Kilauea (Hawaii) Les risques d’une vie sur un volcan actif // Kilauea (Hawaii) : The risks of living on an active volcano

Cela fait 35 ans que le Kilauea est en éruption, plus précisément depuis le 3 janvier 1983 quand le Pu’uO’o s’est réveillé de manière spectaculaire. Le volcan occupe toute la partie sud-est de l’île d’Hawaï. Malgré cela, les habitants des Leilani Estates, bien que vivant dans la zone de danger n°1, une zone menacée par les coulées de lave, se sont souvent trouvés à plusieurs kilomètres du danger.
Cependant, les dernières décennies ont montré que quelque chose était en train de changer, que le danger se rapprochait, et que l’activité éruptive pourrait débarquer un jour ou l’autre dans la subdivision des Leilani Estates. Pendant 30 ans, la lave avait choisi de couler dans le secteur de Kalapana. Puis, en 2014, des coulées ont failli couper en deux la bourgade de Pahoa, ce qui a révélé un changement dans le comportement du volcan. Kalapana est un village construit sur un champ de lave à environ 15 kilomètres au sud-ouest des Leilani Estates, tandis que Pahoa n’est qu’à environ 3 kilomètres au nord de la subdivision.
On a recensé trois coulées de lave dans le secteur des Leilani Estates depuis 1790. L’éruption la plus récente a eu lieu en 1955, avant la construction des subdivisions dans la région. Le volcan s’était fait oublier, jusqu’à ce que sa dernière éruption oblige les habitants à fuir.
La construction des Leilani Estates a été approuvée en 1960, et quelque 1600 personnes vivent dans la subdivision aujourd’hui. C’est une zone majoritairement rurale où les maisons ont des prix relativement abordables, contrairement à celles beaucoup plus chères sur les îles d’Oahu et Maui. Malgré la situation de la subdivision dans une zone où les coulées de lave présentent un risque élevé sur la Grande Ile d’Hawaii, il n’y a pas de restrictions de construction. Aujourd’hui, les habitants croisent les doigts pour que leurs habitations soient épargnées par la lave, mais 26 d’entre elles ont déjà été détruites…

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Kilauea Volcano has been erupting almost continuously for 35 years, with the Pu’uO’o eruption starting on January 3rd 1983. The volcano takes up the entire southeast portion of the island of Hawaii. Despite this situation, residents of Leilani Estates – though living in Hazard Zone 1, an area most at risk from lava flows – have often been several kilometres away from danger.

However, the past decades showed that something could change and that eruptive activity could occur some day or other in the subdivision. For the last 30 years, lava had been flowing down to Kalapana. Then in 2014, it almost cut Pahoa in half, which revealed a change in the volcano’s behaviour. Kalapana is a small town resting on top of a lava field about 15 kilometres southwest of Leilani Estates. Pahoa, much closer, is only about 3 kilometres to the north.

There have been three lava flows in the Leilani Estates area since 1790. The most recent eruption near the Leilani Estates area was in 1955, before subdivisions were built in the area. The volcano had long been dormant, until its eruption forced villagers in the area to flee.

The construction of Leilani Estates was approved in 1960, and about 1,600 people live in the neighbourhood today. It is a rural area that has offered relatively affordable homes, in contrast with Hawaii’s more expensive real estate on Oahu and Maui. Despite the neighborhood’s position in an area where lava flows are most likely to occur on the island, there are no building restrictions. Today, the residents are crossing their fingers, with the hope that their houses will be spared by the lava, but 26 of them have already been destroyed…

Sud-est de la Grande Ile avec les Leilani Estates (Source: Google Maps)

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Les carrières de sable du Mayon (Philippines) // Mt Mayon’s sand quarries (Philippines)

