Yellowstone: Un nouvel essaim sismique affole les médias // New seismic swarm drives the media wild

Chaque fois qu’une activité sismique inhabituelle est enregistrée à Yellowstone, les médias – surtout les tabloïds britanniques – se demandent si une super éruption ne va pas se produire, avec toutes les catastrophes imaginables dans son sillage. Ainsi, le Daily Express rappelle à ses lecteurs que « si le volcan du Wyoming devait entrer en éruption, on estime que 87 000 personnes seraient immédiatement tuées et que les deux tiers des États-Unis deviendraient immédiatement inhabitables. La grande quantité de cendre rejetée dans l’atmosphère bloquerait la lumière du soleil et affecterait directement la vie sur Terre en provoquant un ‘hiver nucléaire’. L’éruption pourrait être 6 000 fois plus puissante que celle du Mont St Helens dans l’Etat de Washington en 1980 ; elle a tué 57 personnes et déposé de la cendre dans 11 Etats différents ainsi que dans cinq provinces canadiennes. Si le volcan [de Yellowstone] explosait, il se produirait un changement climatique car le volcan enverrait d’importantes quantités de dioxyde de soufre dans l’atmosphère, susceptibles de former un aérosol qui réfléchirait et absorberait la lumière du soleil. »
Un essaim de plus de 200 séismes a effectivement été enregistré dans le Parc National de Yellowstone en février 2018, mais – comme pour les précédents événements du même type – les géologues de l’Observatoire (YVO) insistent sur le fait que cela ne signifie pas qu’une éruption va se produire. L’USGS indique que les 200 événements sismiques ont débuté le 8 février et ont duré jusqu’au 15 février dans une zone située à environ 13 kilomètres au nord-est de West Yellowstone.
Même si l’essaim était plus important que la sismicité habituelle dans le Parc, il n’annonce pas forcément, non plus, un séisme majeur. Il correspond à l’activité sismique fréquemment observée à Yellowstone. Par exemple, un essaim encore plus significatif a fait frémir la région entre juin et septembre 2017. Les géologues pensent que l’essaim actuel pourrait être la suite de cet événement antérieur.

Certains scientifiques pensent toutefois que le risque d’un séisme majeur est sous-estimé à Yellowstone. Outre le tremblement de terre meurtrier de 1959 avec une magnitude de M 7,3 et 28 victimes, un séisme de magnitude M 6.1 a frappé la région de Yellowstone en 1975. Les gens ont tendance à redouter une super éruption, qui semble peu probable à court ou moyen terme, et ils oublient que l’on pourrait enregistrer beaucoup plus souvent des séismes de magnitude M 7.0 ou plus dans la région.
Sources: YVO, Science en direct, Gillette News Record, The Daily Express.

En cliquant sur ce lien, vous verrez des images des dégâts provoqués par le séisme de 1959 :

https://youtu.be/R1wSmqXH44s

  ———————————————

Each time some unusual seismic activity is recorded at Yellowstone and the media – mostly the British tabloids – wonder whether a super eruption will not occur, with all the disasters in its wake. The Daily Express reminds its readers that “if the Wyoming volcano were to erupt, an estimated 87,000 people would be killed immediately and two-thirds of the USA would immediately be made uninhabitable. The large spew of ash into the atmosphere would block out sunlight and directly affect life beneath it creating a “nuclear winter”. The massive eruption could be a staggering 6,000 times as powerful as the one from Washington’s Mount St Helens in 1980 which killed 57 people and deposited ash in 11 different states and five Canadian provinces. If the volcano exploded, a climate shift would ensue as the volcano would spew massive amounts of sulphur dioxide into the atmosphere, which can form a sulphur aerosol that reflects and absorbs sunlight.”

A swarm of more than 200 earthquakes recently struck Yellowstone National Park in February 2018, but – like the previous events of this sort – the geologists at the Yellowstone Volcano Observatory (YVO) insist that does not mean a super eruption is coming anytime soon. USGS indicates that the 200 seismic events began on February 8th and lasted until February 15th in an area about 13 kilometres northeast of West Yellowstone,

However, even though the swarm was more significant than the usual seismicity in the Park, it is not a sign of a major earthquake. It corresponds to the seismic activity frequently observed at Yellowstone. For instance, an even bigger swarm shook the area between June and September of 2017. Geologists suggest that the current swarm may be the continuation of that earlier swarm.

