Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption de White Island ( Nouvelle Zélande) le 9 décembre 2019 a fait une 21ème victime. L’une des personnes très gravement brûlées n’a pas survécu à ses blessures.

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La situation n’a pas beaucoup évolué sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) où des essaims sismiques sont toujours enregistrés. L’inflation du Mt Þorbjörn semble s’être stabilisée. Les autorités islandaises ont renforcé les mesures de surveillance et demandé à la population de se tenir prête à une évacuation en cas d’éruption.

Aux dernières nouvelles, rien n’indique que du magma se soit accumulé près de la surface aux environs de Grindavík! C’est le résultat de mesures de gaz effectuées près du volcan Þorbjörn par des scientifiques de l’Icelandic Met Office, en coopération avec le personnel de la société  HS-Orka.
Les analyses des différents échantillons d’eau aboutissent toutes au même résultat. Les mesures effectuées sur la zone par l’Icelandic Met Office révèlent en outre que l’inflation à proximité du Þorbjörn, qui atteignait 3-4 mm par jour depuis le 21 janvier 2020, a considérablement ralenti.
Comme je l’ai écrit précédemment, l’activité sismique a augmenté le 29 janvier au matin, avec deux séismes d’une magnitude supérieure à M 3,0, suivis d’un événement de M 2,7. Aucun événement sismique significatif n’a été enregistré depuis cette date.
Par mesure de précaution, les Ponts et Chaussées islandais veillent au bon état des routes autour de Grindavík. En particulier, la route à l’ouest qui longea la côte sud sera déneigée ou salée, si besoin, sept jours sur sept.
Source: Iceland Monitor.

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Le niveau d’alerte du Taal (Philippines) est maintenu à 3, sur une échelle de 5. Le Main Crater continue à émettre de volumineux panaches de vapeur qui montent à 600-800 mètres de hauteur. Les émissions de SO2 restent faibles. La sismicité a beaucoup décliné depuis le début de l’activité éruptive.

A voir sur le site de l’agence 80 Jours Voyages, une très bonne vidéo, réalisée à l’aide d’un drone, du lac de cratère du Taal où l’eau a disparu:

https://youtu.be/mCou8T69f5I

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 La sismicité s’est intensifiée après l’éruption d’environ 9 heures observée le 12 janvier 2020 sur l’île Fernandina (Galapago). L’IG a enregistré des séismes sporadiques d’une magnitude allant jusqu’à M 4,2 ainsi que de petits essaims. La plupart des événements étaient peu profonds, même si certains ont été localisés à des profondeurs supérieures à 10 km. Une déformation d’environ 35 cm a été détectée autour des fractures qui ont produit les coulées de lave du 12 janvier qui ont couvertune superficie de 3,8 kilomètres carrés.
Source: Instituto Geofisico.

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L’activité éruptive se poursuit sur l’Etna (Sicile) au niveau de la Voragine, du Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) et du Cratère Nord-Est (CNE). Le cône dans la Voragine produit des explosions stromboliennes dont la fréquence a augmenté et a entraîné une croissance rapide du cône. La lave avance le long du flanc S du cône et se déverse dans la Bocca Nuova adjacente, remplissant son cratère E (BN-2). L’activité du CNE se caractérise par une activité strombolienne discontinue et des émissions périodiques de panaches de cendre. Plusieurs épisodes d’émissions de cendre ont également été observés dans le NCSE.
Source: INGV.

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 L’activité éruptive reste soutenue sur l’île Nishinoshima (Japon). Le cône central continue de vomir des coulées de lave qui atteignent l’océan. La NASA a mis en ligne des images satellites montrant parfaitement la situation éruptive actuelle.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The White Island (New Zealand) eruption on December 9th, 2019 killed a 21st person. One of the very seriously burned people did not survive his injuries.

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The situation has not changed much on the Reykjanes Peninsula (Iceland) where seismic swarms are still recorded. Inflation of Mt Þorbjörn seems to have stabilized. The Icelandic authorities have stepped up surveillance measures and asked the population to be ready for an evacuation in the event of an eruption.

Latest news ! There is no indication of magma having accumulated near the surface of the earth in the vicinity of Grindavík! This is the result of gas measurements done near Þorbjörn mountain by specialists from the Icelandic Met Office, in cooperation with staff from HS-Orka energy company.

