Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption de White Island ( Nouvelle Zélande) le 9 décembre 2019 a fait une 21ème victime. L’une des personnes très gravement brûlées n’a pas survécu à ses blessures.

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La situation n’a pas beaucoup évolué sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) où des essaims sismiques sont toujours enregistrés. L’inflation du Mt Þorbjörn semble s’être stabilisée. Les autorités islandaises ont renforcé les mesures de surveillance et demandé à la population de se tenir prête à une évacuation en cas d’éruption.

Aux dernières nouvelles, rien n’indique que du magma se soit accumulé près de la surface aux environs de Grindavík! C’est le résultat de mesures de gaz effectuées près du volcan Þorbjörn par des scientifiques de l’Icelandic Met Office, en coopération avec le personnel de la société  HS-Orka.
Les analyses des différents échantillons d’eau aboutissent toutes au même résultat. Les mesures effectuées sur la zone par l’Icelandic Met Office révèlent en outre que l’inflation à proximité du Þorbjörn, qui atteignait 3-4 mm par jour depuis le 21 janvier 2020, a considérablement ralenti.
Comme je l’ai écrit précédemment, l’activité sismique a augmenté le 29 janvier au matin, avec deux séismes d’une magnitude supérieure à M 3,0, suivis d’un événement de M 2,7. Aucun événement sismique significatif n’a été enregistré depuis cette date.
Par mesure de précaution, les Ponts et Chaussées islandais veillent au bon état des routes autour de Grindavík. En particulier, la route à l’ouest qui longea la côte sud sera déneigée ou salée, si besoin, sept jours sur sept.
Source: Iceland Monitor.

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Le niveau d’alerte du Taal (Philippines) est maintenu à 3, sur une échelle de 5. Le Main Crater continue à émettre de volumineux panaches de vapeur qui montent à 600-800 mètres de hauteur. Les émissions de SO2 restent faibles. La sismicité a beaucoup décliné depuis le début de l’activité éruptive.

A voir sur le site de l’agence 80 Jours Voyages, une très bonne vidéo, réalisée à l’aide d’un drone, du lac de cratère du Taal où l’eau a disparu:

https://youtu.be/mCou8T69f5I

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 La sismicité s’est intensifiée après l’éruption d’environ 9 heures observée le 12 janvier 2020 sur l’île Fernandina (Galapago). L’IG a enregistré des séismes sporadiques d’une magnitude allant jusqu’à M 4,2 ainsi que de petits essaims. La plupart des événements étaient peu profonds, même si certains ont été localisés à des profondeurs supérieures à 10 km. Une déformation d’environ 35 cm a été détectée autour des fractures qui ont produit les coulées de lave du 12 janvier qui ont couvertune superficie de 3,8 kilomètres carrés.
Source: Instituto Geofisico.

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L’activité éruptive se poursuit sur l’Etna (Sicile) au niveau de la Voragine, du Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) et du Cratère Nord-Est (CNE). Le cône dans la Voragine produit des explosions stromboliennes dont la fréquence a augmenté et a entraîné une croissance rapide du cône. La lave avance le long du flanc S du cône et se déverse dans la Bocca Nuova adjacente, remplissant son cratère E (BN-2). L’activité du CNE se caractérise par une activité strombolienne discontinue et des émissions périodiques de panaches de cendre. Plusieurs épisodes d’émissions de cendre ont également été observés dans le NCSE.
Source: INGV.

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 L’activité éruptive reste soutenue sur l’île Nishinoshima (Japon). Le cône central continue de vomir des coulées de lave qui atteignent l’océan. La NASA a mis en ligne des images satellites montrant parfaitement la situation éruptive actuelle.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The White Island (New Zealand) eruption on December 9th, 2019 killed a 21st person. One of the very seriously burned people did not survive his injuries.

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The situation has not changed much on the Reykjanes Peninsula (Iceland) where seismic swarms are still recorded. Inflation of Mt Þorbjörn seems to have stabilized. The Icelandic authorities have stepped up surveillance measures and asked the population to be ready for an evacuation in the event of an eruption.

