Réchauffement climatique : la menace des lacs glaciaires // Global warming : the threat of glacial lakes

Une nouvelle étude basée sur des données satellitaires révèle que le volume des lacs formés par la fonte des glaciers dans le monde a bondi de 50% en 30 ans en raison du changement climatique.
On sait que toutes les eaux de fonte n’atteignent pas immédiatement les océans, mais jusqu’à présent, on était incapable d’estimer le volume d’eau stocké dans les lacs ou les nappes phréatiques.

La nouvelle étude, publiée dans Nature Climate Change, permettra aux scientifiques et aux gouvernements d’identifier les dangers potentiels pour les localités situées en aval de ces lacs souvent instables. Cela améliorera également la précision des estimations de l’élévation du niveau des océans grâce à une meilleure compréhension de la manière et de la rapidité avec laquelle l’eau de fonte des glaciers parvient à la mer.
Des études antérieures ont montré qu’entre 1994 et 2017 les glaciers dans le monde, en particulier dans les régions de haute montagne, ont perdu environ 6,5 trillions (1018) de tonnes. Au cours du dernier siècle, 35% de l’élévation du niveau des océans dans le monde provenait de la fonte des glaciers. Les autres principales sources de cette hausse sont les calottes glaciaires et l’expansion de l’eau des océans à mesure qu’elle se réchauffe.
La température moyenne de la surface de la Terre a augmenté de 1°C depuis l’époque préindustrielle, mais les régions de haute montagne sur la planète se sont réchauffées deux fois plus vite, ce qui a accéléré la fonte des glaciers.
Contrairement aux lacs traditionnels, les lacs glaciaires sont instables parce qu’ils sont souvent retenus par des moraines instables composées de glace ou de sédiments. Lorsque l’eau accumulée éventre ces fragiles retenues, des inondations catastrophiques peuvent se produire en aval. Connu sous le nom de crue ou débâcle glaciaire, ce type d’inondation a été responsable de milliers de morts au cours du siècle dernier, ainsi que de la destruction de villages, d’infrastructures et de bétail. L’événement le plus récent est l’inondation provoquée par la libération d’un lac glaciaire ; elle a traversé la vallée de la Hunza au Pakistan en mai 2020. En janvier de cette même année, le Programme de développement des Nations Unies a estimé que plus de 3000 lacs glaciaires se sont formés dans la région de l’Hindu Kush-Himalayan, et 33 constituent une menace imminente pour sept millions de personnes.
La nouvelle étude, basée sur 250 000 relevés fournis pat le satellite Landsat de la NASA, estime le volume actuel de l’ensemble des lacs glaciaires à plus de 150 kilomètres cubes, ce qui équivaut à un tiers du volume du lac Érié aux États-Unis ou à deux fois le volume du lac Léman.
Source: The Japan Times.

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 A new study based on satellite data has revealed that the volume of lakes formed as glaciers melt around the world due to climate change has jumped by 50 percent in 30 years.

It is known that not all meltwater is making it into the oceans immediately, but until now there were no data to estimate how much was being stored in lakes or groundwater.

The new study, published in Nature Climate Change, will help scientists and governments identify potential hazards to communities downstream of these often unstable lakes. It will also improve the accuracy of sea level rise estimates through better understanding of how – and how quickly – water shed by glaciers makes it to the sea.

Previous research has shown that between 1994 and 2017, the world’s glaciers, especially in high-mountain regions, shed about 6.5 trillion tons in mass. In the past 100 years, 35 percent of global sea-level rises came from glacier melting. The other main sources of sea level rise are ice sheets and the expansion of ocean water as it warms.

Earth’s average surface temperature has risen 1 degree Celsius since preindustrial times, but high-mountain regions around the world have warmed at twice that pace, accelerating glacier melt.

Unlike normal lakes, glacier lakes are unstable because they are often dammed by ice or sediment composed of loose rock and debris. When accumulating water bursts through these accidental barriers, massive flooding can occur downstream. Known as glacial lake outbursts, this kind of flooding has been responsible for thousands of deaths in the last century, as well as the destruction of villages, infrastructure and livestock. The most recent recorded incident was a glacial lake outburst that washed through the Hunza Valley in Pakistan in May 2020. In January, the U.N. Development Program estimated that more than 3,000 glacial lakes have formed in the Hindu Kush-Himalayan region, with 33 posing an imminent threat that could impact as many as seven million people.