En lisant le Manila Bulletin, l’un des journaux populaires des Philippines, nous apprenons que les carrières de sable et de gravier dans la zone de danger permanent de six kilomètres autour du Mayon n’ont pas arrêté leurs activités. Le Secrétaire à l’Environnement et aux Ressources Naturelles a demandé à leurs exploitants d’arrêter de mettre en péril la santé et la vie de leurs ouvriers. Il a déclaré: « Il semble que ces entreprises soient plus préoccupées par les profits que par le bien-être de leurs ouvriers qui doivent faire face à des conditions de travail pénibles sur les sites miniers pendant l’éruption du volcan. »
Le travail se poursuit malgré les mises en garde de l’Institut Philippin de Volcanologie et de Sismologie (PHILVOCS) qui a déclaré que l’entrée dans la zone de danger permanent était strictement interdite.
Selon le Secrétaire à l’Environnement, le Mayon pourrait projeter de la cendre, de la lave, des roches et des gaz, dangers qui pourraient blesser ou même tuer des gens et détruire des biens. Il a ajouté: «Notre première préoccupation doit être la sécurité et la santé de toutes les personnes menacées par l’éruption du Mayon.» Il a mis en garde contre le danger que représentent les gaz volcaniques, en particulier le dioxyde de soufre (SO2) sur l’environnement et la santé humaine. Il a rappelé que le SO2 pouvait affecter le système respiratoire, en particulier la fonction pulmonaire, et qu’il pouvait irriter les yeux. Pendant ce temps, les autorités locales indiquent que les particules en suspension ont atteint des niveaux « malsains » dans la ville de Ligao, ainsi qu’à Camalig et Guinobatan, où les habitants sont invités à utiliser constamment des masques pour éviter l’exposition aux poussières nocives.
Source: Manila Bulletin.

Le problème du travail dans les carrières pendant une éruption volcanique n’est pas propre au Mayon. Sur l’île de Bali, les carrières de sable ont continué à fonctionner malgré l’éruption de l’Agung. Il en est de même sur les pentes du Merapi sur l’île de Java où l’on continue à extraire du sable et du gravier, même si l’activité est en cours sur le volcan. Si c’était au Japon ou aux États-Unis, la sécurité passerait en premier et les carrières seraient fermées dans des situations similaires. En Asie, les lois sont différentes, quand elles existent! De plus, la notion de vie et de mort n’est pas la même.

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Reading the Manila Bulletin, one of the popular newspapers of the Philippines, we learn that sand and gravel quarry companies operating within the six-kilometre permanent danger zone surrounding Mayon Volcano have not stopped their activities. The Environment and Natural Resources Secretary has asked their managers to stop risking the health and lives of their workers. Said he: “It seems that these companies are more concerned with profits than the welfare of their workers who endure the punishing conditions at the mining sites amid the volcanic eruption.”

The work is continuing despite the warnings of the Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHILVOCS) that entry into the permanent danger zone is strictly prohibited.

According to the Secretary, Mt Mayon could blast ash, lava, solid rocks and gases into the air, creating hazards that could hurt or even kill people and destroy property. He added: “Our primordial concern must be the safety and health of all people affected by the eruption of Mayon Volcano.” He earlier warned against the negative impacts of volcanic gases, particularly sulphur dioxide (SO2), on the environment and human health. He reminded that SO2 could affect the respiratory system, particularly lung function, and can irritate the eyes. Meantime, local authorities indicate the total suspended particulates (TSP) have reached “unhealthy levels” over Ligao City and the municipalities of Camalig and Guinobatan where residents are advised to constantly use face masks to avoid exposure to harmful dust that may compromise their respiratory health.

Source: Manila Bulletin.

The problem of work in quarries during an eruption is not proper to Mayon. On the island of Bali, sand quarries have kept working despite the eruption of nearby Mt Agung. It is the same on the slopes on Mt Merapi on the island of Java where sand and gravel are still mined, even though activity is reported on the volcano. If it was in Japan or in the United States, safety would come first and the quarries would be closed in similar situations. In Asia, laws are different, if they ever exist!. Besides, the notion of life and death is not the same.