Latest news ! There is no indication of magma having accumulated near the surface of the earth in the vicinity of Grindavík! This is the result of gas measurements done near Þorbjörn mountain by specialists from the Icelandic Met Office, in cooperation with staff from HS-Orka energy company.

The analysis of water samples shows the same result. Monitoring of the area by the Icelandic Met Office furthermore reveals that inflation near Þorbjörn mountain, which had amounted to 3-4 mm a day since January 21st, 2020 has slowed down considerably.

As I put it before, seismic activity increased on Janyary 29th in the morning, with two earthquakes above M 3.0, followed by an M 2.7 event.

As a precautionary measure, the Icelandic Road Administration has increased service of roads from the town of Grindavík. The road along the south coast to the west will be ploughed or salted, if needed, seven days a week.

Source: Iceland Monitor.

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The alert level of Taal Volcano (Philippines) is kept at 3, on a scale of 5. The Main Crater continues to emit voluminous steam plumes rising up to 600-800 meters high. SO2 emissions remain low. Seismicity has declined significantly since the start of eruptive activity.

Here is a nice video shot with a drone and showing the now empty lake at Taal’s Main Crater :

https://youtu.be/mCou8T69f5I

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Seismicity increased after the 9-hour eruption on January 12th, 2020 at Fernandina (Galapago). It included sporadic earthquakes with magnitudes up to M 4.2 and small swarms. Most of the events were shallow though some were located at depths greater than 10 km. Deformation of about 35 cm was detected around the fissures that produced the 12 January lava flows which covered an area of 3.8 square kilometres.

Source: Instituto Geofisico.

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Eruptive activity continues at Mt Etna’s Voragine, New Southeast Crater (NSEC), and Northeast Crater (NEC). The cone in VOR produced Strombolian explosions which increased in frequency and resulted in rapid cone growth. Lava travels down the S flank of the cone and into the adjacent Bocca Nuova, filling the E crater (BN-2). Activity at the NEC is characterized by discontinuous Strombolian activity and periodic emissions of diffuse ash plumes. Several episodes of ash emissions have also been observed at the NSEC.

Source : INGV.

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Eruptive activity remains elevated on Nishinoshima Island (Japan). The central cone continues to emit lava flows that reach the ocean. NASA has posted satellite images perfectly showing the current eruptive situation.

Image satellite de Nishinoshima le 26 janvier 2020 ( Source : NASA)

 

Mesure et analyse des gaz sur le Kilauea (Hawaii) // Measurement and analysis of gases on Kilauea Volcano (Hawaii)