The new study, based on 250,000 scenes from NASA’s Landsat satellite missions, estimates current glacial lake volume at more than 150 cubic kilometres, which equivalent to one-third the volume of Lake Erie in the United States or twice the volume of Lake Geneva.

Source : The Japan Times.

Au Pérou, en décembre 1941, un énorme pan de glacier est tombé dans le lac Palcacocha, provoquant la rupture de la moraine qui retenait le lac. La vague a emporté un autre lac sur son passage, transportant des blocs de glace, des rochers et de la boue vers la vallée de la rivière Santa. En 15 minutes, la coulée de boue a atteint Huaraz. 400 m³ de débris ont enseveli plusieurs quartiers et tué entre 1 800 et 7 000 habitants. (Crédit photo : Wkipedia)

Le risque volcanique en Califormie // Volcanic Hazards in California

Selon une un nouveau rapport de l’US Geological Survey (USGS), une éruption volcanique est possible en Californie dans un proche avenir et des centaines de milliers de personnes seraient alors en danger.
Le rapport de 50 pages, intitulé L’exposition de la Californie aux risques volcaniques, attribue un niveau de risque à huit volcans californiens: modéré, élevé et très élevé. La plupart de ces volcans sont situés dans la partie nord et centrale de l’Etat.
Selon le rapport, près de 200 000 personnes vivent, travaillent ou fréquentent quotidiennement les zones de risque volcanique en Californie, et il y a 16% de probabilité qu’une éruption se produise dans les 30 prochaines années. Les scientifiques basent leurs prévisions sur l’activité volcanique au cours des 3 000 dernières années.
On peut lire dans le rapport que parmi les huit zones volcaniques en Californie, il y a du magma sous au moins sept d’entre elles: Medicine Lake, le Mont Shasta, Lassen Peak, Clear Lake, Long Valley, Coso et Salton Buttes. Ces zones sont considérées comme des volcans actifs avec risque de séismes d’origine volcanique, d’émissions de gaz toxiques, des sources chaudes, des systèmes géothermaux et (ou) des mouvements du sol.
C’est autour du Mont Shasta, que le risque volcanique est le plus important pour la population car quelque 100 000 personnes fréquentent le secteur quotidiennement. Le niveau de menace est donc très élevé. Le rapport indique qu' »en moyenne 199 235 personnes vivent, travaillent ou traversent quotidiennement une zone de risque volcanique en Californie ».
La plupart des volcans actifs se trouvent dans le nord de la Californie. Le rapport avertit qu’une éruption dans un proche avenir aurait des effets négatifs considérables sur les ressources naturelles et les infrastructures vitales comme l’alimentation en eau, l’électricité, le gaz naturel, le transport terrestre et aérien et les réseaux de télécommunications. L’impact ne se limiterait pas à la population ; les cultures, le bétail et les animaux seraient également affectés. Les dégâts causés aux cultures telles que le foin et la luzerne auraient des conséquences sur l’industrie laitière. De plus, les retombées de cendre sur le fourrage entraînent souvent des problèmes du tube digestif chez le bétail. Une éruption en Nouvelle-Zélande a tué plus de 2 000 animaux qui paissaient dans des pâturages recouverts de cendre.

Voici une liste des zones volcaniques mentionnées dans le rapport, ainsi que les dernières éruptions, les villes à proximité et le niveau de risque :

Medicine Lake: L’éruption la plus récente a eu lieu il y a 950 ans. Villes à proximité: Malin, Merrill, Tulelake, Klamath Falls (Oregon). Niveau de risque: Elevé.

Mont Shasta: La plus récente éruption remonte à 200-300 ans. Villes à proximité: Weed, Mount Shasta, Edgewood, Dunsmuir. Niveau de risque: Très élevé.

Lassen Peak: La dernière éruption a eu lieu entre 1914 et 1917. Villes à proximité: Mineral, Viola. Niveau de risque: Très élevé.

Clear Lake: La plus récente éruption a eu lieu il y a environ 10 000 ans. Villes à proximité : Clearlake, Kelseyville, Lakeport, Lucerne. Niveau de risque: Elevé.

Coso: La plus récente éruption a eu lieu il y a 40 000 ans. Villes à proximité: Olancha, Pearsonville. Niveau de risque: Modéré.

Long Valley: La plus récente éruption remonte à 16 000-17 000 ans. Villes à proximité: Mammoth Lakes. Niveau de risque: Très élevé.

