the SE flank. Activity at Sangay intensified on June 8th and 9th, 2020 with lava-flow collapses, pyroclastic flows on the SE flank, and significant ash emissions rising up to 3 km above the crater. Ashfall has been reported in several provinces

Source: Instituto Geofísico.

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An average of 4-13 explosions per hour is currently recorded at Fuego (Guatemala), with ash plumes rusing as high as 1.1 km above the crater rim. Ashfall is reported in several downwind areas. Shock waves from explosions sometimes rattle houses in the vicinity of the volcano. Incandescent material is ejected 100-300 m high and causes avalanches of blocks in several drainages. A new lava flow travelled 250 m down the Seca drainage on the NW flank on June 12th, 2020.

Source : INSIVUMEH.

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Activity at White Island (New Zealand) recently showed a downward trend. Temperatures at the gas vents remained high (over 450°C). Although magma remains at a shallow depth, probably about 1 km below the surface, gas discharge and ground deformation have not increased. Additionally, seismicity and the volcanic tremor have been low since February-March. The Volcanic Alert Level has been lowered to 1 and the Aviation Colour Code remains at Yellow.

Source : GeoNet.

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An overflight of the crater of Popocatepetl (Mexico) was performed on June 13th, 2020 (http://www.cenapred.gob.mx/popo/2020/jun/v0614202.mp4). It allowed to observe the interior of the crater which has a diameter of 350-380 metres and a depth of 100-150 metres. At the bottom of the crater there are remains of materials from a lava dome which was probably built during the month of May. The dome is regularly destroyed by the pressure of the gases.
The volcanic alert level remains at Yellow Phase 2. Visitors are asled to keep outside a 12-km security perimeter around Popocatepetl.
Source: CENAPRED.

Cratère du Popocatepetl le 13 juin 2020 (Source: CENAPRED)

Eruption de White Island (Nouvelle Zélande) : procès en vue ! // White Island eruption (New Zealand) : pending trials !

L’éruption de White Island le 9 décembre 2019 a fait 21 morts et 26 blessés. Les 47 personnes qui se trouvaient sur l’île au moment de l’événement ont été identifiées ; il y avait vingt-quatre Australiens, neuf Américains, cinq Néo-Zélandais, quatre Allemands, deux Chinois, deux Britanniques et un Malaisien. Beaucoup d’entre eux ne portaient que des tee-shirts et des shorts. Parmi ces personnes, 38 participaient à une excursion à terre depuis le bateau de croisière Ovation of the Seas qui effectuait un voyage de 12 jours en Nouvelle-Zélande.
Lorsqu’une éruption volcanique ou toute autre catastrophe se produit dans le monde, on cherche des responsables. Quelques jours après l’éruption de White Island, certains se sont demandés qui était en charge de la sécurité des touristes et, en cas de manquements, qui serait tenu pour responsable. D’autres ont essayé de savoir si des touristes auraient dû être autorisés à visiter l’île alors que le niveau d’alerte était à 2, ce qui signifiait que le volcan montrait de l’activité, en sachant que de telles visites étaient organisées depuis des années. Comme je l’ai écrit précédemment, le bulletin publié par GNS Science le 3 décembre 2019 indiquait que l’activité à White Island «ne présentait pas de danger direct pour les visiteurs».
En ce qui concerne les poursuites, une chose est claire : les personnes qui ont été blessées lors de l’éruption ne pourront pas intenter de poursuites civiles en Nouvelle-Zélande contre les agences de voyages qui les ont conduites sur l’île ou contre toute autre personne. En effet, le régime d’indemnisation des accidents en Nouvelle-Zélande, géré par le gouvernement, couvre le coût de tous les traitements de blessures subies dans le pays, y compris pour les étrangers. Sa couverture, à laquelle les blessés ne peuvent se soustraire, leur interdit également de poursuivre autrui pour négligence.
Toutefois, le personnel d’une agence de voyages pourrait être poursuivi en vertu des lois néo-zélandaises sur la santé et la sécurité au travail si des manquements étaient constatés. Une telle poursuite serait plus probable qu’une accusation d’homicide involontaire. La loi, introduite en 2015 après l’explosion d’une mine en 2010 qui a tué 29 ouvriers sur l’île du Sud, prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison et des amendes de 3 millions de dollars néo-zélandais (2 millions de dollars américains), pour quiconque ne parvient pas à assurer la sécurité des gens, y compris des visiteurs, dans un lieu de travail, bien que personne n’ait encore été condamné à une peine de prison en vertu de cette loi.