Après les géodésistes, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii(HVO) explique le rôle joué par les géochimistes dans l’analyse du comportement du Kilauea.
Les gaz donnent des indications précieuses sur les processus volcaniques, même quand le volcan n’est pas en éruption. Les ratios de gaz émis, comme le dioxyde de carbone (CO2) et le dioxyde de soufre (SO2), peuvent renseigner les scientifiques sur la profondeur à laquelle se trouve le magma. La quantité de SO2 émise par le volcan reflète également la quantité de magma ou de lave en cours de dégazage.
Les géochimistes du HVO utilisent diverses méthodes pour contrôler les émissions de gaz du Mauna Loa et du Kilauea, avec des mesures directes et des techniques à distance. L’une des mesures les plus fréquentes concerne les émissions de SO2, afin de savoir combien de tonnes sont émises par jour. Pour cela, les géochimistes se rendent sous le panache de gaz avec un spectromètre ultraviolet. Le SO2 absorbe la lumière ultraviolette, donc lorsqu’il y a une plus grande quantité de SO2 dans le panache éruptif, une plus faible quantité de lumière ultraviolette atteint le spectromètre. Ces mesures sont actuellement effectuées toutes les 2 à 4 semaines. Par contre, pendant l’éruption de 2018, elles étaient effectuées au minimum tous les deux jours. Lorsque le lac de lave s’agitait au sommet de Kilauea, le HVO avait un réseau de spectromètres qui calculait les émissions de SO2 toutes les quelques secondes.
Les géochimistes s’appuient également sur le rapport entre le CO2 et le SO2. Les rapports de quantités de ces gaz donnent des informations sur la profondeur à laquelle se trouve le magma. Le CO2 n’absorbe pas la lumière ultraviolette comme le SO2 ; les scientifiques mesurent donc directement le CO2. Pour ce faire, ils utilisent des capteurs placés directement dans le panache de gaz volcanique. Par exemple, le capteur «MultiGas» pompe le gaz et détermine les concentrations de CO2, SO2, H2S et de vapeur d’eau. Le travail consiste ensuite à calculer leurs ratios et à contrôler les fluctuations qui pourraient indiquer une augmentation du magma dans le volcan.
Il existe trois types de capteurs MultiGas au HVO: 1) des stations permanentes sur le Kilauea et le Mauna Loa qui envoient des données au HVO en temps réel: 2) un MultiGas portable, de la taille d’une grande mallette qui permet de contrôler la chimie des gaz dans de nombreux endroits; 3) un MultiGas miniaturisé monté sur un drone pour mesurer le gaz dans des sites dangereux ou inaccessibles.
Il y a d’autres gaz présents en faibles quantités dans les panaches volcaniques. Eux aussi peuvent fournir des informations préciueses sur le comportement d’un volcan. Pour mesurer ces gaz mineurs tels que le chlore, le fluor et l’hélium, les géochimistes utilisent des méthodes à distance et sur le terrain.
De nombreux gaz volcaniques absorbent le rayonnement infrarouge ; en conséquence, pendant les éruptions, le HVO peut utiliser la télédétection de l’énergie infrarouge émise par la lave. Un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (IRTF) détecte différentes longueurs d’onde infrarouge et mesure leur absorption par de nombreux gaz simultanément. Cela fournit de nombreux ratios de gaz qui aident à comprendre les processus de dégazage lors des éruptions.
Une autre façon de mesurer plusieurs gaz volcaniques à la fois est de les collecter dans une bouteille de l’envoyer au laboratoire pour analyse. Pour cela, les scientifiques utilisent une bouteille spéciale [NDLR : avec le vide à l’intérieur] équipée s »un tube que l’on introduit dans une fumerolle. Ce type d’échantillonnage est actuellement effectué une fois tous les trois mois au niveau des Sulphur Banks dans le Parc National des Volcans d’Hawaï pour contrôler sur le long terme l’évolution de la chimie du gaz.
Ce travail suppose l’utilisation d’un grand nombre d’instruments. C’est pour ce la que l’équipe de géochimistes travaille en étroite collaboration avec les techniciens du HVO et les informaticiens pour s’assurer que tout  cetéquipement fonctionne correctement.
Source: USGS / HVO.

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After the geodesists, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) esplians the part played by geochemists in analysing the behaviour of Kilauea Volcano.

Volcanic gases give clues about volcanic processes, even when no lava is erupting. Ratios of escaped gases like carbon dioxide (CO2) and sulphur dioxide (SO2) can tell scientists about magma depth. The total amount of SO2 released also reflects the amount of magma or lava that is degassing.

HVO geochemists use a variety of methods to track gas emissions from Mauna Loa and Kilauea, including direct measurements and remote techniques. One of the most frequent measurements is the SO2 emission rate, in order to know how many tonnes are emitted per day. For this, geochemists drive or walk under the gas plume with an ultraviolet spectrometer. SO2 absorbs ultraviolet light, so when more SO2 is present overhead, less ultraviolet light reaches the spectrometer. These measurements are currently made once every 2-4 weeks, whereas during the 2018 eruption, they were made at least every other day. When Kīlauea’s summit lava lake was present, HVO had a network of spectrometers that calculated the SO2 emission rate every few seconds.

Another measurement geochemists rely on is the ratio of CO2 to SO2. The relative amounts of those gases give information about the depth of magma. CO2 does not absorb ultraviolet light like SO2, so scientists measure CO2 directly. To do this, they use sensors placed right in the volcanic gas. For instance, an instrument called “MultiGas” pumps in gas and determines concentrations of CO2, SO2, H2S and water vapour. The job is then to calculate their ratios and track changes that might indicate magma rising within the volcano.