Salton Buttes: Dernière éruption: il y a environ 1 800 ans. Villes à proximité: Westmorland, Calipatrica, Niland, Brawley. Niveau de risque: Elevé.
 
L’USGS conclut le rapport avec un avertissement à la population la plus exposée. Les habitants doivent se tenir informés des itinéraires d’évacuation, disposer de provisions suffisantes pour deux semaines et mettre au point un plan permettant aux familles de se réunir en cas de séparation.
Source: Presse californienne.

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According to a new study from the The U.S. Geological Survey (USGS), a volcanic eruption might occur in California in the near future and hundreds of thousands of people are in harm’s way.

The 50-page report, entitled California’s Exposure to Volcanic Hazards, assigns threat levels to eight volcanoes in California — moderate, high, and very high. Most of them are located in the northern and central part of the state.

According to the report, nearly 200,000 people live, work or pass through California’s volcanic hazard zones on a daily basis, and there is a 16 percent probability of an eruption in the next 30 years. The scientists base the prediction on the amount of volcanism over the last 3,000 years.

One can read in the report that “of the eight volcanic areas that exist in California, molten rock resides beneath at least seven of these: Medicine Lake volcano, Mount Shasta, Lassen Volcanic Center, Clear Lake volcanic field, the Long Valley volcanic region, Coso volcanic field, and Salton Buttes.” These areas are therefore considered active volcanoes producing volcanic earthquakes, toxic gas emissions, hot springs, geothermal systems, and (or) ground movement.

Mount Shasta has the largest population in harm’s way, with a daily population of more than 100,000. The threat level there is very high. The report indicates that “an average of 199,235 people live, work, or pass through a California volcanic hazard zone on a daily basis.”  .

Most of the active volcanoes lie in Northern California. The report warns a future eruption would have far-reaching adverse impacts on natural resources and infrastructure vital to the state’s water, power, natural gas, ground and air transportation and telecommunication systems. The impact would be not only on humans, but crops, livestock and animals, as well. Damage to crops such as hay and alfalfa would impact the state’s dairy industry. Ash fall on forage most commonly results in digestive tract problems in livestock. An eruption in New Zealand killed more than 2,000 animals that grazed on pastures covered by ash.

Here is a list of the areas in the report, along with the most recent eruption, nearby towns and threat potential, according to the USGS.

Medicine Lake Volcano: The most recent eruption was 950 years ago. Nearby towns: Malin, Merrill, Tulelake, Klamath Falls (OR).Threat Potential: High

Mount Shasta: Its most recent eruption was 200-300 years ago. Nearby towns: Weed, Mount Shasta, Edgewood, Dunsmuir. Threat Potential: Very High

Lassen Volcanic Center: The most recent eruption occurred between 1914 and 1917. Nearby towns: Mineral, Viola. Threat Potential: Very High

Clear Lake volcanic field:  The most recent eruption took place about 10,000 years ago. Nearby towns: Clearlake, Kelseyville, Lakeport, Lucerne. Threat Potential: High

Coso volcanic field: The most recent eruption occurred 40,000 years ago. Nearby towns: Olancha, Pearsonville. Threat Potential: Moderate

Long Valley Caldera volcanic region: The most recent eruption was 16,000-17,000 years ago. Nearby towns: Mammoth Lakes. Threat Potential: Very High

Salton Buttes: Most recent eruption: about 1,800 years ago. Nearby towns: Westmorland, Calipatrica, Niland, Brawley. Threat Potential: High

USGS concludes the report with a warning to residents who are exposed to the greatest risk. They should be aware of evacuation routes, have emergency provisions on hand sufficient for 2 weeks, and devise a plan for families to reunite in the event they are separated.

Source: Californian newspapers.