Some scientists think the possibility of a large earthquake is an underappreciated risk at Yellowstone. Aside from the deadly, damaging 1959 Hebgen Lake earthquake with an M 7.3 magnitude and 28 casualties, an M 6.1 quake struck the Yellowstone region in 1975. People tend to focus on the possibility of a super eruption, which is unlikely to occur in the short or even medium term, whereas M 7.0 earthquakes could happen comparatively more often.

Sources : YVO, Live Science, Gillette News Record, The Daily Express.

By clicking on this link, you will see images of the damage caused by the 1959 earthquake:

https://youtu.be/R1wSmqXH44s

Photos: C. Grandpey

 

Nouvel épisode sismique sur le Bárðarbunga (Islande) // New seismic episode on Bárðarbunga Volcano (Iceland)

Un bref épisode sismique a été enregistré vers 4 heures du matin (TU) dans la partie méridionale de la caldeira du Bárðarbunga. Les événements les plus significatifs avaient des magnitudes de M 3,3 (profondeur de 0,1 km), M 3,9 (profondeur de 10,9 km) et M 4,1 (profondeur de 5,4 km). Ils ont été suivis par d’autres secousses allant de M 1,4 à 1,6, à des profondeurs comprises entre 3,4 et 11 km. Ce n’est pas la première fois qu’un essaim sismique est enregistré dans le secteur du Bárðarbunga. Les précédents semblaient être trop peu profonds pour être liés à une quelconque activité volcanique. Comme les derniers événements sont beaucoup plus profonds, la situation doit être surveillée attentivement. Le tremor ne semble pas avoir été affecté par cette sismicité.

Source: Met Office islandais.

———————————-

A short bout of earthquakes occurred at 4:00 a.m. or so (UTC) in the southern part of the Bárðarbunga caldera last night in Iceland. The largest earthquakes were measured at magnitude of M 3.3 (depth of 0.1 km), M 3.9 (depth 10.9 km) and M 4.1 (depth 5.4 km). They were followed by other events ranging between M 1.4 and 1.6, at depths between 3.4 and 11 km. This is not the first time a seismic swarm has been recorded in the Bárðarbunga area. The previous ones seemed to be too shallow to be related with any volcanic activity. As the latest events are much deeper, the situation should be closely monitored. The tremor does not seem to have been affected by this seismicity.

Source: Icelandic Met Office.

Essaim sismique sur le Kilauea (Hawaii) // Seismic swarm on Kilauea Volcano (Hawaii)

drapeau-francaisUn essaim sismique a été enregistré dans la matinée du 5 mars 2017 dans la partie supérieure de l’East Rift Zone du Kilauea. L’événement a commencé juste avant 6 heures (heure locale) avec une séquence de 31 secousses sur une période d’environ 42 minutes. Les huit événements les plus significatifs avaient des magnitudes allant de M 1,7 à M 3,9, à des profondeurs comprises entre 1,5 et 3 km. Au moins six des séismes ont été ressentis sur la Grande Ile d’Hawaï, principalement dans les districts de Ka’u et de Puna. Cependant, les magnitudes étaient trop faibles pour provoquer des dégâts.
Les séismes sont restés concentrés à environ 5 – 6 km au sud-est du sommet du Kilauea dans une zone située entre les cratères Hi’iaka et Ko’oko’olau le long la Chaîne des Cratères.
Les scientifiques du HVO pensent que cette activité sismique est probablement liée au réservoir magmatique sous le sommet du Kilauea. La dernière sismicité n’a pas provoqué de changements significatifs dans le déroulement de l’éruption. Aucune déformation ou fracturation n’a été observée dans la zone affectée par les séismes.
Source: USGS / HVO

————————————–

drapeau-anglaisAn earthquake swarm was reported in the morning of March 5th 2017 along the upper East Rift Zone of Kilauea volcano. The event started just before 6 a.m.(local time) with a sequence of 31 earthquakes over a period of about 42 minutes. The eight largest events had magnitudes ranging from M 1.7 to M 3.9 and depths of about 1,5 – 3 km beneath the surface. At least six of the earthquakes were felt on the Island of Hawaii, primarily in the Ka‘u and Puna Districts. However, at that intensity, damage to buildings or structures is not expected.