The analysis of water samples shows the same result. Monitoring of the area by the Icelandic Met Office furthermore reveals that inflation near Þorbjörn mountain, which had amounted to 3-4 mm a day since January 21st, 2020 has slowed down considerably.

As I put it before, seismic activity increased on Janyary 29th in the morning, with two earthquakes above M 3.0, followed by an M 2.7 event.

As a precautionary measure, the Icelandic Road Administration has increased service of roads from the town of Grindavík. The road along the south coast to the west will be ploughed or salted, if needed, seven days a week.

Source: Iceland Monitor.

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The alert level of Taal Volcano (Philippines) is kept at 3, on a scale of 5. The Main Crater continues to emit voluminous steam plumes rising up to 600-800 meters high. SO2 emissions remain low. Seismicity has declined significantly since the start of eruptive activity.

Here is a nice video shot with a drone and showing the now empty lake at Taal’s Main Crater :

https://youtu.be/mCou8T69f5I

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Seismicity increased after the 9-hour eruption on January 12th, 2020 at Fernandina (Galapago). It included sporadic earthquakes with magnitudes up to M 4.2 and small swarms. Most of the events were shallow though some were located at depths greater than 10 km. Deformation of about 35 cm was detected around the fissures that produced the 12 January lava flows which covered an area of 3.8 square kilometres.

Source: Instituto Geofisico.

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Eruptive activity continues at Mt Etna’s Voragine, New Southeast Crater (NSEC), and Northeast Crater (NEC). The cone in VOR produced Strombolian explosions which increased in frequency and resulted in rapid cone growth. Lava travels down the S flank of the cone and into the adjacent Bocca Nuova, filling the E crater (BN-2). Activity at the NEC is characterized by discontinuous Strombolian activity and periodic emissions of diffuse ash plumes. Several episodes of ash emissions have also been observed at the NSEC.

Source : INGV.

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Eruptive activity remains elevated on Nishinoshima Island (Japan). The central cone continues to emit lava flows that reach the ocean. NASA has posted satellite images perfectly showing the current eruptive situation.

Image satellite de Nishinoshima le 26 janvier 2020 ( Source : NASA)

 

Mesure et analyse des gaz sur le Kilauea (Hawaii) // Measurement and analysis of gases on Kilauea Volcano (Hawaii)

