Réchauffement climatique : la menace des lacs glaciaires // Global warming : the threat of glacial lakes

Une nouvelle étude basée sur des données satellitaires révèle que le volume des lacs formés par la fonte des glaciers dans le monde a bondi de 50% en 30 ans en raison du changement climatique.
On sait que toutes les eaux de fonte n’atteignent pas immédiatement les océans, mais jusqu’à présent, on était incapable d’estimer le volume d’eau stocké dans les lacs ou les nappes phréatiques.

La nouvelle étude, publiée dans Nature Climate Change, permettra aux scientifiques et aux gouvernements d’identifier les dangers potentiels pour les localités situées en aval de ces lacs souvent instables. Cela améliorera également la précision des estimations de l’élévation du niveau des océans grâce à une meilleure compréhension de la manière et de la rapidité avec laquelle l’eau de fonte des glaciers parvient à la mer.
Des études antérieures ont montré qu’entre 1994 et 2017 les glaciers dans le monde, en particulier dans les régions de haute montagne, ont perdu environ 6,5 trillions (1018) de tonnes. Au cours du dernier siècle, 35% de l’élévation du niveau des océans dans le monde provenait de la fonte des glaciers. Les autres principales sources de cette hausse sont les calottes glaciaires et l’expansion de l’eau des océans à mesure qu’elle se réchauffe.
La température moyenne de la surface de la Terre a augmenté de 1°C depuis l’époque préindustrielle, mais les régions de haute montagne sur la planète se sont réchauffées deux fois plus vite, ce qui a accéléré la fonte des glaciers.
Contrairement aux lacs traditionnels, les lacs glaciaires sont instables parce qu’ils sont souvent retenus par des moraines instables composées de glace ou de sédiments. Lorsque l’eau accumulée éventre ces fragiles retenues, des inondations catastrophiques peuvent se produire en aval. Connu sous le nom de crue ou débâcle glaciaire, ce type d’inondation a été responsable de milliers de morts au cours du siècle dernier, ainsi que de la destruction de villages, d’infrastructures et de bétail. L’événement le plus récent est l’inondation provoquée par la libération d’un lac glaciaire ; elle a traversé la vallée de la Hunza au Pakistan en mai 2020. En janvier de cette même année, le Programme de développement des Nations Unies a estimé que plus de 3000 lacs glaciaires se sont formés dans la région de l’Hindu Kush-Himalayan, et 33 constituent une menace imminente pour sept millions de personnes.
La nouvelle étude, basée sur 250 000 relevés fournis pat le satellite Landsat de la NASA, estime le volume actuel de l’ensemble des lacs glaciaires à plus de 150 kilomètres cubes, ce qui équivaut à un tiers du volume du lac Érié aux États-Unis ou à deux fois le volume du lac Léman.
Source: The Japan Times.

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 A new study based on satellite data has revealed that the volume of lakes formed as glaciers melt around the world due to climate change has jumped by 50 percent in 30 years.

It is known that not all meltwater is making it into the oceans immediately, but until now there were no data to estimate how much was being stored in lakes or groundwater.

The new study, published in Nature Climate Change, will help scientists and governments identify potential hazards to communities downstream of these often unstable lakes. It will also improve the accuracy of sea level rise estimates through better understanding of how – and how quickly – water shed by glaciers makes it to the sea.

Previous research has shown that between 1994 and 2017, the world’s glaciers, especially in high-mountain regions, shed about 6.5 trillion tons in mass. In the past 100 years, 35 percent of global sea-level rises came from glacier melting. The other main sources of sea level rise are ice sheets and the expansion of ocean water as it warms.

Earth’s average surface temperature has risen 1 degree Celsius since preindustrial times, but high-mountain regions around the world have warmed at twice that pace, accelerating glacier melt.

Unlike normal lakes, glacier lakes are unstable because they are often dammed by ice or sediment composed of loose rock and debris. When accumulating water bursts through these accidental barriers, massive flooding can occur downstream. Known as glacial lake outbursts, this kind of flooding has been responsible for thousands of deaths in the last century, as well as the destruction of villages, infrastructure and livestock. The most recent recorded incident was a glacial lake outburst that washed through the Hunza Valley in Pakistan in May 2020. In January, the U.N. Development Program estimated that more than 3,000 glacial lakes have formed in the Hindu Kush-Himalayan region, with 33 posing an imminent threat that could impact as many as seven million people.