On peut lire ces jours-ci dans la presse néo-zélandaise qu’un couple américain qui a subi de graves brûlures et a passé deux mois dans des hôpitaux néo-zélandais à la suite de l’éruption de White island demande maintenant des dommages et intérêts au croisiériste et au voyagiste qui ont organisé l’excursion sur l’île. Le couple célébrait sa lune de miel et il se sent maintenant lésé. Le jeune homme et son épouse affirment qu’«ils n’ont pas reçu suffisamment d’informations pour pouvoir prendre une bonne décision [concernant la visite de l’île]». Leur avocat explique qu’ils vont intenter dans les deux prochaines semaines un procès contre  l’agence White Island Tours et la compagnie Royal Caribbean. Selon lui, « il aurait été facile à la Royal Caribbean d’indiquer à ceux qui participaient à l’excursion avec White Island Tours qu’ils couraient un risque car le niveau d’activité volcanique était élevé. Si cela avait été fait, je suppose que la plupart des gens auraient annulé cette excursion ;  je pense donc qu’il y avait un motif de profit. »
La famille d’une victime australienne a également confirmé qu’elle allait attaquer le croisiériste en justice. Une autre survivante de l’éruption, qui a perdu sa sœur et son père, a déclaré que d’autres personnes auraient survécu si les secours étaient arrivés plus tôt.
Source: New Zealand Herald.

Je peux comprendre les gens – en particulier le jeune couple dont la lune de miel a été gâchée – qui veulent poursuivre le voyagiste et le croisiériste pour ne pas les avoir avertis du danger d’une excursion à White Island. Cependant, ils auraient dû savoir – par eux-mêmes – que la visite d’un volcan actif comporte toujours des risques et qu’une éruption phréatique comme celle survenue le 9 décembre 2019 ne peut pas être prévue. J’étais sur White Island en janvier 2009. Si le cratère avait explosé lors de ma visite et si j’avais été blessé, je n’aurais jamais poursuivi en justice le pilote de l’hélicoptère qui m’avait déposé dans le cratère!

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The White Island eruption on December 9th, 2019 killed 21 people and injuring 26 others. The 47 people who were on the island at the time of the eruption were identified as twenty-four Australians, nine Americans, five New Zealanders, four Germans, two Chinese, two Britons and one Malaysian. Many of them were just wearing T-shirts and shorts for the day. Of these people, 38 were passengers on a shore excursion from the cruise ship Ovation of the Seas which was on a 12-day voyage around New Zealand.

When a volcanic eruption or any other disaster occurs in the world, people look for those who can be held responsible for it. A few days after the White Island eruption, questions were asked about who was responsible for the safety of tourists and, if failings are found, who will be held accountable.

Some people wondered whether tourists should have been allowed to visit the island while the alert level was at 2, which meant volcanic unrest, knowing that such visits have been organised for years. As I put it before, the bulletin issued by GNS Science on December 3rd, 2019 said the activity at White Island “did not pose a direct hazard to visitors.”

As far as lawsuits are concerned, one thing is already clear: those injured in the eruption will be prevented from bringing civil lawsuits in New Zealand against the tour companies who took them to the island, or anyone else. Indeed, New Zealand’s accident compensation scheme, run by the government, covers the cost of all treatment for injuries sustained in New Zealand, including for foreigners. Its coverage, which the injured cannot opt out of, bars them from suing for negligence.

However, named individuals from a tour company could be prosecuted under New Zealand’s workplace health and safety laws if failings were found. Such a prosecution is more likely than a criminal manslaughter case. The law, introduced in 2015 after a 2010 mine explosion that killed 29 workers on New Zealand’s South Island, threatens penalties of up to five years in prison and fines of 3 million NZ dollars (2 million US dollars), for anyone failing to keep people, including visitors, safe in a place of work, although no one has been sentenced to a jail term under it.

One can read these days in the New Zealand press that an American couple who both suffered serious burns and spent two months in New Zealand hospitals following the eruption now seek damages from the cruise line and tour operators. The couple were celebrating their honeymoon and they now feel they have been wronged as they were “not given enough information to make an informed decision,” Their family lawyer confirmed they will be filing a lawsuit within the next two weeks against White Island Tours and Royal Caribbean cruise line. The lawyer explains “it would have been so easy for Royal Caribbean to note: for those going on the excursion to White Island Tours there was a heightened risk in going with that because there was a heightened level of this volcanic activity. Had they done that, my guess is that most people would have cancelled that tour, so I think there was a profit motive.”

A family group of an Australian victim has also confirmed it will be taking action against the cruise line. Another survivor of the eruption, who lost her sister and father, said more people would have survived if help had come sooner.

Source : New Zealand Herald.

I can understand the people – especially the young couple whose honeymoon was ruined – who want to sue the travel agency and the cruise company for not having warned them of the danger of the trip to White Island. However, they should have known by themselves that visiting an active volcano includes risks and that a phreatic eruption like the one that occurred on December 9th, 2019 cannot be predicted. I was on White Island in January 2009. If the crater had exploded during my visit and if I had been injured, I would never have sued the pilot of the helicopter who dropped me into the crater!