There are three types of MultiGas at HVO: 1) permanent stations on Kilauea and Mauna Loa that send data to HVO in real-time: 2) a portable MultiGas, which is the size of a large briefcase and allows to check gas chemistry in many places; 3) a miniaturized MultiGas mounted on a drone to measure gas in hazardous or inaccessible sites.

There are additional gases in volcanic plumes that are not present in large amounts but still provide information about volcanic behaviour. To measure those minor gases, including chlorine, fluorine, and helium, geochemists use remote and direct methods.

Many volcanic gases absorb infrared radiation, so during eruptions HVO can use remote sensing of infrared energy emitted by lava. A Fourier Transform Infrared (FTIR) spectrometer detects different wavelengths of infrared and measures absorption by numerous gases simultaneously. This provides many gas ratios that help to understand degassing processes during eruptions.

Another way to measure multiple volcanic gases at once is to collect a bottle of gas and send it to the lab for chemical analysis. For this, scientists use a special glass bottle with tubing inserted into a fumarole. This kind of sampling is currently done once every three months at Sulphur Banks in Hawaii Volcanoes National Park to track long-term changes in gas chemistry.

That’s a lot of instrumentation, so the gas geochemistry team works closely with HVO technicians and IT specialists to make sure that all the equipment functions properly.

Source: USGS / HVO.

Panache de gaz au-dessus du lac de lave du Kilauea

Sulphur Banks, dans le Parc des Volcans d’Hawaii

(Photos: C. GRandpey)

 

Péninsule de Reykjanes (Islande) : Au cas où…// Reykjanes Peninsula (Iceland) : Just in case…

Comme je l’ai écrit précédemment, la sismicité est toujours relativement importante sur la Péninsule de Reykjanes. Les scientifiques locaux ont renforcé la surveillance, en particulier celle concernant l’inflation du Mont Þorbjörn qui pourrait être causée par une accumulation de magma. .
De nouveaux instruments ont été installés par l’Icelandic Met Office (IMO) qui a désormais accès aux données fournies par d’autres équipements de surveillance. L’IMO prévoit d’installer deux GPS, un sur le Mt Þorbjörn et un autre à l’ouest de la montagne. L’inflation dans la région a atteint environ 3 cm, après avoir progressé de 3-4 mm par jour depuis le 21 janvier 2020
L’Icelandic Met Office possède un sismomètre à l’ouest de Grindavík, un autre à l’extrémité nord de la Péninsule de Reykjanes ainsi qu’à Vogar et Krýsuvík. De plus, l’IMO aura accès aux données de trois ou quatre sismomètres supplémentaires qui sont utilisés pour un projet de recherche indépendant.
Des images satellites ainsi que la technologie InSAR sont également utilisées pour contrôler et évaluer l’inflation.
L’Icelandic Met Office dispose d’un réseau GPS dans toute la péninsule afin de pouvoir mesurer les mouvements à la surface de la terre. Par ailleurs, il pourra accéder aux données GPS de l’Institut des Sciences de la Terre.
L’accélération de la gravité sera mesurée par l’Islande GeoSurvey (Ísor) pour déterminer si le magma est toujours en train de s’accumuler.
Si une éruption devait se produire, une station radar, située sur le plateau de Miðnesheiði, fournirait des informations sur les panaches de cendre volcanique. Une autre station radar, actuellement implantée ailleurs sur l’île, sera installée à Reykjanes. Enfin, un LiDAR, utilisé pour mesurer les concentrations de cendre volcanique dans l’air, sera installé dans la zone. En cas d’éruption, il sera important de décider si les aéroports peuvent rester ouverts.
Source: Iceland Monitor.

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As I put it before, seismicity is still significant on the Reykjanes Peninsula, and local scientists want to better monitor the situation, including the inflation of Mt Þorbjörn which might be caused by magma accumulation. .