Les nuées ardentes sont l’une des principales menaces pour les ouvriers qui travaillent dans les carrières sur les pentes du Mayon (Crédit photo: Wikipedia)

Le Sinabung (Indonésie) et le risque de lahar // Mt Sinabung (Indonesia) and the lahar hazard

Le Sinabung, sur l’île de Sumatra, est de nouveau entré en éruption le 12 octobre 2017 en envoyant une coulée pyroclastique et des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à près de 2 km dans le ciel.
L’éruption, qui a duré six minutes, n’a blessé personne car des milliers de personnes vivant dans un rayon de 7 kilomètres du cratère ont été évacuées de la zone en 2015, année où le niveau d’alerte a été élevé à son maximum.
Les autorités rappellent sans cesse aux habitants et aux touristes qu’il est interdit d’entrer dans la zone dangereuse autour du Sinabung dans la mesure où l’activité va continuer. Les personnes vivant à proximité de rivières en provenance de la montagne, par exemple la rivière Laborus, doivent être vigilantes car il existe un fort risque de lahar, autrement dit de coulée de boue, d’autant que l’on annonce de fortes précipitations. L’année dernière, une fillette de six ans a été tuée par un lahar qui a frappé un village dans le district de Karo. En 2010, quand le Sinabung a commencé à entrer en éruption, un fermier de ce même district est mort après avoir été emporté lui aussi par un lahar.
Source: The Jakarta Post.

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Mount Sinabung in Sumatra erupted once again on October 12th, spewing a pyroclastic flow and volcanic ash up to nearly 2 km into the sky.

The eruption, which lasted six minutes, did not harm any residents, as thousands of people living within a 7-kilometre radius from the crater had been evacuated from the area in 2015 when the alert status was raised to the highest level.

Again and again, locals and tourists are reminded not to enter Sinabung’s danger zone, since volcanic activity is expected to continue. People living near rivers fed by water flowing from the mountain, for instance the Laborus River, must be aware of the possibility of a lahar or cold lava flood, particularly since rainfall is forecast to increase. Last year, a six-year old girl was killed in a lahar that hit a village in Karo. In 2010, when Sinabung erupted for the first time, a farmer from this regency died after being swept away by another lahar.

Source: The Jakarta Post.

Crédit photo: J.P. Vauzelle

 

Kilauea (Hawaii) : La lance à incendie est de retour ! // The firehose is back !

drapeau-francaisLorsqu’une partie de la falaise s’est effondrée sur le site de Kamokuna la semaine dernière, la spectaculaire entrée de la lave dans l’océan a momentanément disparu. Mais, de nouvelles vidéos montrant les excursions en bateau ce week-end ont révélé que le spectacle avait recommencé. Les touristes peuvent voir à nouveau la « lance à incendie », une cascade de lave d’environ deux mètres de large, baptisée «firehose», car la lave est projetée violemment dans la mer, comme l’eau à l’extrémité d’une lance à incendie.
https://youtu.be/F6JnibL8E0s

Cette arrivée de la lave dans l’océan est un spectacle fantastique, mais il inquiète les scientifiques de l’USGS qui mettent en garde contre les dangers qui restent bien présents après l’effondrement de la falaise.

Comme je l’ai écrit précédemment, les gardes-côtes américains ont commencé à verbaliser les tour-opérateurs qui conduisent des touristes devant l’entrée de lave de Kamokuna sans posséder de licence officielle. Ils font également respecter la distance d’approche de 300 mètres mise en place pour des raisons de sécurité.

Malgré le danger, une vidéo montre un Hawaiien de souche en train de nager tout près de l’endroit où la lave se déverse dans la mer. Le nageur se fait ballotter par les vagues comme un vulgaire morceau de bois.

Https://youtu.be/AnVl1vf-nrE

Janet Babb, la scientifique en charge du HVO a déclaré: «Il y a de la vapeur à très haute température contenant de l’acide chlorhydrique à cause de l’interaction avec l’eau de mer, ainsi que des éclats de verre volcanique. C’est quelque chose à éviter. » C’est le moins que l’on puisse dire !
Source: Presse hawaiienne.

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drapeau-anglaisWhen a portion of cliff collapsed at the Kamokuna site last week, the dramatic lava entry momentarily disappeared. But, new footage captured during boat tours this weekend reveals the phenomenon has started up again. Tourists can see again the lava stream, 1-2 metres wide, dubbed a ‘firehose’, because it shoots lava outward from the source like water from a hose.

https://youtu.be/F6JnibL8E0s

The dramatic stream of lava pouring into the water is quite a sight, but the attention the it is getting from tourists is concerning officials. USGS officials warned after the cliff collapse that many dangers remained.

As I put it before, the U.S. Coast Guard is cracking down on unlicensed tour boat operators who visit the lava ocean entry by sea and on other boats that do not respect the 300-metre.restriction set up for safety reasons.

