Les émissions de SO2 du Kilauea (Hawaii) // Kilauea’s SO2 emissions (Hawaii)

Comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, les gaz volcaniques – le dioxyde de soufre (SO2) en particulier – posent des problèmes sanitaires dans la zone où les fissures éruptives se sont ouvertes. Le HVO explique que lorsque le magma est dans les profondeurs de la Terre, le gaz reste dissous car il est soumis à une forte pression. Cette pression diminue à mesure que le magma monte vers la surface et le gaz parvient alors à s’échapper en formant des bulles dans le magma liquide. Le processus est semblable à ce qui se passe quand on ouvre une bouteille d’eau gazeuse. Il y a en général une augmentation des émissions de SO2 juste avant que la lave atteigne la surface car le gaz s’échappe du magma pendant son ascension.
Les capteurs embarqués à bord du satellite Suomi NPP de la NASA ont pu détecter les premiers signes d’activité sur le Kilauea. Les images ci-dessous montrent des concentrations élevées de SO2 le 5 mai, quelques jours après l’ouverture des nouvelles fractures.
Le graphique en dessous met en évidence la variabilité des émissions de SO2 – observée par les capteurs à bord du satellite – entre janvier et mai 2018.
L’interprétation des données satellitaires concernant le SO2 pour des événements tels que l’éruption actuelle est compliquée car il existe plusieurs sources de SO2 qui se mélangent pour former le panache volcanique. Le Kilauea possède plusieurs sources d’émissions de SO2: la caldeira sommitale, le cratère du Pu’u ‘O’o sur l’East Rift Zone, et maintenant le nouveau site éruptif dans les Leilani Estates. Il est souvent très difficile de distinguer les panaches individuels en provenance de ces sources avec la résolution spatiale proposée par le satellite. Malgré tout, il semble y avoir une augmentation globale qui coïncide avec la dernière activité.
Un autre capteur satellitaire – l’ Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer (ASTER) – radiomètre installé sur le satellite Terra de la NASA, a détecté des émissions de SO2 le 6 mai 2018 (voir image ci-dessous) Quand le satellite a survolé Hawaii, la principale source de SO2 semblait provenir de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea, mais un panache important s’étirait aussi au sud-ouest des fractures dans les Leilani Estates. Jusqu’à présent, les alizés ont poussé les nuages de SO2 vers le large, mais Hilo et d’autres localités au nord-ouest des Leilani Estates pourraient voir la qualité de l’air se dégrader si les alizés faiblissaient.
Source: USGS / HVO.

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As I put it several times before, volcanic gases – sulphur dioxide (SO2) above all – poses health problems in the area where the eruptive fissures have opened. HVO explains that when magma is deep underground, the gas remains dissolved because of the high pressure. However, pressure diminishes as magma rises toward the surface, and gas comes out, forming bubbles in the liquid magma. The process is similar to what happens when a bottle of soda is opened. There is usually an increase in SO2 output right before lava reaches the surface, as the gas escapes from the ascending magma.

Sensors onboard the Suomi NPP satellite have begun to detect signs of activity at Kilauea. The images below show elevated concentrations of SO2 on May 5th, a few days after the new fissures opened up.

The chart below underscores the significant natural variability in SO2 emissions as observed by the sensors onboard the satellite between January and May 2018.

Interpreting the satellite SO2 data for events like the current eruption is complicated because there are multiple SO2 sources that combine to form the volcanic plume. Kilauea volcano has several sources of SO2 degassing: the summit caldera; the Pu’u ‘O’o vent on the East Rift Zone; and now the new eruption site in Leilani Estates. It can be very hard to distinguish individual ‘plumes’ from these SO2 sources with the spatial resolution that we have from the satelite, but there seems to be an overall increase that coincides with the latest activity.

Another satellite-based sensor – the Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer (ASTER) on NASA’s Terra satellite – observed SO2 emissions on May 6th, 2018 (see image below) When ASTER passed over Hawaii, the largest source of SO2 appeared to be coming from Kilauea’s summit crater, but there was also a sizable plume streaming southwest from the fissures in Leilani Estates. So far, trade winds have pushed the toxic gas offshore, but Hilo and other communities northwest of Leilani Estates could see air quality deteriorate if the trade winds weaken.

Source : USGS / HVO.

Emissions de SO2 sur le Grande Ile d’Hawaii entre le 30 avril et le 5 mai 2018

(Source: USGS)

Variations des émissions de SO2 entre le 1er janvier et le 5 mai 2018 (Source : USGS)

Image satellite acquise le 6 mai 2018 (Source : NASA)

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