Additional monitoring equipment has been installed by the Icelandic Met Office (IMO)  and access to data from other monitoring equipment will be obtained. IMO expects to install two GPS devices – one on Þorbjörn volcano, and another one west of the mountain. Inflation in the area has reached about 3 cm, after amounting to 3-4 mm a day since January 21st, 2020

The Icelandic Met Office has one seismometer west of Grindavík, another one on the northernmost tip of Reykjanes as well as in Vogar and Krýsuvík. In addition, the Met Office will obtain access to data from three or four additional seismometers that have been used for a special research project.

Satellite pictures as well as InSAR technology are used as well to assess the inflation.

The Icelandic Met Office has a system of GPS devices throughout Reykjanes, measuring movements on the earth’s surface. The Met Office will obtain access to GPS data from the Institute of Earth Sciences.

In addition, gravity acceleration of the earth will be measured by Iceland GeoSurvey (Ísor) to help determine whether magma is accumulating.

In xase of an eruption, a radar station, located on Miðnesheiði plateau, would provide information about volcanic ash plumes. Another radar station, currently located elsewhere, will be installed in Reykjanes. Finally, a LiDAR, used to measure volcanic ash in the air, will be installed in the area. It would be important when determining whether airports can remain open.

Source : Iceland Monitor.

Vue de Grindavík et du volcan Þorbjörn (Crédit photo mbl.is / Kristinn Magnússon)

Nouvel essaim sismique sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) // New seismic swarm on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Un nouvel essaim sismique est en cours dans la Péninsule de Reykjanes avec des événements de M 3,5 et M 3,2 à 4h31 et 4h59 (GMT) le 29 janvier 2020 au matin. Les hypocentres ont été localisés à 3,1 et 3,5 km de profondeur. Les épicentres se situent à 1,5-2 km au NE de Grindavik.

Comme je l’ai indiqué précédemment les autorités islandaises ont demandé à la population de la région à se tenir prête à une éventuelle évacuation, même si l’IMO ne relève pas actuellement de signes significatifs (concernant le tremor par exemple) d’une éruption à court terme. Plusieurs secteurs sensibles se trouvent à proximité de la zone où est enregistrée la sismicité : l’aéroport international de Keflavik et le Blue Lagoon qui est une structure touristique à forte fréquentation. La situation doit être contrôlée sérieusement, en particulier l’évolution de l’inflation observée depuis le 21 janvier 2020 sur le Mt. Thorbjorn.

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Lors d’une réunion qui s’est tenue à Grindavík le 27 janvier, des scientifiques de l’Icelandic Met Office et de l’Institut des sciences de la Terre de l’Université d’Islande ont décrit la situation, en compagnie de représentants de la protection civile et de la police.
Les scientifiques ont expliqué qu’il n’y a pas eu d’éruption volcanique à Reykjanes depuis le 13ème siècle. Ces éruptions ont créé un champ de lave d’environ 20 kilomètres carrés. Aujourd’hui, cela causerait beaucoup de dégâts matériels, mais pas de pertes humaines car il est facile d’échapper à une coulée de lave.
Les scientifiques ont déclaré avec beaucoup de modestie qu’ils ne savaient pas si la sismicité actuelle et l’inflation détectée à l’ouest du volcan Þorbjörn étaient dues à l’accumulation de magma. Si c’est le cas, cela n’entraînerait pas nécessairement une éruption. On peut assister à une intensification de la sismicité, avec des secousses allant jusqu’à M 6,0. Une éruption fissurale avec des coulées de lave est une autre possibilité.
Source: Iceland Monitor.

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 A new seismic swarm is underway in the Reykjanes Peninsula with events of M 3.5 and M 3.2 at 4:31 a.m. and 4:59 a.m. (GMT) in the morning of January 29th, 2020. The hypocentres were located 3.1 and 3.5 km deep. The epicentres are located 1.5-2 km NE of Grindavik.
As I indicated previously, the Icelandic authorities have asked the people of the region to be ready for a possible evacuation, even if IMO does not currently see significant signs (concerning the tremor for example) of a short term eruption. Several areas are located near the place where seismicity is recorded: Keflavik International Airport and the Blue Lagoon which is a very popular tourist structure. The situation needs to be carefully monitored, especially the evolution of the inflation that has been recorded since January 21st on Mt. Thorbjorn.