The new study, based on 250,000 scenes from NASA’s Landsat satellite missions, estimates current glacial lake volume at more than 150 cubic kilometres, which equivalent to one-third the volume of Lake Erie in the United States or twice the volume of Lake Geneva.

Source : The Japan Times.

Au Pérou, en décembre 1941, un énorme pan de glacier est tombé dans le lac Palcacocha, provoquant la rupture de la moraine qui retenait le lac. La vague a emporté un autre lac sur son passage, transportant des blocs de glace, des rochers et de la boue vers la vallée de la rivière Santa. En 15 minutes, la coulée de boue a atteint Huaraz. 400 m³ de débris ont enseveli plusieurs quartiers et tué entre 1 800 et 7 000 habitants. (Crédit photo : Wkipedia)

Nouvel essaim sismique à Yellowstone mais pas de quoi s’inquiéter // New seismic swarm at Yellowstone but nothing to worry about.

Un essaim sismique comprenant 91 événements a été enregistré dans la région du Parc National de Yellowstone en seulement 24 heures le 10 septembre 2020. Les Les secousses ont été localisées au sud-ouest du Lac de Yellowstone entre Heart Lake et West Thumb. Bien qu’il s’agisse de l’une des régions les plus sismiquement actives des États-Unis, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone (YVO) explique que ce dernier essaim « est assez important en nombre et magnitude, mais il est loin d’être le plus important observé dans la région. »
Dans le passé, Yellowstone a été secoué par des essaims incluant plusieurs centaines de secousses en une journée. Par exemple, on a enregistré un essaim de 3 mois entre juin et septembre 2017 avec 2400 événements qui ont atteint une magnitude de M 4,4.
Le dernier essaim sismique n’a pas dépassé M 3,0. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 2,8, tandis que le plus faible a été mesuré à M 0,1. De plus, les 91 secousses ont cohabité avec de «faux» séismes déclenchés par un camion «vibroseis» qui s’est déplacé dans les secteurs du Vieux Fidèle, West Thumb, Canyon Village et Lake Butte dans le cadre d’une étude conduite par l’Université de l’Utah et l’Université du Nouveau-Mexique. Ces camions sont de gros véhicules pouvant peser jusqu’à 32 tonnes. Ils font vibrer des plaques d’acier, ce qui envoie de l’énergie basse fréquence à travers le sol; ils permettent de créer des images de la partie sommitale de la chambre magmatique de Yellowstone grâce à des centaines de sismomètres temporaires disséminés à travers le Parc.
Comme d’habitude, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone a dû rassurer les gens qui qui se sont inquiétés quans ils ont ressenti l’essaim sismique. Le YVo rappelle une fois de plus qu’il n’y a actuellement AUCUN SIGNE INDIQUANT UNE ERUPTION IMMINENTE. Le programme Volcano Hazards de l’USGS a déclaré que le niveau d’alerte était «NORMAL» le 1er septembre 2020.
Source: Miami Herald, YVO.

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 A seismic swarm including 91 events was recorded in the Yellowstone National Park region in just 24 hours on September 10th, 2020. The quakes were located southwest of Yellowstone Lake between Heart Lake and West Thumb. Although the area is one of the most seismically active regions in the U.S., the Yellowstone Volcano Observatory (YVO) explains that the cluster of quakes “is on the large side in terms of number and magnitude, but nowhere near the largest.”

In the past, Yellowstone had swarms that included many hundreds of earthquakes in a day. For example, there was a 3-month-long swarm in June-September 2017 with 2,400 events reaching a maximum magnitude of M 4.4.

The recent cluster of quakes did not exceed M 3.0. The biggest temblor was recorded at M 2.8, while the weakest was measured at M 0.1. What’s more, the 91 quakes rattled alongside “fake” tremors set off by a “vibroseis” truck driven through Old Faithful, West Thumb, Canyon Village and Lake Butte as part of an experiment conducted by the University of Utah and University of New Mexico. These trucks are giant vehicles that can weigh up to 32 tonnes that vibrate steel plates on the ground, sending low frequency energy through it; they help to create images of the top of Yellowstone’s magma chamber with the help of hundreds of temporary seismometers located across the park.