The earthquakes were concentrated about 5 – 6 km southeast of Kilauea’s summit in an area between Hi‘iaka and Ko’oko’olau Craters on the Chain of Craters Road.

HVO scientists suggest a source that may be related to the ongoing pressurized magma storage system beneath the Kilauea summit area. The earthquakes caused no significant changes in Kilauea’s ongoing eruption. No changes in deformation or ground surface cracks were observed in the area.

Source : USGS / HVO

Nouvel essaim sismique sous le Myrdalsjökull…et le Katla (Islande) // New seismic swarm beneath Myrdalsjökull…and Katla volcano (Iceland)

drapeau-francaisDepuis le mercredi 28 septembre, on observe une nouvelle hausse de la sismicité au niveau du Myrdalsjökull, le glacier sous lequel se cache le Katla. L’essaim sismique est relativement intense (plus de 200 événements en 24 heures) et il culmine avec plusieurs événements d’une magnitude supérieure à 3 (M 3,1 et M 3,7, avec de nombreuses répliques). Ce n’est pas la première fois qu’une hausse de la sismicité est observée dans la région au cours des derniers mois, mais le Met Office fait remarquer que c’est la plus significative depuis 2011. Le Met Office islandais attribue cette hausse à des mouvements de fluides hydrothermaux sous l’édifice volcanique. Il semblerait que le risque éruptif soit nul pour le moment car le tremor ne montre pas de hausse. La situation reste toutefois à surveiller attentivement. Par précaution, la couleur de l’alerte aérienne a été élevée du Vert au Jaune.

On sait que les éruptions du Katla peuvent être violentes et une éruption sous-glaciaire générerait probablement des nuages de cendre semblable à ceux émis par l’Eyjafjöll en 2010, avec les conséquences que l’on sait pour le trafic aérien. Aucun progrès réel n’ayant été réalisé dans ce domaine, il est fort à parier qu’une éruption du Katla provoquerait la même panique dans les aéroports !

———————————–

drapeau-anglaisSince Wednesday, September 28th, a new increase in seismicity has been observed at Myrdalsjökull, the glacier that conceals Katla volcano. The seismic swarm is relatively intense (more than 200 events in 24 hours) and culminates with several events with a magnitude greater than 3 (M 3.1 and M 3.7, with numerous aftershocks). This is not the first time an increase in seismic activity has been observed in the region in recent months but the Mt Office notices it is the most significant since 2011. The Icelandic Met Office attributes this increase to the movements of hydrothermal fluids under the volcanic edifice. It seems that there is currently no risk of an eruption because the tremor is stable. However, the situation needs to be monitored carefully. As a precaution, the aviation colour code has been raised from Green to Yellow.

We know that Katla’s eruptions are violent and a subglacial eruption would probably generate ash clouds similar to those emitted by Eyjafjallajökull in 2010, with the consequences we know for air traffic. No significant progress has been made in this area, so it is highly likely that an eruption of Katla would cause the same panic in the airports!

katla

Source: Met Office islandais

 

Un bref essaim sismique a secoué le Katla (Islande) // A brief seismic swarm rattled Katla Volcano (Iceland)

drapeau-francaisUn bref essaim sismique a secoué le Katla aux toutes premières heures de la journée du 29 août. Les événements les plus intenses avaient des magnitudes égales ou supérieures à M 4, avec des hypocentres localisés à quelques kilomètres de profondeur et sous la surface. Cette magnitude est la plus importante depuis 1977, année où des secousses semblables n’avaient pas été suivies d’éruption. Le dernier essaim sissmique semble avoir pris fin et aucune autre secousse significative n’a été enregistrée depuis. Les autorités islandaises n’ont d’ailleurs pas modifié le niveau d’alerte du Katla.
L’essaim sismique a été suivi d’une augmentation du débit de la rivière Múlakvísl qui sort du glacier Myrdalsjökull sous lequel se cache le Katla. Une forte augmentation des émissions de H2S et de SO2 a été observée. Ces deux gaz sont généralement associées à des fluides hydrothermaux au moment d’une hausse de la sismicité sous le volcan. Ils ne devraient donc pas annoncer une prochaine éruption, d’autant qu’aucun tremor harmonique n’a été enregistré.
Le Katla a déjà connu de nombreux essaims sismiques depuis sa dernière éruption il y a 98 ans. Les prochains jours et les prochaines semaines nous apporteront davantage d’informations sur la situation. .