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During a town meeting held in Grindavík on January 27th, scientists from the Icelandic Met Office and the University of Iceland Institute of Earth Sciences reviewed the situation, along with representatives from the Department of Civil Protection and the Police.

The scientists explained here has not been a volcanic eruption in Reykjanes since the 13th century. They created a lava field of about 20 square kilometres. Today, it would cause much property damage, but people are usually able to escape a stream of lava.

The scientists said it remains unclear whether the current seismicity and the inflation detected west of Þorbjörn mountain is due to magma accumulation, and even if that turns out to be the case, it would not necessarily lead to an eruption and it might soon cease without any event. Further seismic activity with earthquakes of up to M 6.0 is another possible scenario, and, finally, an eruption along a fissure, which would include lava flows, is a possibility.

Source : Iceland Monitor.

Source: IMO

La fonte de la glace et du permafrost risque de libérer de nouveaux virus // Melting ice and permafrost may release new viruses

Alors de la planète s’inquiète du nouveau coronavirus apparu il y a quelques jours en Chine, des chercheurs américains et chinois qui travaillent dans les glaces de l’Himalaya ont mis à jour plusieurs virus jusqu’alors inconnus. Ce n’est pas vraiment une surprise. J’ai évoqué à plusieurs reprises sur ce blog ce même risque lié à la fonte du permafrost dans les hautes latitudes. Ainsi, des éleveurs de rennes en Sibérie ont été victimes au cours de l’été 2016 d’une épidémie d’anthrax après avoir consommé une carcasse de renne décongelée. En 2017, des chercheurs ont découvert, dans le permafrost un virus géant vieux de 30.000 ans. Ils étaient parvenus, sous contrôle, à le réactiver pour infecter une amibe unicellulaire. C’est la preuve que les virus peuvent survivre, au moins 30.000 ans.

Les chercheurs américains et chinois se sont rendus au Tibet en 2015. La mission avait pour but de forer les glaciers de l’Himalaya et d’analyser ensuite les carottes pour y rechercher des bactéries et autres virus. Dans une pré-édition de leur étude, on apprend qu’ils ont ainsi mis au jour pas moins de 33 virus dont 28 jusque-là inconnus de la science.

Ces virus ont été découverts dans une glace vieille de 15 000 ans, à une cinquantaine de mètres de profondeur. Pour s’assurer que ces échantillons ne seront pas contaminés par leur exposition à l’air ambiant, les chercheurs ont suivi des protocoles d’échantillonnage très sévères : Travail dans une chambre froide portée à moins 5 °C ; utilisation d’une scie à ruban stérilisée ; lavage des carottes à l’éthanol puis à l’eau stérile.

Les chercheurs n’int pas été vraiment surpris de découvrir des virus jusqu’alors inconnus et qui étaient assez différents d’une carotte à l’autre ; l’une datait de 15.000 ans, l’autre de seulement 520 ans. Ces différences sont probablement révélatrices de conditions climatiques dissemblables au moment de leur dépôt, mais elles fournissent des informations importantes sur la manière dont les virus peuvent prospérer ou non en fonction des conditions environnementales.

Les chercheurs ont profité de cette étude pour attirer l’attention du public sur une problématique nouvelle à laquelle ils se heurtent aujourd’hui : la fonte des glaces, résultat du réchauffement climatique. Selon eux, dans le meilleur des cas, la fonte des glaces nous fera perdre des données microbiennes et virales précieuses qui pourraient nous renseigner sur les régimes climatiques passés de notre planète ainsi que sur l’évolution probable des populations de micro-organismes avec les variations climatiques à venir. Dans le pire des cas, le réchauffement climatique – et la nouvelle exploitation minière de régions auparavant inaccessibles – pourrait être à l’origine d’une libération de nouveaux agents pathogènes dans notre environnement.

Source : Futura Sciences.