Despite the danger, a Hawaiian native was captured on film swimming next to a lava zone. The swimmer was seen being tossed around  by  waves like piece of drift wood.

https://youtu.be/AnVl1vf-nrE

Janet Babb, the scientist in charge of HVO said: “It’s super-heated steam laced with hydrochloric acid from the interaction with the seawater and  has shards of volcanic glass. It’s something to be avoided.” It is the least we can say!

Source: Hawaiian newspapers.

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Source: HVO.

Kilauea (Hawaii): Bulletin spécial du HVO // HVO’s special bulletin

drapeau-francaisLe HVO vient de publier un bulletin spécial sur la sécurité sur le site de Kamokuna. Il confirme ma dernière note du 2 février 2017 à propos du Kilauea.
Voici le texte intégral du bulletin :
« La coulée de lave 61g du Kilauea est toujours active et entre dans l’océan à Kamokuna sur la côte sud. Des observations récentes de l’entrée de la lave dans l’océan indiquent une instabilité croissante de la falaise qui entoure cette entrée. La possibilité d’effondrement de la falaise représenterait un danger extrême pour toute personne qui se trouverait dans la zone protégée (et délimitée par une corde et des balises) sur terre, mais aussi pour les bateaux qui se trouveraient près de l’entrée de la lave dans l’océan.
Le 25 janvier, les géologues du HVO ont observé une longue fracture parallèle à la falaise, à une dizaine de mètres derrière le point de sortie de la lave. L’inspection au sol de cette fracture par les géologues du HVO le 28 janvier a montré qu’elle était large de 30 cm. Quatre jours plus tard, le 1er février, cette même fracture s’était élargie et atteignait environ 70 cm (voir photos ci-dessous). La partie de la fracture côté mer semblait très instable, peut-être à cause des explosions provoquées par le contact de la lave avec l’eau de mer. De plus, le sol tremblait jusqu’à plusieurs centaines de mètres.
Ces observations montrent que cette partie de la falaise est très instable et peut s’écrouler dans l’océan sans prévenir. L’effondrement soudain dans l’océan d’une paroi de falaise d’environ 28 mètres de hauteur et de 150 mètres de longueur générera une puissante vague qui se dirigera rapidement vers le large. L’événement projettera sur la zone proche des blocs de roche à haute température et des fragments de lave incandescents. »

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9 heures: L’effondrement de la falaise a finalement eu lieu vers 13h55 (heure locale). Une caméra du HVO, installée pour surveiller l’évolution de la fracture, a pu enregistrer l’événement (voir ci-dessous). Selon le HVO, toute la partie de la falaise côté mer s’est effondrée, à l’exception d’une petite section à l’extrémité est de la fracture. Ce bloc, d’une trentaine de mètres de longueur et 5 mètres de largeur, reste très instable et peut s’effondrer à tout moment. Comme prévu, l’effondrement a généré une vague qui s’est dirigée vers le large. Après l’effondrement, la lave n’était plus visible, mais elle continue probablement à entrer dans la mer si l’on en juge par le panache de vapeur et les explosions sur le site.

En cliquant sur ce lien, vous pourrez assister à l’effondrement de la falaise:

https://www.facebook.com/Lavakai/videos

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drapeau-anglaisHVO has just released a special bulletin about safety on the Kamokuna site which confirms my last post of February 2nd 2017 about Kilauea Volcano

The message reads as follows.

“Kilauea Volcano’s episode 61g lava flow is still active and entering the ocean at Kamokuna on the volcano’s south coast. Recent observations of the ocean entry indicate growing instability of the adjacent sea cliff. Potential collapse of the cliff poses an extreme danger to anyone in the closed area on land, as well as to boats near the ocean entry.
On January 25th, HVO geologists noted an extensive crack running parallel to the sea cliff about 5 – 10 metres behind the stream of lava at the Kamokuna ocean entry. Ground inspection of this crack by HVO geologists on January 28th showed 30 cm of separation across the crack. Four days later, on February 1st, this crack had widened to about 70 cm (see photos below). The seaward block bounded by this crack looked quite unstable, possibly in response to explosions below the ocean entry as hot lava mixed with cool ocean water. In addition, ground shaking could be felt up to several hundred metres away.
These observations show that this portion of the sea cliff is highly unstable and could collapse into the ocean with no warning. Sudden collapse into the ocean of a slab of sea cliff about 28 metres high and about 150 metres or more in length would create a significant wave that would travel rapidly out to sea. It would also shower the immediate area with blocks of hot rock and fragments of molten lava.”