Après les géodésistes, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii(HVO) explique le rôle joué par les géochimistes dans l’analyse du comportement du Kilauea.
Les gaz donnent des indications précieuses sur les processus volcaniques, même quand le volcan n’est pas en éruption. Les ratios de gaz émis, comme le dioxyde de carbone (CO2) et le dioxyde de soufre (SO2), peuvent renseigner les scientifiques sur la profondeur à laquelle se trouve le magma. La quantité de SO2 émise par le volcan reflète également la quantité de magma ou de lave en cours de dégazage.
Les géochimistes du HVO utilisent diverses méthodes pour contrôler les émissions de gaz du Mauna Loa et du Kilauea, avec des mesures directes et des techniques à distance. L’une des mesures les plus fréquentes concerne les émissions de SO2, afin de savoir combien de tonnes sont émises par jour. Pour cela, les géochimistes se rendent sous le panache de gaz avec un spectromètre ultraviolet. Le SO2 absorbe la lumière ultraviolette, donc lorsqu’il y a une plus grande quantité de SO2 dans le panache éruptif, une plus faible quantité de lumière ultraviolette atteint le spectromètre. Ces mesures sont actuellement effectuées toutes les 2 à 4 semaines. Par contre, pendant l’éruption de 2018, elles étaient effectuées au minimum tous les deux jours. Lorsque le lac de lave s’agitait au sommet de Kilauea, le HVO avait un réseau de spectromètres qui calculait les émissions de SO2 toutes les quelques secondes.
Les géochimistes s’appuient également sur le rapport entre le CO2 et le SO2. Les rapports de quantités de ces gaz donnent des informations sur la profondeur à laquelle se trouve le magma. Le CO2 n’absorbe pas la lumière ultraviolette comme le SO2 ; les scientifiques mesurent donc directement le CO2. Pour ce faire, ils utilisent des capteurs placés directement dans le panache de gaz volcanique. Par exemple, le capteur «MultiGas» pompe le gaz et détermine les concentrations de CO2, SO2, H2S et de vapeur d’eau. Le travail consiste ensuite à calculer leurs ratios et à contrôler les fluctuations qui pourraient indiquer une augmentation du magma dans le volcan.
Il existe trois types de capteurs MultiGas au HVO: 1) des stations permanentes sur le Kilauea et le Mauna Loa qui envoient des données au HVO en temps réel: 2) un MultiGas portable, de la taille d’une grande mallette qui permet de contrôler la chimie des gaz dans de nombreux endroits; 3) un MultiGas miniaturisé monté sur un drone pour mesurer le gaz dans des sites dangereux ou inaccessibles.
Il y a d’autres gaz présents en faibles quantités dans les panaches volcaniques. Eux aussi peuvent fournir des informations préciueses sur le comportement d’un volcan. Pour mesurer ces gaz mineurs tels que le chlore, le fluor et l’hélium, les géochimistes utilisent des méthodes à distance et sur le terrain.
De nombreux gaz volcaniques absorbent le rayonnement infrarouge ; en conséquence, pendant les éruptions, le HVO peut utiliser la télédétection de l’énergie infrarouge émise par la lave. Un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (IRTF) détecte différentes longueurs d’onde infrarouge et mesure leur absorption par de nombreux gaz simultanément. Cela fournit de nombreux ratios de gaz qui aident à comprendre les processus de dégazage lors des éruptions.
Une autre façon de mesurer plusieurs gaz volcaniques à la fois est de les collecter dans une bouteille de l’envoyer au laboratoire pour analyse. Pour cela, les scientifiques utilisent une bouteille spéciale [NDLR : avec le vide à l’intérieur] équipée s »un tube que l’on introduit dans une fumerolle. Ce type d’échantillonnage est actuellement effectué une fois tous les trois mois au niveau des Sulphur Banks dans le Parc National des Volcans d’Hawaï pour contrôler sur le long terme l’évolution de la chimie du gaz.
Ce travail suppose l’utilisation d’un grand nombre d’instruments. C’est pour ce la que l’équipe de géochimistes travaille en étroite collaboration avec les techniciens du HVO et les informaticiens pour s’assurer que tout  cetéquipement fonctionne correctement.
Source: USGS / HVO.

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After the geodesists, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) esplians the part played by geochemists in analysing the behaviour of Kilauea Volcano.

Volcanic gases give clues about volcanic processes, even when no lava is erupting. Ratios of escaped gases like carbon dioxide (CO2) and sulphur dioxide (SO2) can tell scientists about magma depth. The total amount of SO2 released also reflects the amount of magma or lava that is degassing.

HVO geochemists use a variety of methods to track gas emissions from Mauna Loa and Kilauea, including direct measurements and remote techniques. One of the most frequent measurements is the SO2 emission rate, in order to know how many tonnes are emitted per day. For this, geochemists drive or walk under the gas plume with an ultraviolet spectrometer. SO2 absorbs ultraviolet light, so when more SO2 is present overhead, less ultraviolet light reaches the spectrometer. These measurements are currently made once every 2-4 weeks, whereas during the 2018 eruption, they were made at least every other day. When Kīlauea’s summit lava lake was present, HVO had a network of spectrometers that calculated the SO2 emission rate every few seconds.

Another measurement geochemists rely on is the ratio of CO2 to SO2. The relative amounts of those gases give information about the depth of magma. CO2 does not absorb ultraviolet light like SO2, so scientists measure CO2 directly. To do this, they use sensors placed right in the volcanic gas. For instance, an instrument called “MultiGas” pumps in gas and determines concentrations of CO2, SO2, H2S and water vapour. The job is then to calculate their ratios and track changes that might indicate magma rising within the volcano.

There are three types of MultiGas at HVO: 1) permanent stations on Kilauea and Mauna Loa that send data to HVO in real-time: 2) a portable MultiGas, which is the size of a large briefcase and allows to check gas chemistry in many places; 3) a miniaturized MultiGas mounted on a drone to measure gas in hazardous or inaccessible sites.

There are additional gases in volcanic plumes that are not present in large amounts but still provide information about volcanic behaviour. To measure those minor gases, including chlorine, fluorine, and helium, geochemists use remote and direct methods.