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While the world is worried about the new coronavirus that appeared a few days ago in China, American and Chinese researchers working in the ice of the Himalayas have discovered several viruses hitherto unknown. It’s not really a surprise. I have mentioned several times on this blog the risk linked to the melting of permafrost in high latitudes. Reindeer herders in Siberia suffered from an anthrax epidemic in the summer of 2016 after consuming a thawed reindeer carcass. In 2017, researchers discovered a giant 30,000-year-old virus in permafrost. They had managed, under control, to reactivate it to infect a single-celled amoeba. This is proof that viruses can survive, at least 30,000 years.

The American and Chinese researchers visited Tibet in 2015. The mission aimed to drill the Himalayan glaciers and then analyze the ice cores for bacteria and other viruses. In a pre-edition of their study, we learn that they have detected no less than 33 viruses, including 28 previously unknown to science.
These viruses were discovered in 15,000-year-old ice, some 50 meters deep. To ensure that these samples will not be contaminated by their exposure to ambient air, the researchers followed very strict sampling protocols: Work in a cold room brought to minus 5°C; use of a sterilized band saw; washing the carrots with ethanol and then with sterile water.
The researchers were not really surprised to discover viruses hitherto unknown and which were quite different from one ice core to another; one was 15,000 years old, the other only 520 years old. These differences are probably indicative of dissimilar climatic conditions at the time of their deposition, but they do provide important information about how viruses may or may not thrive depending on environmental conditions.
The researchers took advantage of this study to draw public attention to a new problem they are facing today: the melting of the ice, the result of global warming. According to them, in the best of cases, the melting of the ice will cause us to lose precious microbial and viral data which could inform us about the past climatic regimes of our planet as well as about the probable evolution of the populations of microorganisms with the variations.of future climates. In the worst case, global warming – and new mining in areas previously inaccessible – could be the source of new pathogens in our environment.
Source: Futura Sciences.

Carte montrant les régions arctiques recouvertes par le permafrost (Source: NOAA)

Toundra en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Reykjanes (Islande / Iceland) : Mise en place du principe de précaution // Implementation of the precaution principle

La sismicité est encore présente dans la région de Grindavik sur la péninsule de Reykjanes, même si elle est moins intense que ces derniers jours. Le site Internet Iceland Monitor indique que de nombreuses personnes dans la région sont inquiètes de la situation. Une réunion a été organisée par le maire de Reykjanes pour informer les habitants des plans d’urgence en cas d’éruption volcanique, même si – selon les scientifiques – ce scénario ne semble pas être le plus probable. De nombreuses personnes ont assisté à la réunion. Tous les habitants avaient reçu sur leur téléphone portable un SMS en provenance de la Ligne d’Urgence (Emergency Line), histoire de tester ce moyen de communication.
Il a été demandé aux habitants d’enregistrer le 112 (numéro d’urgence) sur la liste de contacts de leur téléphone portable et de régler le téléphone de sorte que la sonnerie puisse toujours être entendue lorsque des messages arrivent du 112, même si le téléphone est en mode silencieux. Il leur a en outre été conseillé de choisir une sonnerie spéciale pour les appels ou les messages en provenance du 112, afin de les distinguer facilement. Lors de la réunion, on leur a aussi conseillé d’écouter attentivement les informations fournies par les scientifiques qui étaient présents.
Dans le cas peu probable où des maisons de Grindavík devraient être évacuées, des centres d’hébergement d’urgence seront ouverts au centre sportif Kórinn à Kópavogur, au centre sportif de Reykjaneshöll à Reykjanesbær et au centre sportif de Þorlákshöfn.
La police a conseillé aux personnes présentes à la réunion de réfléchir à ce qu’elles devraient emporter si elles devaient quitter leur domicile.

Cette situation est à nouveau – comme pour le volcan Taal aux Philippines – une bonne illustration du principe de précaution. Personne ne sait exactement ce qui se passera dans les prochains jours – éruption ou pas éruption – alors les gens sont priés de se tenir prêts à quitter rapidement leur domicile.
Source : IMO, Iceland Monitor.

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Seismic events are still recorded in the Grindavik area on the Reykjanes Peninsula, ma seismicity in less intense than during the past days. The website Iceland Monitor informs us that many people in the area are worried and anxious about the situation. A meeting was held by the Mayor of Reykjanes to inform residents about contingency plans, in the event of a volcanic eruption, even though that scenario is not believed to be the likeliest, according to scientists. Many people attended the meeting. All the residents had received an SMS on their cell phones from the Emergency Line, as the emergency system was being tested.