Photos : C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, avec référence au rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Comme je l’ai indiqué précédemment, un fort épisode éruptif a été observé sur le Sangay (Equateur) le mardi 9 juin 2020, avec une colonne de cendres qui s’est élevée jusqu’à 7 km d’altitude. Des retombées de cendres ont été observées dans plusieurs provinces. L’Instituto Geofisico indique que des coulées pyroclastiques ont dévalé le flanc sud-est du volcan. Le 9 juin au soir, le nuage de cendres s’étirait sur 400 km

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 L’épisode éruptif observé sur le Cleveland (Aléoutiennes / Alaska) le 1er juin 2020 a détruit le dôme de lave qui s’était formé en janvier 2019 et a évacué une grande quantité de matériaux du cratère sommital. Des coulées de débris ont parcouru environ 2,9 km le long du flanc E et plus de 2,7 km le long du flanc N. Aucune activité significative n’a été observée les jours suivants. Le niveau d’alerte volcanique reste à la Vigilance (Watch) et la couleur de l’alerte pour l’aviation est maintenue à l’Orange.
Source: AVO.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte pour l’aviation reste à l’Orange pour le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch, ainsi que pour l’Ebeko sur l’île de Paramushir.

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Un séisme longue période a été enregistré sous le Nevados de Chillán (Chili) le 6 juin 2020. Le  panache de cendres qui a accompagné cet événement s’est élevé à plus de 760 m au-dessus de la bouche éruptive avant de s’étirer vers le nord-est. Des coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs NW, N, E et SE du volcan. Le niveau d’alerte reste au Jaune et il est rappelé aux habitants de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km
Source: SERNAGEOMIN.

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Le 9 juin 2020, GeoNet a indiqué qu’une émission de gaz de courte durée accompagnée d’un léger soulèvement de la zone autour de la bouche active avait été enregistrée la semaine précédente à White Island (Nouvelle-Zélande). L’activité était probablement liée à une nouvelle arrivée de magma à faible profondeur. Des températures élevées (autour de 450°C) continuent d’être enregistrées autour de la bouche active. Les émissions de gaz ont diminué les jours suivants, ce qui laisse supposer que l’activité a été de courte durée. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte pour l’aviation reste au Jaune. L’accès du public à l’île est interdit.
Source: GeoNet.

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L’activité reste soutenue sur l’île volcanique Nishinoshima (Japon), avec de grandes coulées de lave et des panaches de cendre émis par le cône central (voir photo ci-dessous). Il est demandé aux pêcheurs de rester en dehors de la zone d’exclusion d’un rayon de 2,6 km autour de l’île.

En 2016, Nishinoshima présentait une superficie de 2.7 km2  qui atteint maintenant 2.89 km2 avec les derniers épisodes éruptifs.

Source : Garde Côte Japonais.

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Here is some news of volcanic activity around the world, with reference to the Smithsonian Institution’s Weekly Report.

As I put it previously, Sangay (Ecuador) went through a strong eruptive episode on Tuesday, June 9th, 2020, with an ash column that that rose up to 7 km above sea level. Ashfall was observed in several provinces. The Instituto Geofisico indicated that pyroclastic flows travelled down the southeastern flank of the volcano. On June 9th in the evening, the volcanic ash cloud was drifting over 400 km.

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The eruption at Cleveland (Aleutians / Alaska) on June 1st, 2020 destroyed the January 2019 lava dome and ejected a large amount of material from the summit crater. Volcanic debris flows travelled about 2.9 km down the E flank and more than 2.7 km down the N flank. No significant volcanic activity was noted in the following days. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Colour Code is kept at Orange.

Source : AVO.

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In Kamchatka, the Aviation Colour Code remains at Orange for Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch, as well as for Ebeko on Paramushir Island.

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A long-period earthquake was recorded beneath Nevados de Chillán (Chile) on June 6th, 2020. An ash plume associated with the earthquake rose more than 760 m above the eruptive vent and drifted NE. Pyroclastic flows descended the NW, N, E, and SE flanks. The Alert Level remains at Yellow and residents are reminded not to approach the crater within 3 km

Source: SERNAGEOMIN.

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On June 9th, 2020, GeoNet reported that a short-lived gas pulse and a minor uplift in the eruptive vent area were recorded the previous week at White Island (New Zealand). The activity was likely linked to new magma emplaced at a shallow depth. High temperatures (around 450°C) continue to be recorded in the vent area. Gas emissions declined during the next days, suggesting the activity was short-lived. The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Color Code remained at Yellow. Public access to the island is prohibited.

Source: GeoNet.

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Activity is still high at Nishinoshima (Japan), with large lava flows and ash emissions from the central cone, as can be seen on the photo below. Fishermen are asked not to enter the marine exclusion zone of about 2.6 km from the island.

In 2016, the island was about 2.7 km2 but the eruptions that have occurred since 2017 increased the island to more than 2.89 km2.

Source: Japanese Coast Guard.

Vue du cône éruptif sur Nishinoshima (Crédit photo : JCG)