Many volcanic gases absorb infrared radiation, so during eruptions HVO can use remote sensing of infrared energy emitted by lava. A Fourier Transform Infrared (FTIR) spectrometer detects different wavelengths of infrared and measures absorption by numerous gases simultaneously. This provides many gas ratios that help to understand degassing processes during eruptions.

Another way to measure multiple volcanic gases at once is to collect a bottle of gas and send it to the lab for chemical analysis. For this, scientists use a special glass bottle with tubing inserted into a fumarole. This kind of sampling is currently done once every three months at Sulphur Banks in Hawaii Volcanoes National Park to track long-term changes in gas chemistry.

That’s a lot of instrumentation, so the gas geochemistry team works closely with HVO technicians and IT specialists to make sure that all the equipment functions properly.

Source: USGS / HVO.

Panache de gaz au-dessus du lac de lave du Kilauea

Sulphur Banks, dans le Parc des Volcans d’Hawaii

(Photos: C. GRandpey)

 

Péninsule de Reykjanes (Islande) : Au cas où…// Reykjanes Peninsula (Iceland) : Just in case…

Comme je l’ai écrit précédemment, la sismicité est toujours relativement importante sur la Péninsule de Reykjanes. Les scientifiques locaux ont renforcé la surveillance, en particulier celle concernant l’inflation du Mont Þorbjörn qui pourrait être causée par une accumulation de magma. .
De nouveaux instruments ont été installés par l’Icelandic Met Office (IMO) qui a désormais accès aux données fournies par d’autres équipements de surveillance. L’IMO prévoit d’installer deux GPS, un sur le Mt Þorbjörn et un autre à l’ouest de la montagne. L’inflation dans la région a atteint environ 3 cm, après avoir progressé de 3-4 mm par jour depuis le 21 janvier 2020
L’Icelandic Met Office possède un sismomètre à l’ouest de Grindavík, un autre à l’extrémité nord de la Péninsule de Reykjanes ainsi qu’à Vogar et Krýsuvík. De plus, l’IMO aura accès aux données de trois ou quatre sismomètres supplémentaires qui sont utilisés pour un projet de recherche indépendant.
Des images satellites ainsi que la technologie InSAR sont également utilisées pour contrôler et évaluer l’inflation.
L’Icelandic Met Office dispose d’un réseau GPS dans toute la péninsule afin de pouvoir mesurer les mouvements à la surface de la terre. Par ailleurs, il pourra accéder aux données GPS de l’Institut des Sciences de la Terre.
L’accélération de la gravité sera mesurée par l’Islande GeoSurvey (Ísor) pour déterminer si le magma est toujours en train de s’accumuler.
Si une éruption devait se produire, une station radar, située sur le plateau de Miðnesheiði, fournirait des informations sur les panaches de cendre volcanique. Une autre station radar, actuellement implantée ailleurs sur l’île, sera installée à Reykjanes. Enfin, un LiDAR, utilisé pour mesurer les concentrations de cendre volcanique dans l’air, sera installé dans la zone. En cas d’éruption, il sera important de décider si les aéroports peuvent rester ouverts.
Source: Iceland Monitor.

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As I put it before, seismicity is still significant on the Reykjanes Peninsula, and local scientists want to better monitor the situation, including the inflation of Mt Þorbjörn which might be caused by magma accumulation. .

Additional monitoring equipment has been installed by the Icelandic Met Office (IMO)  and access to data from other monitoring equipment will be obtained. IMO expects to install two GPS devices – one on Þorbjörn volcano, and another one west of the mountain. Inflation in the area has reached about 3 cm, after amounting to 3-4 mm a day since January 21st, 2020

The Icelandic Met Office has one seismometer west of Grindavík, another one on the northernmost tip of Reykjanes as well as in Vogar and Krýsuvík. In addition, the Met Office will obtain access to data from three or four additional seismometers that have been used for a special research project.

Satellite pictures as well as InSAR technology are used as well to assess the inflation.

The Icelandic Met Office has a system of GPS devices throughout Reykjanes, measuring movements on the earth’s surface. The Met Office will obtain access to GPS data from the Institute of Earth Sciences.

In addition, gravity acceleration of the earth will be measured by Iceland GeoSurvey (Ísor) to help determine whether magma is accumulating.