As usual, YVO had to reassure people who got worried when they felt the swarm. There are currently NO SIGNS OF AN IMMINENT ERUPTION. The USGS Volcano Hazards Program declared a “NORMAL” alert level on September 1st, 2020.

Source: Miami Herald, YVO.

Source chaude à West Thumb (Photo : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, en référence au rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Les panaches de vapeur s’élèvent généralement à 600 m au-dessus du sommet du Sinabung (Indonésie). Le 5 septembre 2020, une éruption a généré un panache de cendres qui est monté au moins à 800 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Une zone d’exclusion générale de 3 km reste en plaace, avec des extensions à 5 km sur le secteur SE et 4 km dans le secteur NE.
Source: CVGHM.

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Le Copahue (frontière Chili-Argentine) montre toujours des signes d’activité avec des panaches de gaz et de cendres s’élevant jusqu’à 1,7 km au-dessus du sommet, avec parfois del’incandescence pendant la nuit au niveau du cratère. Les émissions de SO2 sont élevées et atteignent en moyenne 2 641 tonnes par jour, avec un maximum de 4 627 tonnes le 27 août 2020. Le niveau d’alerte reste au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs).
Source: SERNAGEOMIN.

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour Sheveluch et l’ Ebeko, mais a été abaissée au Vert pour le Karymsky.

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Le 3 septembre 2020, les géologues ont observé que le niveau du lac acide dans le cratère principal du Rincón de la Vieja (Costa Rica) était bas, mais le lac était très actif, avec de fortes émissions de gaz. La température de l’eau était de 60°C. La température des fumerolles sur la paroi intérieure O du cratère atteignait 120°C. Le 8 septembre, un épisode éruptif a généré un panache qui s’est élevé à 500 m au-dessus de la lèvre du cratère.
Source: OVSICORI.

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Here is some news of volcanic activity around the world, with reference to the Smithsonian Institution’s Weekly Report.

Steam plumes are usually rising as high as 600 m above Sinabung’s summit (Indonesia). On September 5th, 2020, an eruption produced an ash plume that rose at least 800 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km on the SE sector and 4 km in the NE sector.
Source: CVGHM.

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Copahue (Chile-Argentina border) is still showing signs of activity with gas-and-ash plumes rising as high as 1.7 km above the summit, sometimes associated with nighttime crater incandescence. SO2 emissions are high, averaging 2,641 tonnes per day, with a high value of 4,627 on August 27th, 2020. The Alert Level remains at Yellow (the second level on a four-color scale).
Source : SERNAGEOMIN.

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In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange for Sheveluch and Ebeko, but has been lowered to Green for Karymsky.

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On September 3rd, 2020, geologists observed that the acid lake in Rincón de la Vieja‘s main crater (Costa Rica) had a low water level, but was very active, with strong gas emissions. The temperature of the lake was 60 degrees Celsius. Vigorous fumaroles on the inner W wall of the crater reached 120 degrees Celsius. On September 8th, an eruption produced a plume that rose 500 m above the crater rim.
Source : OVSICORI.

L’éruption du Mont Spurr (Alaska) en 1953 // The 1953 Mt Spurr eruption in Alaska