Dernière éruption de Lassen Peak (Source: USGS)

Lassen Peak aujourd’hui (Photo: C. Grandpey)

Mont Shasta (Photo: C. Grandpey)

 

Kilauea (Hawaii) Les risques d’une vie sur un volcan actif // Kilauea (Hawaii) : The risks of living on an active volcano

Cela fait 35 ans que le Kilauea est en éruption, plus précisément depuis le 3 janvier 1983 quand le Pu’uO’o s’est réveillé de manière spectaculaire. Le volcan occupe toute la partie sud-est de l’île d’Hawaï. Malgré cela, les habitants des Leilani Estates, bien que vivant dans la zone de danger n°1, une zone menacée par les coulées de lave, se sont souvent trouvés à plusieurs kilomètres du danger.
Cependant, les dernières décennies ont montré que quelque chose était en train de changer, que le danger se rapprochait, et que l’activité éruptive pourrait débarquer un jour ou l’autre dans la subdivision des Leilani Estates. Pendant 30 ans, la lave avait choisi de couler dans le secteur de Kalapana. Puis, en 2014, des coulées ont failli couper en deux la bourgade de Pahoa, ce qui a révélé un changement dans le comportement du volcan. Kalapana est un village construit sur un champ de lave à environ 15 kilomètres au sud-ouest des Leilani Estates, tandis que Pahoa n’est qu’à environ 3 kilomètres au nord de la subdivision.
On a recensé trois coulées de lave dans le secteur des Leilani Estates depuis 1790. L’éruption la plus récente a eu lieu en 1955, avant la construction des subdivisions dans la région. Le volcan s’était fait oublier, jusqu’à ce que sa dernière éruption oblige les habitants à fuir.
La construction des Leilani Estates a été approuvée en 1960, et quelque 1600 personnes vivent dans la subdivision aujourd’hui. C’est une zone majoritairement rurale où les maisons ont des prix relativement abordables, contrairement à celles beaucoup plus chères sur les îles d’Oahu et Maui. Malgré la situation de la subdivision dans une zone où les coulées de lave présentent un risque élevé sur la Grande Ile d’Hawaii, il n’y a pas de restrictions de construction. Aujourd’hui, les habitants croisent les doigts pour que leurs habitations soient épargnées par la lave, mais 26 d’entre elles ont déjà été détruites…

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Kilauea Volcano has been erupting almost continuously for 35 years, with the Pu’uO’o eruption starting on January 3rd 1983. The volcano takes up the entire southeast portion of the island of Hawaii. Despite this situation, residents of Leilani Estates – though living in Hazard Zone 1, an area most at risk from lava flows – have often been several kilometres away from danger.

However, the past decades showed that something could change and that eruptive activity could occur some day or other in the subdivision. For the last 30 years, lava had been flowing down to Kalapana. Then in 2014, it almost cut Pahoa in half, which revealed a change in the volcano’s behaviour. Kalapana is a small town resting on top of a lava field about 15 kilometres southwest of Leilani Estates. Pahoa, much closer, is only about 3 kilometres to the north.

There have been three lava flows in the Leilani Estates area since 1790. The most recent eruption near the Leilani Estates area was in 1955, before subdivisions were built in the area. The volcano had long been dormant, until its eruption forced villagers in the area to flee.

The construction of Leilani Estates was approved in 1960, and about 1,600 people live in the neighbourhood today. It is a rural area that has offered relatively affordable homes, in contrast with Hawaii’s more expensive real estate on Oahu and Maui. Despite the neighborhood’s position in an area where lava flows are most likely to occur on the island, there are no building restrictions. Today, the residents are crossing their fingers, with the hope that their houses will be spared by the lava, but 26 of them have already been destroyed…

Sud-est de la Grande Ile avec les Leilani Estates (Source: Google Maps)

Les carrières de sable du Mayon (Philippines) // Mt Mayon’s sand quarries (Philippines)

En lisant le Manila Bulletin, l’un des journaux populaires des Philippines, nous apprenons que les carrières de sable et de gravier dans la zone de danger permanent de six kilomètres autour du Mayon n’ont pas arrêté leurs activités. Le Secrétaire à l’Environnement et aux Ressources Naturelles a demandé à leurs exploitants d’arrêter de mettre en péril la santé et la vie de leurs ouvriers. Il a déclaré: « Il semble que ces entreprises soient plus préoccupées par les profits que par le bien-être de leurs ouvriers qui doivent faire face à des conditions de travail pénibles sur les sites miniers pendant l’éruption du volcan. »
Le travail se poursuit malgré les mises en garde de l’Institut Philippin de Volcanologie et de Sismologie (PHILVOCS) qui a déclaré que l’entrée dans la zone de danger permanent était strictement interdite.
Selon le Secrétaire à l’Environnement, le Mayon pourrait projeter de la cendre, de la lave, des roches et des gaz, dangers qui pourraient blesser ou même tuer des gens et détruire des biens. Il a ajouté: «Notre première préoccupation doit être la sécurité et la santé de toutes les personnes menacées par l’éruption du Mayon.» Il a mis en garde contre le danger que représentent les gaz volcaniques, en particulier le dioxyde de soufre (SO2) sur l’environnement et la santé humaine. Il a rappelé que le SO2 pouvait affecter le système respiratoire, en particulier la fonction pulmonaire, et qu’il pouvait irriter les yeux. Pendant ce temps, les autorités locales indiquent que les particules en suspension ont atteint des niveaux « malsains » dans la ville de Ligao, ainsi qu’à Camalig et Guinobatan, où les habitants sont invités à utiliser constamment des masques pour éviter l’exposition aux poussières nocives.
Source: Manila Bulletin.