In xase of an eruption, a radar station, located on Miðnesheiði plateau, would provide information about volcanic ash plumes. Another radar station, currently located elsewhere, will be installed in Reykjanes. Finally, a LiDAR, used to measure volcanic ash in the air, will be installed in the area. It would be important when determining whether airports can remain open.

Source : Iceland Monitor.

Vue de Grindavík et du volcan Þorbjörn (Crédit photo mbl.is / Kristinn Magnússon)

Nouvel essaim sismique sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) // New seismic swarm on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Un nouvel essaim sismique est en cours dans la Péninsule de Reykjanes avec des événements de M 3,5 et M 3,2 à 4h31 et 4h59 (GMT) le 29 janvier 2020 au matin. Les hypocentres ont été localisés à 3,1 et 3,5 km de profondeur. Les épicentres se situent à 1,5-2 km au NE de Grindavik.

Comme je l’ai indiqué précédemment les autorités islandaises ont demandé à la population de la région à se tenir prête à une éventuelle évacuation, même si l’IMO ne relève pas actuellement de signes significatifs (concernant le tremor par exemple) d’une éruption à court terme. Plusieurs secteurs sensibles se trouvent à proximité de la zone où est enregistrée la sismicité : l’aéroport international de Keflavik et le Blue Lagoon qui est une structure touristique à forte fréquentation. La situation doit être contrôlée sérieusement, en particulier l’évolution de l’inflation observée depuis le 21 janvier 2020 sur le Mt. Thorbjorn.

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Lors d’une réunion qui s’est tenue à Grindavík le 27 janvier, des scientifiques de l’Icelandic Met Office et de l’Institut des sciences de la Terre de l’Université d’Islande ont décrit la situation, en compagnie de représentants de la protection civile et de la police.
Les scientifiques ont expliqué qu’il n’y a pas eu d’éruption volcanique à Reykjanes depuis le 13ème siècle. Ces éruptions ont créé un champ de lave d’environ 20 kilomètres carrés. Aujourd’hui, cela causerait beaucoup de dégâts matériels, mais pas de pertes humaines car il est facile d’échapper à une coulée de lave.
Les scientifiques ont déclaré avec beaucoup de modestie qu’ils ne savaient pas si la sismicité actuelle et l’inflation détectée à l’ouest du volcan Þorbjörn étaient dues à l’accumulation de magma. Si c’est le cas, cela n’entraînerait pas nécessairement une éruption. On peut assister à une intensification de la sismicité, avec des secousses allant jusqu’à M 6,0. Une éruption fissurale avec des coulées de lave est une autre possibilité.
Source: Iceland Monitor.

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 A new seismic swarm is underway in the Reykjanes Peninsula with events of M 3.5 and M 3.2 at 4:31 a.m. and 4:59 a.m. (GMT) in the morning of January 29th, 2020. The hypocentres were located 3.1 and 3.5 km deep. The epicentres are located 1.5-2 km NE of Grindavik.
As I indicated previously, the Icelandic authorities have asked the people of the region to be ready for a possible evacuation, even if IMO does not currently see significant signs (concerning the tremor for example) of a short term eruption. Several areas are located near the place where seismicity is recorded: Keflavik International Airport and the Blue Lagoon which is a very popular tourist structure. The situation needs to be carefully monitored, especially the evolution of the inflation that has been recorded since January 21st on Mt. Thorbjorn.

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During a town meeting held in Grindavík on January 27th, scientists from the Icelandic Met Office and the University of Iceland Institute of Earth Sciences reviewed the situation, along with representatives from the Department of Civil Protection and the Police.

The scientists explained here has not been a volcanic eruption in Reykjanes since the 13th century. They created a lava field of about 20 square kilometres. Today, it would cause much property damage, but people are usually able to escape a stream of lava.

The scientists said it remains unclear whether the current seismicity and the inflation detected west of Þorbjörn mountain is due to magma accumulation, and even if that turns out to be the case, it would not necessarily lead to an eruption and it might soon cease without any event. Further seismic activity with earthquakes of up to M 6.0 is another possible scenario, and, finally, an eruption along a fissure, which would include lava flows, is a possibility.

Source : Iceland Monitor.

Source: IMO