————————————–

drapeau-anglaisA brief seismic swarm rattled Katla volcano in the early hours of August 29th. The largest events were over M 4, with hypocentres from a few kilometers deep to near the surface.. These M 4 earthquakes are the largest to occur at Katla since 1977, when they did not lead to any eruption. However,the seismic swarm seems to have been short-lived as seismicity has returned to background levels. Icelandic officials have not changed the alert status for the volcano..
The seismic swarm was followed by an increased in the flow of the Múlakvísl River, which flows out from under Mýrdalsjökull. A significant concentrations of H2S and SO2 has also been observed. Both gases gases are probably related to hydrothermal fluids and are a common occurrence when earthquake swarms have disturbed Katla. They may not be directly linked to any change in eruptive activity, all the less as no harmonic tremor has been detected…
Katla has already experienced numerous earthquake swarms in the 98 years since its last eruption. The next few days and weeks will give us more information about the situation.

Myrdals

Vue aérienne du Myrdalsjökull (Crédit photo: Wikipedia)

Activité sismique inhabituelle dans le NO de l’Alaska // Unusual seismic activity in NW Alaska

drapeau francaisDepuis plusieurs semaines, un essaim sismique secoue le village de Noatak dans le NO de l’Alaska, sans que les scientifiques comprennent vraiment la cause du phénomène. Cela fait plus de 20 ans que les habitants n’ont pas ressenti de telles secousses.
Selon le Centre d’Information Sismique de l’Alaska, le séisme de magnitude 5,7 qui a frappé Noatak vers 4 heures le 16 juin au matin est le cinquième d’une série enregistrée depuis le mois d’avril. Des centaines de répliques, certaines de M 4 ou plus, ont également affecté la région. L’épicentre se situe à une vingtaine de kilomètres au nord de Noatak (500 habitants) et 40 km au sud de la mine de Red Dog.
L’activité sismique a commencé le 18 avril avec deux secousses de M 5,7 à 12 minutes d’intervalle. Trois autres événements quasiment identiques sont survenus le 3 mai, le 9 juin et le 16 juin, ainsi que 300 autres séismes de moindre intensité.
Ce type de l’activité sismique soutenue est très rare dans cette partie reculée de l’Alaska arctique. La dernière fois qu’un séisme important a frappé la région, c’était au début des années 1990. Il n’est pas fait état de blessures ou de gros dégâts, mais des fissures sont apparues dans le bureau du conseil de village.
Suite à cette activité sismique, les autorités locales ont fait appel aux sismologues de l’Université d’Alaska à Fairbanks (UAF). Les chercheurs ont installé un capteur sismique à Noatak et à Kotzebue où les secousses sont également ressenties. Il y a environ 400 capteurs sismiques à travers l’Alaska, mais peu au nord-ouest de l’Etat. Le sismo le plus proche de Noatak se trouve à la mine de Red Dog; le suivant est à 500 km.
Les nouveaux capteurs aideront les chercheurs à localiser les séismes avec précision La cause pourrait être une réactivation de failles. Il ne semble pas y avoir de lien entre les séismes et l’activité à Red Dog, une mine à ciel ouvert qui constitue l’un des plus grands producteurs de concentré de zinc de la planète.
Par ailleurs, il n’y a pas de volcans à proximité de Noatak. Les volcans les plus proches sont dans les îles Aléoutiennes et dans le Golfe d’Alaska.
Il ne semble pas non plus que la fonte du pergélisol soit responsable de l’activité sismique. En effet, le permafrost atteint seulement quelques centaines de mètres de profondeur alors que ces tremblements de terre se situent à plusieurs kilomètres.
Selon les scientifiques, l’essaim ne devrait pas durer trop longtemps à Noatak. Toutefois, comme cet événement est unique, il est impossible de l’affirmer avec certitude.

Source : Anchorage Daily News.

 —————————————————

drapeau anglaisA seismic swarm in recent weeks around the northwest Alaska village of Noatak is confounding scientists and unsettling residents who last felt a good shake more than 20 years ago.