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9:00: The cliff finally collapsed at about 12:55 pm. An HVO video camera set up to monitor the crack movement captured the moment of collapse. According to HVO, the entire section of the sea cliff collapsed, except for a small block of rock at the eastern end of the crack; this piece of the sea cliff, estimated to be 30 metres long and 5 metres wide, remains highly unstable and could collapse with no warning. During the collapse, rocks hitting the ocean generated a wave that propagated outward from the coast. After the collapse, no lava was visible, but is apparently still flowing into the sea based on the continuing steam plume and explosions of spatter.

By clicking on this link, you will see the collapse of the cliff:

https://www.facebook.com/Lavakai/videos

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Evolution de la fracture entre le 28 janvier et le 1er février 2017.

Source: USGS / HVO.

Bulusan & Mayon (Philippines) : Risque élevé de lahars // High lahar hazard

drapeau-francaisLe PHILVOCS conseille à la population de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent (PDZ) de quatre kilomètres – étendue à 6 km sur le versant sud – autour du Bulusan. En effet, l’épaisse couche de cendre déposée par l’éruption de novembre pourrait se trouver remobilisée et provoquer des lahars en cas de forte pluies pendant la mousson.
Le dernier bulletin de l’Institut rappelle également aux habitants vivant dans les vallées et le long des rivières, en particulier dans les secteurs du sud-est, sud-ouest et nord-ouest du volcan, d’être vigilants car il y a un risque élevé de coulées de boue en cas de pluies abondantes et prolongées.
Le Bulusan reste en alerte volcanique de niveau un, ce qui signifie que des processus hydrothermaux sont en cours sous le volcan et ils peuvent déclencher des éruptions phréatiques. Les pilotes d’aéronefs doivent éviter de voler à proximité du sommet du volcan car la cendre émise pendant une éruption phréatique peut représenter un danger pour les moteurs.

Le PHILVOCS n’a pas pu réaliser de bonnes observations du Mayon ces derniers jours en raison de la couverture nuageuse apportée par les pluies de la mousson. Cependant, aucun lahar n’a, pour le moment, été détecté sur les pentes du volcan.
Le Mayon reste en alerte de niveau 1. Il est conseillé de ne pas entrer dans le PDZ de six kilomètres en raison des fortes pluies qui peuvent se produire sur la volcan. Malgré cette mise en garde, certains agriculteurs et cueilleurs d’orchidées continuent à travailler à l’intérieur de la zone de danger. Ainsi va la vie sur les volcans des Philippines …

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drapeau-anglaisPhilvocs advises residents not to enter Bulusan’s four-kilometer radius PDZ and its six-km extended danger zone on the southern slopes. Indeed, the thick ash layer deposited during the November eruption could be mobilized into lahar in case of heavy downpour due to the prevailing monsoon rains in the province.

The Institute’s latest bulletin also reminds people living within valleys and along rivers especially on the southeastern, southwestern and northwestern sectors of the volcano, to be vigilant against sediment-laden stream flows and lahars in case of heavy and prolonged rainfall.

Bulusan Volcano remains at alert level one, which means that hydrothermal processes are underway beneath the volcano that may lead to steam-driven or phreatic eruptions. Pilots should avoid flying close to the volcano’s summit as ash from any sudden phreatic eruption can be hazardous to aircraft.

Philvocs had difficulty making physical observations of Mayon in the past days due to thick clouds brought by the monsoon rains. However, no lahar movement has yet been detected along Mayon’s slopes.

Mayon volcano remains under alert level one. The public should not enter the six-kilometer PDZ due to the occasional heavy downpour over Mayon. Despite the warning, some farmers and orchid pickers continue to be spotted inside the danger zone. So goes life on the Philippine volcanoes…

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Le Mayon: Un superbe cône, mais un volcan très dangereux.

(Crédit photo: Wikipedia)