Local inhabitants were advised to store the 112 emergency number on their list of contacts on their cell phone, and to set the phone so that the ring tone can always be heard when messages arrive from 112, even if the phone is on silent. They were furthermore advised to choose a special ring tone for calls or messages from 112, to make them easily distinguishable. They were also encouraged to listen closely to information provided by scientists who addressed the gathering

In the unlikely event that houses in Grindavík need to be evacuated, relief centres will be opened at Kórinn sports centre in Kópavogur, at Reykjaneshöll sports centre in Reykjanesbær and at the sports centre in Þorlákshöfn.

Police authorities advised residents to think about what they would need to bring along, in case they had to leave their home. He was pleased with how well the meeting was attended and encouraged residents to listen closely to information provided by scientists who addressed the gathering.

This situation is again – like for Taal Volcano in the Philippines – a good illustration of the precaution principle. Nobody knows exactly what might happen in the coming days, so people are askes to be ready if they have to leave their homes in a hurry.

Source: IMO, Iceland Monitor.

Sur la Péninsule de Reykjanes… (Photo: C. Grandpey)

Sismicité et inflation sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) // Seismicity and inflation in the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Un essaim sismique avec des événements de M 3,6 – M 3,7 a été enregistré ces derniers jours sur la péninsule de Reykjanes en Islande. Le phénomène est assez fréquent dans cette partie du pays. Il fait partie du processus d’accrétion au cours duquel la plaque tectonique nord-américaine s’éloigne de la plaque eurasienne de quelques centimètres chaque année. Cependant, en même temps que la hausse de la sismicité, l’Icelandic Met Office (IMO) enregistre une inflation du Mt. Thorbjorn depuis le 21 janvier 2020, ce qui pourrait traduire une possible accumulation de magma sous ce volcan. L’inflation est relativement rapide, d’environ 3-4 mm par jour et atteint 2 cm à ce jour. L’IMO ajoute toutefois que si l’accumulation de magma est à l’origine de l’inflation, elle est mineure, avec un volume initialement estimé à environ 1 million de mètres cubes (0,001 km3).
La couleur de l’alerte aérienne a été portée au Jaune pour la péninsule de Reykjanes.
L’essaim sismique est actuellement en déclin et il ne semble pas y avoir de risque d’éruption à court terme.

L’IMO indique que la dernière éruption connue a eu lieu entre 1210 et 1240 après JC. Au cours de cette période, plusieurs événements éruptifs se sont produits au sein du système Svartsengi. Les éruptions étaient effusives, le long de fissures de 1 à 10 km de long. Aucune éruption explosive n’a été recensée sur ce système. Les séismes les plus significatifs dans la région ont une magnitude maximale de M5,5.
Source: IMO.

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 A seismic swarm with events M 3.6 – M 3.7 has been recorded during the past few days on the Reykjanes Peninsula in Iceland. The phenomenon is quite frequent in that part of the country. It is part of the accretion process during which the North American tectonic plate moves away from the Eurasian plate by a few centimetres each year. However, together with the increase in seismicity, an inflation of Mt. Thorbjorn has been recorded since January 21st, 2020, which might reveal a possible magma accumulation beneath this volcano. The inflation is unusually rapid, around 3-4 mm per day and has accumulated to 2 cm to date. The Icelandic Met Office (IMO) also explains that if magma accumulation is causing the inflation, it is a minor one, with the first volume estimate at around 1 million cubic meters (0,001 km3).

As a consequence, the aviation colour code has been raised to yellow for Reykjanes.

The earthquake swarm is currently in decline and there does not seem to be the risk of a short term eruption.

IMO indicates that the last known eruption occurred between 1210-1240 AD. Within that period, several eruptions occurred within the Svartsengi system. The eruptions were effusive, along 1-10 km long fissures. No explosive eruptions are known from this system. The largest earthquakes measured in this area are about M5.5.

Source : IMO.

Source: IMO