La Smithsonian Institution explique que le Mont Spurr est un stratovolcan de l’arc des Aléoutiennes en Alaska. Il tire son nom du géologue et explorateur Josiah Edward Spurr qui a conduit une expédition dans la région en 1898.
Le niveau d’alerte du Mt Spurr est actuellement Vert. Il a été porté à la couleur Jaune le 26 juillet 2004 en raison d’une hausse de la sismicité. L’AVO avait également détecté la présence d’un cratère d’effondrement occupé par un lac entouré par la glace et la neige qui recouvraient le sommet. Ce lac s’était peut-être formé suite à une augmentation du flux de chaleur à travers le dôme de lave sommital.
Le 3 mai 2005, une coulée de débris a été observée sur les images de la webcam et une grande partie du lac s’était vidée.
Les deux éruptions historiques du Mont Spurr en 1953 et 1992 ont déposé de la cendre sur la ville d’Anchorage. Le journal local, l’Anchorage Daily News a récemment publié un article sur l’événement de 1953, avec le «Jeudi des Cendres».
Le matin du 9 juillet 1953, la nuit a soudain envahi Anchorage lorsque la cendre est tombée du ciel. Un match de baseball a dû être annulé et reporté. La cause du phénomène était le Mont Surr qui était entré en éruption sans prévenir vers 5 heures du matin ce jour-là, en propulsant des tonnes de particules de cendres à des milliers de mètres de hauteur. Des témoins ont déclaré que la colonne de cendres avait atteint une hauteur d’environ 15 km et ressemblait à un champignon atomique. Des éclairs parcouraient cette colonne et les flancs de la montagne donnaient l’impression de vibrer.
Jusqu’ç ce jour de juillet 1953, on considérait que le Mt Spurr était un volcan en sommeil, bien qu’il y ait eu des signes d’activité. Ainsi, au cours du printemps, des pilotes indépendants avaient observé de la vapeur en train de s’échapper du sommet pour la première fois de mémoire d’homme. Bien que visible depuis Anchorage par temps clair, le volcan était une curiosité pour la plupart des habitants.
Les premières retombées de cendres à Anchorage ont commencé vers 10 heures du matin et ont poussé les propriétaires d’avions à les déplacer rapidement vers des sites en dehors de la zone touchée. À la base militaire d’Elmendorf, tous les pilotes et le personnel au sol ont fait une course contre la montre. Tous les aéronefs opérationnels ont été mis à l’abri dans l’intérieur de l’Etat, essentiellement à Fairbanks. Lorsque la visibilité est devenue nulle, les aéroports de la ville ont cessé leurs activités.
Vers 11 heures du matin, les capteurs des lampadaires ont mis en route l’éclairage public, mais les autorités les ont rapidement éteints, par crainte d’endommager les deux centrales électriques qui alimentent la ville et provoquer une panne d’électricité.

À 13 heures, l’obscurité était totale, rompue uniquement par les lumières des bâtiments et les phares des voitures.
Selon les estimations, jusqu’à 10 000 tonnes de cendres volcaniques sont tombées sur Anchorage. Une couche de cendre enveloppait la ville où les arbres pliaient sous son poids. La presse locale a baptisé cette journée Ash Thursday – « Jeudi des Cendres » – et «Spurrs Day».
Pendant le déluge de cendres, les personnes qui possédaient des parapluies et des imperméables les ont utilisés. Certains habitants portaient des masques pour se protéger contre la poussière. La plupart du temps, les habitants se sont mis à l’abri jusqu’au moment où le ciel commence à s’éclaircir.
Certaines personnes âgées ont comparé l’événement à l’éruption du Novarupta-Katmai en 1912. Ils se sont souvenus de trois jours de complète obscurité, d’eau contaminée et de cadavres d’oiseaux au sol. Cependant, l’éruption du Mt Spurr était breaucoup moins inquiétante que celle du Novarupta

L’éruption du mont Spurr en 1953 n’a tué personne. À Anchorage, une seule personne a été blessée lorsque les cendres et l’obscurité ont envahi la ville. Il s’agit d’une femme qui a voulu traverser une rue dans l’obscurité et a été renversée par un camion.
La vie à Anchorage est rapidement revenue à la normale. Le temps était à nouveau clair et ensoleillé le lendemain, et le match de baseball annulé a pu être joué normalement. Le jour suivant, les avions ont pu à nouveau décoller et atterrir dans l’aéroport international. Par la suite, le vent soulevait encore la cendre, ce qui gênait la visibilité pour les petits avions, mais c’était un problème relativement mineur et sporadique.
Anchorage avait des vendeurs de journaux dans les rues à cette époque, et l’éruption a généré les meilleures ventes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale! Les vols touristiques à destination du Mont Spurr ont brièvement connu du succès, avec un nombre record de décollages et d’atterrissages.
Un photographe local a filmé le moment où Anchorage s’est retrouvée dans l’obscurité, ainsi que le nouveau cratère du Mont Spurr, pour Pathè News. La séquence été diffusée dans les cinémas Empress et Fourth Avenue du centre-ville. Ce petit film d’une minute est disponible sur YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=1JIeLwXuUpQ

Huit jours a près l’éruption, la pluie a nettoyé la ville en emportant une grande partie de la cendre. Toute la poussière n’est pas tombée uniquement en Alaska. Moins d’une semaine plus tard, des pilotesqui passaient au-dessus des Grands Lacs ont repéré des nuages ​​de cendres du Mont Spurr qui avaient dérivé vers l’est, atteignant le Canada et l’Océan Atlantique. Fin juillet et début août, des nuages ​​de poussière volcanique étaient visibles sur l’Europe, comme un cadeau envoyé par l’Alaska…
Source: Anchorage Daily News.