Le problème du travail dans les carrières pendant une éruption volcanique n’est pas propre au Mayon. Sur l’île de Bali, les carrières de sable ont continué à fonctionner malgré l’éruption de l’Agung. Il en est de même sur les pentes du Merapi sur l’île de Java où l’on continue à extraire du sable et du gravier, même si l’activité est en cours sur le volcan. Si c’était au Japon ou aux États-Unis, la sécurité passerait en premier et les carrières seraient fermées dans des situations similaires. En Asie, les lois sont différentes, quand elles existent! De plus, la notion de vie et de mort n’est pas la même.

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Reading the Manila Bulletin, one of the popular newspapers of the Philippines, we learn that sand and gravel quarry companies operating within the six-kilometre permanent danger zone surrounding Mayon Volcano have not stopped their activities. The Environment and Natural Resources Secretary has asked their managers to stop risking the health and lives of their workers. Said he: “It seems that these companies are more concerned with profits than the welfare of their workers who endure the punishing conditions at the mining sites amid the volcanic eruption.”

The work is continuing despite the warnings of the Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHILVOCS) that entry into the permanent danger zone is strictly prohibited.

According to the Secretary, Mt Mayon could blast ash, lava, solid rocks and gases into the air, creating hazards that could hurt or even kill people and destroy property. He added: “Our primordial concern must be the safety and health of all people affected by the eruption of Mayon Volcano.” He earlier warned against the negative impacts of volcanic gases, particularly sulphur dioxide (SO2), on the environment and human health. He reminded that SO2 could affect the respiratory system, particularly lung function, and can irritate the eyes. Meantime, local authorities indicate the total suspended particulates (TSP) have reached “unhealthy levels” over Ligao City and the municipalities of Camalig and Guinobatan where residents are advised to constantly use face masks to avoid exposure to harmful dust that may compromise their respiratory health.

Source: Manila Bulletin.

The problem of work in quarries during an eruption is not proper to Mayon. On the island of Bali, sand quarries have kept working despite the eruption of nearby Mt Agung. It is the same on the slopes on Mt Merapi on the island of Java where sand and gravel are still mined, even though activity is reported on the volcano. If it was in Japan or in the United States, safety would come first and the quarries would be closed in similar situations. In Asia, laws are different, if they ever exist!. Besides, the notion of life and death is not the same.

Les nuées ardentes sont l’une des principales menaces pour les ouvriers qui travaillent dans les carrières sur les pentes du Mayon (Crédit photo: Wikipedia)

Le Sinabung (Indonésie) et le risque de lahar // Mt Sinabung (Indonesia) and the lahar hazard

Le Sinabung, sur l’île de Sumatra, est de nouveau entré en éruption le 12 octobre 2017 en envoyant une coulée pyroclastique et des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à près de 2 km dans le ciel.
L’éruption, qui a duré six minutes, n’a blessé personne car des milliers de personnes vivant dans un rayon de 7 kilomètres du cratère ont été évacuées de la zone en 2015, année où le niveau d’alerte a été élevé à son maximum.
Les autorités rappellent sans cesse aux habitants et aux touristes qu’il est interdit d’entrer dans la zone dangereuse autour du Sinabung dans la mesure où l’activité va continuer. Les personnes vivant à proximité de rivières en provenance de la montagne, par exemple la rivière Laborus, doivent être vigilantes car il existe un fort risque de lahar, autrement dit de coulée de boue, d’autant que l’on annonce de fortes précipitations. L’année dernière, une fillette de six ans a été tuée par un lahar qui a frappé un village dans le district de Karo. En 2010, quand le Sinabung a commencé à entrer en éruption, un fermier de ce même district est mort après avoir été emporté lui aussi par un lahar.
Source: The Jakarta Post.