A magnitude 5.7 earthquake that struck just after 4 a.m. on Monday marks the fifth quake of that size measured near the village since April, according to the Alaska Earthquake Information Center. Hundreds of aftershocks, some measuring M 4 or greater, have also affected the area.

The seismic activity is located about 20 km northeast of Noatak (pop.500) and 40km south of the Red Dog Mine.

The shaking started on April 18th with two M 5.7 quakes 12 minutes apart. Three more of the same magnitude came on May 3rd, June 9th and last Monday, along with over 300 smaller quakes.

This kind of sustained earthquake activity is highly unusual in this remote part of arctic Alaska. The last time a significant earthquake hit the area was the early 1990s.

There have been no reports of injuries or damage, but the shaking left cracks in the village council office.

Local concerns prompted the borough to invite the University of Alaska Fairbanks (UAF) earthquake researchers to the village. The researchers installed a seismic sensor in Noatak and in Kotzebue, where the quakes are also being felt. There are about 400 seismic sensors around Alaska but few in northwest Alaska. The closest to Noatak is at Red Dog Mine; the next is 500 km away.

The new sensors will help researchers pinpoint the exact locations for earthquakes. The cause might be some of those faults that are getting reactivated. There does not seem to be any connection between the earthquakes and mining activity at Red Dog, an open-pit surface mine that’s one of the largest zinc concentrate producers on the planet.

Besides, there are no volcanoes anywhere near Noatak. The closest volcanoes are in the Aleutian Islands and in the Gulf of Alaska.

It also doesn’t appear that thawing permafrost is a factor, either. Indeed, permafrost extends hundreds of metres and these earthquakes are several kilometres deep.

Researchers are telling people in Noatak the swarm shouldn’t last too much longer, though since this event is unique it’s impossible to say for sure.

Anchorage Daily News.

Noatak-blog

Essaim sismique au nord de l’Islande // A seismic swarm in northern Iceland

drapeau francais   L’essaim sismique à El Hierro semble être en perte de vitesse, mais une surveillance étroite de la situation est plus que nécessaire. Dans le même temps, un essaim sismique est en cours au nord de l’Islande. Il a réveillé les habitants de Grímsey tôt mardi matin (le 2 Avril) et ne montre aucun signe de ralentissement. Il est situé sur la zone de fracture de Tjörnes entre Grimsey et le continent. Plus de 800 secousses ont été enregistrées. 522 étaient entre M 2 et M 3 et  86 étaient supérieures à M 3. L’événement le plus violent était de M 5,3. La faille transformante de Tjörnes a été le site d’éruptions sous-marines. L’éruption la plus récente date de 1868.
La Protection Civile indique que les cycles sismiques peuvent s’étaler sur une longue période, voire des semaines, et qu’il faut s’attendre à de nouvelles secousses, même si le cycle semble avoir pris fin. Les habitants de la région ont reçu des instructions sur la façon de se préparer dans le cas de séismes de forte intensité. Il leur est recommandé de ne pas mettre les objets de valeur sur une étagère élevée ou de suspendre des objets lourds au-dessus de leurs lits.

Source : Iceland Review.

 

drapeau anglais   The earthquake swarm at El Hierro seems to be declining but close monitoring of the situation is highly advisable. Meantime, an earthquake swarm is under way northern Iceland. It awoke Grímsey residents from their sleep early Tuesday morning (April 2nd) and shows no signs of stopping. It is located on the Tjörnes Fracture Zone between Grimsey and the mainland. More than 800 earthquakes have been recorded. 522 earthquakes were between M 2 and M 3, 86 greater than M 3. The largest earthquake was M 5.3. The transform fault has historically been the site of underwater eruptions. The most recent eruption was in 1868.

The Civil Protection Agency indicates that earthquake cycles can potentially last for a long time, even weeks, and that it is advisable to expect the quakes to continue, even if the cycle appears to have ended. Residents in the area have been instructed on how to prepare themselves in the case of a larger earthquake hitting. People are advised not to put valuables on a high shelf or hang heavy objects above their beds.

Source : Iceland Review.

Macareu-Tjornes

Outre la sismicité, la péninsule de Tjörnes est bien connu des ornithologues car on y rencontre abondance de macareux et autres pétrels. (Photo: C. Grandpey)