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The Smithsonian Institution explains that Mount Spurr is a stratovolcano in the Aleutian Arc of Alaska, named after geologist and explorer Josiah Edward Spurr who led an expedition to the area in 1898.

The alert level for Mt Spurr is currently Green. It was raised to Yellow on July 26th, 2004 due to an increase in seismicity. There was also the presence of a collapse pit, filled with water forming a new crater lake in the ice and snow that covered the summit. This lake may have been caused by an increase in heat flow through the summit lava dome.

On May 3rd, 2005, a debris flow was observed in webcam images andmuch of the lake had drained away.

Mount Spurr’s two historical eruptions in 1953 and 1992, deposited ash on the city of Anchorage. The local newspaper Anchorage Daily News has recently published an article about the 1953 event and “Ash Thursday”.

It was the morning of July 9th, 1953, everything got suddenly pitch black when ash fell from the sky. A baseball game had to be cancelled and rescheduled. The culprit was Mount Surr which had unexpectedly started erupting at about 5 a.m. that day, ejecting tons of ash particules thousands of metres into the air. Witnesses said the ash column reached a height of about 15 km and looked like an atomic bomb’s mushroom cloud. Lightning flashed within that column, and the sides of the mountain visibly shook.

Mount Spurr was previously listed as dormant, though there had been warning signs. That spring, civilian pilots observed steam venting from the peak for the first time in living memory. Though visible from Anchorage on clear days, the volcano was just a curiosity to most residents.

The first dustings in Anchorage began around 10 a.m. and caused civilian pilots to rapidly relocate their planes to sites outside the affected area. At Elmendorf’s military base, all pilots and ground personnel raced against time. All operational aircraft were dispersed into the Interior, most to Fairbanks. When visibility dropped to zero, the city’s airports ceased operations.

Around 11 a.m., the sensors on the streetlights triggered tham on, but officials soon switched them off, fearing damage to the city’s two power plants and a resulting electricity shortage. By 1 p.m., there was complete darkness, broken only by building and car lights.

According to estimates, as much as 10,000 tons of volcanic ash fell on Anchorage. A layer of ash draped the city, with shrubs and smaller trees bending under the weight.  Local newspapers had their fun renaming the day as “Ash Thursday” and “Spurrs-Day”.

During the ashy deluge, those with umbrellas and raincoats used them. Some residents donned masks to filter out the dust. Otherwise, most residents sought shelter and stayed there until the sky began to lighten.

Some elder residents compared the event with the 1912 Novarupta-Katmai eruption and remembered three days of pure darkness, poisoned water, and birds that fell dead to the ground. However, compared to Novarupta, the Mount Spurr eruption was nothing to worry about.

No one died from the 1953 Mount Spurr eruption. In Anchorage, the ash and darkness contributed to just one injury. A woman who had stepped into a street in the darkness was struck by a passing truck.

Life in Anchorage quickly returned to normal. The next day was clear and sunny and the cancelled baseball game could be played normally.The following day, planes were again able to fly in and out of the International Airport. In the following days, the wind sometimes kicked up the ash again, hampering visibility for small planes, but that was a relatively minor and sporadic issue.

Anchorage had newspaper street salesmen at this time, and the eruption edition was the best seller since the end of World War II ! Sightseeing flights to Mount Spurr became briefly popular, with a a record month of takeoffs and landings.

A local photographer captured footage of the blackout and cleanup in Anchorage, as well as Mount Spurr’s new crater, for Pathè News, which aired at the downtown Empress and Fourth Avenue theaters. This minute-long newsreel is available on YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=1JIeLwXuUpQ

Eight days later, it finally rained, washing away some of the dirt. Not all the dust fell in Alaska. Within a week, pilots over the Great Lakes spotted clouds of ash from Mount Spurr, which carried eastward across Canada and the Atlantic Ocean. In late July and early August, dust clouds from Mount Spurr were visible over Europe, a kind of gift sent by Alaska…

Source: Anchorage Daily News.

Images extraites du film (Source : You Tube)

Le Mont Spurr aujourd’hui (Crédit photo : Wikipedia)