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Mount Sinabung in Sumatra erupted once again on October 12th, spewing a pyroclastic flow and volcanic ash up to nearly 2 km into the sky.

The eruption, which lasted six minutes, did not harm any residents, as thousands of people living within a 7-kilometre radius from the crater had been evacuated from the area in 2015 when the alert status was raised to the highest level.

Again and again, locals and tourists are reminded not to enter Sinabung’s danger zone, since volcanic activity is expected to continue. People living near rivers fed by water flowing from the mountain, for instance the Laborus River, must be aware of the possibility of a lahar or cold lava flood, particularly since rainfall is forecast to increase. Last year, a six-year old girl was killed in a lahar that hit a village in Karo. In 2010, when Sinabung erupted for the first time, a farmer from this regency died after being swept away by another lahar.

Source: The Jakarta Post.

Crédit photo: J.P. Vauzelle

 

Kilauea (Hawaii) : La lance à incendie est de retour ! // The firehose is back !

drapeau-francaisLorsqu’une partie de la falaise s’est effondrée sur le site de Kamokuna la semaine dernière, la spectaculaire entrée de la lave dans l’océan a momentanément disparu. Mais, de nouvelles vidéos montrant les excursions en bateau ce week-end ont révélé que le spectacle avait recommencé. Les touristes peuvent voir à nouveau la « lance à incendie », une cascade de lave d’environ deux mètres de large, baptisée «firehose», car la lave est projetée violemment dans la mer, comme l’eau à l’extrémité d’une lance à incendie.
https://youtu.be/F6JnibL8E0s

Cette arrivée de la lave dans l’océan est un spectacle fantastique, mais il inquiète les scientifiques de l’USGS qui mettent en garde contre les dangers qui restent bien présents après l’effondrement de la falaise.

Comme je l’ai écrit précédemment, les gardes-côtes américains ont commencé à verbaliser les tour-opérateurs qui conduisent des touristes devant l’entrée de lave de Kamokuna sans posséder de licence officielle. Ils font également respecter la distance d’approche de 300 mètres mise en place pour des raisons de sécurité.

Malgré le danger, une vidéo montre un Hawaiien de souche en train de nager tout près de l’endroit où la lave se déverse dans la mer. Le nageur se fait ballotter par les vagues comme un vulgaire morceau de bois.

Https://youtu.be/AnVl1vf-nrE

Janet Babb, la scientifique en charge du HVO a déclaré: «Il y a de la vapeur à très haute température contenant de l’acide chlorhydrique à cause de l’interaction avec l’eau de mer, ainsi que des éclats de verre volcanique. C’est quelque chose à éviter. » C’est le moins que l’on puisse dire !
Source: Presse hawaiienne.

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drapeau-anglaisWhen a portion of cliff collapsed at the Kamokuna site last week, the dramatic lava entry momentarily disappeared. But, new footage captured during boat tours this weekend reveals the phenomenon has started up again. Tourists can see again the lava stream, 1-2 metres wide, dubbed a ‘firehose’, because it shoots lava outward from the source like water from a hose.

https://youtu.be/F6JnibL8E0s

The dramatic stream of lava pouring into the water is quite a sight, but the attention the it is getting from tourists is concerning officials. USGS officials warned after the cliff collapse that many dangers remained.

As I put it before, the U.S. Coast Guard is cracking down on unlicensed tour boat operators who visit the lava ocean entry by sea and on other boats that do not respect the 300-metre.restriction set up for safety reasons.

Despite the danger, a Hawaiian native was captured on film swimming next to a lava zone. The swimmer was seen being tossed around  by  waves like piece of drift wood.

https://youtu.be/AnVl1vf-nrE

Janet Babb, the scientist in charge of HVO said: “It’s super-heated steam laced with hydrochloric acid from the interaction with the seawater and  has shards of volcanic glass. It’s something to be avoided.” It is the least we can say!

Source: Hawaiian newspapers.

hawaii-kamokuna-janvier-2017

Source: HVO.

Kilauea (Hawaii): Bulletin spécial du HVO // HVO’s special bulletin

drapeau-francaisLe HVO vient de publier un bulletin spécial sur la sécurité sur le site de Kamokuna. Il confirme ma dernière note du 2 février 2017 à propos du Kilauea.
Voici le texte intégral du bulletin :
« La coulée de lave 61g du Kilauea est toujours active et entre dans l’océan à Kamokuna sur la côte sud. Des observations récentes de l’entrée de la lave dans l’océan indiquent une instabilité croissante de la falaise qui entoure cette entrée. La possibilité d’effondrement de la falaise représenterait un danger extrême pour toute personne qui se trouverait dans la zone protégée (et délimitée par une corde et des balises) sur terre, mais aussi pour les bateaux qui se trouveraient près de l’entrée de la lave dans l’océan.
Le 25 janvier, les géologues du HVO ont observé une longue fracture parallèle à la falaise, à une dizaine de mètres derrière le point de sortie de la lave. L’inspection au sol de cette fracture par les géologues du HVO le 28 janvier a montré qu’elle était large de 30 cm. Quatre jours plus tard, le 1er février, cette même fracture s’était élargie et atteignait environ 70 cm (voir photos ci-dessous). La partie de la fracture côté mer semblait très instable, peut-être à cause des explosions provoquées par le contact de la lave avec l’eau de mer. De plus, le sol tremblait jusqu’à plusieurs centaines de mètres.
Ces observations montrent que cette partie de la falaise est très instable et peut s’écrouler dans l’océan sans prévenir. L’effondrement soudain dans l’océan d’une paroi de falaise d’environ 28 mètres de hauteur et de 150 mètres de longueur générera une puissante vague qui se dirigera rapidement vers le large. L’événement projettera sur la zone proche des blocs de roche à haute température et des fragments de lave incandescents. »

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9 heures: L’effondrement de la falaise a finalement eu lieu vers 13h55 (heure locale). Une caméra du HVO, installée pour surveiller l’évolution de la fracture, a pu enregistrer l’événement (voir ci-dessous). Selon le HVO, toute la partie de la falaise côté mer s’est effondrée, à l’exception d’une petite section à l’extrémité est de la fracture. Ce bloc, d’une trentaine de mètres de longueur et 5 mètres de largeur, reste très instable et peut s’effondrer à tout moment. Comme prévu, l’effondrement a généré une vague qui s’est dirigée vers le large. Après l’effondrement, la lave n’était plus visible, mais elle continue probablement à entrer dans la mer si l’on en juge par le panache de vapeur et les explosions sur le site.

En cliquant sur ce lien, vous pourrez assister à l’effondrement de la falaise:

https://www.facebook.com/Lavakai/videos

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drapeau-anglaisHVO has just released a special bulletin about safety on the Kamokuna site which confirms my last post of February 2nd 2017 about Kilauea Volcano

The message reads as follows.

“Kilauea Volcano’s episode 61g lava flow is still active and entering the ocean at Kamokuna on the volcano’s south coast. Recent observations of the ocean entry indicate growing instability of the adjacent sea cliff. Potential collapse of the cliff poses an extreme danger to anyone in the closed area on land, as well as to boats near the ocean entry.
On January 25th, HVO geologists noted an extensive crack running parallel to the sea cliff about 5 – 10 metres behind the stream of lava at the Kamokuna ocean entry. Ground inspection of this crack by HVO geologists on January 28th showed 30 cm of separation across the crack. Four days later, on February 1st, this crack had widened to about 70 cm (see photos below). The seaward block bounded by this crack looked quite unstable, possibly in response to explosions below the ocean entry as hot lava mixed with cool ocean water. In addition, ground shaking could be felt up to several hundred metres away.
These observations show that this portion of the sea cliff is highly unstable and could collapse into the ocean with no warning. Sudden collapse into the ocean of a slab of sea cliff about 28 metres high and about 150 metres or more in length would create a significant wave that would travel rapidly out to sea. It would also shower the immediate area with blocks of hot rock and fragments of molten lava.”

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9:00: The cliff finally collapsed at about 12:55 pm. An HVO video camera set up to monitor the crack movement captured the moment of collapse. According to HVO, the entire section of the sea cliff collapsed, except for a small block of rock at the eastern end of the crack; this piece of the sea cliff, estimated to be 30 metres long and 5 metres wide, remains highly unstable and could collapse with no warning. During the collapse, rocks hitting the ocean generated a wave that propagated outward from the coast. After the collapse, no lava was visible, but is apparently still flowing into the sea based on the continuing steam plume and explosions of spatter.

By clicking on this link, you will see the collapse of the cliff:

https://www.facebook.com/Lavakai/videos

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Evolution de la fracture entre le 28 janvier et le 1er février 2017.

Source: USGS / HVO.